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Int´ egrale stochastique

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Academic year: 2022

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Texte intégral

(1)

Int´ egrale stochastique

Plan

L’int´egrale stochastique g´en´erale Int´egrale de Wiener

Exemples

Processus d’Itˆo Formule d’Itˆo

Formule de Black & Scholes

Le processus B est un mouvement Brownien et

FtB, t 0

est sa filtration naturelle.

(2)

1 L’int´ egrale stochastique g´ en´ erale

On cherche `a d´efinir

t

0

θs dBs

quand s, s 0} est un processus stochastique.

D´efinition 1.1 On dit que t, t 0} est un bon processus s’il est (FtB)-adapt´e, c`agl`ad, et si

E

t

0

θs2 ds

< + pour tout t > 0.

(3)

1.1 Cas des processus ´ etag´ es

Ce sont les processus du type θtn =

pn

i=0

θi11]ti,ti+1](t)

o`u pn IN, 0 = t0 t1 . . . tpn et θi L2(Ω,Fti, P) pour tout i = 0, . . . , pn. On d´efinit

Itn) =

t

0

θsn dBs =

pn

i=0

θi(Bti+1∧t Bti∧t)

(4)

Propri´et´es:

E [Itn)] = 0 Var [Itn)] = E

t

0

sn)2 ds

. Les processus Itn) et It2n) t

0sn)2ds sont des martingales.

(5)

1.2 Cas g´ en´ eral

Si θ est un bon processus, il existe n, n 0} suite de processus

´etag´es telle que

E

t

0

s θsn)2 ds

0

quand n +. Il existe une v.a. It(θ) de carr´e int´egrable telle que E

|It(θ) Itn)|2 0

quand n +. On pose

It(θ) =

t

0

θs dBs pour tout t 0.

(6)

Propri´et´es:

E [It(θ)] = 0 Var [It(θ)] = E

t

0

θs2 ds

.

Lin´earit´e :

It(a1θ1 + a2θ2) = a1It1) + a2It2).

Propri´et´es de martingale : Pour tout bon processus θ, les processus

t It(θ) et t It(θ)2

t

0

θs2ds

(7)

sont des (FtB)-martingales continues.

E

(It(θ) Is(θ))2 FsB

= E

t

s

θu2du FsB

.

Propri´et´e d’isom´etrie : Pour tous bons processus ϕ, θ et tout s, t 0, on a

E [Is(ϕ)It(θ)] = E

s∧t

0

θuϕu du

. Le processus

It(θ)It(ϕ)

t

0

θuϕu du est une (FtB)-martingale.

(8)

Proposition 1.2 Pour tout t 0 on a

t

0

Bs dBs = 1

2(Bt2 t).

(9)

Il est possible de d´efinir It(θ) sous la seule condition t

0

θs2 ds < + p.s.

Cependant, t It(θ) n’est plus n´ecessairement une martingale.

D´efinition 1.3 Soit {Ft, t 0} une filtration et {Xt, t 0} un processus (Ft)-adapt´e. On dit que X est une (Ft)-martingale locale s’il existe une suite n, n 0} de (Ft)-temps d’arrˆet telle que

Pn +] = 1

et le processus Xn : t Xt∧τn est une martingale pour tout n 0.

D´efinition 1.4 On dit que t, t 0} est un bon processus local s’il est c`agl`ad, (FtB)-adapt´e, et si

t

θ2 ds < + p.s.

(10)

pour tout t > 0.

Soit θ un bon processus local. On peut d´efinir It(θ) pour tout

t > 0, qui est une martingale locale. De mˆeme, en prenant la mˆeme suite de temps d’arrˆet, on montre que le processus

It(θ)2 t

0

θ2s ds est une martingale locale.

(11)

1.3 Le crochet

D´efinition 1.5 Si Z est une martingale locale continue , < Z >

est l’unique processus croissant continu (Ft)-adapt´e tel que t Zt2 < Z >t soit une (Ft)-martingale locale.

Par polarit´e, on peut d´efinir le crochet de deux (Ft)-martingales locales M et N en ´ecrivant

< M, N >t = 1

2 (< M + N >t < M >t < N >t).

Le crochet < M, N > est aussi l’unique processus `a variation finie tel que le processus M N− < M, N > soit une martingale locale.

(12)

Enfin, la proposition suivante donne enfin de < M, N > une importante construction trajectorielle :

Proposition 1.6 Soient M et N deux martingales locales continues. Alors p.s. pour tout t 0,

< M, N >t = lim

n→+∞

2n

i=1

(Mtn

i Mtn

i−1)(Ntn

i Ntn

i−1) o`u {tni , i = 0. . . 2n} d´esigne la subdivision r´eguli`ere sur [0, t].

< I(θ) >t =

t

0

θs2 ds et < I(θ), I(ϕ) >t=

t

0

θsϕsds.

On dit que deux martingales continues sont orthogonales si leur crochet est nul, c’est-`a-dire si leur produit est une martingale. Par exemple, deux Browniens ind´ependants sont des martingales

orthogonales.

(13)

2 Cas particulier: Int´ egrale de Wiener

(14)

2.1 efinition

On note L2(IR+) l’ensemble des (classes d’´equivalence des) fonctions bor´eliennes f de IR+ dans IR de carr´e int´egrable, c’est-`a-dire telles que +∞

0 |f(s)|2 ds < . C’est un espace de Hilbert pour la norme

||f||2 =

0

f2(s)ds

1/2 .

(15)

2.1.1 a. Fonctions en escalier Pour f = 11]u,v] , on pose +∞

0 f(s)dBs = B(v) B(u).

Soit f une fonction en escalier, f(s) = i=n

i=1 fi−111]ti;ti+1](s) on

pose +∞

0

f(s)dBs =

i=n i=1

fi−1 (B(ti) B(ti−1)) .

La variable al´eatoire I(f) def= +∞

0 f(s)dBs est une variable gaussienne d’esp´erance nulle et de variance +∞

0 f2(s)ds.

L’int´egrale est lin´eaire : I(f + g) = I(f) + I(g). Si f et g sont des fonctions en escalier E(I(f) I(g)) =

R+ f(s)g(s) ds. Le processus I est un processus gaussien, c’est une martingale.

(16)

2.1.2 b. Cas g´en´eral

Si f L2(IR+), il existe une suite fn de fonctions en escalier qui converge (dans L2(IR+)) vers f, c’est-`a-dire qui v´erifie

0 |fn f|2(x)dx n→∞ 0.

Dans ce cas, la suite fn est de Cauchy dans L2(IR+). La suite de v.a. Fn =

0 fn(s)dBs est une suite de Cauchy dans l’espace de Hilbert L2(Ω) (en effet ||Fn Fm||2 = ||fn fm||2 n,m→∞ 0), donc elle est convergente. On pose

I(f) def=

0

f(s)dBs = lim

n→∞

0

fn(s)dBs la limite ´etant prise dans L2(Ω).

On dit que I(f) est l’int´egrale stochastique (ou int´egrale de Wiener) de f par rapport `a B.

(17)

Le sous-espace de L2(Ω) form´e par les v.a.

0 f(s)dBs co¨ıncide avec l’espace gaussien engendr´e par le mouvement Brownien.

(18)

2.2 Propri´ et´ es

L’application f I(f) est lin´eaire

I(f + g) = I(f) + I(g) et isom´etrique de L2(IR+) dans L2(Ω)

E (I(f)I(g)) =

IR+

f(s)g(s)ds.

La variable I(f) est une v.a. gaussienne centr´ee de variance

IR+ f2(s)ds appartenant `a l’espace gaussien engendr´e par (Bt, t 0) et elle v´erifie pour tout t

E

Bt

IR+

f(s)dBs

=

t

0

f(s)ds . (2.1) La propri´et´e (2.1) est en fait une caract´erisation de l’int´egrale

(19)

stochastique au sens o`u si pour tout t, E(ZBt) = t

0 f(s)ds, alors Z =

0

f(s)dBs.

(20)

2.3 Processus li´ e ` a l’int´ egrale stochastique

De la mˆeme fa¸con on d´efinit t

0 f(s)dBs pour f telle que T

0 |f(s)|2 ds < ∞, ∀T, ce qui permet de d´efinir l’int´egrale

stochastique pour une classe plus grande de fonctions. On notera L2loc cette classe de fonctions.

(21)

Th´eor`eme 2.1 Soit f L2loc et Mt = t

0 f(s)dBs.

a) Le processus M est une martingale continue, la v.a. Mt est d’esp´erance 0 et de variance t

0 f2(s) ds.

b) Le processus M est un processus gaussien centr´e de covariance t∧s

0 f2(u)du `a accroissements ind´ependants.

c) Le processus (Mt2 t

0 f2(s)ds , t 0) est une martingale.

d) Si f et g sont dans L2loc, on a E( t

0 f(u)dBu s

0 g(u)dBu) =

t∧s

0

f(u)g(u)du.

(22)

2.4 Int´ egration par parties

Th´eor`eme 2.2 Si f est une fonction de classe C1, t

0

f(s) dBs = f(t)B(t) t

0

f(s)Bs ds.

On peut aussi ´ecrire cette formule

d(Btf(t)) = f(t)dBt + Btf(t)dt .

(23)

3 Exemples

(24)

3.1 Processus d’Ornstein-Uhlenbeck

Th´eor`eme 3.1 L’´equation de Langevin

Vt = t

0

aVsds + σBt + V0, (3.1) a pour unique solution

Vt = e−taV0 +

t

0

e−(t−s)aσdBs. (3.2) On ´ecrit l’´equation (3.1) sous forme condens´ee

dVt + aVtdt = σdBt, V0 donn´e

les donn´ees du probl`eme sont la variable al´eatoire V0, le Brownien B et les constantes a et σ.

(25)

Proposition 3.2 Le processus V , appell´e processus

d’Ornstein-Uhlenbeck est gaussien d’esp´erance et de covariance E(Vt) = e−taV,

cov[Vs, Vt] =

s

0

e−(s−u)aσ2e−(t−u)a du , s t En particulier, si V0 est une constante (v = 0)

cov[Vs, Vt] = σ2

2ae−a(s+t)(e2as 1) et Var(Vt) = σ2

2a(1 exp2at).

(26)

En ´ecrivant

Vs = e−saV0 + s

0

e−(s−u)aσdBu Vse(s−t)a = e−taV0 +

s

0

e−(t−u)aσdBu on en d´eduit, pour s t

Vt = Vse−(t−s)a + t

s

e−(t−u)aσdBu ou encore

Vt+s = Vse−ta + t

0

e−(t−u)aσdBu

o`u le processus B d´efini par Bu = Bs+u Bs est un MB ind´ependant de Fs (donc de Vs).

(27)

En particulier

E(f(Vt+s)|Fs) = E(f(Vse−ta + Y )|Fs) = E(f(Vt+s)|Vs) (dans cette

´egalit´e Y est une v.a. ind´ependante de Fs) ce qui ´etablit le caract`ere markovien de V .

Le calcul explicite peut se faire en utilisant que E(f(Vs(x)e−ta + Y )|Fs) = Ψ(Vs(x))

avec Ψ(y) = E(f(ye−ta + Y )) = E(f(Vt(y))) o`u V (x) est la solution de l’´equation de valeur initiale x, soit

Vt(x) = e−tax + t

0 e−(t−s)aσdBs.

(28)

Proposition 3.3 La variable al´eatoire

t

0

Vsds est une v.a.

gaussienne, de moyenne V01−ea−at et de variance

σ2

2a3 (1 e−at)2 + σ2

a2 (t 1 e−at a ).

(29)

3.2 Mod` ele de Vasicek

drt = a(b rt)dt + σdBt. (3.3)

La forme explicite de la solution est rt = (r0 b)e−at + b + σ

t

0

e−a(t−u)dBu. L’´egalit´e

rt = (rs b)e−a(t−s) + b + σ

t

s

e−a(t−u)dBu, s t

´etablit le caract`ere Markovien de r.

(30)

Si r0 est une constante, rt est une variable gaussienne de moyenne (r0 b)e−at + b, et de variance σ2a2(1 exp 2at).

En particulier, ce n’est pas une variable positive.

Le processus r est gaussien de covariance Cov(rs, rt) = σ2a2e−a(s+t)(e2as 1) pour s t.

(31)

Proposition 3.4 Pour tout s < t, l’esp´erance et le variance conditionnelle de r sont

E(rt|rs) = (rs b)e−a(t−s) + b vars (rt) = σ2

2a(1 e−2a(t−s)) Proposition 3.5 La variable t

0 rsds est une variable gaussienne de moyenne

E(

t

0

rsds) = bt + (r0 b)1 e−at a et de variance σ2

2a3(1 e−at)2 + σ2

a2 (t 1 e−at a ).

(32)

On en d´eduit E(exp

t

s

ru du|Fs) = exp(−M(t, s) + 1

2V (t, s)).

(33)

Ces calculs sont utiles pour valoriser des z´ero-coupons en finance : si B(t, T) est la valeur d’un ZC de maturit´e T, on a

B(t, T) = E(exp

T

t

rudu

|Ft) et

B(t, T) = exp

b(T t) + (rt b)1 e−a(T−t) a

σ2

4a3 (1 e−a(T−t))2 + σ2

2a2 (T t 1 e−a(T−t)

a )

(34)

4 Processus d’Itˆ o

Ce sont des processus ´ecrits sous la forme Xt = x +

t

0

bs ds +

t

0

σs dBs (4.1)

o`u b est un processus FBt -adapt´e tel que

t

0 |bs|ds < + p.s.

pour tout t 0, et σ un bon processus local. On utilise la notation formelle

dXt = bt dt + σt dBt X0 = x .

(35)

Le coefficient b s’appelle la d´erive (ou le drift) du processus, et σ son coefficient de diffusion.

(36)

Le processus

t x +

t

0

bs ds

est la partie `a variation finie de X, et le processus t

t

0

σs dBs

la partie martingale de X (c’est a priori une martingale locale). La d´ecomposition (4.1) du processus X est unique, au sens o`u si X admet une autre d´ecomposition

Xt = x +

t

0

˜bs ds +

t

0

˜

σs dBs,

alors b ˜b et σ σ.˜ En particulier, X sous la forme (4.1) est une martingale locale si et seulement si b 0.

(37)

En fait, cette repr´esentation des martingales locales dans une filtration Brownienne est caract´eristique, ind´ependamment de ce que le processus soit a priori un processus d’Itˆo :

Th´eor`eme 4.1 [Th´eor`eme de repr´esentation des

martingales locales] Soit B un mouvement brownien et M une FtB-martingale locale continue. Alors il existe x IR et θ bon processus local tel que

Mt = x +

t

0

θs dBs.

Ce th´eor`eme est extr´emement important en Finance (march´e complet).

(38)

Si X1 et X2 sont deux processus d’Itˆo de d´ecomposition Xti = x +

t

0

bis ds +

t

0

σsi dBs

pour i = 1,2, leur crochet est par d´efinition le crochet de leurs parties martingales. Autrement dit

< X1, X2 > = < I1), I(σ2) >=

t

0

σs1σs2ds.

(39)

5 Formule d’Itˆ o

On se donne un processus d’Itˆo r´eel X de d´ecomposition (4.1) et une fonction f : IR IR suffisamment r´eguli`ere.

Th´eor`eme 5.1 [Premi`ere formule d’Itˆo] Supposons f de classe C2. Alors

f(Xt) = f(x) +

t

0

f(Xs)dXs + 1 2

t

0

f(Xss2ds.

Si f est `a d´eriv´ees born´ees, et σ born´e, le processus f(Xt) t

0 f(Xs)bs ds 12 t

0 f(Xss2ds est une martingale.

Cette formule s’´ecrit sous forme condens´ee df(Xt) = f(Xt)dXt + 1

2f(Xtt2dt

(40)

=

f(Xt)bt + 1

2f(Xt) σt2

dt + f(XttdBt

= f(Xt)btdt + 1

2f(Xt)dXt + f(XttdBt. On utilise souvent la notation

df(Xt) = f(Xt)dXt + 1

2f(Xt)dXt · dXt avec la table de multiplication

dt dBt

dt 0 0

dBt 0 dt

(41)

En particulier, t f(Xt) est un processus d’Itˆo de d´erive t

0

f(Xs)bs + 1

2f(Xss2

ds et de partie martingale

t

0

f(Xss dBs.

Quand les d´eriv´ees sont born´ees, l’int´egrale stochastique

apparaissant dans la formule est une vraie martingale, et on en d´eduit :

E [f(Xt)] = E [f(X0)] +

t

0

E

f(Xs)bs + 1

2f(Xss2

ds E

f(Xt)| FsB

= f(Xs) + E

t

s

f(Xu)bu + 1

2f(Xuu2

du FsB

(42)

Th´eor`eme 5.2 [Deuxi`eme formule d’Itˆo] Soit f une fonction d´efinie sur IR+ × IR de classe C1 par rapport `a t, de classe C2 par rapport `a x. On a

f(t, Xt) = f(0, X0)+

t

0

ft(s, Xs)ds+

t

0

fx (s, Xs)dXs+1 2

t

0

fxx (s, Xss2ds.

On peut ´ecrire cette formule sous forme diff´erentielle : df(t, Xt) =

ft(t, Xt) + 1

2fxx (t, Xtt2

dt + fx (t, Xt)dXt

= ft(t, Xt)dt + fx(t, Xt)dXt + 1

2fxx (t, Xt)dXt.

=

ft(t, Xt) + fx(t, Xt)bt + 1

2fxx (t, Xtt2

dt +fx(t, XttdBt

(43)

Exemple fondamental: Le mouvement brownien g´eom´etrique, ou processus log-normal est d´efini par l’´equation

Xt = x + µ

t

0

Xs ds + σ

t

0

Xs dBs avec µ, σ IR. On montre que

Xt = xexp

µt + σBt σ2t/2 .

Dans le cas o`u µ et σ sont des fonctions d´eterministes : Xt = x +

t

0

µ(s)Xs ds +

t

0

σ(s)Xs dBs

Xt = X0 exp

t

0

µ(s)ds +

t

0

σ(s)ds 1 2

t

0

σ2(s)ds .

(44)

Th´eor`eme 5.3 [Troisi`eme formule d’Itˆo] Soient X1 et X2 deux processus d’Itˆo issus de x1 (resp. de x2) de coefficient de d´erive b1 (resp. b2), de coefficient de diffusion σ1 (resp. σ2) et port´es respectivement par deux Browniens B1 et B2 corr´el´es avec coefficient ρ. On suppose que bi, σi sont FtBi-adapt´es. Soit f une fonction de IR2 dans IR de classe C2 `a d´eriv´ees born´ees. On a f(Xt1, Xt2) = f(x1, x2) +

t

0

f1(Xs1, Xs2)dXs1 +

t

0

f2(Xs1, Xs2)dXs2

+1 2

t

0

f11 (Xs1, Xs2)

σs12

+ 2ρf12 (Xs1, Xs2s1σs2 + f22 (Xs1, Xs2)

σs22 ds o`u fi d´esigne la d´eriv´ee par rapport `a xi et fij la d´eriv´ee seconde

par rapport `a xj puis xi, i, j = 1,2.

(45)

Proposition 5.4 [Formule d’int´egration par parties]

Xt1Xt2 = x1x2 +

t

0

Xs1 dXs2 +

t

0

Xs2 dXs1 + ρ

t

0

σs1σs2 ds.

d(X1X2)t = Xt1dXt2 + Xt2dXt1 + dX1, X2t .

(46)

6 Formule de Black & Scholes

On consid`ere un march´e financier comportant un actif dit sans

risque de taux constant r et de prix St0 = ert et un actif risqu´e dont le prix S v´erifie

dSt = b St dt + σ St dBt soit

St = S0 exp

σBt + (b σ2/2)t

On fixe un horizon T > 0 et on souhaite donner le prix d’un actif financier qui versera h(ST) `a la date T.

Le cas d’un call Europ´een de maturit´e T et de strike K correspond au cas h(x) = (x K)+.

(47)

On proc`ede par duplication (hedging): on forme un portefeuille

constitu´e d’ α parts de l’actif sans risque (le montant de la richesse investie dans cet actif est αert) et de βt parts de l’actif risqu´e.

On va trouver un portefeuille auto-financant de valeur terminale h(ST). La valeur de ce portefeuille `a la date t est

Vt = αtSt0 + βtSt .

La condition d’auto-financement se formalise par dVt = αtdSt0 + βtdSt ; soit

dVt = rVtdt + βtSt ((b r)dt + σdBt)

(48)

On suppose que la valeur du portefeuille `a la date t est une fonction d´eterministe du temps et de la valeur de l’actif risqu´e, soit V (t, St).

En utilisant la deuxi`eme formule d’Itˆo, on calcule dVt =

∂V

∂t (t, St) + b St ∂V

∂x (t, St) + σ2St2 2

2V

∂x2 (t, St)

dt +

σSt ∂V

∂x (t, St)

dBt.

En identifiant avec la condition d’auto-financement, σβtSt = σSt ∂V

∂x (t, St) soit βt = ∂V

∂x (t, St), ce qui entraˆıne alors

rSt ∂V

∂x (t, St) + ∂V

∂t (t, St) + σ2St2 2

2V

∂x2 (t, St) rV (t, St) = 0 avec pour condition terminale V (T, ST) = h(ST).

(49)

Comme St est une v.a. qui peut prendre toutes les valeurs de IR+, on en d´eduit que V satisfait l’EDP

rx∂V

∂x (t, x) + ∂V

∂t (t, x) + 12σ2x2 2V

2x (t, x) rV (t, x) = 0

(6.1)

avec pour condition terminale V (T, x) = h(x).

Dans le cas d’un call europ´een h(x) = (x K)+, et pour σ > 0, cette ´equation se r´esout alors en :

N −r(T−t)N

(50)

o`u N est la fonction de r´epartition d’une v.a. gaussienne standard : N(x) = 1

x

−∞

e−u2/2du, et avec les notations

d1 = 1 2σ

T t

ln

xer(T−t)/K

+ 1

2σ2(T t)

et d2 = d1−σ√

T t.

La quantit´e

∂C

∂x (t, St) = N(d1)

qui repr´esente la couverture du march´e, soit le nombre de parts de l’actif sous jacent utilis´ees pour r´epliquer l’option s’appelle le Delta de l ’option et repr´esente aussi la sensibilit´e du prix de l option par rapport au prix du sous jacent.

(51)

Comme cons´equence de la formule d’Itˆo appliqu´ee aux EDS, on verra plus tard une formule probabiliste pour le prix du call :

C(t, St) = er(t−T)E

(ST K)+ | Ft

lorsque le S a pour dynamique

dSt = rStdt + σStdBt .

Cette interpr´etation est fondamentale en Finance, et fait intervenir un changement de probabilit´e.

Références

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