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ÉCRIRE POUR LE WEB. Comprendre les enjeux de la rédaction web sur Textbroker

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Academic year: 2022

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(1)

Comprendre les enjeux de la rédaction web sur Textbroker

ÉCRIRE POUR LE WEB

R2

(2)

SOMMAIRE

COMPRENDRE LA SITUATION DE COMMUNICATION S’ADRESSER À UN LECTEUR

SE SPÉCIALISER : LES APPROCHES DE LA RÉDACTION WEB TENIR COMPTE DU FORMAT DE PUBLICATION

ÉCRIRE POUR UN CLIENT

LES MULTIPLES FACETTES DU RÉDACTEUR WEB

(3)

COMPRENDRE LA SITUATION DE COMMUNICATION

1

LECTEUR

Comme tout internaute, le lecteur cherche une réponse à ses questions. Il navigue sur Internet chez lui ou au travail, dans un cybercafé, dans les transports en commun ou tout simplement là où il se trouve, avec un ordinateur, un smartphone ou une tablette, mais toujours sur un écran. Il utilise ses propres mots dans la barre du moteur de recherche pour décrire le contenu dont il a besoin. Son souhait ? S’informer, se divertir, acheter un produit ou un service, résoudre un problème… Il trouve un texte qui correspond à sa requête et clique dessus.

Une fois sur la page, s’il est convaincu par la qualité du texte et trouve facilement les informations souhaitées (le rédacteur y a veillé), le client (final) a de grandes chances d’atteindre son objectif ! Si l’internaute est satisfait, il reviendra probablement sur le site : le texte du rédacteur donne satisfaction au client !

SUPPORT DE PUBLICATION

Pour rejoindre le plus grand réseau informatique mondial, le texte est formaté selon certains standards techniques (langage HTML, voir fiche T1). Une fois publiée, la page est référencée par les robots d’indexation et sa thématique est identifiée (grâce à son contenu bien structuré). L’objectif est qu’elle ressorte comme l’un des

meilleurs résultats dès qu’un internaute tape une requête qui correspond à son contenu dans un moteur de recherche (notamment grâce aux mots-clés placés par le rédacteur).

RÉDACTEUR

Comme tout prestataire de services, le rédacteur souhaite satisfaire son client. Pour cela, il mobilise toutes ses compétences (techniques et rédactionnelles) et rédige un texte optimisé conforme au briefing du client (final) (voir fiche R5).

CLIENT (FINAL)

Connu sous le nom de client sur Textbroker, il

commande un texte destiné à alimenter un site web.

Il souhaite que le texte livré soit prêt à être mis en ligne (souvent dans des délais très courts), qu’il aide la page sur laquelle il se trouve à être bien référencée par les moteurs de recherche, qu’il soit lu par une cible précise pour pouvoir en retirer un bénéfice (voir fiche R1).

L’objectif final de la publication du contenu peut varier : convertir un prospect en client, obtenir du trafic, être contacté, asseoir son image de marque, affirmer sa présence sur Internet avec des contenus récents… Seul ou aidé par des experts en SEO, il choisit les mots-clés les plus susceptibles d’attirer ses lecteurs cibles (voir fiche T2) et il formule ses consignes au rédacteur par écrit dans un briefing.

PROCESSUS DE CRÉATION DE

TEXTES SUR

INTERNET

(4)

ÉCRIRE POUR UN CLIENT

Écrire pour le Web, c’est d’abord répondre à une

commande en tant que professionnel de la communication.

À ce titre, le rédacteur web ne s’exprime jamais en son nom, mais toujours en celui du client (final) du texte (qu’il utilise “nous” ou “l’entreprise X” dans le contenu).

Le contenu à rédiger s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de communication, avec des contraintes de délais de publication, de budget, d’objectifs à remplir et de résultats à atteindre (l’amélioration du référencement d’un site par exemple).

➢ Sur Textbroker, au moment d’accepter de traiter une commande, vous cédez les droits d’utilisation et d’exploitation du texte au client. Une fois qu’il est livré, vous ne pouvez plus revendiquer le texte comme votre création et il ne sera pas signé de votre nom. La rédaction des textes est par ailleurs anonyme sur la plateforme. Le client peut modifier les textes à sa guise, comme tout autre acteur impliqué dans leur processus de publication.

2

S’INSCRIRE DANS UNE STRATÉGIE DE MARKETING DE CONTENU INCARNER LA VOIX D’UNE MARQUE OU D’UN CLIENT

RESPECTER UN BRIEFING ET UNE CHARTE ÉDITORIALE

(5)

S’INSCRIRE DANS UNE STRATÉGIE DE MARKETING DE CONTENU

La publication d’un texte sur Internet est un travail d’équipe. Le rédacteur web est un acteur essentiel de la stratégie de contenu : c’est lui qui donne forme à un projet parfois établi de longue date avec des référenceurs, une agence, des chargés de projet, des responsables éditoriaux ou, parfois, simplement le propriétaire du site (assisté ou non par une agence SEO pour la répartition des contenus à rédiger et le choix des mots-clés).

Mais le rédacteur n’est pas non plus le dernier à intervenir dans ce processus : après lui viennent souvent les correcteurs, les graphistes, les intégrateurs chargés de mettre les textes en ligne, etc.

Gardez en tête les impératifs liés au calendrier de publication des contenus. Si 1 jour de retard ou un abandon de texte peut ne pas sembler très grave, les conséquences sont parfois importantes (avec éventuellement un impact sur tout le lot de textes concerné s’il n’est livré qu’une fois complet).

Tenir compte des délais en choisissant vos commandes.

Contacter le client ou le responsable du projet en cas d’imprévu.

Signaler toute consigne peu claire ou qui semble en contradiction avec d’autres demandes.

Comprendre l’objectif principal du texte avant de rédiger : il varie suivant le type de texte (voir fiche R3).

Prendre en priorité les commandes les plus urgentes lorsqu’il y a plusieurs deadlines différentes au sein d’un même projet.

Rester joignable les jours suivant la remise de la commande, au cas où il y aurait une demande de modifications (à effectuer sous 24 heures sur Textbroker).

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INCARNER LA VOIX D’UNE MARQUE OU D’UN CLIENT

Le rédacteur web sait détecter quels mots transmettront le mieux l’image que veut véhiculer son client. En rédigeant, il lui appartient de se renseigner sur l’activité de celui-ci, sa réputation et l’univers dans lequel il évolue, et bien sûr, de savoir à qui il s’adresse. Il rédige en tenant compte de tous ces éléments et peut même proposer d’améliorer une formulation donnée par son client.

Après vous être documenté et avoir préparé le plan de votre texte, il est temps d’endosser le rôle de votre client : faites comme s’il écrivait lui-même le texte, doté de toutes vos connaissances en rédaction web.

L’espace d’un instant, oubliez qui vous êtes et mettez-vous dans la peau de votre client : représentant d’une marque réputée, vendeur sur une boutique e-commerce, créateur de mode, plombier… C’est l’un des aspects les plus amusants de ce métier et la qualité de vos textes s’en ressentira ! À qui allez-vous prêter vos mots aujourd’hui ?

BONNES PRATIQUES

Avant de commencer à rédiger, s’informer sur l’entreprise, le site, la marque, son univers, ses valeurs…

Observer comment s’exprime la marque, à travers les indices laissés dans le briefing, sur son site ou éventuellement sur les réseaux sociaux :

adresse au lecteur ou non

tutoiement ou vouvoiement

ton décontracté, neutre, institutionnel…

vocabulaire employé

etc.

Ne jamais exprimer son opinion personnelle dans un texte.

Relisez-vous en vous demandant : “Mon client aurait-il pu prononcer cette phrase ?” et “Quelle répercussion peut avoir cette formule sur son image de marque” ?

Garder en tête que les textes d’un même site sont souvent rédigés par plusieurs rédacteurs : tous doivent parler d’une même voix, celle du client.

En vous relisant, demandez-vous si une expression ou un toc de langage souvent répété ne rend pas vos textes trop reconnaissables.

Éviter l’emploi de termes rares, de formulations complexes, trop soutenues ou trop familières.

Ne pas chercher l’originalité dans la manière de s’exprimer, mais plutôt dans l’angle et la qualité des informations données : votre priorité est de transmettre clairement les informations souhaitées par le client et de faire en sorte que ses objectifs soient atteints.

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RESPECTER UN BRIEFING ET UNE CHARTE ÉDITORIALE

Le briefing est le cahier des charges contenant tous les détails d’une commande de rédaction. Il présente la commande, sa thématique, son sujet et ses objectifs ainsi que les consignes à respecter : ton, personne de rédaction, style, structure du texte, limitations de longueur en nombres de mots ou de caractères, indications concernant les mots-clés à placer (notamment : densité, formes fléchies et mots vides autorisés ou non)...

Parfois, le briefing contient aussi un lien vers d’autres documents du client, comme une charte éditoriale, qui explique comment l’entreprise souhaite harmoniser sa communication : personae (profils détaillés des lecteurs cibles, voir fiche R1), points d’harmonisation de la typographie…

Lire l’ensemble des documents fournis avant de prendre une commande pour être certain de tout comprendre et de pouvoir respecter toutes les consignes. Sur Textbroker, vous avez un délai de 10 minutes pour choisir de traiter une commande une fois que vous l’avez sélectionnée (pendant ce temps, les autres auteurs ne peuvent pas la sélectionner, ce qui vous permet de lire les consignes sereinement).

Poser des questions au client ou au responsable du projet si un point n’est pas clair dans le briefing (surtout dans les

TeamOrders ou les DirectOrders). Vous avez aussi la possibilité de signaler une consigne peu claire.

Pour le travail en équipe ou pour un projet au long cours, toujours regarder si les consignes n’ont pas été mises à jour depuis votre dernière commande.

Se créer un template de rédaction (placement des balises, sauts de ligne, contraintes indiquées) pour limiter le risque

d’erreurs.

Lire ou relire notre guide “Choisir ses commandes” (voir fiche M4) pour mieux comprendre les éléments présents dans un briefing sur Textbroker et choisir avec discernement les commandes que vous traitez.

(8)

S’ADRESSER À UN LECTEUR

➢ Le rédacteur web écrit certes pour son client, mais il s’adresse à un lecteur, un internaute ciblé. Il a tout intérêt à se faire une image très précise de cette cible pour utiliser les bons termes et le ton le plus adapté pour la mettre à l’aise.

Écrire pour le Web, c’est être lu sur un écran, avec les

contraintes que cela implique. Le style d’écriture propre à la rédaction web privilégie la simplicité : adieu phrases longues, détours, euphémismes et autres figures littéraires, il faut aller droit au but pour informer rapidement un lecteur qui a particulièrement tendance à se distraire !

En effet, l’internaute n’est pas un lecteur comme les autres. Il scanne les contenus, ne lit pas forcément le texte en entier ni dans l’ordre et reste sur le qui-vive, prêt à tout moment à zapper vers un autre contenu plus alléchant s’il ne trouve pas aussitôt l’information qu’il est venu chercher. Il n’a pas la persévérance d’un lecteur de contenus imprimés, mais lorsqu’il ajoute un site parmi ses favoris ou finit par aller plus loin dans son parcours sur le site, c’est une victoire d’autant plus satisfaisante !

3

ADAPTER LES TEXTES À LA LECTURE SUR ÉCRAN PRODUIRE DES CONTENUS INTERACTIFS

RÉPONDRE À LA REQUÊTE DU LECTEUR CIBLÉ

(9)

ADAPTER LES TEXTES À LA LECTURE SUR ÉCRAN

Sur un écran, la lecture est beaucoup plus difficile que sur du papier. Le lecteur se fatigue plus vite. En quête d’une information précise, il parcourt le texte plus qu’il ne le lit dans la plupart des cas. Pour vous assurer que votre lecteur ne s’en aille pas prématurément, rassurez-le en plaçant les informations clés dans les zones qu’il vérifie en premier : les titres, les passages mis en gras, etc. Le début du texte devra être particulièrement percutant pour l’intéresser, lui donner dès le début les informations principales qu’il attend, puis lui donner envie de poursuivre la lecture. En rédigeant un long texte, gardez à l’esprit que le lecteur devra “scroller” sous la ligne de flottaison, c’est-à-dire descendre dans la page à l’aide d’un geste de la souris ou du trackpad (voir aussi fiche R5).

Lorsque vous relisez vos textes, mettez-vous à la place de votre lecteur et surlignez chaque passage qui pourrait le distraire : phrase trop longue ou complexe, titre peu clair, information importante qui tarde à arriver, mais aussi faute d’orthographe, ton qui ne lui correspond pas, cliché, phrase creuse, abus de mots-clés qui perturbe sa lecture… Il ne vous restera qu’à résoudre ces problèmes un à un avant de livrer le texte pour conserver l’attention de votre lecteur jusqu’au bout !

Structurer les textes avec des titres et intertitres parlants, créer de courts paragraphes aérés et ne pas hésiter à recourir aux listes à puces lorsque c’est pertinent (sauf indication contraire du briefing).

Écrire des phrases courtes et concises, avec des mots simples connus de tous (privilégier les mots courts aux mots longs, les tournures à 1 mot au lieu de 2, etc.). Limiter les négations, les phrases impersonnelles, les verbes au passif, l’abus d’adverbes, le cumul d’adjectifs, les exagérations…

Allez droit au but car l’internaute est pressé ! S’intéresser aux zones les plus parcourues par les lecteurs pour y placer les informations et termes importants : introduction, débuts de phrases et de paragraphes, titres, passages en gras, ancres de liens…

Soignez notamment tout ce qui attire l’œil dans la page !

(10)

PRODUIRE DES CONTENUS INTERACTIFS

Contrairement à un contenu imprimé, qui se lit généralement du début à la fin, le Web fonctionne sur le principe des liens hypertextes, qui relient différentes pages entre elles. Les liens sont utiles pour diriger le lecteur vers d’autres pages et l’inciter à poursuivre son parcours sur le site (en créant des liens internes). Vous pouvez aussi utiliser des liens externes de qualité pour justifier la provenance d’une information ou donner accès à un outil officiel, par exemple. Mais attention, cliquer sur un lien fait aussi quitter la page au lecteur. À vous de trouver l’équilibre pour placer les liens judicieusement ! Arrangez-vous pour que le lecteur obtienne un maximum d’informations dans le texte sans être distrait pendant sa lecture et pour qu’il clique sur les liens qui l’intéressent seulement après avoir lu l’ensemble du texte.

Sur le Web, le lecteur a aussi parfois la possibilité d’interagir avec le contenu et d’en ajouter (témoignages, commentaires…) : lorsque c’est le cas, tenez-en compte en rédigeant et encouragez-le à le faire !

BONNES PRATIQUES

Penser à l’ergonomie du site : longueur des ancres pour qu’elles soient facilement cliquables, longueur des titres pour qu’ils s’affichent bien et ne perturbent pas la lecture…

Réfléchir à l’emplacement des liens, plutôt en fin de paragraphe ou de texte pour que le lecteur continue à suivre le fil de la lecture.

Créer des ancres parlantes et descriptives pour tous les liens, pour que le lecteur sache ce qui l’attend s’il clique dessus et détermine si le lien l’intéresse ou non.

Inciter à commenter, à partager un contenu ou à donner un avis lorsque le texte s’y prête, pour donner un rôle actif au lecteur.

Penser le contenu du site dans sa globalité, le texte n’existe jamais seul sur une page ni sur un site.

Demandez-vous :

où se situe le texte sur la page

où est la page dans l’arborescence du site

quelle action l’internaute est supposé réaliser après la lecture

s’il y aura des vidéos, images, encadrés ou contenus à télécharger

Le texte doit tenir compte de ces points dans la mesure du possible. Ces informations ne sont pas toujours communiquées au moment de la rédaction, mais si le site est en ligne, allez le voir pour savoir dans quel contexte le texte peut s’afficher.

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RÉPONDRE À LA REQUÊTE DU LECTEUR CIBLÉ

Comme pour tout texte écrit, vous ne voyez pas la personne à laquelle vous vous adressez en rédigeant un texte pour le Web. Cependant, vous savez une chose : chaque lecteur aura choisi de lire cette page car il souhaite y trouver ce qu’il cherche (qu’il ait cliqué sur un lien dans un autre texte, dans un menu ou sur un résultat sélectionné par le moteur de recherche à partir d’une requête). Ne le décevez pas ! Conservez son attention jusqu’au bout du texte, donnez-lui ce qu’il est venu chercher le plus rapidement possible, surprenez-le en lui offrant un angle neuf sur un sujet qu’il semblait connaître.

Mener l’enquête pour savoir à qui vous vous adressez n’est jamais du temps perdu. Lisez attentivement le briefing et les documents fournis, regardez le site sur lequel le contenu sera publié, lisez les commentaires laissés par les lecteurs ou les avis des utilisateurs : ce sont autant d’informations précieuses sur comment s’exprime votre cible et ce qu’elle attend !

Identifier l’intention de recherche placée derrière le choix des mots-clés fournis : de quoi le lecteur a-t-il besoin, pourquoi a-t-il tapé cette demande dans un moteur de recherche ou cliqué sur un lien ?

Se faire une image très précise du lecteur cible pour s’adresser à lui avec des mots qui lui parlent, utiliser un ton adapté, créer de la complicité avec lui et lui fournir les informations qui l’intéressent.

Utiliser la technique de la pyramide inversée, à savoir placer les informations essentielles au début, puis poursuivre le texte avec les détails et points de développement de la réponse principale.

Faire en sorte que chaque paragraphe corresponde précisément au contenu annoncé dans le titre qui le précède, que le texte entier réponde à la promesse faite par le méta-titre, la méta-description, le H1 et le chapô (ces endroits décisifs peuvent déterminer si le lecteur ira plus loin dans sa lecture).

Toujours axer le contenu du point de vue du lecteur : lui parler des problématiques qu’il rencontre et des bénéfices qu’il peut retirer des solutions proposées plutôt que du client.

Inspirer la confiance du lecteur en soignant l’orthographe, la grammaire, la qualité des informations données, le ton employé…

S’assurer d’en savoir toujours un peu plus que le lecteur sur le sujet traité pour que le texte ait vraiment une valeur ajoutée pour lui : chaque texte est supposé améliorer les connaissances du lecteur. Bien se documenter est aussi la meilleure manière d’employer un ton convaincant et des termes justes, de créer une structure claire et d’éviter les formules creuses et le remplissage.

(12)

TENIR COMPTE DU FORMAT DE PUBLICATION

4

RESPECTER DES CONTRAINTES FORMELLES

SEMER DES INDICES DE PERTINENCE AUX BONS ENDROITS

Les textes du rédacteur web sont publiés sur un réseau informatique. Savoir comment fonctionne son canal de communication et avoir des notions du langage informatique utilisé pour publier les textes (le HTML) est essentiel pour lui.

➢ C’est aussi sur un ordinateur qu’il rédige, fait des recherches, corrige ses textes et vérifie son travail : il s’entoure donc de tous les outils nécessaires pour se faciliter la tâche.

➢ L’une de ces contraintes techniques est une

préoccupation constante en rédaction web : le SEO, ou l’art de placer des indices signifiants pour faire en sorte qu’un texte soit bien référencé par les robots des moteurs de recherches. Dans l’idéal, ce travail d’optimisation ne doit pas être perçu par les lecteurs pour que le texte reste agréable à lire.

(13)

RESPECTER DES CONTRAINTES FORMELLES

Tout comme les romanciers ou auteurs de documents imprimés sont soumis à des contraintes spécifiques, le rédacteur web maîtrise la partie technique de la publication de ses textes. Cela se traduit principalement par l’utilisation du langage HTML, avec l’ajout de balises pour signaler les éléments structurels du texte : titres, mots -clés à mettre en gras, listes à puces… Certaines parties du texte doivent correspondre aux limitations techniques d’affichage du site, avec un nombre de mots ou de caractères imposés.

Comme vous êtes rarement seul à rédiger pour un site, les pages doivent être harmonisées entre elles pour donner une impression homogène une fois en ligne. Pour que vos textes s’accordent bien avec les autres, lisez attentivement les consignes liées à la structure des textes dans le briefing.

Baliser le contenu grâce au langage HTML lorsque c’est demandé dans le briefing (voir fiche T1).

Comprendre à quoi sert chaque partie demandée et comment chacune s’affiche (métadonnées, chapô, CTA…). Lisez notre guide

“Rédiger un texte SEO” pour en savoir davantage (voir fiche R5).

S’équiper d’outils pour faciliter son travail (voir le guide dans la fiche R5).

S’informer sur le fonctionnement de la plateforme Textbroker (voir fiche M5) et conserver assez de temps pour gérer les aspects techniques de la livraison du texte.

Maintenir une veille constante pour connaître le vocabulaire technique retrouvé dans les briefings, en particulier les termes spécifiques au marketing de contenu et au référencement SEO (voir fiche T2).

Ne pas rédiger un contenu beaucoup plus long que le nombre maximal de mots demandé : vous ne serez pas rémunéré davantage et cela peut perturber l’affichage des textes si le webdesigner souhaite qu’ils intègrent un template défini.

Soigner la présentation des textes : pas d’espaces en trop en fin de lignes ou de paragraphes, sauts de lignes cohérents et

conformes à ce qui est demandé dans le briefing, indication claire de quelle partie correspond à quoi (signalement des parties méta-titre et méta-description par exemple…). Chaque détail compte pour faciliter le travail d’intégration des textes livrés !

(14)

SEMER DES INDICES DE

PERTINENCE AUX BONS ENDROITS

Pour que le texte parvienne jusqu’au lecteur, son thème doit être identifié par des robots. Le référencement des pages est basé sur l’adéquation des textes aux requêtes tapées par les utilisateurs d’un moteur de recherche. Conséquence principale pour le rédacteur web : l’intégration quasi systématique de mots-clés dans les contenus, une opération de haute précision qui n’est pas sans rappeler les jeux littéraires des poètes oulipiens, des professionnels de la rédaction sous contraintes ! Ces indices placés par le rédacteur web pour les robots ne doivent pas être perçus comme tels par les lecteurs. Cet aspect du métier peut être un peu frustrant par moments, mais c’est aussi une formidable source de satisfaction quand on se prend au jeu et réussit à utiliser une expression complexe de manière naturelle, sans attirer l’attention du lecteur. N’avez-vous jamais eu l’impression d’être un espion chargé de placer un code secret dans un message en rédigeant un texte SEO ?

BONNES PRATIQUES

S’informer sur les notions de mots vides et de formes fléchies des mots-clés et savoir comment gérer l’intégration de mots-clés dans un texte lorsqu’ils ne sont pas reconnus par la plateforme dans une forme grammaticalement correcte.

Observer comment les mots-clés donnés dans une commande sont formulés ailleurs sur Internet (par des professionnels du secteur concerné, des sites concurrents…), sans jamais copier de passages de contenus existants (voir la fiche sur le contenu unique). Ceci aide à les formuler naturellement.

Savoir quelles sont les zones d’intérêt d’un site, celles où il est important de placer les mots-clés :

Pour le mot-clé principal : méta-titre, méta-description, URL, titre H1

Pour les mots-clés secondaires : H2 et paragraphes Utiliser des synonymes des mots-clés pour enrichir le champ lexical du texte.

Éviter de suroptimiser les textes en y insérant trop de mots-clés : c’est pénalisé par les moteurs de recherche et rédhibitoire pour les lecteurs, qui ne devraient pas percevoir cet aspect “technique” du texte à la lecture.

Sauf en cas de demande explicite, éviter les figures de style, les formules imagées, l’humour ou les digressions : le texte doit annoncer clairement de quoi il parle pour ressortir parmi les résultats de recherche.

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SE SPÉCIALISER : LES APPROCHES DE LA RÉDACTION WEB

5 Écrire un contenu optimisé pour être

référencé par les moteurs de recherche et classé parmi les meilleures

réponses à une requête tapée par des internautes (voir fiche T2).

RÉDACTION SEO COPYWRITING STORYTELLING

Ces approches ne s’excluent pas les unes les autres, bien au contraire : piochez les astuces dont vous avez besoin selon le type de texte à rédiger (voir fiche R3). Les techniques de storytelling vous aideront à transporter votre lecteur et lui faire ressentir des émotions, celles de copywriting à le convaincre. Les bonnes pratiques SEO sont utiles pour savoir construire un contenu structuré, efficace, cohérent et adapté à son support de publication.

Selon le support de publication visé (blog, site e-commerce, e-mail, livre blanc…) et les objectifs du client, il existe plusieurs approches du métier de rédacteur web. Voici les 3 principales, sachant que la plus fréquemment rencontrée sur Textbroker est la rédaction SEO (voir fiche R5).

Écrire un contenu publicitaire, destiné à convaincre des lecteurs ciblés de réaliser une action (s’inscrire à une newsletter, acheter ou essayer un produit…).

Promouvoir une idée, un produit ou une marque en utilisant des techniques narratives pour émouvoir, séduire et convaincre des lecteurs en suscitant leur intérêt.

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LES MULTIPLES FACETTES DU RÉDACTEUR WEB

6 En étant rédacteur web, vous exercez un métier enrichissant à

travers lequel vous avez l’occasion de mobiliser tous les aspects de votre personnalité.

Véritable couteau suisse, à la fois technicien, commercial, amoureux des mots et, surtout, irrésistiblement curieux, vous êtes un partenaire précieux pour tous ceux qui souhaitent être vus et lus sur Internet.

Vous vous pensez trop littéraire pour vous intéresser aux aspects techniques de la rédaction web ? Ne partez pas trop vite : si vous aimiez composer des vers en alexandrins rimés à l’école, la gymnastique du placement des mots-clés ou des limitations de caractères n’est pas si différente et ces contraintes peuvent parfois s’avérer stimulantes.

Votre oreille musicale et votre sens de l’harmonie vous seront aussi très utiles en rédaction web, sans parler de votre goût pour l’investigation et votre créativité. Comme tout écrivain, votre matière première est la langue, et ce terrain de jeu offre des possibilités infinies, sur le Web comme ailleurs !

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ET VOUS ?

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