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Concept et différenciation entre groupe rebelle et terroriste

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Academic year: 2022

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HAL Id: hal-02419503

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Submitted on 19 Dec 2019

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terroriste

Christian Owona Eyenga

To cite this version:

Christian Owona Eyenga. Concept et différenciation entre groupe rebelle et terroriste. Éditions uni- versitaires européennes. l’Afrique centrale à l’épreuve des nouvelles menaces sécuritaires, A paraître.

�hal-02419503�

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 1 Concept et différenciation entre groupe rebelle et terroriste en Afrique centrale .

RESUME

L’Afrique fait face à une conflictualité et à une criminalité organisée considérable.

L’Afrique centrale quant-a-elle apparait comme étant l’une des sphères géostratégique et géopolitique illustrative de ce modèle des nouvelles menaces à la sécurité. Ces nouveaux modules d’insécurité s’imposent de plus en plus dans la sous-région. Cela est visible à travers leurs actions et leur croissance dans cette partie du continent. Vue leurs grands nombres (pirates, rebelles, terroristes, sécessionnistes, mouvements de revendication populaire etc.) et leurs complexités d’appréhension seul deux menaces nous intéresses : les terroristes et rebelles. Cet article ressort donc les critères d’identification et de différenciation des groupes terroriste et des groupes terroristes cas de l’Afrique centrale.

Sous l’angle juridique et à travers leurs modes d’action sur le terrain.

ABSTRACT

Africa faces conflictuality and considerable organized crime. Central Africa, on the other hand, appears to be one of the geostrategic and geopolitical spheres illustrative of this model of new threats to security. These new insecurity modules are becoming increasingly important in the subregion. This is visible through their actions and growth in this part of the continent. Given their large numbers (pirates, rebels, terrorists, secessionists, popular protest movements etc.) and their complexities of apprehension only two threats are of interest to us:

terrorists and rebels. This article thus highlights the criteria for identification and differentiation of terrorist groups and terrorist groups in Central Africa. From the legal angle and through their modes of action on the ground.

INTRODUCTION

L’influence des groupes rebelles et terroristes en Afrique centrale reste remarquable.

Leurs actions ralentissent les processus et les ambitions d’ascension des Etats qui constituent cette sous-région. Les actes de ces deux modules d`insécurité affectent aussi l`économie et le jeu politique de ces pays. Mais parfois l’on a souvent tendance à les confondre du fait de leur complexité d’action. Cette similarité existentiel entre ces deux phénomènes dans la sous-région, rend leurs identifications difficiles et parfois contre versé.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 2 Parce qu’à tout moment, chacune de ces deux menaces peuvent changer de statut, parfois selon les considérations politiques et même selon leurs méthodes d’action ainsi que leurs techniques utilisées au moment de la qualification. Cet essai analytique, pose donc le problème de la complexité qui existe entre les rebelles et terroristes. Facteur d’insécurité des Etats de cette partie du continent et de défaillance étatique de nombreuse puissance de l’Afrique centrale. Dès lors, une question se pose : quelle différence existe-t-elle entre les groupes rebelles et terroristes sur l’angle géopolitique et stratégie militaires de ces phénomènes dans la région ?

Dans cet article, il sera question de ressortir les points de divergence entre les modes d’action et opérationnelle des deux menaces. En mettant un accent particulier sur leur mode d’action et opérationnel sous l’angle géopolitique et stratégie militaire dans le cadre des investigations : du Cameroun, du Tchad, de la RCA et de la RDC. Cette étude, sera donc développée en deux volets. La première approche sera centrée sur la présentation du mode d’action et opérationnel du groupe terroriste Boko haram au Cameroun et au Tchad dans le cadre de l’Afrique centrale section 1 ; et la seconde approche sera centrée sur les groupes rebelles en RCA et RDC section 2.

Section 1 : action et mode opérationnel du mouvement islamique Boko haram au Cameroun et au Tchad.

Le mouvement islamiste Boko haram est un groupe terroriste qui sévit dans la zone du Lac Tchad en général et en Afrique centrale1, ce dernier étend son influence dans deux principaux Etats de la sous-région qui sont : le Cameroun et le Tchad. Le groupe est classé au rang des groupes terroristes organisés2. Dans cette catégorie, on distingue quatre catégories de groupe terroriste qui existent dans le monde : le terrorisme individuel ; organisée ; Etat et le cyber terrorisme. Dans cette analyse, on va s’intéresser juste à la deuxième forme. Boko haram se différentie des autres groupes (rebelle, armée, pirate etc.) particulièrement sur son

1

2 Le terrorisme est une réalité multiforme qui a énormément évolué à travers le temps ce qui peut expliquer la difficulté d’y trouver une bonne définition néanmoins on peut citer 04 formes de terrorisme :

_le terrorisme individuel : c’est celui perpétré par des rebelles ou anarchistes ; _le terrorisme organisé : provoqué par des groupes aux différentes idéologies ;

le terrorisme d’Etat : c’est celui exercé par l’Etat, qui use de façon excessive de son monopole de violence légitime « la torture » ;

le cyber terrorisme : ce nouveau type est encore difficile à comprendre mais use de la piraterie des données informatiques en faisant du chantage à ces victimes contre des demandes de rançon.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 3 mode d’action et son opératoire au sein des territoires, où il exerce et opère. Notamment au niveau des Etats du bassin du Lac Tchad. Afin de mieux présenter son mode d’action et opératoire, ce travail sera centré sur deux cas d’espèce dans la sous-région : au Cameroun et au Tchad.

Paragraphe 1 : Mode action et opératoire de Boko haram au Cameroun.

Jama’actu Ablis sunna lidda’Awati wal-jihad communément appelé Boko haram est généralement considéré à la fois comme un mouvement et groupe terroriste. Le groupe fut fondé au Nigéria3, né des revendications et des inégalités sociales dans le pays, le mouvement va se radicalisé avec le temps, progressivement le groupe va chercher à étendre son influence dans les pays voisins c’est le cas au Cameroun. Le Cameroun partage une frontière commune avec le Nigéria de 1690 km²4 sera l’une des principales victimes de l’expansion du phénomène sur son territoire. Les actions et le mode opératoire de Boko haram au Cameroun se semble se démarquer des autres différents groupes (rebelle, armée, pirate etc.) à travers son fonctionnement sur le terrain. Ce dernier use des méthodes et des techniques de combat qui sont nouveau et différents des autres techniques de guerre connu dans la lutte conventionnelle.

Pour bien présenter cela, cette recherche s’articulera spécifiquement sur l’analyse de ses modes d’opération sous l’angle stratégico-militaire, afin de mieux présenter ses aspects singuliers sur son mode opératoire en territoire camerounais (A) et les effets de ses actions sur l’angle géopolitique(B) ce qui le rend singulier vis-à-vis des groupes rebelles.

A- La stratégie militaire du groupe islamiste au Cameroun.

Le mouvement islamiste Boko haram se démarque des autres groupes (rebelle, armée, pirates etc.) de la région par son mode opératoire et d’action particulier. En effet ce groupe terroriste utilise une nouvelle forme de technique de combat peu connue en Afrique centrale, précisément au Cameroun, qui est appelé : la lutte asymétrique. Cette nouvelle évolution de la guerre dans la sous-région reprend son ascension avec la chute du mur de Berlin5. Elle représente un ensemble de méthode et de technique de combat qui consistent à attaquer son adversaire de façon non conventionnelle en utilisant les êtres humains comme des armes à

3 Youssouf est le père fondateur du groupe Boko haram à l`Adamaoua state providence du nord nigérian.

4 LEKINI ERIC Bertrand, géopolitique de la ressource hydroélectrique ; de l’hydro-hégémonie aux alliances énergétique, l’exemple du triangle énergétique Cameroun, Tchad, Nigéria, mémoire de DEA. SPO ; 2011- 2012.P .116

5 La chute du mur de Berlin marque la reconfiguration du monde, l`émergence des nouvelles formes de menace

aux quelles les Etats ne s`étaient pas préparés.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 4 l’exemple des enfants, les femmes mais plus précisément le non-respect du droit de la guerre.

La particularité de ce groupe c’est qu’il use des modes d’attaque imprévisibles et non recommandées comme l’instrumentalisation des populations vulnérables, des attaques sur des cibles indéfinies car ces dernières attaques les forces de l’ordre ainsi que les populations civiles et aussi surtout la difficulté d’identifier leur identifier par ce qu’il se dissémine et se confond à la population. Un officier de l’armée Camerounaise dans un entretien privée essayait de définir Boko haram comme étant « Vous et moi »6 pour signifier le caractère complexe ainsi que la difficulté qu’il existe de plus en plus à identifier un combattant du groupe islamique au niveau. Il expliquera la suite que l’armée camerounaise jusqu’ici n’avait encore jamais fait face à ce type de menace jusqu’à l’heure actuelle raison pour laquelle elle n`a donc pas pu anticipée cette nouvelle type de menace.

De même, l’usage des populations civiles en tant qu’arme humaine encore appelé Kamikaze sur le territoire Camerounais fut nouveau, car au départ le groupe avait commencé par procéder avec les attaques frontales de manière régulière mais au fur et à mesure qu’il perdait les batailles au front, ces derniers ont changé leurs modes d’action et on adopter les attaques indirectes, en usant par des techniques de ruse comme l’instrumentalisation des couches vulnérables (les indigents, enfants et femme) en leur promettant les lendemains meilleurs7. L’usage des populations comme arme par les islamistes est l’un des éléments qui leur particularise car cela rend leur identification complexe ; par ce que ces derniers sont confondu aux populations civiles et deviennent difficilement détectable par l’armée camerounaise puis qu’il exploite les petits enfants et les femmes8. De même l’usage des mines et des bombes artisanales a été très difficile pour l’armée Camerounaise et plusieurs de ces membres ont été victimes par ce qu’ils n’étaient pas préparés à ce type de procédé.

Il en ressort ici, que les islamistes se démarquent au niveau de leurs cibles.

Contrairement aux autres groupes, ces derniers ne distinguent pas ses cibles. En effet dans leur mode d’opération le groupe terroriste Boko haram s’attaque à toute la population qu’elle soit civile, militaire, musulmane, chrétienne ou animiste. L`on peut donc dire, qu’ils visent d’abord à semer la panique et peur au sein des populations et à déstabiliser le pouvoir en place toute en rendant la prévention de ces actions difficiles voire imprévisible, c’est ce qui peut expliquer la raison pour laquelle, il attaque toutes les couches de la société sans distinctions

6 Entretien avec le chef service santé BIR /GP Cameroun conseiller technique à la présidence de la république en le 17 février 2016.

7 Rapport du GRIP Ibid.

8 Ibid.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 5 pour rendre difficile toute forme de mise en place d’une stratégie de lutte contre eux. C’est ce qui peut donc expliquer leurs attaques contre les forces de l’ordre mais aussi contre les populations.

B- Action et mode opératoire du groupe sous l’angle géopolitique.

Les actions et le mode opératoire du groupe terroriste Boko haram ont sans doute affectés négativement la géopolitique Camerounaise9. Mais cet effet semble être controversé dans la mesure où, il permet de mettre en amont les failles du dispositif sécuritaire camerounais et à permis qu`il l`améliore en se réadaptant. Le phénomène va permettre du point de vue politique une reconnaissance implicite du mouvement sur l’espace Camerounais à l`exemple des opérations de libération des otages. Parce qu` au départ le pays avait négligé ces derniers et évitait d’agir contre eux. Mais progressivement avec la montée de leur influence djihadiste au septentrion le gouvernement camerounais va reconnaitre le poids du groupe sur son sol. Et lors du sommet de Paris le 17 mai 2014, monsieur Paul BIYA président du Cameroun va déclarer la guerre contre Boko haram. Cependant il faut noter que ce qui différentie ce groupe des autres c’est que les Etats refusent de les considérer comme étant des acteurs réels du jeu politique et même parfois de procéder aux négociations directs avec eux.

Puisque chaque Etat à l`exemple du Cameroun refuse tout forme de dialogue direct avec les groupes terroristes. En partant du principe selon lequel : ‘‘ les Etats ne négocient pas avec les terroristes’’. Cette influence du groupe à travers ses actions va mieux outiller les pouvoirs publics camerounais en matière de lutte contre le terrorisme et renforcer les jurisprudences camerounaises en matière lutte contre le terrorisme10. Malgré la réticence des autorités de Yaoundé vis-à-vis des islamistes, ces derniers vont quand même les contraindre à le faire.

Toute fois cela, fut réaliser de façon très distraite, ce fut donc le cas avec la libération des otages chinois et les dix-neuf membres la famille du vice-premier ministre en 2014, d`où l`on avait assisté à une médiation indirect entre les chefs traditions, quelques députés11 du septentrion et les djihadistes.

Dans le même contexte, le groupe Boko haram du fait de sa grande influence sur le territoire camerounais amène les autorités les autorités de ce pays à adopter de nouvelle méthode de préventive vis-à-vis de la menace notamment la sensibilisation. Le groupe usant de techniques non conventionnelles avec les mécanismes de la guerre, le Cameroun pour y

9 Ibid.

10 La camerounaise contre le terrorisme op.cit

11 GRIP. Le Cameroun faire face à Boko haram ; Ibid.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 6 faire face utilise la sensibilisation des populations ; cette dernière se déroule principalement dans la région du grand nord où la menace se fait le plus ressentir mais aussi au niveau de tous les établissements primaires voir secondaires du pays à travers les cours d’éducation à la citoyenneté et à la moralité12. Dans le même volet des numéros seront d’urgence ainsi que des campagnes télévisés participeront dans les politiques de lutte contre le phénomène.

Au Cameroun, le groupe islamique procède par des attaques indéfinies entre autre civile comme militaire, ainsi que l’usage des populations civiles en tant que arme (kamikaze) et surtout la difficulté de leur identifier. Dès lors parler uniquement des actions et du mode opératoire du groupe au Cameroun reviendrait à l’analyser de façon très limitée.

Paragraphe 2 : Mode opératoire et d’action du groupe Islamiste au Tchad.

Boko haram au Tchad comme chez son voisin au Cameroun à privilégier des méthodes de lutte non conventionnelle en tant que principale stratégie militaire (A) mais aussi de procéder de déstabilisation et de terreur dans la géopolitique du pays (B).

A- Stratégie militaire et mode opératoire de Boko haram au Tchad.

Le groupe islamique, bien qu’étant moins actif dans le pays comme chez certains ces voisins de la région du Lac Tchad13, dans le pays ; il procède quasiment de la même façon sur le plan militaire. Cella est perceptible à travers son mode d’action et opératoire spécifique (1), mais aussi à la non détermination des cibles durant leurs attaques(2)

1- Mode d’action et opérationnel de Boko haram sur le territoire Tchadien.

Le groupe bien qu’au départ ne s’attaquait pas au Tchad ; il va procéder par l’usage des techniques de guerre asymétrique c’est-à-dire l’ensemble des méthodes de combat proscrite ou interdite par le droit humanitaire internationale encore appelé technique de guerre non conventionnel. Dans le pays, le groupe ne procèdera pas au respect du principe d’identification des combattant tel que définie par les quatre protocoles additionnels de Genève et ainsi qu’un mimétisme total avec les populations civiles.

12 Lors de plusieurs entretiens avec quelques maitres et enseignants des lycées et collèges de la place ces derniers ont affirmés avoir reçu des instructions de leurs différentes hiérarchies, de sensibiliser leurs élèves sur la menace que représente le groupe terroriste Boko haram sur la sécurité intérieur de la nation.

13 Boko haram influence la majeur partie des Etats de la région du Lac Tchad mais principalement le NIGERIA ou il est originaire, le CAMEROUN notamment où il cherche à faire une base arrière depuis 2013 ; et le Niger.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 7

Le non-respect des principes d’identification du combattant par Boko haram.

Boko haram au Tchad, à partir de 201514 fera usage des techniques et méthodes de combat non recommandé par le droit humanitaire international notamment en matière des éléments distinctifs de ces combattants15 ici nous pouvons citer quatre qui sont:

 L’absence de porter un signe ou insigne fixe reconnaissable à distance ce qui a rendu leur identification complexe par l’armée tchadienne et difficile de le combattre.

 L’absence de porter les armes ouvertement en disséminant leurs armes lors de leurs différents attaques à la bombe à l’exemple du double attentat de N’Djamena du commissariat et du marché. L’armée tchadienne ne pouvait pas s’attendre à une telle attaque car « l’ennemi n’était pas visible » par ce que ces derniers avaient caché leurs bombes lorsqu’ils venaient accomplir leurs attentats.

 L’absence d’observation des lois et coutumes de la guerre dans le pays, on assiste à une absence réelle de respect des lois et coutumes de guerre par Boko haram car ces derniers ne respectent pas réellement les règles de la guerre car ils s’attaquent à toutes les populations combattantes ou non et surtout on peut observer sur le terrain un non-respect des biens civils avec le pillage de ces derniers comme le vol de bétails etc.

 Le groupe à sert un chef et des subordonnés mais celui-ci peut être comme étant un chef non responsable car il ne respecte pas les principes, lois et coutumes de la guerre.

Relevons, que le groupe djihadiste Boko haram est un mouvement non conventionnel à partir des critères cités ci-dessus. Ce qui rend son mode opératoire et d’action différents des autres groupes. Mais ce dernier utilise des techniques de mimétisme avec les populations pour attaquer l’Etat tchadien.

Le mimétisme total de Boko haram avec les populations au Tchad.

Boko haram face aux forces de défense tchadienne va beaucoup procéder aux attaques indirectes c’est-à-dire qu’il va utiliser des intermédiaires pour combattre le pays. Ces intermédiaires seront appelés les kamikazes. Boko haram étant de plus en plus affaiblit par les forces armées de la coalition internationale notamment la force multinationale mixte dont le siège se trouve actuellement sur le territoire tchadien. Le groupe islamique qui va se voir ses moyens de combat s’affaiblir commencera par utiliser le moyen comme le mimétisme encore

14 L’année qui marque les premières incursions du groupe islamique au Tchad.

15 Les quatre protocoles additionnels de Genève.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 8 appeler infiltration au sein des populations civiles tchadiennes pour perpétuer ces forfaits à l’exemple des attentats suicides. L’image qui suit montre une petite fille kamikaze de Boko haram arrêté avant de se faire exploser par une bombe artisanale.

Image 3 : kamikaze de Boko Haram

.

Source : Google, « kamikaze de Boko Haram », option image

Il faut noter ici que le groupe instrumentalise majoritairement les enfants et les femmes au sein de la population qu’il exploite comme arme. L’article 27 de la quatrième convection de Genèse dispose clairement que: « Les femmes seront spécifiquement protégées contre toutes atteintes à leurs honneurs, et notamment le viol, la contrainte à la prostitution et toute attentat à la pudeur »16 ici c’est le dernier élément qui nous intéressent sur les attentats à la pudeur bien que le groupe n`étant pas contraint strictement au même titre que les un Etat face cette loi, il doit s`y conformer. Parce qu`observe une instrumentalisation et exploitation des jeunes femmes par ce groupe à travers les attentats suicides.

16 Etat des signatures et ratifications du statut de la CPI, in : Statut de Rome, édition du seuil, 2002, annexe 4.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 9 2- Effet négatif de l’action et mode opératoire de Boko haram sur la géopolitique du

Tchad

Les actions et le mode opératoire du groupe islamique ont eu une influence négative dans la géopolitique Tchadienne. Ces répercutions sont notamment observable dans les politiques publiques mises en place par l’Etat tchadien pour faire face à une probable expansion du mouvement sur son territoire (a) et tout en mettant en place les politiques de leur exclusion totale dans la vie politique tchadienne (b)

a- Impact des actions et mode opératoire du groupe sur les politiques publiques tchadiennes

Les premières attaques de Boko haram en territoire tchadien, vont amener les autorités tchadiennes à adopter de nouvelle politique publique interne afin d’y faire face. Le Tchad mettra en place de nombreuse réforme dans le pays. Donc la plus célèbre fut les trente-cinq mesures phares prises par le Tchad contre Boko haram ainsi l’Etat d’urgence. Ces dispositions viendront montrer par comment, les pouvoirs publics du pays avaient prises au sérieux la nouvelle menace que représente ce nouveau phénomène dans la sécurité interne de l’Etat Tchadien. Cet ensemble de mesure qui viendra plus renforcer le pouvoir du régime.

Les actions et le mode opératoire de ce groupe terroriste vont entrainer d’autres répercussions dans la géopolitique du pays comme la répression et la suppression systématique des acteurs de mouvement ce qui justifie le vote des lois qui sévissent toute action présumer ou considérer comme terroriste sur le territoire tchadien. Plus loin dans le pays on observe de plus en plus à la mise en place des politiques exclusives à leur endroit.

b- Les politiques exclusives des acteurs terroristes dans la vie politique Tchadienne.

Le gouvernement tchadien, afin d’éviter ce nouveau phénomène n’entre dans la vie politique de son pays ; il a mis sur pied un ensemble de disposition qui exclut la présente des acteurs terroristes dans la géopolitique tchadienne. Cela peut être visible à travers les campagnes de sensibilisations à leur encontre mais surtout à travers la loi contre le terrorisme au Tchad qui vient encore autoriser la peine de mort, car dans le pays il n’existe pas les politiques de réinsertion sociale des anciens djihadistes comme au Niger ; mais plus des politiques de répression et de suppression des terroristes afin que tout citoyen tchadien sache déjà à quel danger il s’expose lorsqu’il rejoint un groupe ou mouvement terroriste. Cette mesure est peu donc être considérée comme étant à la fois préventive et active.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 10 Préventive dans la mesure où elle met déjà en garde toute la population tchadienne contre tout acte ou coopération avec un mouvement ou groupe considéré comme terroriste. Ce qui justifie donc l’hostilité de leur présence dans la vie politique car au Tchad, la présence de tous acteurs terroristes est strictement interdite depuis la mise en vigueur de la loi contre le terrorisme sur le territoire tchadien. Cette mesure est active dans la mesure où elle sévit directement les contrevenants on a pu l’observer lors de l’exécution des présumés terroristes du double attentat de N’Djamena en aout 2015.

De ce qui précède, les actions et les modes d’opération du groupe Boko haram au Tchad sont différents des autres groupes (rebelle, armée etc.) cela est observable à travers sa stratégie militaire avec l’usage des méthodes et techniques de combat asymétriques. C’est ce qui explique l’hostilité du Tchad à leur endroit et leur rejet dans la vie politique. Mais cependant quelles sont les éléments qui permettent de différentier les actions et mode opératoire du groupe Boko haram qui sévit au Cameroun et au Tchad ; des groupes rebelles de la RCA et de la RDC ?

Section 2 : action et mode opérationnel des groupes rebelles en RCA et en RDC.

La région étant classée comme l’une des plus dangereuses au monde, à cause des groupes différents illégitimes qui y sévissent. Parmi ces groupes nous avons les rebelles qui sont majoritaires car on leur retrouve dans la majeure partie des Etats de cette région. Mais dans cette analyse seule deux Etats nous intéressent la RCA et la RDC. L’objectif principal ici étant de ressortir les points de divergence qui existe entre les groupes rebelles de ces pays et le groupe terroriste de la région sur leurs actions et mode opératoire de ces deux phénomènes. Pour mieux répondre à cette problématique, nous présenterons les actions et le mode opératoire de ces groupes rebelles sur la géopolitique et la stratégie militaire en RCA paragraphe (1) ainsi qu’en RDC afin de ressortir leur différence avec les groupes terroristes (2).

Paragraphe 1 : les actions et mode d’opération des groupes rebelles en RCA.

La RCA est l’un des Etats de la région qui se trouve sous l’emprise des groupes rebelle, car les autorités en place n’ont réellement une emprise sur la géopolitique du pays ainsi que sur la stratégie militaire de cet Etat. Le pays depuis le coup d’Etat de 2013 de la séléka ; les groupes rebelles occupent déjà une place indispensable dans la scène politique et sécuritaire

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 11 du pays. Il sera question ici de présenter l’incidence des actions et mode opérationnel de ces groupes sur la stratégie militaire de ce pays (a) et dans la géopolitique de la RCA (b).

a- Stratégie militaire, action et mode opérationnel des groupes rebelles en RCA.

La République centrafricaine est l’un des Etats de la région où les autorités ont perdu presque la totalité de leur violence légitime au profit des groupes rebelles et de la communauté internationale. Dans le pays ont dénombre trois principaux groupes rebelles qui sont : les Séléka, les anti-balaka et enfin l’armée de résistance du seigneur (LRA). Ces derniers contrairement aux autres groupes tels que Boko haram ; bien s’opposant au pouvoir politique en place essaye d’applique les principes et loi de la guerre dans leur action et mode opérationnel lors de leur déploiement sur terrain.

Effort de respect des principes et loi de la guerre par certain groupe rebelle en RCA.

Les groupes rebelles contrairement aux groupes terroristes comme Boko haram qui sévissent aussi dans la région. Recherche souvent d’abord à réguler leur action c’est-à-dire respecter les principes et loi de la guerre quand il s’insurge contre le pouvoir en place. Cette action passe par le respect des critères du principe des soldats ou combattant.

Les groupes rebelles à l'inverse des terroristes lorsqu’ils se déploient sur le champ de combat, ils sont généralement identifiables à partir de leurs insignes fixes qui peuvent être reconnaissable à distance c’est le cas des combattants de la séléka, des anti-balaka ainsi que de l’armée de résistance du seigneur. De même leurs combattants portent ouvertement des armes sur le front. En quête de légitimation au niveau de l’opinion public et de la communauté internationale, ces derniers fournissent souvent des efforts pour qu’on puisse observer le respect des lois et coutumes de la guerre dans leurs actes, c’est pour cette raison que leurs leaders cherchent toujours à justifier leurs actions et à démentir leurs infractions lorsqu’ils sont accusés d’avoir commis des violations de loi. Et dans la plus part des cas la responsabilité incombe généralement à leur chef comme c’est le cas de Michel Djotodia de la Séléka, de Joseph Kony et Dominic Ongwen17 du LRA qui sont poursuivis par la CPI afin que ces derniers puissent répondre des actes commises par leurs différents ce qui n’est pas toujours le cas de l’autre groupe.

17 Dominic ONGWEN, l’un des Lieutenant influent de Kony avait été transféré à la CPI en 2015 après s’être rendu, ce qui fut un coup dur pour son groupe.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 12

Disposition et déploiement stratégique de ces groupes en RCA.

Au niveau opérationnel, les groupes rebelles utilisent particulièrement les techniques et méthodes de combat conventionnel dans leurs différentes zones d’attaque se fut le cas lors de l’insurrection du groupe Séléka, à Bangui, lors de son coup d’état avril 2013 contre l’ex- président François Bozizé, les forces armées du groupe rebelle Séléka avait envahi la capitale par les armes en battant les forces armées régulier du pays. Et ces derniers vont chasser les forces armées régulières tout en leur faisant déposer les armes. Dans le même ordre d’idée le groupe rebelle anti-balaka au départ, ceux-ci s’étaient former pour combattre contre les coupeurs de route mais avec la continuité des exactions des ex-séléka contre la population en particulier les chrétiens, ils vont former une nouvelle force d’auto-défense. On va observer que ces derniers se déploient prioritairement au sud-est de la RCA où l’on retrouve le plus grand dispositif de sa force armé. L’armée de résistance du seigneur bien que originaire de l’Ouganda son armée opère et occupe la partie orientale du pays où il a positionné sa base arrière et c’est dans cette zone qu’on rencontre la plus part de ces combattants.

La stratégie militaire des groupes rebelles, à l’inverse des terroristes consistent à fournir les efforts de combattre dans le respect des règles et principes de la guerre, c’est donc ce qui peut expliquer le statut particulier qu’ils ont dans la géopolitique de ce la RCA.

b- L’intégration des rebelles dans la vie politique en RCA.

En République centrafricaine, les autorités en place dans le pays étant dans l’incapacité d’assurer la sécurité des populations et ayant perdu la maitrise du monopole de l’exclusivité de sa violence légitime. Ils sont généralement contraints d’intégrer les rebelles dans le jeu politique du pays. A l’inverse des autres groupes, les rebelles sont souvent facilement intégrés dans la vie politique. C’est dans cette raison qu’on les retrouve dans la majeure partie des processus de négociation de paix qui ont eu lieu dans le pays. Dans le même ordre d’idée, que les coups d’état de certains leaders des rebellions bien qu’au départ souvent protester par la communauté internationale, leurs actes sont souvent encore légitimes par ces derniers se fut le cas avec le coup d’état de récent de Michel Djotodia en avril 2013 qui avait renversé le régime François Bozizé, notons ici que même ce dernier en avait accédé au pouvoir avec le même processus. Au départ le coup d’état Djotodia avait longtemps été dénoncé par la communauté internationale mais quelque mois après son acte, le leader de la séléka qui s’était auto proclamé président après le push d’avril son régime et pouvoir seront légitime en aout

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 13 de la même quand ce dernier sera reconnu par la communauté économique des états d’Afrique centrale (CEEAC) en placé comme président de la transition en RCA.

En outre, les leaders des groupes dans ce pays, après leur légitimation c’est-à-dire quand qu’ils quittent de la clandestinité, ces derniers sont souvent appeler à occuper des postes des postes de responsabilité dans le pays. C’est ce qui explique souvent leur place dans certaines les hautes fonctions de cet Etat. Parfois, il se transforme en parti politique afin de conquérir le pouvoir de cette fois ci de manier légal. Il faut noter, que les rebelles dans la plus part du temps cherche d’abord à parfaire leur image au niveau de l’opinion publique en particulier la population pour qu’il puisse avoir le soutien de ceux-ci et justifier leur action ce qui leur démarque des terroristes, qui contrairement a eu contraint explicitement les populations d’adhéré à leur point de vue.

De tout ce qui précède ci-dessus, notons que les groupes rebelles en RCA, contrairement aux autres groupes de la région à l’instar des mouvements terroristes recherchent souvent à légitimer leurs actions que ce soit dans leurs actions et leur mode opératoire à partir de leur stratégie militaire qui vise à agir de façon conventionnel ainsi que leur considération dans la géopolitique de cet Etat en tant qu’acteur de la scène politique.

Mais pouvons-nous véritablement dire que ce principe s’applique aussi aux groupes rebelles de la RDC ?

Paragraphe 2 : Mode opératoire et d’action des mouvements rebelles en RDC.

La république démocratique du Congo, est l’un des Etats au monde où l’on rencontre le plus grand nombre de groupe rebelle dans la région et même dans le monde. Cette instabilité du pays est sans doute due aux difficultés et réalités locales de pouvoir installé des véritables Etats postcoloniaux dans cette partie du continent. Le pays qui connait une évolution historique politique trouble, va voir émergé à son sein au fil du temps des groupes rebelles qui vont progressivement s’imposés dans la géopolitique du pays et de même en influençant sa stratégie militaire à partir de ses actions militaires ainsi que son mode opérationnel. Mais ici, nous allons présenter la particularité des modes d’action et opérationnel de ces derniers sur l’angle géopolitique (A) ainsi que les stratégies militaires employés par leurs armés qui sont différentes des autres groupes (B) à l’instar des terroristes.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 14 A- Reconnaissance des groupes rebelles dans la géopolitique Congolaise.

A l’inverse des groupes terroristes qui sont rejetés dans les Etats auxquelles ils s’y trouvent ; les rebelles contrairement à ceux-ci sont reconnus dans le jeu politique du pays. L’on peut observer cela à partir des places qu’ils occupent aux seins des instances décisionnels du pays et dans les processus de stabilisation du pays.

o Les leaders rebelles dans au sein du gouvernement.

La République Démocratique du Congo fait partie des Etats, où l’on retrouve véritablement de nombreux leaders rebelles au sein du gouvernement et dans les instances décisionnels du pouvoir centrale. Car le gouvernement en place ayant perdu son leadership dans la scène politique nationale en RDC, par ce que de plus en plus menacer par les mouvements ou groupes rebelles du pays. Ces derniers du fait de leur influence ils vont s’imposer dans la vie politique particulièrement intervenir dans le partage du pouvoir. C’est ainsi que de plusieurs leaders rebelles ont occupés des postes clés dans le gouvernement du notamment : TISSEKEDI, Azarias RUBERWA etc. ces derniers occupent des fonctions de vice-président de même au niveau des portefeuilles ministérielles. Ce partage de pouvoir entre les rebelles et les autorités gouvernementales légitimes du pays, démontrent la reconnaissance des acteurs rebelles dans la scène politique congolaise à travers leur intégration au sein du gouvernement. Mais ces derniers sont aussi inviter dans les processus de paix dans le pays.

o Action des rebelles dans les processus de stabilisation en RDC.

Les rebelles ont toujours joués un rôle essentiel dans les processus de stabilisation et paix en RDC. Acteur incontournable actuel dans la géopolitique congolaise, ils occupent une place de prestige dans les opérations et processus de stabilisation de cet Etat, du fait qu’ils détiennent et exercent une partie de la violence légitime au niveau des espaces territoriaux qu’ils occupent comme au Kassaï, le grand Kivu etc. C’est ce qui justifie sans doute leur rôle et place privilégié dans toutes les opérations ou processus de paix organisés sur le plan nationale comme les conférences nationales ou encore dialogue à exemple de la conférence de Goma chez lieu de la province du Kivu en janvier 2008 qui aura pour objectif réunir la majeure parties des groupes rebelles de la région afin que ces derniers trouvent une solution avec le gouvernement comment pour désarmer et intégrer ceux-ci dans la société congolaise.

De plus en plus, on observe que ces derniers deviennent aussi des acteurs non négligeables dans les processus de paix du pays sur la scène internationale c’est ce que Yves Paul

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 15 MANDJEM qualifie de « transnationalisation de la vie politique des Etats africains »18 pour expliquer l’espace territorial national est devenu moins pertinent pour comprendre l’action politique de ces groupes par ce que la scène politique de cet Etat implique un ‘va et vient’ être les processus de paix au niveau internationale et ceux au niveau local. C’est dans ce cadre que plusieurs villes étrangères sont des références de dans les processus de paix au niveau locale à l’instar de Sun city etc.

De ce qui précède, on voit qu’en République démocratique du Congo ; les rebelles occupent une place importante dans la géopolitique du pays. A l’inverse des terroristes, les rebelles sont impliqués dans toutes les activités et secteurs politiques. Raison pour laquelle on les invite régulièrement dans tous les processus de paix et de stabilisation du pays que ce soit sur la scène nationale qu’internationale. Cependant ces derniers biens qu’étant des mouvements irréguliers s’exercent à utiliser des méthodes et stratégie militaire plus ou moins recommandé sur le territoire congolais.

B- Mode d’action et stratégie militaire des groupes rebelles en RDC.

Les rebelles en RDC comme dans la majeure partie des Etats de la région d’Afrique centrale cherche avant tout, principalement à légitimé leur action et leur mode d’opération en fournissant les efforts de respecter les règles et lois de la guerre lors de leur différente mobilisation sur le territoire congolais chose contraire chez les terroristes. Cela est visible dans leur effort de respecter les critères d’identification de leurs combattants sur la zone de conflits ainsi le respect des règles de guerre ainsi que des cibles qu’ils combattent sur le front.

La photo ci-dessous montre l’image des soldats du groupe rebelle du mouvement du 23 avril, ici on peut voir que ceux-ci porte ouvertement des uniformes de combattant et des armes ouvertement.

Image 4 : soldat du M23

18 Ibid.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 16 Source : Google « soldats M23 », option image

Dans le pays, la plus des groupes rebelles existant sur ce territoire fournissent des efforts de respecter les règles et critères de détermination des combattants en période crise dicté par les quatre protocoles additionnels de Genève relatif au droit de la guerre19 . La quasi- totalité des groupes rebelles congolais s’identifient d’abord avec leur port ouvertement en public dans leurs différents fiefs où on peut même aussi voir leur arsenal ; en suite chacun des mouvements ou groupes dans le pays possèdent leur propre signe ou insigne particulier qui essaye de leur différencier des forces armée régulière présence dans le pays. Outre ceux-ci fournissent des efforts de respecter les lois de lois de la guerre par moment en s’attaquant conventionnellement et directement aux bases l’armée et position militaire du pays. Enfin tous les chefs responsables de ces groupes sont reconnus et la quasi-totalité de leurs soldats les respectent et les obéissent véritablement nous pouvons l’apercevoir régulièrement lorsqu’ils décident souvent d’annule les accords de paix et de reprendre les armes à l’exemple du congrès national pour la défense du peuple (CNDP) de Laurent Nkunda principale groupe rebelle à l’Est du Congo qui va en 2008 refuse les conclusions du sommet de Nairobi20 et rappeler une fois de plus ces hommes à reprendre les armes.

En effet, bien que ces groupes combattent régulièrement les forces armées de la République Démocratique du Congo tout comme ces derniers doivent respecter un ensemble de règle et loi de la guerre. D’où leur respect de ces règles lorsqu’ils se déploient sur terrain ; raison pour laquelle leur attaques sont généralement ciblés en direction des forces militaires

19 Ibid.

20 Laurent NKUNDA, déclarait « un autre sommet pour rien » en 2008 après son rejet des conclusions du sommet de Nairobi ; donc il fut le principale acteur en regroupant à Goma la plus part des groupes rebelles de la région quelque mois plus tôt en janvier de la même année.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 17 du pays ainsi leurs dispositifs et arsenal de combat. C’est pourquoi les forces de défense congolaise sont régulièrement prises d’assaut par ces derniers. De même, à contrario des groupes terroristes ces derniers évitent souvent le plus possible de faire des victimes au sein des populations auxquels ils recherchent parfois un soutien voir une adhésion à la cause qu’ils défendent. Les groupes rebelles en RDC jusqu’à présent ils fournissent encore des efforts de respecter la résolution 1653(19)21, adoptée en 1961 par l’assemblée générale sur la restriction des armes nucléaire, thermonucléaire ; réaffirmée en 1978, 1979 et 1981, celle-ci va plus loin sur l’interdiction, la mise au pont, la fabrication et stockage des armes bactériologiques ; biologiques ou à toxines sur leur destruction22.

Au regard de ce qui précède, les groupes rebelles dans le pays bien qu’étant des forces armés irrégulières. Ces derniers remplissent les critères des combattants et essayent tant bien que mal à respecter les règles de la guerre appliquée par le droit international ce qui rend donc leurs modes actions et opératoires conventionnelles dans la lutte contre les forces armée régulière.

Les points de divergence existant entre les modes d’action et opératoire du mouvement terroriste Boko haram au Cameroun et au Tchad et celui des groupes rebelles mobilisés en RCA et en RDC sous l`angle géopolitique et l`aspect stratégico-militaire. Relevons que du coté des groupes terroristes ils sont particulièrement rejettent et répriment comme au Tchad et au Cameroun par les autorités de ces deux Etats, par contre les groupes rebelles sont facilement intégrés dans la vie politique à l`instar de la RCA et de la RDC.

CONCLUSION

Les actions et les exactions de ces deux modules d`insécurité dans la sous-région sont à l`origine des nouvelles reconfigurations politico-militaires mise en par les Etats de la sous- région. En ressortant, leurs éléments de différenciation, l`on peut voir, les conditions juridiques de qualification des groupes rebelles et leurs statuts sur l`angle internationale. Ces deux flux d’insécurités se différencient aussi à travers leurs modes d’action et opératoire sur le terrain. Par exemple les rebelles privilégies les méthodes et techniques de guerre dite

« conventionnelle » par contre les terroriste préfères les techniques dite « non

21 Jusqu’aujourd’hui aucun rapport, ni médias en RDC n’a encore mention d’une arme nucléaire, ni chimique ou encore moins bactériologique de la part des groupes rebelles dans le pays.

22 Interdictions et restrictions d’armes (nucléaires, chimiques et bactériologique) la signature a été ouverte par l’assemble générale des Nations Unis en 1972 et est entrée en vigueur en 1975.

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Article d’OWONA EYENGA Christian. Page 18 conventionnelle » en terme de stratégie militaire et sur le terrain, l`on observe une démarcation certaine de deux modules sécuritaires avec ceux qui s’attèlent à respecter les règles (rebelles) et les autres (terroristes) par contre ne respectent aucune réglementation (NB : aucun de ces deux groupes n`obligés à respecter les textes internationaux à l`inverse des Etats).

BIBIOGRAPHIE

-LEKINI ERIC Bertrand, géopolitique de la ressource hydroélectrique ; de l’hydro-

hégémonie aux alliances énergétique, l’exemple du triangle énergétique Cameroun, Tchad, Nigéria, mémoire de DEA. SPO ; 2011-2012.P .116

Entretien avec le chef service santé BIR /GP Cameroun conseiller technique à la présidence de la république en le 17 février 2016.

Rapport du GRIP.

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L’Armée camerounaise contre le terrorisme op.cit GRIP. Le Cameroun faire face à Boko haram ;

Boko haram influence la majeur partie des Etats de la région du Lac Tchad mais

principalement le NIGERIA ou il est originaire, le CAMEROUN notamment où il cherche à faire une base arrière depuis 2013 ; et le Niger.

L’année qui marque les premières incursions du groupe islamique au Tchad.

Les quatre protocoles additionnels de Genève.

Etat des signatures et ratifications du statut de la CPI, in : Statut de Rome, édition du seuil, 2002, annexe 4.

Dominic ONGWEN, l’un des Lieutenant influent de Kony avait été transféré à la CPI en 2015 après s’être rendu, ce qui fut un coup dur pour son groupe.

Laurent NKUNDA, déclarait « un autre sommet pour rien » en 2008 après son rejet des conclusions du sommet de Nairobi ; donc il fut le principale acteur en regroupant à Goma la plus part des groupes rebelles de la région quelque mois plus tôt en janvier de la même année.

STATUT de ROME sur Interdictions et restrictions d’armes (nucléaires, chimiques et bactériologique) la signature a été ouverte par l’assemble générale des Nations Unis en 1972 et est entrée en vigueur en 1975.

Références

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