VISITE DES FRAYERES DIEPERLANS (0SlefflUS MORDAX) LAO BE3EBT (VERT) 1973
par
Jean-Jacques Bourassa, Biologiste René Lesage, Biologiste
Service de la Faune Saguenay -Lao St-Jean,
Juillet 1973
Durant les nuits du 8 au 9 mai, 10 au 11 mai et 16 au 17 mai, trois visites ont été effectuées. En général nous étio:s sur place de 22.30 hres à 2.45 hres. La température de l'eau: )q3°F.
La montée
Très peu d'éperlans ont été observés lors de ces visites.
Le nombre maximum fut observé dans la nuit du 10 au 11 mai, mit approximativement 300 éperlans (à 90% inférieurs à 6 pouces) pour l'ensemble du ruisseau. D'après les gens rencontrés sur place la principale partie de la montée était terminée depuis une semaine à compter du 8 mai, soit presqu'aussit8t après le départ des gla—
ces sur le lac.
Le ruisseau
Ce ruisseau alimenté par des eaux de drainage, est très propice à la montée de l'éperlan. Il est à noter que l'arrivée du ruisseau au lac a été aménagée, c'est—à—dire qu'on a comblé les ramifications qu'on y trouvaient (Lejeune, 1959) pour en faire une seule branche qui semble d'ailleurs avoir été creusée.
— Une première partie ayant de 1,000 à 1,200 pieds Ira d'un tuyau traversant sous la route jusqu'au lac. Cette section est bordée par des aulnes du coté du camping municipal, alorm que près de l'autre rive, pratiquement complètement déboisée, circule un chemin privé conduisant à un chalet en bordure du lac, tout près du ruisseau.
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- Une deuxième partie s'étend en amont du tuyau; slv. une distance d'au moins 1,200 pieds toute aussi propice à la monte de l'éperlan sans le moindre aménagement. Cette section serpent en- tre les aulnes. Toutefois, aucun éperlan, à notre connaissare, n'a traversé ce tuyau qui ne semble pas présenter de problème à la montée. Nous avons bien vu des éperlans s'y aventurer, ma3 pas un seul n'a été observé en amont. Un pêcheur nous a rappmrté qu'il en capturait en amont de ce tuyau; de fait les abords du ruisseau présentaient les indices d'une fréquentation par l'homme.
La mont
La montée débuterait vers les 21.30 hres d'après lem pêcheurs. A 2.00 hres nous avons pu observer des éperlans prh3 de l'entrée du tuyau passant sous la route. Seuls de gros sçu-- cimens ont été observés sur ce site (supérieurs à 6 pouces). Us étaient alignés sur un fond de cailloux, et leur longueur
sait présumer qu'ils étaient sur un site de fraie, quoiqu'aucun oeuf n'ait été observé. On pouvait aisément les capturer avec nos mains et la lumière des torches électriques si vive soit- elle ne semblait pas les déranger. Les autres individus, toi inférieurs à 6 pouces, ne semblaient pas se rendre jusqu'à CE point. Il y a bien une accentuation du courant entre le tuyau et le lac, mais loin d'être infranchissable si nous nous reper- tons aux observations faites au lac Kénogami.
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- De nombreux spécimens de carpes (Catostomus commersoni) et d'épinoches (à trois épines) ont également été observés dans le ruisseau.
La pêche
Nous n'avons pu observer qu'un seul groupe de pêchcur (2) à l'oeuvre utilisant une puise pour capturer l'éperlan; notre arri- vée ne les avait apparemment pas dérangés. (1)
Toutefois ap:'s leur départ nous avons trouvé deux arbustes coupés servant apparement à obstruer la montée une fois qu'entre ces deux perches on ava: I; atta- ché un treillis métallique. D'autres instruments de ce genre, ont été trouvés en bordure du ruisseau. Notre première visite a égale- ment fait décamper un groupe de pêcheurs qui attendait dans luur au- to. Il est également à noter que durant la nuit des autos s'are- taient sur la route au-dessus du tuyau examinant l'entrée du Luyau à la torche électrique. Il va s'en dire que du bord de la ruute on voit très bien les éperlans alignés près de l'entrée du tuyau.
Recommandations
Contrairement à l'attitude adoptée par M. Lejeune (1959) il nous semble important de veiller à ce que les abus soient limités
pour :Les raisons suivantes:
(1): Les règlements de la poche sportive du Québec ne perme:tent ce genre d'activités qu'au lac Kénogami et à la rivière aux Rats au Saguenay-Lac St-Jean.
— Il s'agit du seul site important de reproduction pour l'éperlan au lac Vert (Hébert).
— les transformations apportées au ruisseau font clu. très peu d'éperlans semblent pouvoir frayer avant leur capture.
— les individus de
3 à 4
pouces que rejetaient les pêcheurs (Lejeune, 1959) semblent maintenant être égalemert captu—rés rédùisant le nombre de reproducteurs qui peuvent é—
chapper à la capture.
— l'éperlan, contrairement à la situation prévalant en
1959,
fait maintenant l'objet d'une pêche sous la glace par les résidents; un loisir à ne pas compromettre.
— selon le résumé des règlements de la pêche sportive au Québec, seule la pêche à la ligne est permise delle ce cours d'eau.
Description des visites effectuées
Visite du 8 au 9 mai
— température de l'eau 430 F.
— arrivée 20.45 hres.
— après notre arrivée les 2 seuls pêcheurs sur plac: s'en
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vont
— Vers 11.00 hres, on n'aperçoit qu'une centaine d'perlans et seulement dans les premiers 400 pieds du ruisseau. Une doLzaine de carpes (cat. com.) de même que des épinoches à
3
épines sont uir place.— Vers 2.30 hres, une visite au tuyau traversant la route nous permet de noter la présence d'une quarantaine d'éperlans immo—
biles, étant apparemment sur un site de fraie. la capture dltn échan—
tillon d'une douzaine s'avère des plus aisées.
— Une visite de quelques 1,200 pieds en amont du tu5.au révèle l'absence d'éperlan. On y trouve les traces d'une abondante rréquenta—
tion par l'homme aux abords du ruisseau. Cette portion du ruisseau s' avère toutefois un bon site pour la montée et la fraie des évrlans.
— Quelques perches et du grillage métallique tratner.1:, aux abords du ruisseau: probablement les instruments servent à obEruer la montée de l'éperlan et en faciliter la capture.
— Éperlans capturés (Tableau
1,
p. 9)Visite du 10 au 11 mai
— Arrivée: 11.00 hres
— Température de l'eau:
43 °
F.— Deux pêcheurs sont sur place utilisant des puises; notre arrivée ne semble pas les avoir dérangés. Selon eux,
la
montAe aurait débuté vers les 21.00 hres. Après leur départ, nous avons retrouvé des perches/6
avec des treillis métalliques servant apparemment à empêcher lu montée.
Des instruments de ce genre ont été trouvés sur les rives du njeseau.
- Le maximum d'éperlans aperçu fut vers les 2 heures pour un
-total de 300 dans l'ensemble du ruisseau; également une douzaiu de grosses carpes (cat. com.).
- Vers les 2 heures, on trouve les éperlans inférievAs
h
6pouces accumulés au pied d'une accentuation du courant. Alors ,e les plus gros individus, supérieurs h 6 pouces, au nombre de 40 à 12 ( ), sont alignés h l'entrée d'un tuyau traversant sous la route. 0eux+ci se cap- turent aisément et après avoir été dérangés reviennent aussited sur
place. La lumière de nos torches électriques, si intense est-elàe, ne les dérange pas: ils demeurent immobiles.
- Une exploration de la section du ruisseau en amont du tuyau révèle l'absence d'éperlan dans cette section. Une truite mouctatée y a été aperçue.
- Un individu sur place qui se défend bien d'être re,heur nous apprend que la montée est terminée depuis au moins une semaine, et qu'ha-
bituellement on fait de bonne poche en amont du tuyau.
- Deux autos sont venues s'immobiliser sur la route, au-dessus du tuyau. pour examiner le ruisseau.
- Eperlans capturés (Tableau 2
p. 10)
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Visite du 16 au 17 mai
- température de l'eau 430 F.
- très peu d'éperlans, les quelques spécimens observés, une trentaine sont dans les premiers cinquante pieds du ruisseau.
- dans le lac, à l'embouchure du ruisseau on retrouve un petit banc d'éperlans (une quinzaine) sur un haut fond de grak-Ler.
- sur la rive du lac à l'embouchure du ruisseau de petits poissons de 1.5 cm. non identifiés sont aussi observés.
Un second ruisseau, plus près d'Hébertville que le pré- cédent a été localisé tout près des lignes de transmis- sions. Deux gros éperlans ( 10 pouces) y ont été ob- servés; l'un d'eux fut capturé à la main puis relach15.
Ce ruisseau ne semble accessible que pour une longutur de 30 pieds.
• Température de l'eau; 3° F.
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efee 8
Echantillons d'éperlans récoltés au lac Vert:
Les symboles L et R indiquent si au toucher les individus sont lisses ou rugueux; il s'agissait de vérifier si les individus lisses correspondaient aux femelles, et les rugueux aux mAD!3.
Pour ce faire, on a fait un examen tactile comparé à la préaence d'oeufs ou de spermes. Dans deux cas, il n'y avait n'y sperna n'y oeuf, dans les onze autres cas, les deux examens donnent le même résultat. Selon Langlois (1935) pendant la saison de reproduction on trouve chez les mâles des écailles rudes au toucher, en raison des tubercules nuptiaux qui les couvrent.
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Tableau 1:
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Eperlans capturés le
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mai 1973 (2.30 heures a.m. au pont de la route, température de l'eau: 43.5oP. Vent vl.olent lune couchée.
Lieur fourche Longueur totale Poids
218 MM 235 MM 72.2 GM
210 MM 228 MM
74.5
GM201 MM 217 MM 70.1 GM
211 MM 225 MM 69.6 GM
209 MM 227 MM 66.0 GM
204 MM 225 MM 60.3 GM
230 MM 248 MM 98.1 GM
208 MM 225 MM 58.8 GM
206 MM 224 MM 65.3 GM
208 MM 225 MM 60.0 GM
156 MM 170 MM 24.9 GM
191 MM 209 MM 50.0 GM
160 MM 175 MM 24.7 GM
3exe P
P M M M P P M M X P M M
...10
Tableau 2:
Eperlans capturés le 10 mai 1973 à l'entrée du tll:NU (pont de la route).
PGids
Longueur Surface
Oeufs Spevmes Fourche Total Rugueux Lisse
G4.4 GM 225 MM 245 MM L o
68.2 GM _
212 MM -
230 MM L 0
62.0 GM 205 MM 220 MM R E
48.8 GM 195 MM 212 MM R E
36.5 GM 173 MM 188 MM ,
R ., q
42.4 GM 182 MM 201 MM R S
44.0 GM 180 MM 195 MM R
66.0 GM 210 MM 228 MM L ?
68.4 GM 208 MM 222 MM R ?
33.4 GM 165 MM 180 MM R S
24.4 GM _ .-...«...
151 MM
I
160 MM R
47.2 GM 175 MM 193 MM R S
44.6 GM 188 MM 202 MM R S