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Submitted on 1 Jan 1929
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Remarques sur la constitution de l’atmosphère solaire et identification du bore dans les taches
Seth B. Nicholson, Nicolas G. Perrakis
To cite this version:
Seth B. Nicholson, Nicolas G. Perrakis. Remarques sur la constitution de l’atmosphère solaire et
identification du bore dans les taches. J. Phys. Radium, 1929, 10 (2), pp.49-51. �10.1051/jphys-
rad:0192900100204900�. �jpa-00205367�
I.E JOURNAL DE PHYSIQUE
ET
LE RADIUM
.REMARQUES SUR LA CONSTITUTION DE L’ATMOSPHÈRE SOLAIRE ET IDENTIFICATION DU BORE DANS LES TACHES
par MM. SETH B. NICHOLSON et NICOLAS G. PERRAKIS.
Carnegie Institution of Washington. Mount Wilson Observatory.
Sommaire. 2014 Parmi les éléments connus, il y en a une trentaine environ qui n’on t
pas encore été observés dans le Soleil. Il résulte de notre discussion que ces absences se
reproduisant périodiquement, dans le cas des éléments relativement légers, -il ne saurait
être question des éléments lourds, puisqu’ils manquent tous, à l’exception du plomb 2014 et
se trouvent localisés dans les extrémités des périodes du tableau de Mendéleef, occupées généralement par des éléments à grand potentiel d’ionisation.
Seuls, l’hélium et le bore, respectivement à haut et à bas potentiel d’ionisation, mettent en défaut cette règle : le premier, par sa présence dans le Soleil, le second, par
son absence.
Un compte rendu rapide des recherches qui nous ont permis d’identifier le bore dans le Soleil termine ce mémoire.
SÉRIE VI.
-TOME X. FEVRÏEK 192!) N° 2.
i. Sur la constitution de l’atmosphère solaire.
-L’analyse, tant qualitative
que quantitative,
-surtout cette dernière, encore peu avancée - de l’atmosphère
solaire compte actuellement parmi les plus importants problèmes de la physique solaire.
Déjà un très grand nombre des raies du spectre solaire ont été identifiées avec des raies connues et de nombreux éléments (cinquante sept) retrouvés dans le Soleil. Toutefois,
un grand nombre d’éléments (trente trois) ayant jusqu’aujourd’hui résisté à toute tenta-
tive d’identification, la question, si souvent traitée, de la composition de l’atmosphère
solaire présente encore maintenant un intérêt considérable.
On sait que de Gramont a désigné sous le nom de raies ultimes les raies de chaque
élément qui disparaissent les dernières lorsqu’on examine des quantités de, matières de plus en plus petites. Par suite, de faibles quantités d’u i élément pourront être reconnues
dans le Soleil par la présence des raies ultimes de cet élément dans le spectre de Fraunhofer (1).
C’est ainsi que le gallium et le germanium, éléments plutôt rares, y ont été reconnus.
Cependant, très souvent, - c’est d’ailleurs le cas pour un certain nombre des éléments
manquants de l’atmosphère solaire
-il est impossible d’identifier un élément par ses raies
ultimes, celles-ci étant situées dans des régions du spectre inaccessible à l’observation.
D’autre part, les raies ultimes d’un élément étant aussi des raies de résonance (Meggers) et
des raies d’absorption de l’atome normal (Wood), ne rentreront que dans les séries dont le terme constant ~"1 (hv = H’1 - E~~ est égal à l’énergie de l’orbite normale, c’est-à-dire au
potentiel d’ionisation de l’atome. Par suite, un élément à haut potentiel d’ionisation, qui
n’existerait dans le Soleil qu’en faibles quantités, émettrait difficilement ses raies ultimes,
peu d’atomes pouvant absorber ce potentiel d’ionisation à la température moyenne de
l’atmosphère solaire.
(’ ) L’élargissement des raies ultimes et la présence des raies faiblies du spectre d’un élément sera une
indication de l’abondance de cet élément dans le Soleil.
LH JOUIU(..lL DE PHYSIQUE ET LE RADIUM.
-SÉRIE VI.
-T. X.
-No 2.
-FÉVIBR 1929. 4»
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphysrad:0192900100204900
50
A la &ulte de celte remarque, il peut paraître intéressant de comparer la variation du
potentiel d’ionisation en fonction du nombre atomique - relation établie antérieurement par l’un de nous (2)
-à la manière dont les divers éléments présents dans l’atmosphère
solaire se succèdent par ordre croissant de nombre atomique (3).
Dans le graphique ci-dessous (fig. 1), seuls les éléments représentés par des croix n’ont
~
.