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Submitted on 1 Jan 1984
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Le silicium amorphe hydrogène et ses applications à l’imagerie
C. Chaussat, J.C. Bruyère
To cite this version:
C. Chaussat, J.C. Bruyère. Le silicium amorphe hydrogène et ses applications à l’imagerie.
Revue de Physique Appliquée, Société française de physique / EDP, 1984, 19 (2), pp.51-58.
�10.1051/rphysap:0198400190205100�. �jpa-00245172�
51
REVUE DE PHYSIQUE APPLIQUÉE
Le silicium amorphe hydrogène et
sesapplications à l’imagerie
C. Chaussat
Thomson-C.S.F./D.T.E.,
B.P. 55, 38120 SaintEgrève,
Franceet J. C.
Bruyère
Laboratoire d’Etudes des
Propriétés
Electroniques des Solides, C.N.R.S., B.P. 166, 38042 Grenoble Cedex, France(Reçu le 3 juin 1983, accepté le 22 juillet 1983 )
Résumé. 2014 Le silicium
amorphe hydrogéné
est un matériau très attrayant pour lesapplications
à l’imagerie. Sespropriétés, lorsqu’il
estdéposé
en couches minces, permettent de l’utiliser dans desdispositifs
tels que les ciblesphotosensibles
pour tubes deprises
de vues Vidicon. Après avoir mentionné les contraintes liées à un teldispositif,
nous décrivons les différentes structures déjà étudiées, et nous évaluons les améliorations apportées au
dispositif
par le
dépôt
d’un contact bloquant intermédiaire. L’utilisation en tant que contactbloquant
d’une couche dea-SixNy(H) préparée
par décharge luminescente dans unmélange
gazeuxSiH4-N2-H2
ouSiH4-NH3-H2
a été étudiée, et nous présentons des résultats concernant lespropriétés
optiques,électriques
etphotoélectriques
de cematériau.
Abstract. 2014
Hydrogenated amorphous
silicon is a very attractive material forimaging applications.
Whendeposit-
ed in thin layers, its
properties
allow to use it in devices such asphotosensitive
targets for Vidiconpickup
tubes.After
mentioning
the necessities for such a device, we describe the different structures already studied, and wediscuss the device
improvement
whendepositing
an intermediateblocking
contact. The use of aa-SixNy(H) layer prepared by glow-discharge
of aSiH4-N2-H2
orSiH4-NH3-H2
gaseous mixture, as ablocking
contact, has been studied, and we present results concerning theoptical,
electrical andphotoelectrical properties
of this material.Revue Phys. Appl. 19 (1984) Sl-58. FÉVRIER 1984,
Classification
Physics Abstracts
72.40 - 72.80N - 73.40Q
Les recherches intensives
développées depuis
dix ansdans le domaine des semiconducteurs
amorphes
ontconduit à des résultats d’un
grand intérêt,
aussi bienpour la
physique
de l’étatamorphe
que pour lesapplications potentielles.
La naturechimique
desliaisons
permet
de classer les semiconducteurs amor-phes
en trois classes : les verres(silices, chalcogénures),
les matériaux
tétraédriques (silicium
etgermanium)
et les
composés
d’éléments du groupe V(tel l’arsenic).
Le résultat le
plus remarquable
est que, dans tousces
matériaux,
il y apersistance
d’une bande interdite dontl’origine
est à rechercher dansl’arrangement
local des atomes. En
effet,
dans un cristal desilicium,
l’ordreatomique
est maintenu àgrande distance,
mais pour le silicium
amorphe
pur, seule la coor-dination
tétraédrique
ainsi que de nombreux défauts de structure(liaisons
libres oudistordues)
existent etintroduisent des états localisés dans la bande interdite.
L’addition d’atomes
d’hydrogène (de
fluor ou dechlore)
permet de compenser les liaisonslibres,
onaboutit au silicium
amorphe hydrogéné (a-Si :H) qui présente
une faible densité d’états localisés( 1016 cm - 3 ) :
unecharge d’espace peut
se déve-lopper
dans ce matériauqui peut
aussi êtredopé,
ouvrant le
champ
auxapplications.
Historiquement,
ce sont lesapplications photo- voltaïques qui
ont motivé lesgrands
laboratoires ougroupes industriels mondiaux.
Cependant,
actuel-lement, I.B.M., Xérox,
Hitachi ou Thomson envisa- gent la réalisation dedispositifs
utilisant lespropriétés particulières
de ce semiconducteuramorphe
dans ledomaine de
l’imagerie.
Nous proposons ici de donner
quelques
résultatsde recherches sur des matériaux et des structures destinés à la
préparation
de ciblephotosensible.
Le silicium
amorphe hydrogéné (a-Si : H) déposé
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/rphysap:0198400190205100
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en couches minces
(jusqu’à quelques microns)
et engrandes
surfaces sinécessaire, présente
uneabsorption optique
élevée(103 cm-1
à 1eV),
unegrande photo-
conductivité
( > 10- 6 (O. cm) - 1),
une faible conduc- tivité sous obscurité( lO-12 (O. cm)-’),
une bandeinterdite
optique ajustable (~ 1,8 eV).
Ces
propriétés
permettentd’envisager
desappli-
cations telles que :
- cibles
photosensibles
pour tube deprise
de vue(Vidicon),
-
amplificateur d’images,
- convertisseur
d’images.
1. Situation de l’étude.
L’intérêt du silicium
amorphe
réside surtout dans lespoints
suivants :- Ce matériau est essentiellement constitué de
sidicium,
élément de base enélectronique.
- La
préparation
se fait par destechniques
tellesque la
pulvérisation cathodique
ou ladécharge
lumi-nescente à basse
température (
400OC).
- Les
propriétés électro-optiques
sontajustables
dans une
large
gamme(gap optique
etrésistivité).
- Le
dopage
« n » ou « p » estréalisable,
soit àpartir
des gaz usuels :phosphine
oudiborane,
soitpar d’autres éléments.
- Les
techniques
d’élaboration utiliséespermet-
tent aussi la
préparation
de films isolants : nitruresou
oxydes,
dans le mêmeappareillage.
Pour réaliser une cible
photosensible
pour tube deprise
de vue, il existe certaines contraintes telles que :- courant d’obscurité faible : limité à
quelques
nApour une tension cible de 10
V,
-
grande
résistancesuperficielle
pour éviter ladispersion
latérale descharges,
-
réponse spectrale optimisée
suivant lesappli-
cations
(lumière
dujour
ouartificielle),
-
temps
devidage
descharges
restant faible pour aboutir à une faiblerémanence,
- matériau bon
photoconducteur
afin degarantir
la sensibilité,
-
enfin,
lapréparation
doit conduire à des maté- riauxdéposés
defaçon homogène (absence
de trousou de fluctuations
d’épaisseur).
Ces différentes contraintes
peuvent
trouver leurs solutions dans lapréparation
des matériaux et dans lastructure du
dispositif
utilisé.2. Structure
simplifiée.
En
1979, Maruyama [1]
propose une ciblesimple représentée
enfigure
1. L’utilisation de lapulvé-
risation
cathodique
conduit à des films très résistifs(> 1011 fl. cm)
ayant une bonnephotoconductivité (10-7 Q-1 . cm -1
à 560nm).
Lafigure
2indique
lavariation du module de la
photoconductivité
6phet la conductivité à l’obscurité Ud pour de tels échan- tillons
[2, 3].
Le coefficientd’absorption plus
élevéFig.
1. - Ciblephotosensible simplifiée.
[Simplified photosensitive
target.]Fig.
2. - Photoconductivité en fonction del’énergie
de photons pour des filmspulvérisés
à 30A/min.
[Photoconductivity
vs.photon
energy for 30Â/min
sputter- edfilms.]
que pour le silicium cristallin est donné en
figure
3.Il est dû au gap direct du silicium
amorphe.
Nous avons réalisé une cible avec un tel matériau et les résultats obtenus sont
intéressants,
sans êtreexceptionnels.
Une structure aussisimple
que celle de lafigure 1,
mais sans film deSb2S3,
permet d’obtenirune
image
de bonne définition(Fig. 4).
Les films sonthomogènes
et bienreproductibles, cependant
onobserve :
- un courant d’obscurité
important (Io
= 300nA)
sous 10 V de tension-cible
(FJ,
Fig.
3. - Coefficientd’absorption
en fonction del’énergie
de photons, pour un filmpulvérisé
à 30A/min (T.
= 190oC).[Absorptivity
vs. photon energy for a 30A/min sputtered film.]
Fig. 4. - Mire obtenue sur téléviseur avec la structure
simplifiée.
[Television image
given by
thesimplifiée!
structure.]- une
capacité
destockage
descharges
trop élevée(20
nF au lieu de 1,5 à 3 nF pour les tubesclassiques),
- une
grande
rémanence(>
30s),
- une
dégradation
del’image
parapparition
de«
points
blancs » siV c
> 15 V.On peut améliorer
légèrement
la rémanence et diminuerIo
à 3 nA par addition d’un film deSb2S.,
poreux, en surface de a-Si.H. Ce film a pour effet de
piéger,
par sesdéfauts, les
électrons du faisceau.La
réponse spectrale
d’une telle cible montée dansun tube de
prise
de vue estindiquée
enfigure
5.Ce
fonctionnement,
s’il montre lespropriétés
dua-Si : H,
reste non satisfaisant et l’on doit rechercher des structures de cibleplus complexes.
Fig.
5. - Réponsespectrale
sous tube de la cible utiliséeen
figure
4.[Spectral
response of tube-sealed target (same target as Fig.4).]
3. Structure multicouches.
En
fait,
si l’on veut satisfaire les conditions énoncéesplus haut,
il faut que la cible travaille parépuisement
54
de
charges
afin d’extraire tous lesporteurs
créés dans le filmphotoconducteur après
illumination. Apartir
de cette
idée,
ils’agit
donc de réaliser un contactbloquant
pour les trous du côté où sont créées lespaires
électrons-trous et d’utiliser un matériauphoto-
conducteur
qui permette
ledévelôppement
de lacharge d’espace
afin de collecter tous lesporteurs
créés. Ce dernierpoint
conduit à choisir un siliciumamorphe présentant
une faible densité d’états(1015
à1016 cm- 3).
.Il faut noter que cette idée de structure diode a été
reprise
pour des cibles telles que leSaticon, puisque
les effets de cristallisation
spontanée
et de faiblesensibilité dans le rouge,
présentés
par le séléniumamorphe,
ont étésupprimés
endopant
certainesparties
du matériau au tellure et à l’arsenic. En
fait,
si l’amé-lioration des
propriétés
estobtenue,
c’est avec unaccroissement très net des difficultés et du coût de réalisation
puisqu’il
faut alors élaborer desjonctions graduelles
de type TeAsSe.En
1981,
Shimizu[4]
aproposé
une structure ensilicium
amorphe
utilisant la notion de contactbloquant.
Les deux solutionsproposées
fontappel
à un matériau
légèrement dopé
au bore,disposé
entre deux couches
bloquantes.
La couchebloquante
pour les trous forme soit une
homojonction (film dopé
« n»),
soit unehétérojonction. L’emploi
du filmdopé
entraîne uneabsorption
trop forte aux courteslongueurs d’ondes,
nous avons choisi d’étudier la structure décrite enfigure
6. Celle-ci peut êtrepréparée simplement
pardécharge plasma
à bassepression
dans des
mélanges
de gaz tels que(SiH4
+H2 ), (SiH4
+N2
+H2)
ou(SiH4
+NH3
+H2)’
C’est le film
isolant,
formant la barrièreSn02-
Isolant-a-Si :
H,
que nous avons étudié enpremier
lieu.Les liaisons
chimiques
existant dans le filmamorphe
Fig. 6. - Cible
photosensible
à couchesmultiples.
[Multilayer photosensitive
target.]sont du type
Si-N,
N-H et Si-H. Par une mesure del’absorption optique
eninfrarouge (IR),
on peut identifier les liaisons et l’on s’attend suivant les modes devibrations,
à trouver desabsorptions
auxénergies
indiquées
dans le tableau suivant[5] :
La
figure
7 montre les spectres de transmission IRbruts, correspondant
à unepréparation
à l’azote avecdifférentes
dilutions,
seuls lespics
SiN et SiH sontnettement visibles. Sur la
figure 8,
les transmissions sont relatives à des filmspréparés
à l’ammoniac.Pour une concentration suffisante en
NH3,
on voitapparaître
lespics
à 1200cm -1
et 3 300cm -1, caractéristiques
des liaisons NHqui
étaient peu visibles pour les filmspréparés
à l’azote.Le tableau page suivante résume les conditions d’élaboration et les
propriétés
des films.NH 3/SiH4
= 0correspond
à lapréparation
du filmphotoconducteur.
Pour les
préparations
àl’azote,
on remarque que,malgré
laprésence
de liaisons Si-N enIR,
l’indiceoptique
et le gap restentproches
de celui de a-Si : H.A noter aussi que si
N2/SiH4
>10,
lesdépôts
pren- nent unaspect poudreux qui
les rend inutilisables.Pour les
dépôts
àl’ammoniac,
l’évolutiondepuis
a-Si : H vers
a-Si,,NY(H)
est trèsrégulière. L’énergie
d’activation et la résistivité à l’ambiante augmentent
avec le
rapport NH3/SiH4,
les valeurs limites mesu-rables par les
caractéristiques 1 (v )
T étantrespecti- vement Ea
=0,89
eV et 6RT =1,15
x10-12Q.cm-1.
Au-delà de
NH3/SiH4
=5,
le film est isolant avec ungap
optique Eo
de3,73
eV et un indicestatique
limitede ns
=1,84,
ces valeurs étant fonction deNH3/SiH4
comme
indiqué
enfigure
9. La valeur de1,84
estd’ailleurs meilleure que celle
publiée
par A. K. Sinha[6]
dans une
préparation semblable,
et voisine de résultats récents obtenus sur des transistors MOS[7].
L’étude fine de la
composition
et duprofil
deséléments dans les films est en cours afin de
préciser
la formule
générale a-Si,,NY(H).
4.
Dispositif
d’étude.Pour
préciser
le rôle de ces couchesbloquantes,
nous avons étudié un
dispositif
forméd’unç
couchede
Sn02
surlaquelle
étaitdéposé
le filmnitruré, puis
un film a-Si : H(non dopé)
de 3 03BC, une électrodede 7
mm2
de AuSb est ensuiteévaporée
sur a-Si : H.La
figure
10indique
lacaractéristique 1 (v)
d’une telle structure, l’effet de barrière conduit à diminuer le courant d’obscurité en le maintenant àquelques
dizaines de nA
pour V,,,
= 26 V. On n’observe pas de différence notable entre les deuxépaisseurs
utiliséesFig.
7. - Spectreinfrarouge
(IR) brut pour des filmspréparés
pardécharge
plasma enmélange (SiH4-N2-H2).
[Infrared
(IR) spectra for(SiH4-N2-H2)
gas mixtureglow
dischargefilms.]
56
Fig.
8. -Spectre infrarouge
brut pour des filmspréparés
pardécharge
plasma enmélange (SiH4-NH3-H2).
[Infrared
(IR) spectra for(SiH4-NH3-H2)
gas mixture glow dischargefilms.]
(50
et 200À). Quant
au courantinverse,
cepoint
estimportant
carl’épaisseur
du film nitruré pourra être choisie defaçon
àajuster
lacapacité
de la barrière.Il faut noter aussi que dans cette structure fonction- nant en
régime
decharge d’espace,
lacapacité
intro-duite par le film a-Si:H sera faible
(C
=E/W
avecW
grand).
Des mesures sous tube sont en cours.5. Discussion.
La sensibilité de la structure est fonction de l’efficacité
quantique effective,
c’est-à-dire du nombre de porteurscréés par excitation lumineuse diminué des
porteurs
recombinés oupiégés
dans le volume ouprès
del’interface. Dans les films
préparés
pardécharge plasma,
la densité d’états en volume est faible« 1016 cm- 3).
Par contre,près
desinterfaces,
ladensité d’états est mal connue. Ce dernier
point
estimportant
car il conditionne la sensibilité aux courteslongueurs
d’ondes(bleu) lorsque l’absorption
a lieuprès
de la surface éclairée.Il faut noter à ce propos que nous avons montré
qu’il
existe des variations de structure dans les films de a-Si :Hpulvérisé
auvoisinage
d’une interface.Fig. 9. - Variation du gap
optique
et de l’indice statiqueen fonction du mélange
N,/SiH,
etNH3/SiH4
sur un filma-SixNy(H).
[Optical
gap and static refractive index vs.N2/SiH4
andNH3/SiH4
ratios on aa-Si.,NY(H) film.]
Ces variations se traduisant par une évolution de la nature du désordre et sont visibles par effet Raman
jusqu’à plusieurs
milliersd’angstrôms [8] ;
elles affec- tent lespropriétés
de conduction des films.Pour
l’instant,
nous avons utilisé comme filmphotoconducteur
du a-Si : H dit« intrinsèque ».
Enfait,
ce matériau est detype
« n » à cause des défauts résiduels liés à la structureamorphe.
Laphotocon-
ductivité mesurée est 3 x
10- 6 (03A9.cm)-1.
Unléger dopage
« p »permettra
d’accroître la résistivité etl’énergie
d’activation. Lafigure
11 montre laréponse photovoltaïque
de tels matériaux suivant les conditions depréparation.
6. Conclusion.
Nous avons
présenté quelques
résultats relatifs à l’élaboration de ciblesphotosensibles
pour tube deprise
de vue. Lespossibilités
offertes parl’emploi
dusilicium
amorphe
ne se limitent pas à cetteapplication
car il
paraît possible
de réaliser des rétines solides à hautedéfinition,
en associant ce matériau à dessystèmes
actifsd’adressage préparés
par les mêmestechniques.
Fig. 10.
- Caractéristique
I(v) d’une structure à couche bloquante.[I(v)
curve of ablocking layer structure.]
Fig. 11. - Réponse
photovoltaïque
de films préparés parpulvérisation
et décharge plasma en fonction de la lon- gueur d’onde.[Photovoltaic response of
sputtered
and glowdischarge
films vs. wavelength.]
t--
Remerciements.
Nous remercions MM. Bianchin et
Matraire,
duC.N.R.S., qui
ontpermis
la construction des appa-reillages
depréparation,
ainsi que MM. Ploix etScharager
de laThomson-D.T.E.,
avecqui
nouscollaborons étroitement dans ces recherches.
58
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