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Submitted on 1 Jan 1952
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Modulation de la conductance d’un semi-conducteur par
un champ électrique
P. Aigrain, J. Lagrenaudie, G. Liandrat
To cite this version:
FIGURES DE CROISSANCE DU SULFURE DE CADMIUM DE
SYNTHÈSE
Par Mme A. R.
WEILL,
Ingénieur contractuel
des Constructions et armes navales.
LE JOURNAL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM. TOME
1:1,
NOVEMBREUI;)~,
PAGE ÎÙ17.L’examen des
figures
de croissance du sulfure decadmium,
préparé
par voiesynthétique
au Labora-toire dePhysique
du Professeur Léauté àl’École
Polytechnique
nous a amené à faire desrapproche-ments entre la
morphologie
de ces cristaux et ceuxde
beryllium
ou de titanepréparés
par voieélectro-lytique.
En
effet,
si nous examinons aumicroscope
parFig.
i. -Plaquette hexagonale
de sulfure de cadmium portant des pyramides
tronquées
à six pans ( X ~
io80).
réflexion sous de3
grossissements
de 5oo à 1000 oui5oo,
soit les facesplanes
hexagonales
des cris-tauxagglomérés,
soit lesplaquettes
de même formedéposées
sur lespaillettes,
ilapparaît
toujours
une ouplusieurs pyramides
à six pans terminées par unplateau
hexagonal
( fig.
i).
On trouveégalement
parmi
les cristaux desynthèse
délongues
aiguilles
à six pans,parfois
perpendiculaires
aux tabletteshexagonales.
Pour tenter
d’expliquer
ces formescristallines,
on ne
peut
manquer depenser
au processus de crois-sance fondé sur le rôle des dislocations enhélice,
dont
Burton,
Cabrera et Frank ont donné l’étudequantitative
[11.
Même si nous n’avons pas réussi
jusqu’ici
à faireapparaître
laspirale
élémentaire,
lesrapprochements
qui
s’imposent
suffisent à montrerl’application
de cette théorie au casqui
nous occupe.En
effet,
d’unepart Jaeger
[2]
obtient parélectro-lyse
de chlorures fondus une série de cristaux deberyllium
dont lesaspects :
plaquettes
hexagonales,
aiguilles plus
ou moinspyramidales
à six pans,pavés
defigures hexagonales,
sont en bien despoints
identiques
ouanalogues
aux cristaux de sulfure de cadmium obtenus par réaction à hautetempérature
des vapeurs de soufre et de cadmium.D’autre
part,
les travaux deSteinberg [3]
sur le titaneélectrolytique
montrent non seulement desfigures
de croissancehexagonales
tout à fait compa-rables auxprécédentes,
mais encore desspirales
élémentaires au centre de celles-ci : leur enroule-mentcaractéristique
prouve l’intervention du méca-nisme de Frank dans le processus de croissance. Ledépart
de laspirale apparaît
dans cesfigures
hexagonales
comme celui que nous avons observé dans lesplaquettes triangulaires
de l’alumine[4].
La théorie deBurton,
Cabrera et Frank adéjà
faitl’objet
de très nombreuses confirmations[5], [6], [7], [8]
par des méthodes variées et à différenteséchelles,
on voit ici un
exemple
saisissant de laparenté
entre la croissanceménagée
de cristauxmétalliques
et celle de cristauxhomopolaires
obtenus dans des conditions bien différentes.[1]
BURTON K., CABRERA N. et FRANK F. C. -Trans. Roy. Soc. A., 243, ~99.
[2]
JAEGER G. - ;~. IVIetallkuiide,19’50, 41, ’)43.
[3]
STEINBERG. 2013 Nature(sous presse).
[4]
iiiEiLL A. R. - C. 1?. Acad. Sc., rg5.~, 235,[5]
FRANK F. C. -- Phil. Mag.,1952,
Suppl. 1, QI.[6]
VERMA A. R. Phil. 1Bilang., 1 g5?, 43, ~[7]
AMELINCK S. -- C;. R. Acad. Sc.,1952, 234, Pliil.
Maag., 93 ), 43, 5~) ’.
[81
FORTY A. J. -- Phil.Mag.,
1902,
43,Manuscrit reçu 1 c fi septembre
1 0J ).
MODULATION DE LA CONDUCTANCE
D’UN SEMI-CONDUCTEUR PAR UN CHAMP
ÉLECTRIQUE
Par P.AIGRAIN,
J. LAGRENAUDIEet G.
LIANDRAT,
Laboratoire de
Physique
E. N. S.En
1935,
l’un d’entre nous[1]
avaitprévu
que la conductance d’une mince couche semi-conductricepouvait
être modulée par unchamp électrique
normal à la surface. Eneffet,
lacharge électrique
induite à la surface du semi-conducteur estdue,
soit à uneaugmentation,
soit à une diminution du nombre deporteurs
libres auvoisinage
de lasurface,
selon lesigne
de lacharge
de cesporteurs
(-
pour des588
électrons,
+ pour des trouspositifs)
et celui de lacharge
induite.En
Schockley [21
a retrouvé cet effetthéori-quement
etexpérimentalement
sur des couches mincesévaporées
degermanium :
ce sont ces mesuresqui
ontpermis
de vérifier l’existence d’états de surface danslesquels
s’accumule unepartie
de lacharge
induite. Ilapparaît
donc que cet effet estdes
plus
utile comme moyen d’études dessemi-conducteurs,
engénéral,
et de leurspropriétés
desurface,
enparticulier.
Cependant,
il est assez difficile à mesurerquanti-tativement,
surtout si la couche n’est pas très mince : or, les couches mincesévaporées
sont souvent malcristallisées,
cequi
retire aux mesures unegrande
partie
de leur intérêt.Nous avons donc étudié une méthode de mesure de cet « effet de
champ » qui
permet
de mesurer des modulations de conductance très faibles. Leprin-cipe
en est donné par lafigure
~. Lespécimen
est parcouru par un courant alternatif et lechamp
perpendiculaire
à la surface est aussialternatif,
de mêmefréquence.
Du fait de l’effet dechamp,
la conductance est une fonction linéaire duchamp
’
Le courant
qui
traverse lespécimen
possède
donc unecomposante
continued’ampli-tude -
que l’on mesureindépendamment
de
So qui peut
êtregrand.
Cette méthode a été
appliquée
avec succès à lamesure de l’effet de
champ
sur des couches minces de tellureévaporées
sur dumica,
lechamp
étantappliqué
à travers le mica. La mobilitéapparente
desporteurs
en surface atteint dans ce casjus-qu’à
20(soit
cinq
foisplus
que pour legermanium évaporé),
mais la méthodepermet
d’appré-cier des mobilités
apparentes
qoo foisplus
faibles. Unprochain
article donnera des détails sur de nombreuses mesures effectuées au Laboratoire dePhysique
E. N. S.Manuscrit reçu le 3 septembre 1952. [1] Li.xxDR,xT G. - Conférences au
Collège
de France,[2]
SCHOCKLEY. - Vofr, par exemple, Electrons and Holesin Semi-conductors. Van Nostrand, 1951, p. 30.
REMPLISSAGES
HYDROGÈNE-MÉTHYLAL
POUR COMPTEURS DE
GEIGER-MÜLLER
A CATHODES EXTERNES Par Daniel
BLANC,
Laboratoire de
Physique
atomique et moléculaire duCollège
de France.Les
compteurs
à cathodes externes dutype
Maze[1]
sontbeaucoup plus
faciles àfabriquer
que ceux à cathodes internesmétalliques
lorsqu’on
y introduit del’hydrogène, l’adsorption
n’étantplus
gênante.
Sur de telscompte,irs,
lB1M. M. Grenon et R. Viallard ontessayé
desmélanges hydrogène-argon-alcool [2].
Indépendamment
de cesauteurs,
nous avons étudié desremplissages
hydrogène-méthylal,
cet acétalétant
unproduit beaucoup plus
facile àpurifier
que l’alcool.Les
compteurs
sont construits sur letype
MacSchéma des compteurs utilisés.
Knight
et R. L. Chassonf3],
avec unesimplification
consistant en la
suppression
du ressort à l’extré-mité du filaxial,
dont la tension est obtenue parétirage
du verre.Nous avons utilisé un
procédé déjà
décrit[41
pour définir avecprécision
lalongueur
efficace de lacathode.
Sur
chaque compteur
sontdisposées
deux sectionscylindriques graphitées
delongueurs
différentes,
permettant
de vérifier laproportionnalité
entre lalongueur
efflcace et le fond dû aux rayonscosmiques.
L’hydrogène
n’avaitété,
jusqu’ici,
introduit quesous des
pressions
relativement faibles(quelques
centimètres).
Nous avons constaté que lesplateaux
restent- excellents pour unepression d’hydrogène
de ~ 5 cm de mercure,
particularité
intéressante pour ledosage
d’échantillonsd’hydrogène
radioactif. Unmélange
de 2 5 cm de mercured’hydrogène
et fi cm de mercure deméthylal (compteur :
dia-mètre= ~,8
cm,longueur
efflcace = 20cm)
donneun
plateau
long
de 400V,
avec unepente
de3,75
pour I oo, pour 10oV,
et un seuil de 2 00o V.1,’effi--cacité
comparée
à celle d’unremplissage
classique
( 1 3
cmd’argon, 4
cm deméthylal)
est deo,88.
Quelle
que soit lapression d’hydrogène,
la diminution d’efficacité reste faible. Laréponse
à une source radioactive est excellente. Dans la zone detempé-ratures où nous les avons utilisés
(15 à (o° C),
lescompteurs
restent excellents.De
façon
à assurer des résultatscomparables,
nous avons introduit
progressivement
l’hydrogène
dans lescompteurs précédemment
remplis
deméthylal.
Malgré
l’inconvénient inévitable de seuilsélevés,
les