17' ANN~E
L'EDUCATEUR
Revue pédagogique bi -mensuelle
de la Coopérative de l'Enseignement Laïc
Abonnement. acompte provisoire: 50
Er.
Abonnement à Enfanlind' (mensuel) : 40 fr.
c.e.
Marseille '15.03 (Coop, Eflseignement Laïc. Vence)Services commel'ciaux de la C.E.L., 32, Boulevai'd de Montmorency, DEUIL (S.-ct-O.)
Assemblée Générale de la Coopétative de l'Enseignement Laïc
La première assemblé,e
gé~éralede la Coopérative de l'Enseignement Laïc qui se tiendrll après notre dernier Congrès de Grenoble: Pâques 1939, aura lieu à Deuil (Seine-et-Oise), le dimanche
"lllJecembre 1945, à 9 heures 30, salle du Patronage
Laïque.
L'Administrateur délégué:BERTOlX,
St-Gérand-de-Vaux (Allier)_
La veille, aura lieu, 94, rue de l'Université, à Paris, une nférence de Freinet avec démonstrations pratiques de Coutard.
1
Pour l'hébergement, chambres à Paris, se mettre en relations 'e secrétaire départemental dt! Syndicat National ou avec la
ission d'organisation du ConlÎrès du S.N., à Paris.
Le repas de midi du diman,he 30 décembre sera pris en commun à Deuil même.
DANS CE Nt:lMli:RO :
C. FREINET: L'Ecl'jtUI'C Script. La (1'3m1e pitié des Ecoles sinistrées.
SPANOGHE: Le programme Decroly ~t les OOl)uls10n5 de l'cnfant.
Notre vie coopél'atîve: Filiales - Tournées pédagogiques (COQBLIN), CARMILLET: Echanges interscolaire~1
BENOIT et PLAN: Clichés en métal,
C, BULLY: Comment je travaille duos ma classe enfantine, CASSY: Ecoles de villes.
CHARBONNIER: La. Pédagogie nO!.lvelle dans les C. C.
Réponses aux questions: (LENTAIGJl.TE et FREINET).
Documentation internationale: En SÛisse.
Livres
et
Revues.4 fiches encar~ées.
Nous pl'ions nos lectew's qui ne désil'ent pas s'abonner ~ L'EDUCATEUR de nous l'en- voyer ce N0, faute de quoi nous les conshlél'erons comme abonnés ttnus aux vCl'Sements
réguliers que nous pl'écisel'Ons,
15 Novembre 1945
EDITIONS DE
i.'
IMPRIMERIEA
L'EcOLE
VENCE
(A.-M.)
c.c.
Marseille 115.0)•
L'EDUCATEUR
Réorganisation administrative de la Coopérative
On se
souvientquc, dans notre premier N° de l'Educateur paru après la libération,
nousavions publié UDe carte l'eçue de notre
camaradeBertoix, alors prisonnier en Alle- magne.
Bertoix nous faisait connaître le résultat des réflexions et des rccherches des nom- breux camarades qui, dans les camps, ava.ient pu méditer
SUl'les avantages €I· e nos techni- ques et SUl' la nécessité de pel'rnettl'c, après la guerre, un essor décisif de nos réalisa-
tions.Nos camal'ades lll'Oposa.ient dopc de dé-
charger Freinetdc tout le travail adminis- tratif
etpour ainsi dire
commercialde la
C.E.L., qui devait êtretransporté dans un lieu plus central qUe Vence:
Frcinet·
conscrveraitnaturellcment toute la direction péllagogique €le l'entreprise.
Ce vœu est aujoul'll'hui
-du moins par- tiellement - réalisé,
Désormais, tous les
scrvicesadministratifs
dela C.E.L. sont installés à Deuil
(S.et 0,), à 10 Itm.de Paris, sous la direction de nos
camarades A,et
Y.pagès, dûmcnt délégués dans cette tâçhe pal' le C. A. (le la Coopé-
rative.COOPERATIVE
DE L'ENSEIGNEMENT LAIC
Sodé té anonyme
coopéra/ioe à capital et personnel oariables Siège social: Saint-Gérand-de-Vaux (AlJ.ier) Buts: acquisition, édition, Fabrication et ré- partition de tout matériel favorisant la mise en pratique des méthodes modernes d'éducation,
Emission èle 2,000 titres d'emprunt de 500
Er.
l'un rapportant
6 %
l'an, remboursables en vingt ans par voie de tirage au sort, annuelle- ment et au dernier jour de l'assemblée géné- rale de Pâques, cent titres seront remboursés au pair.Ces titres d'emprunt ne donneront aucun droit
à
la répartition annuelle des plus-values, ni ft.l'administration de la Société.
Emprunt ouvel't du 15 décembre 1945 au 15 février 1946,
Souscriptions reçUes par M. Mayet, institu- teur ft Montluçon (Allier), Compte courant pos- taI : 255·52, Clermont-Ferrand.
COMMUNICATIONS Groupe d'Educ. Nouv. de la Côte d'Or
Le Groupe compte quatre.vingt membre.s, Notre prochaine grande réunion de, traoail au- -ra lieu début janoÎer,
Malgré deux demandes. certains adhérents n'ont pas rendu le.s liores empruntés. Les adres- ser, de suite. à Mlle Agnelot, 6 bis, rue Che_
lier de la Barre, à Dijon.
C'est
à cettenouvelle adresse que doivcnt être adressées désormais toutes les lettres d'affail'es: demandes
,del'enseignements,
commandesdivel'ses, que ce soit pour Je cinéma, les disques, la radio ou l'imprime1'le et les
éditions.Vencc ne possède plus {le comptabilité et
sera.obligé dc Cah'c suivl'e
àPagès toutes lcs tlcmandes commerciales qu'il l'cc.cVl'a.
D'où pel'te de temps ct dépenses inutiles, Pal' contrc, tout oe qui concerne la péda.- gogie, nos périodiques,
les éditions divel'ses, chaquefois
ensomme qu'jJ ne s'agit pas d'acheter
et(le vendre. adressez-vous à.
Freinet, ft.
Vence. qui a eté habilité pal' le
C,A, }lOUr dirigcI' ce l'a yon pédagogique.
Nous demandons
ànos camarades de tenir
comptede
ccsobservations, Ils faciliteront la bonne marche {le la C,E,L
,qui, ainsi, sous
cettedouble direction
éprouvée,pédagogi- que
et adminish'ative,sera en mesurc de répondre à la dcmande multiple et complexe de la grande masse du personnel qui recoo- naît en notre mouvement l'œuvre exclusive d'instituteurs organisés coopérativement pour le
service exclusifdes éducateul''S
ctde l'école.
Abonnez-vous
à L'EDUCATEUR
et à ENFANTINES
Franchement. pensez-vous trouver ailleurs une revue aussi copieuse que notre Educateur teT qu'il est maintenant réalisé) Et une revue qui vous apporte autant de documents éminemment utiles à qui veut organiser une classe vivante, une classe de travail efficient) Une revue qui fait enfin passer dans la pratique quotidienne les rèves des grands éducateurs et des plus émi- nents psychologues) Une revue qui vous per- mettra de vous conformer aux plus récentes ir,stluctions officieBes } Une revue enfin qui est un organe de travail coopératif et qui vous appartient}
Et où pensez-vous trouver des lectures plus passionnantes et plus éduGiltÎves que dans notre collection Enfantines, unique dans la littérature nlondiale }
Alors, abonnez-vous immédiatemntet. ~inon lë service vous sera interrompu dès le prochain numéro,
Faites des abonnés autour de vous.
Plus nous serona nOQ'lbreux, plus nous aurons de possibilités pédagogiq~e8 et techniques pOul' vous satisfaire,
ANNONCE
NARDICRAPHE semi.automatique. état neuf, à vendre 2,500 fr. Ecrire à Barboteu. directeur Ecole de garçons de Lagrasse (Aude). .
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l/écrdu,re scrLpt rermet à
l'enfartt d'obterùr pilAs vite
un. texte LfSi ble
L'écriture Script
L'aclministrntion française se remue. Elle
reCOllllllUndt' maintenant /'Ecrilu,c Script. Les institulellr~ s'ngitent el questionnent. Notre .. mi Pnul Rivel (Oyonnax) nOLIS écrit:
« Ne crois-lu pas qu'en raison de l'official1-
~illion de ln ScrÏ/Jt. Il l'Educateur " pourrait re- prendre et détailler la question] De loutcs fa- çons, peux-lu m'adresser RI! moins copie d'un fI!phabet Script]»
j'ai vu naître la Script; J al sUivi les campa- gnes que ion introduction dans les écoles. et surtout d'abord dans les éco!cs nouvelles. il
suscitées en trnoce et à l'élranger, Je n'ni pas sous la main les documents auxquels j'aurais voulu me rMérer (nous n'avons pas encore ré- or:"<misé notre bibliothèque malmenée par la police et l'occupation), mais je puis expliquer d~ quoi il s'Hgît en donnant ensuite mon point de vue motivé .et mes conseils !!llr la pratique du ~cripl.
A ma connuissauce, il n'y avait en France
"''''anl-guerre qu'un seul livre sur l'écriture
"cript ; c'était celui de M, Poignon, édité sauf erreur par la NoutJclle Education qui avait mc- né une campagne opiniâtre pour J'adoption l't J'usage de cette forme nouvelle d'écriture,
Il y a eu plu8 tard en Suisse tout un livre de Dottrens sur l'Ecriture, ses formes, ses tech- niques, ses outils, Nous reviendrons sur la question et nOU8 tâcherons d'indiquer à nos lecteurs comment ils pourraient se procurer ces dcux livres si la chose est encore possible.
Si l'on considère
1 :
écriture 80US sa forme analytique, c'ell-B-dire strictement composée de lettres qui onl une forme séparée et indépen- dante, il ne rait pas de doute que J'écriture ordinaire, dite anglaise, n'est ni rationnelle ni facile et que l'enfant y tâtonne très longtemps avant d'obtenir des résultats satishtisants, On{l constaté d'autre part que l'enfant, à ses dé- buts, aime au contraire calligraphier le carac- tère imprimé, ou plutôt le caractère mflchine fi écrire, et qu'il y réussit bien plu, rapidement.
On li. donc laissé le8 enfants reproduire les caractères de machine à écrire ct on a eu le IJcript (j'ignore qui lui ft donnê ce nom et pour- quoi),
Reg;:Hdez cell cnrnclt-res de machine ft écri- re, Il!! dérive!!t, ft peu près toU!! de deux signes essentiels le rond ct le trait droit (le demi- rond dans le c ; le demi-rond avec un trait dan!> le e ; deux demi-ronds dalla le 1), C'est incontestablement Aimple, pratique et esthéti- qne,
Nous donnons q.eellious l'alphabet script ain- si constitué et Uil spécimen d'écriture en script, Pincé en face de ces deux seuls éléments ; le rond et le trait, le' petit enfant parvient très vite à copier un toxte lisible. Naturellement, il n'est plus question dAns l'affaire de pleins ou de déliés, cette subtil~té centenaire de la calli~
graphie traditionMlle, Au siècle du stylo on écrit, dès la maternelle; soit avec le pinceau, soit avec la plume à bout mousse (dont noua reparlerons),
Si nouli ajoutona que cotte similitude entre script, écritme dactylographiée et imprimée supprime un dualisme d'expression qui ri ...
qUfJ de nuire llUX conditions Plychiquea de no- tre enlt'Jilln~ment, on concluent que l'écriture sCllpl nt! presente que des l\vanlage~ et que son adoption s'impose. '
Et pourtant, tel·le n'est pas notre conclusion,
t:.
Noua avons dit en débutant: «Si l'on consi- dère l'écriture sous sa forme analytique ,"
Tel n'est pas justement noire cas, Nous avons repou8sé en lecture la pratique analytique pour faire appel au maximum au globalisme qui tend à bouleverser radicalement n08 conception8 pe.
dagogiques, Penonnellement, me référant ssnll cell86 à J'enseignement maternel, je noterai seu~
J"6ment que la maman ne ae préoccupe jamais de savoir comment l'enfant prononce 0, ou, p ou 'l' Ce sont là des aona qui n'ont aucune vie individuelle lnlérl'lsaante, mais qui font partÎe d'un tout qui, lui seul, possède dynamisme et portée fonctionnelle. El h\ maman réussit à
100 %
pourrnit-on dire, El noui n'avons pas souvent d'exemplt!1 d'éducateurs qui réuasÎsllent ft corriger Ica défauts de langage ou d'écriture en attirant J'attention des intére .. és lur la for-me des lions et des lettres, et en prévoYfmt même de savants exercices correctifs.
La
vie seule crlscigne et corrille,50
L'EDUCATEURL'ë'ns l'écriture, comme pour la lecture, nous considérons donc toujours le texte tout entier, ou tout au moin"! la phrase et IF' Mot qui ont une physionomie spéciale qui leur vaut leur sen .. spécifique C'est cc-mme R; nOUI: voulions enseigner Il : enfant à. distinguer Pierre de Paul en attirant son attention sur la forme diF- férente du nez et de la bouche. L'enfant voit J'ensemble et ne risque pas de confondre les deux personnages,
De ce point de vue alors, on le comprendra facilement, l'écriture! script apparaît comme une
Les résultats ne valent pas ceux qu'mitaient pu donner le script si l'on considère la fidélité de copie des éléments, Mais si l'on considère le dessin d'ensemble, intégré d'ailleurs à. notre techn ique permanente de dessin libre, on com- prendra qu'il n'y ft pl-us là. dissociation mais harmonie, et qu'il se produit dans ce domaine, comme pour le langage, comme pour l'expres- sion écrite selon nos méthodes, une montée ré- gulière et vivante, et slÎre, du balbutiement ini- tiai jusqu'à la perfection adulte,
Nous montrerons sous peu par l'édition de notre étude :
Du
langage à l'écriture, comment une enfant est parvenue ainsi, selon le proces- aus naturel, du coup de crayon informe, jusqu'à.récriture parfaite en passant par toates les éta- pes du tâtonnement, mais cela d'une façon vi- vante, dépouillée è. jamais de toute scolastique.
Or, pour une telle méthode, le script sera une gêne, parce qu'en script on dessine la let- tre, on ne dessine plus le mot ; on auire l'at- tcntion sur la lettre, et la réalité vivante du mot et de la phrase passent au second plan. On comprendra dans ces conditions que nous hé- sitions à nous engager dans cette nouvelle et fvllacieuse galère scolastique,
Ce que nou» disons là ne signifie certes pas que nous restions les servants fidè-les des chi.
noiseries calligraphiques techniquement dépas- sées. Nous ne ressusciterons pas les pleins et les déliés nés de la pl'Ume d'oie ou de la plume souple qui lui a succédé. Le pinceau et la plu- me mousse seront les premiers outils, et demain le stylo. Nous ne chicanerons pas ' parce que l'enfant tournera son a ou 60n a de telle ou telle façon. Nous devrions même étudier une forme nouvelle d'écriture anglaise <\dnp~ée il nos outils actuels, dans laquelle nous procède- rions è. une certaine adaptlltio:l des Jellres mais 0'\ ces lettres seraient liées, de telle sorte qu'on puisse écrire tout un mot sans- lever la plume.
Car c'est là en définitive le principal grief que nous faisons au script. Les éléments du mot sont seulement juxtaposés et cette juxtaro.
erreur pédagogique qui consacre et sert les vieilles formes <ll1o.lytique:c; d'enseignement.
Dans notre technique d'ailleurs, nou~ recom- m~ndons de laisser de bonne heure J'enfant dessiner le texte que nous avons écrit élU la- bleau en écriture ordinaire. tl le dessine glo- balement, de façon imparfaite au début. puis il parvient très vite à une copie parfaite de l'ensemble.
Voici quelques ligne::. écrites par un enfant qui, Il y fi qUf'lques moi~, ne savait pos même dessiner un 0 :
silion. apparemment pratique dans les exercice~
préliminaires, s'avère bien vile comme une tare puisqu'elle ne permet pas le dessin rapide du mot qui, seul, importe.
Dan~ la pratique d'~illeurs, et dès qll 'il veut aller vite - et les adultes vont toujours vite qt1and ils écrivent - l'enfant 'sera bien obl·jgé de li~r artificiellement ses lettres, parce quP.
juxtaposition et vitesse sont antinomyques. Re- gardez l'écriture des adultes écrivio'.nt vite et qui ont appris à écrire en script. Leur cnlligraphie est bien moins lisible que s'ils écrivaient en anglaise parce que le dessin n'est plus recon- naissable. Ils ont lié leurs lettres arbitrairement:
ils ont cessé d'écrire en script.
Il y a aussi une autre considération pour ainsi dire psychique que nous inscrivons au passif da script. L'habitude de dessiner des mots et des phrases d'un même tmit de plume tend à donner à la pensée et à l"expre<lsioll continuité et décision. L'habitude contruire, selon le selipt, morcelle les personnalités, coupe l'élan, tend à rendre tâtillon, à négliger Fensemble pour sn· crifier à. la forme. Les graphologues pourraient à ce sujet apporter leur témoignage décisif.
En conclusion : conservons notre bonne écri- ture traditionnelle qui permet le dessin synthé- tique, expression originale et personnelle de'1 pensées, des tendances. qui s'inscrivent myi'ltê- rieuse ment dans l'extrême souplesse des mots ct des phrases. Adaptons seulement cette écri- ture aux techniques contelnporaines pa.r un aménagement
de
la forme des lettres et des systèmes de liai~on des JeUres entre elles. Orien- tons-nOliS vers un genre de script lié. intermé- diairp. entre la machine à écrire et l'anglaise;supprimons avec nudnce tout ce qui n'est pl liS que formilli~me désuet. cléons une nouvelle esthétique, sobre de lignes. mais qui ne contra- rie pas. le besoin que 7,ous avons de traduÎre dans une écriture personnelle ce que nous por- tons en nous de meil·leur et de plus dynamiqlle.
Voici quels pourraient être selon nous les élé·
,,' EDUCATEUR
St
n',e"lts, éCrits ~ lil plume mOUSbC ou au :.tylo, de la nOliv~lIe écritUie françilise.
N·-Jtl:i sunprimerons t'1t::tlement le!! maju!;cules t:?di~·"'IlI'II(><;. bC':lucO\:p trop emberlificotées.
p: cfll,le lt';pli::utioll ~i diJficill~. NOlis 1(>8 remplol- cerons l'OlT des cUDit:.les imprimées:
ABC D E F, ctc.
Pour les outres leuree de l'alphabet, nous éttl- d''''rofls 1~'1 fornws spontanées de récriture des d-:buIU!TI~ ct le'I !Olllles d,Zfinitivc:; ildoptéci d~ns 1'1 pratique fJar ceux qui écrivent bcuucoup.
C'est en nOIlS basant sur ces deux éléments, au dkp-nl ~L à ['arrivée, que nOU3 pourrons mieux dé~i"ir la forme souhaitable de noire écritUic f rançl:li!Jc
A nos camarades de dire leur mot pour 1 r~cherchf' et ln fixation de Cette nouvelle écri- tllre fmnç.aise modernisée maiS liée.
C. FrŒINET.
La grande pitié des écoles sinistrées
Les lois de rhumnnité commandaient naguèr,·
CJu·en cns de naufrage, on évacuât d'abord les enfilats. et ensuite les femmes.
Notre enfance, nctrl! jeunesse viennent de su- b;~ II! plus tragique et le plus débilit<lnt de3 naufrages. Que dis-;e ?. Ils sont encore là.
<t'I bord du gouffre, d~semparés phy .. iolo~iCJuc
ment, moralement, scolairement.
A-t-on pensé, penl'c-t-on à ellX, en priorité, comme il se devrait
Hélas!
Il y n des souliers au marché /lùir pour Ic~ trafiqmmts et les proriteurs, mais les go,,<:es du
!pup!e eontinuenl à tminer 1f".Hs RGloche:; écu- Ié.es et sans lacets. qui meurtrissent leurs pau- vres pieds sans chaussettes.
II y a du papier en qua:ltité pour imprimer ce flux sans ce"se crois!>ant df" rf"vue" illl,!strées.
abêtissantes ct vides. Mais 011 n·en tWt!vt" pil'l pOlir no'! enfants qui ~ont snns livre;; et snn'!
ct·hiers.
Dépuis plus d·un Mi, la Nmmand;r ('!;t libé- ré<! ; depuis près d\111 <ln, le NOId. l'Ouest ct l'Alsace sont déharr'i\!(sés des Allemands. tv1ri·
on a oublié II'!' loi~ de l'humanit~ le~ érolc,;
sont encore déb'\brécs, sans vitres, sOIns hil:~O.
sans matériel.
Alors on nou!'! appelle à l'aide.
Certes, nous saurons encore une fois fair~
nolre devoir. Mais ce n'est certe') pas I\"U~, m?-- me .wec notre me;lIcme volonté. qt,i allons ·re· CO"lstrl.!ire ou méubler les écoles. Nous pou\·on~
par contre alerter les pouvoirs publics et ropi- n;."Jn en révélant toul ce que cette lamentahle '1;lu"tion il d'inhumain, d'illogiqué el de scan- cbltlux.
1\ faut que quelque chose soit fait immédia- ILm~nt. Arin de nous permettre d'aiguillonner utilement les service!! inté-ressés, nous deman- dons l\ n08 c:!pl";gué$ des dépnrlcments sinistrés de plOcéder immédi<ltemenl, dans leur dppnrte- l!oent. en flcco'rd si possible avec leur syndicat, à l'enquête suivante:
- Nombr,! d'êr'f'1('4 toi Ille ment sinistrées:.
Nombre de c1,I'\!tt:s; . . . . PoplllatjolL scolaire: ...
- Etat :.!.f'!uel dt: l'école dans les villages si- nistré~ : ... ' .. , ..
- Nombre d·c!colcs dont les locaux n·ont pas sourrert mais dont !e~ tables, les billlCS, le ma·
tirid scolaire ont été rendus inutilisables:.
Envorer d·urgence les réponses à Freinet.
Pour ce qui nous concerne. et sans attendre le résultat de cette enquête et des démarches qu'elle permettra, nOliS ferons deux choses:
10 Nous accorderons une remise de 30
%
sur ID n""t';riel ct de50
0:. sur les éditions aux éco- 1~6 si!listrécs. Nous posons seulement comme ccndit;ono> de faire passer les commandes par nolre délégué départemental qui certifiera. et caractérisera la qUAlit'; de sinietré ;20 Nous appelons l'échange interscolaire. ~ L,ide des écoles sinislrées.
Que toute~ les écoles sinistrées se fassent comwître, que nos délégués départementaux :e"lpres~ent de nous rournir des lisles en don- mmt Inutes indicgltions sur lé degré des clas- ses cl le nùmbre d'élèves.
Nous adjoindrons lIne ou plusieurs de ces écoles sini~tréell fi chacune de nos équipes d,.
f"orresoondances. Nous savons qu·ellcs y seront
&idc(""s au maximum, materiellement, moml,!- ment et p~d~,gogiqllcment.
Nous étudierons prochainement rorientation dO~lt nos architectes devraient l'ïnspirer pour
·Id re~onslructioll et l'nmeuhlemellt de ces écoles si,~i<;tTf~f"". -
C. F.
Une initiative à imiter
Notre cam1)rdc FfiIITY. de Noailhac (Tarn).
nous écrit
« J'ai {ail ocloplcr. il y li un lin, par mc.:'!
élèves, une école sini.:'!Iréc de la Mancl!e. J'ai pensé que cc/te année, à l'occasion de Noël.
nous pourrion.:'! leur offrir quelques liures, et mon cltoix se porle SUI' la collection Enfantines.»
Nous pensons que cet exemple serait à 1 -.,i·
ter, et que le soutien des écoles sinistrée!' S~
traduira chez nous par une aide effective im·
môdinte.
52
L'BoUCATEURle ~ro~ramme ~[[H~lï et le~ im~uUion~ ~e renIant
Nous aVons promis de ,Huer nos réalis,!lions '.lor rapparl au mouLlemenl Decroly donl nous prétendons Sire les vÎOantlJ conl/nualcurs. Nou.
vou/onll prévenir la fixation d'u1!c scolastique Decroly qui déshonorerait la mémoire si oivan/e
d!J
maître. Nous dirons notre mot, mais nous C'f:clle/llcronll ici awui les suggestions, les obser-IJol;o/1lt, les lioulclI des camarades qui auraient
tendance il lJ'en~nRer {j fond dans la jau/JlJc myf.lique Decroly.
NOIiI 1111 Il'wrinfl!'; mieux innu(i(urer celle ru- 111iquc (IU'en publiant l'e:l:cclfen/e
étude
IJarue fi ce :l:Jjcl dml$ noire reVue sœurEducation Po-
11.Idnirc (L'Imprimerie à l'Ecole et ICi fccltn~lJl'e. d'Education Populaire) publiée en Be/g'-
(jUC par nos amili Mawel. Spanoghe est un des hons collaborateurs du mouvement belge de l'Imprimerie' d l'Ecole et nos ancien. lecteurs
110 souviennen! certainement des article. que L 'Educateur Prolétarien a déjà publié. sous sa .ignahfre.
Notre but n'est point de dénigrer tant soit
f)CU la I)raie
méthode
Decroly, telleque l'avait
imaginée le Ma1tre, maisde
puiser dans ses in- novation. gdniale.le.
londemenfa m8me.de
l'Ecole par la I)io, pour la vic, que nous nous appliquons à réaU.er. - C. F.Le Mlnlst.re de l'Instruction Publique vient ct
esquisserles lignes directrices
deson pro- jet, de réforme de l'enseignement. Au stade primaire, Il a
annoncéque
le Plan d'Etudes,qui. dans son
enscmble.a fait ses preuves,
serautilement
amendépar
l'introductiond
'un espritplLls
POllB8éde synthèse et de
systémntlRation.Certains indices nous per- metlent de
supposerque clela revient à dire qu'Il cst question d'appliquer
lepro-
gramme Decroly àl'écol"e primaire.
Le
P
ian d Eludes envisagé en tant queprogramme, n'avait pas l'etenu
lasolution ctccl"ollenne, bien que
l"esprltdecrolien, en
Ccqu'Il
nd'essentiel, clrcuH\.t
iltrnvers toute
la méthode surlaquelle
ilmet l'accent.
L'expél'ience a
démontré que les bâtis-
seurs duPlan
ont agiavec Infiniment de bon 8en:-l, L'enthousiasme qu'ils ont déclen-
chépnrml
lepersonnel enseignant a" montl'é
quïls ontrépond u à une de
sesaspirations
lespilla pl'ofondes: aércr
hl classeen l'OUM vran!
Slll' lnnature et, la vie; favoriser l'aCM Ilvilé COnS
ll'llCtÎve ct .t'expression spontanéede l'enfant en
libél'flntle matt.l'e 'de l'injonc- tion draconienne des progmmmes rigides.
Au momenl dOllC
oùla méthode Decroly a les plus
gl'Hndcschances d'être Introduite ofrtelellement n.
l'écolepopulaire,
ilest utile d'atUrcl' l'att('ntlon des autOl"ités scolaires
et tout spécialementde ceux qui seront ap- pelés
il. l'édl~el' lenouveau
guide, surquel- ques dIfficultés d'application et d'interpré-
tationauxquelles
leprogramme Decroly a donné l1eu.
Le Dl' Decroly cherchant
il expleltJer 1 ...valeur
émotive etdynamique de l'intérêt en même
tempsque l'efficience intellectue1ie résultant ds connaissances associées en fais- ceaux solides, avait imaginé
deconcentrer
lesmatières d'enseignement autour
desbe-
soinsbiologiques et sociau]i:. C'est là
uneconception d'une
vale~lr scientifiqueindénia- ble; cependant.
ellea été étendue à la péda-
gogie sousune forme à
t.elpoint rlgldC, qu'eHc
afailli, malgré la fécondité admira·
ble
· de ses autresaspects, figer
la méthode,dans l'immuabilité d'un
système.En
effet.le
plus
sOllventces différents C. J. sont. im M posés
àl'enfant de l'extérieur à raison d'un besoin par
annéed'études.
Dans'les classes du degré inférieur, les 4 Besoins
sont épuisés successivementau coms d'une mê- me
année scolaire.Cette manière d'aborder les matières du programme dans un ordre
qui, sansdoute, répond
ilmerveille à des
exigences théoriques,est certainement con-
traire aumouvel)1cnt de la vie, puisque nos besoins
s'Imposent ànous sans
ordonnancepréalable, mais dans une
succession qUele
rythme imprévude
lavie détermine. De plus. la biologie
moderne abien mis
enévidence
cette 101fQnctionnelle qul nous
apprendqu'un
organismeagit toùjours dans le sens de
sonplus
grandintérêt.
Il
y
Il.là pOUl' l'école
uneIndication pré-
cieusequi réclame
enfnveur de l'enfant la possibilité d'agir
en conformitéavec
ses as-pirations, ses impulsions et ses intérêts du moment,
Or. il est.inCOJ;;'.testable
que les4 C.
J.D
ecroly imposésde
"l'extérieur
cons- tituent une annf\.turedont le manque de sOUM plesse limite
singulièrementle pouvoir dïni.
tiative de même que
la
libertéd'action de l'éducat.eur
etl'empêche
certainementde
capter àla
source l'Intérêtnaissant,
alorsmême qu'il
constitucun facteur
affectif etdynamique de premier
ordre.LE" vérilable inlél'ët.
estcelui qui résulte d'lm besoin
cffectivement ressenti, lui ~eulpeut. fa ire naître les
émotionsqui
eveillent l'attention. stimulent la curiosité,fixent le
souvenir;lui
seullibère les forces qui pOUR-
sentà
l'nction.Négliger d'exploiter l'intérêt naissant
etdifférer
ainsi systématiquementla
possibilité d'agir RUmoment psychologi-
que, c'est.refouler les
Impulsions spontanéesde
l'enfant. c'est.affaiblir sa curiosité d'es- prit.
étoufTer sapersonnalité naissante. C'est.
s'oppose
l'
à Cequ'il devienne, comme le veut le plan, d'études, une
sourc:c1ailllssHnte.
c'est.
engendrer lentement. niais
sûrementce dont. John Dewey parle
avec tant.de pers- picacite dans « L'école
etl'enfant
»:le va
gabondage mental, le dédoublement del'attention, la désintégration intellectuelle
etmorale du
caractère.Il est
indéniable que presque
oùl'école populaire
s'estréclamée
grammeheraly,
leprogramme a
partout
du pro-noyé eu
L'EDUCATEUR
53
tué l'esprit de la. méthode. Presque toujours l'introduction de
laméthode Decroly a. vu
leprogramme sUbjuguer
lesmnitres.
Ils -ont subi dans
touteleur ampleur ses injonc- tions
tyra.nnlques; ilsn'ont plus agi qu'en fonction de
lui;ils ont.. rompu
lecontact.
avec les réalités concrètes et vivantes du milieu,
oubliéd'associer constamment et étroitement
l'observationdes choses et.
lcs exercices pOUl'les
expl'imer.Ils ont.
finale-ment. cng'cndl'é une nouvelle scolastique, W1 nouvel
cllcyclopédismcverbal où.
lesavoir puisé
fi.même le livre s'est substitué à
}'ac-·tiviLé constl'uctive ct l'expérience person-
nelle de la vie. .
1On
ne P01l1'l'B jamais
assezrépéter que la.
méthode est un foit Infiniment. plus impor- tant, que le programme. Mais
lesécoles à l'édification desquelles
lemaiLre avait pour- tant, pris une part. nctive, ne sont pas tou- jours parvenues à s'affl'Rrrchir de
l'emprisepéll'üiant,e
du programmeaccroché aux
4Bt!soins.
IIy
apeu de temps encore, nous
cumes, fi cet égard.les appréhensions les plus
sérieusespour les chances de propa- gaLion
deln. méthode Decl'Oly, qui de plus s'immobilisait da.ns
lelourd carcan d'une foule de jeux
éducatifs.Au
congrès de stlptembre.
ilnous
asemblé que l'Ecole Decroly cherche elle aussi à se libérer
de larigidité des
4C.
1. etdes Jeux éducatifs,
A
pa.rt. quelques
résidusd'une conception révolue, la tendance
générale.dans
lesde- gres intérieurs surLouL, s'oriente vers le res-
pectdes impulsions spontanées de l'enfant ct vers une compréhension plus
large de l"ex- plorationdu milieu physique et
humain.Il
y a lieu de s'en l'éjouir, cal' ce serait rendre un bien mauvais service à. la
mé- moiredu Dl' Decroly et méconnaître
l'es_prit de
sonœuvre, que de poser ce postulat
quesa mémoire
apporteune fois
poUl'toutes la.
solution auproblème pédagogique.
Le premier devoir de quiconque
se ré-clame des idées decroliennes, c'est de se refuser d'enfermer la méthode dans des prin- cipes rigides,
afinde la soumettre sans cesse a ln. loi du progrèS
et lui garderainsi
uncaractère
toujoursjeune. Le plus dange- reux de
cesprincipes, c'est le
programme.Si
les autoritésestiment que le moment est venu d'Introduire les idées decrolîennes
à l'écoleprimaire,
ilfaut qu'elles aient assez
debon sens pOUl' comprendre que la
néces-sité de cette entreprise
est étrolte,ment
liéed'une part à la libération des maUres
dujoug
desprogrammes
rigides;d'autre part à
ladotation des classes de techniques et d'outils
- etceux de FI'elnet ont
déjàfait leur preuve
- qui consLltucnt lacondition méllll! d
'une l'éallsntionIntégt:ale de
lapell-
séedu Dl' DeCl·oly.
Le
programme concentré autour des 4 Besoins, a
tropdéformé, trop caricatmé,
!,rap
massacré ln méthode pour que nous ne jetions
pas ce crid'alarme. Nous ayons . vu élabol'el' et l'épandre des C. J.
passe-partout, comme si
leC,
J. n'était pasétroi-
tementlié
auxposslb11iés du
mlUeuscolaire et famUial de même qu'aux ressources
dumliieu physique et
humain. Des Instituteurs onttraité,
duranttoute
uneannée,
le centred'intérêt
le blé, Nousavons vu éditel'
deslivres de
lectureglobale è. l'usage
des élèvesde 6 ans comme si
leLcxte ne
devait pas jaillirde
la vie mêmede l'enfant.
desu vie IlJfective (jui, à
cetâge,
représente lelevier
detoute son activité, Nous connais·
sons encore
des dh'ecteu1'8 d'écolequi
Impo_sent à
leurs instituteurs de 1reannée
desLextes
delect,ul"e globale qu'Ils ont
faHpa·
raltl'e
dans lems livres Ily
fi 20 ans.De
telles erreurs ne peuvent
plus se repro·duire.
Pas d'espl'It Decroly lu
Ollle programme prend
lepas
sur laméthode et empèchc la créati(;n d'un mJlleu
éducatifou
laspon- taneite de
l'entantpeut se
donr~erlibre
cours.L'intérêt
est le grand générateurde l'activité et de
lapensée enfantine,
lU.aisl'intérêt vnl1,
utlllséà la
source.canalisé et
fonctionnellementtenu
envie; car imposer
iLl'enfant. l'étude
d'unC. 1..
même deson domaine, mais non déclenché
pal'un de ses aspirations intimes, ce
seraitvicier en-
corel'intérêt à
labase,
Lorsque
M.Buissel'et pal·le d'un esprit
pluspoussé de
synthèsect df'
systêll1f~i.i5n!ion,nous craignons de voir
envnhira
nouveau leciel de l'école des gros nuages que
le Pland'Etudes avait si heureusement qispr.rsés,
Sui-vre J'enfant dans ses manife&ta!'ipQs spon-
tanées, fournit à
l'école l'avantnge
d'exploi-ter avec un
maximum d'effetspn
pevoil"impérieux
d'agir,de s'extérioriser
e~ des'adapter, qui domine en fait tous ses autres besoïns parCe qu'il l'ésulLe d'un proceSsus
decroissance
auquel l'enfantest. tout entier sowuis.
Marcher
aurythme
desimpuh,ioDs <;I.e l'ehfant, c'est satisfaire aux exigences de l'éducation fonctionnelle qui
réclame la mo·tivat.ion
des activités scolaires et dema.ndç.
d'aborder
leiçhoses au moment. où eliC;:i présentent pour lui un mnxlmum d'attrait
. . Une épidémie éclate.C èst une cnlumi.té qui se place d'office dans la
sphère d'intél'êtsde
tous.N'est-ce pns le maillent de
parlerde bact.érles, du microscope. de ln lutte de l'homme contre les microbes
-des
il'andescpldémies au cours de
l'histoire-
de Pas-teur. Cct intérêt peut
s'épuisel' HUbout de Deu de
temps ; Ilpeut aussi
s'amp1if~er,poussé
pnr lestechn\ques modernes
'tellesque la presse, la l'adi6, le cinéma
peut-être -(la vie de Robert Kock)
-qui cOl.lslituent de puissants générateurs dïntérêt.
Un
lichft~rde ctoeliluentation, une biblio- thèque de l-ravall bien
· ora:anisés, peuvent..pousser les
enfants à d
esrecherches per- sonnelles en vue de préparer Une
confêl'encç;« Jenner et la
lutte ·contre la variole ~.«
Lavariole
ausiècle
demier»,
CI:L'Inititut
Pa.&- teur JI. ctLa préparation des vaccfns et
' d~ssérums
li,a:
C.mmentles anirrtaux
neus· 54
L'EDUCATEUR~---~~--- r.idf'nl·jJs dans cette' prêp:ll"~tioll
»,
etc ..Lue seRnce d!'
vnccutatiol1
contrela diph··
lént à l'école
peut
nousamener
àdemRn-
li l'des
rcnsl:!igncments au médecin et R lïnfirmière, àobserver les
instruments : la seringue de PravRz, les précautions apren-
drc pOUl" les désinfecter. L'intérêt présent, ilsera facile d'inculquer aux enfants
les mesuresà
prendrepour
combatt.reln
pro- pagation des maladiescontagieuses.
L'échan- ge du journal scolairedans lequel on parle
de
l'épidémie
peuLinciter des correspon-
dants à demanderdes
délailset
voilà une nouvelleactivité,
pleinement motivée.Comme on le
voit, suivre
l'enfantdans
la manifestationde ses
intérêts spontanésne
peut pasêtre considéré comme (In éparpil-
lement desmaLières à
enseigner. Au con- traire,l'intérêt
capté. estaussitôt canalisé et
transformé en activités éminemmentforma-
tives. Les loisde J'association et de
la.con- centration sont respectécs. On
esLloin de
sCcontenter de l'actualité
el de 1occasionnel où
l'ongoùte
â.toul srll1S
jamais riell ap-pl"Ofondir.
Il faut pouvoir
aclmcLt,re
que : les inté- rêts comme lousles processus naturels
sont soumisau
mouvement de lavie
ilsnais··
sent.. se développent CL
disparaissent pour
faire placeâ d'autres devenus
plus pres- sants.Maintenir
deforce
unC.
I.dont
l'in-térêt s'est
étiolécsl
LIllnon s('n3 qui oblige
l'éducateur fil"pcourir
:l de~ expédients sanseftïcacité.
La rup~ure
d'une
canalisationqui prive
le quartierd'eau
peut amener le C. I.Com- ment
l'homme se proclll'e·-t-il de l'eaupota-
ble? Et voilàmotivées
desexplorations
dans le milieu. On ira observer des puits, mesurer leurprofondeur, voir
fonctionner des I:>OIn- peso visiter unchâteau
d'eau. Cesobser
va- tions,ces
notations,ces
mesures recueillies de première main donneront lieu àune foule
d'activitésconstructives
:un
château d'eau avec tubes de velTe pourcanalisation
des pompes,etc.
Onétudiera.
les loisde
phYSiquequi
ytrouvent leur application.
Les
observations
fourniront des occasionsde
calcul motivé, On pourra demanderdes
l'enseignements à la Compagnie des Eaux.On recherchera comment
l'homme
se pro-cure
l'eaupotable
dans divers milieux. Bar~rages.
captations.
etc.En
histoll'e:
la nais- sance descités en
despoints
situés SUl' desefl''''':
d'eau.
~I~S inondations dans le pays peuvent donR net' à. étudier
comment
l'intelligenceet
le na vail de l'hommeont évité aux
habitantsoe
notre communeles
inconvéniensde
l'inondation. QU'est~ce quiprovoque
l'inon- dation? Lecanal ou
la rivière? Pourquoi?... .: ... 2"rvations: Le canal de dérivation déver- Sllnt le trop
plein de
larivière dans le canal.
Demanderà
l'éc1usi~l' lefonctionne-
mentdu
système,levée
d'unplan,
tracé à l',Û~helle,etc.
Ces
trois
centres extraits RU hasard d'un je .rn'al de classe, montreut;. quel déYelo~pcmcnt
importantp'}L\vent
prendre les inR Uréts spnntatl\,;s. Oa tntnlVen! ...la
curioRSI té d'esprit .(il
Jallait
s'appJ:quel' à exploi- terun C.
1. préalablement nrrêLe,Le grand
levili!l'de
l'accivîté enfantine résidant dans l'e:"lLoitation des impulsions cl; des activités Sllo:lLanées de l'enfant, il faut considérerles besoins
de l'enfant, non commeun
but,mais comme
unmoyen. un insU'ument
à.l'usage
de l'intelligence des maîtl'E~ de lem pou voirde
discernement,qui
leur permet- trade
distinguer les chosespassagères qui
n'occupentqu'un
instantle
foyerde
l'at- temionenfantine
el 'Illel'école,
pal' lefait
méme, lJcutabandonner
àlem
sort, de 1 in- térétvrai qui repond
à desbesoins
ol'ga··niques ou
sociaux
profonds etCJue l'enfant
reS3ent réellement. Cesintérêts,
l'éducateurdoit l"s amplifier spécialement
pal" l'olga- .niS.I0011 de 1:L classe en milieu é(lllcaLif, Ihmrvll d'outilset
de tcchniques, offrant des occasionsde
travailbiologiquement
et socia··leJl1l!nL
motivé. C'estla
QUE' se trouve l'ave-nir cie l'école populaire que ni replâtrages, ni
pl'ogl"f\lmnCS ~ysLémntiqupsne
pourront adapLer auxnécessités
des tempsnouveaux.
Une des conditionl'i
primordiales de
la réno~vation
del'école populaire se concrétise
en cette phraseque
Léon Jeunehommepro- nonçait
audernier
Congrès Decroly:
({ Créer un milieu
éducatif où la spon- tanéitéde l'enfant
peut Sedonner libre
cours ».Et
pOUl' cela. il nous fautdes
ouLllsque
l'EducaLion Populaire réclameet l'épand depuis
plusde
10 ans.R. SPANOGHE.
(Belgique.)
ENCYCLOPÉDIE SCOLAIRE C O O P É R A T I V E
Avez-vous commencé, la chasse aux docu- ments . manuscrits, imprimés photographiques, anciens. etc.. ~
Envdyez toute d<.icumentation ft Freinet q'-li la· répartira entre I~s c(llnmissi -1< compétent~s en aUendanl If d~tnarrag_ dfeclif du trnva;!
r'lloperalif,
C. FREINET : L'Ecole Moderne F r!lnç!lise. Edit.
Ophys, Cap, un vol.,
40
fT. En vente à1. C.EL
Après un retard de plusir.-urs mQÎ~ dû au manque de papier, cette deuxième éiHtion tant aUC'udue voit enfin le jour.
A l'heur6 qu'il est, les centaines de cama- rades qui nous avaient passé commande ont d:l recevoir leur exemplaire et nous pourrons servir immédiatement les nouvelles demandes . Répandez ce livre. Il esl le meilleur guide pour ceux qui !:j'orientent vers nos techniques et q~li ont besoin d'un exposé précis et prati- que de c~ que sont nos techniques, de la façon d.nl (In doit les maJlier
et dos
résultats certainsqu'OR peut er. attendre. '
L'EDUCATEUR
55
NOT RE VIE C OOPÉ RATIVE
NOS FILIALES
D<ln~ le3 mois à venir, nous donnerons régu- lit:remcnt des conseils pour J'organisation de no, filiales. Mais il en est de cette mise au point comme de la mise au point pédagogique: n'attendez pas 'lU'" les ordres vous arrivent du C.A. Ol-ganisez-volls vous-mêmes. selon le mi- lieu et les possibilités,
Pelllr VallS aider el VOLIS enCOl!m~('r dn.ns vos initintives. notls Il:;:: manquerons P".!I de vn\l!i
informer de ce qui sc réalise dan:J certains dé- pallemcnts. Vous vous en inspirerez SI vous le juqez bon.
Nnus re~evons de notre cllnlD.rade Moreau Pierr'!, de la Haute-Vienne. la lettre suivilnte : Voici ce 'IUC! nous avons réalisé en Haule- Vienne
1° Le jeudi 8 novembre, réunion ries ins/ilu- teurs el inslitulrices :J'inléresStHll aux mél/lOdes d'éducalion nouvelle. La directrice de l'E.N. éfait présente. j'ai e.'\:posé la façon de faire la classe selon la leclmiql.1e de l'imprime/'ie à l'Ecole. Présenta/ioll du matériel de la C.EL.; matériel d'imprimeur, disques, ficlrier, brocltu- res, rEcole Moderne, collections d'E.P., Irous- :Je à graller, etc ...
Nou:J allons nous réunir régulièrement Lous
IcI' mois.
2" A la conférence pédagogique de Nexon, j'lIi refait, en acco,·d avec M. l'J.P .. le m~ll1e cJ..posé qUe j'avais brêsenM à Limoges el j'ai fail circuler les Educi:llC'urs ct mes journaux .~co·
lui~es. L'Inspecteur invite les jeunes cl us!IÏ:sler il no:s séances de lravail du jeudi.
Nous retenons tllut spécialement de ces réali- sations, l'idée de sé:lnces de travail régulières, au cours desquels V01l3 ptHHI'CZ vraiment don- ner à voire filiale la rigure que nous lui vou- drions.
Nous ajouton~ que nous serons très prochai- nement en mesure d'"dresser aur filiales qui nous le demanderons lin matériel complet d'im- primerie à l'Ecole pour exercice et tmvllil au COUI'S de ces séances. - C. p,
•••
Un camalade de l'ille-et-Vilaine nous écrit fe vais vous confier que voire nU 2 de \'Edu~
cllteur para11 un rébus.
Pages 10 tlOS idées se r~r.Hllldcnl ... grond mouvement pédagogique.. 10uL roule là.Jeuus mais aucune précision ...
Les aulre:r palles également. C'esl à devenir enragé (je parle des non-initiés), mais quelle' est celle mct/lode, nOIl1 d'utl cllien 1 Expfiquez- vous, ou alors metlez un petit ar/ide dans un coin, sur/oui de voIre numéro de propagande, pour avertir les collègues que ]'E:.dllcateur ne leur lIP1Jrenclra rien s'ils n'onl (Iuparrultmt étudié telle ou lelle publication.
Le camarade a rai80n. Nous avons il dire pour Ilotre d~Ke 9ue n~u. av~ I~ Dg_ d.~ux
plemiers numéros dans des conditions insoup- çonées - sans autorisation et donc sans papier - et qu'il est difficile de dire en quelques pa- ges J'essentiel, d'un mouvement de notre am- pieU!",
Mais vous avez reçu maintenant notre beau' nll 3 qui répond, je pense, à V-J!' préoccupation!!.
JI
n'en est pas moins exact que nous ne pourrons pas republier dans notre revuel'E'}:-
posé initial de notre méthode I)i t( utes les ';x- pl;calions h'chniques de notre m..!thode pootr lefquels nOliS renvoyons ceux que la question intéresse à notre Collection de Brochures d'Edu- cQlÎon Nouvelle Populaire qui constituent pour aillsi dire l-cs modes d'emploi de nolre matériel et auxquelles on voudra bien se référer.
1111111111111111111111111111111111111111111111111111111111\11111111111111111111111111111111111'11111
J ournées Pédagogiques
Avant la guerre, certains départements orKa- nisaient des 1; Journées pédagogiques ». Cha· cune de ces manifestations avait son caractère ,,!Opre. A Pâques 1937, à Rabat. avait même cu lieu une manifestation de grande envergure : {( Une Semaine Pédagogique 11.
La guerre finie, Freinet demande qu'on erga.
!lise à nouveau de ces Journées qui permeHellt de faire connaître méthodes, procédés. techni- ques -d'éducation nouvelle et qui permettent Elu!'si le centact des éducateurs avec· le matériel de la C.E.L.
Quelques départemellts l'ont déjà rnit.
Estimont que le mois le plus propice est celui d'octobre, que la Réforme de l'Enseignement, umorcée par la création de 1", 6J nouvelle, de.
mandait une telle manifestation, le G.E.N. de b Côte d'Or El orgAnisé, pour les 25 et 26 oc- tobre, ses « Jomnéea pédagogiques 11.
Elles se sont déroulées exactement, même dans les moindre9 détails, comme il avait été plévll et elles eurent un très grand succès. Le nombre des participants, l'atmosphère y ont contribue et les premiers résultats confirment ce plOdigieux succès.
Cependant. je ne ferai pas le compte 'rendu d,~ celle m<l.nifestation. Mais, à l'invitation de Freinet, je dirai comment nous avons coniu leuf organisation matérielle et pédagogique d comment nnus nous y sommes pris.
• ••
Le G.E.N. s'est d·abord mis d'acord avec M. l'inspectellT d'Académie ct la Section syn- dicale des Instituteur:;. (Dès septembre, j'avais pressenti Fr!'in~t). De la purt du premier, nOlis avons t!tI carte blanche et ceci " beaucoup ra· ci!ité notre tâche. Une note dans la. presse, unt!
note de service onl fait une ample publicité, Les instituteurs, invités à se rendre aux {I. Jour- nées Il des jeudi 25, vendredi 26. avaient congé cc deuxième jour et, les plus éloignés. avaient faculté de n8 rejoindre leur po~te qU& le sa~
di 27.
~I! ~,56
L'EDUCATEURQuant 8 la Section syndicale, elle fit, de 11011
côté, dan. la preue, la publicité voulue ct nous offrit son concours financier, (A noter que deux membres de sa Commission péda.!!o;!ique sont délégués au Bureau de nofre C,E.N,l,
D'autre I)art, noua avions obtenu quelque'!
chambres chez des collègues ou dans le.!. hôleb (car ft Dijon aévit aussi cette crise), pour nos camarade8 éloignéa ou embarrAssé::!. Le lycée de garçons avait bien voulu nous assurer pend/IOl deux joura loixante repa.l.
T
ouf ceci nous a 'Alu beaucoup de corresponda.nce (quelque 150 réponsea), ma.is ft leur d6part de chez eux, les itltltituteUfa IInvllient oll ils mangernient, 011 ib coucherüient.Nous avionll invité la presse locale quotidien- ne, sans distinction d'opinion,
Le
progre,mme de'! ft Journées li fut du reste ina'éré dnns ces journaux. Comptea rendua journaliers, photo"trouvèrent place dana leurs colonnes.
Maints autrea concours nou:l ont été acquis et leur dillcrétion n'enlÀve rien A leur erficBcité.
LïlHltal-lation la plus coûteuse fUI celle des n,icros. Maia une pArticipation aux fraill, cie 10 fr. fut demandée aux participants.
•••
Ces Il Journéca pédaioiiques lJ eurent lieu il J'Ecole de la Maladière, De constructÎon assez récente, la di.position et la iHmdeur des sallet>
permit de tout groupcr ;
1 0
Une salle de conférences (800 8 900 places):20 Adjacent, UR couloir où fut installéo
1"
ex- pOl.ition des travaux et du matériel (schémas,"raphiquea, travaux scolairelO, tables de démons- ttalion : imprimerie. linogravllrc ... travaux des oflags, etc ... ).
A l'entrée, un pannea.u de renseignements di.
vers, sur le déroulement et ptogmmml!l des
(f Journées li et le tour de service de!'. membres du G.E.N.
Le soir, le matin. à midi, II,:' " communi·
qué li faisant notamment le point d~& ventes, des abonnements à L'Educateur, des adhésions, elc" etc ...
30 Dans une salle : exposition et vente. dei br~churea de la C.E,L.
4° Dans une autre, trois bureaux comman- de!! pour la C,E,L. ; abonnementa 'à L'Educa- teur, aux Enfantines; divers ; adhésions au G,E.N. de la CêHe d'Or,
• • •
Quant aux. trnvaml. je ne puis faire mieux.
que de donner le proa:ramme de ces " Journéea pédagogiques ».
JOURNtE DU
25
OCTOBRE1) hemes : Séance d'ouverture, Allocutions de M, l'Inspecteur d'Académie; de M. Cre- not, secrétaire de la Section syndicale ; d~ 'M. Coqblill, président du G.E.N, de la Côt" d'Or,
10 heUles : • Le travail pédagoa:ique dau3 leI>
camp. de prisonniers li, .conférence de M.
Badet, dir.ecteur du C.C. de Montbard.
Il heures : Communications diverse!> ; t'"xp08i- tion (vi.ito) ; vente de brochures d'Educ.
Nouvello, ete ...
. 14
he~Uft. :Chant. par d ..
~ant.adu C.M.
H h. 15 : (1 L'Ecole moderne française J, confé- rence de Freinet. innovateur de l'Impri- merie à l'Ecole.
l') h. 15 : Récréation.
lô h. 30 : Démonstration dï~primerie. texte 11- bre avec élève. de C.M.
Il h. 30 : Discussion ..
JOURNÉE DU
26
OCTOBHE9 heures: Chants par des enfallta du C.M.
9 h. 30 li L'observation, base de J'Enlicigl1c- ment }l, conférence de M, Coqblin.
10 h. 30: I( Causerie explicative Il et démons.
tmlion de lecture globale, par Mme Coq- hlin.
1'~ heures C1H\nla ]lar des enfants des Mater- nelles.
14 h. 15: Démonlittution par des élèves dl' C.M., leçon
r.ltl
documentation. exposé d'élève.16 heures : ~ L'Ecole de plein air. école rie ïavenir " conférence de Mme Monel.
17 htures : Dillcussion.
16 heures: Allocution de c.!ôture, par M. Coq- blin,
•••
Telles' furent CCii le Journées pédagogique$ _ de la Côte d'Or. Que d'autres départements
nOUl! donnent leur conception pour de telles manifestations. H . ("'.1'8L N ... l , à D·IJon. ·
POUR RECEVOIR régulièrement et dès parution
NOS NOUVELLES ~DITIONS
,., .rlfès ln. dure periode dl' démll.rragc, nOliS s()nwt~"c!l malntcnnnt en mesul'e d'cntl'epren- dl'e et d'accélèl'CI', outre les rééditions flui s'imposent, uu cel'tnin nombre d'éditions
nou velles :
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- 'l'iI'uge SUi' curton de fiches nouvelles non enCOl'c inclul>cs dans le Fiohier ct {Jui seront livl'ées l' la }lièce. à un prix que nous fCl'ons conna.îtt'c très prochaine- ment.
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LlVItES i, p.u'nitre : - Conseill!l aux Parents.
- La santé de l'Enfant.
- L'Education du Travail,
- Elsai de psycholoi:ie sensible appliqué à J'Education.
Du
lani:a,c àl'écritw'e
ct. à la.lecture.
Editiona
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COOPERATIVE DE L'ENSEIGNEMENT LAIC 32. bou\. de Montmorency - DEUIL (s.-O.)
c.e.
Po~ta' Paris 4013·06 - Téléph, 15-04 Notre Coopérative sera ~rganisée avec un per- sonnel stable et permanent qui rela de son mieux pour VOliS donner satisfaction,Les seules causes d'erreur et de retard pro- viennent aujourd'hui du fait que nous sommes en progression et aussi d". ce que les adhérents eux-mêmes ne nous facilitent pas toujours le travail.
Nous lappelons les prescriptions essentielles - Ne passez jamais une commande dans le cours d'une lettre. Cela nous oblige à \!n triage fastidieux et inutile, cela gêne notre classement du trnvail et ceJ.a entraÎnç des risques de retard et d'erreur, Taule commande doif être fjbellée sur formulaire spécial imprimé (envoyé avec oa- tal6guesl ou tout au moins sur feuilles séparées écrites d'un seul côté.
- Ecrivez également sur feuilles séparées les réclamations ou demandes diverses, VOliS sim- plifierez énormément notre trava~i, et vous hâte- lez le règlement des affaires que vous trans- mettez.
__ Libellez toujoms vos co.mmandes au mê- me nom, ou du moins n'oubliez j.mais votre nom,
Certains camarades commandent une premiè- re fois à leur nom ; la fols suivante, c'est leur coopérative scolaire qui commande et nous ne lelrouvons p1\S toujours la première fiche; une autre fois, la commande sera passée par la Mai- rie qui oubliera d~ mentionner le nom de l'adhp- rent ou indiquera l'adresse du Dilcclcur : puis le paiement sera effectué par une tiercc per- sonne qui oublier" de mentionner le nom véri- table,
Cela entraîne des chev8uchem",nts d'écriture d'une complication dIJllt on n'a pas idée,
Que votre nom soit il1~crit sur tOllt!::, les feuil- t.dlessées à la C.E,L,
Ne répétvz pas sur vos talons de chèque le détail d'une commande, Indiquez simplement commande du ... ou payement de votre facture
. U ,
Facilitez noIre trlllJai'1 coop6ralif, UOIIS uous servirez. _ Y. ot A, PA~b.
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PHOTOS
Pous, à Neffres (Hérault) :
Je m'intéresse ~eaucoup à la photo. Ne pour- rions-nous pas, au sein de la C.E.L" procéder il un échange de négatifs entre collègues de dif- férentes régions? Le tirage ou l'agrandissement en f3x
la
ou 18x24 des épreuves sur papier min- ce revient très bon marché et ne coûterait rien à celui qui prêterait les négatifs (collage très racile sur fiche).(Nous ne saurions trop engager nos cama- rades à particip~r adivement il. cette rubrique, Pour la réalisation de notre Encyclopédia Sco- faire Coopérative, nous aurons besoin de bon.
Iles phot05 nombreuses, enregistrées à même la vie et le travail).
Echanges Coopératifs
" Rouvel, La Monnerie Le Monleil (P,-de.D,), (Y'y aurait-il pas possibililé d'ouvrir dan!!
L'E.ducateur une rubrique « Echanges )l où lcs imprimeurs verraienl paraltre des annonces au :;ujel du matériel qu'ils désirent vendre ou ac- quérir (bien entendu limiter
ce
maté, ieI à celui à u.tiliser dans l'Imprimerie à l'Ecole).(Entendu pour ceUe rubrique dont nous sen- Ions toute l'utilité possible),
Commission
des fichiers auto-correctifs
C'est notre camarade Lallemand, instituteur III Flol,imond par Givet (Ardennes) qui Cil est le grand spécialiste et donc le responsable
,I(J-
tiona/,Nous demandons à tous ceux qui seraient susceptibles de l'aider à meUre au point les ficlliers de calcul, de grammaire, de géométrie, de lui écrire pour l'organisation du trauai/.
• ••
Une ardoise sur laquefle vous écrir.ez. au crayon ou au slylo, el qui sc lave au BaUon ou au Nab
Grand modèle '"
Petit modèle
50 fr.
40 fr.
Ecrire à LeymarÎe, instituteur, Avril-sur-Loire (Nie/1re).
A vis à quelques camarades étourdis
Nous ne pouvons livler deux commandes de phono el une commande de tourne-disques re-
ÇUCt; fin novembre parce que les commandes ne portent ni nom ni adresse des acheteurs, Qu", ceux qui n'ont pas reçu leurs commandes écrivent au plus, tôt :
C.E,L., 32. bou\. de Montmorency Deuil (S.-et-O.).