HAL Id: tel-00392066
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Submitted on 5 Jun 2009
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To cite this version:
Mathieu Causse. Simulation aveugle large bande du mouvement sismique. Géophysique [physics.geo-
ph]. Université Joseph-Fourier - Grenoble I, 2009. Français. �tel-00392066�
Simulation aveugle large bande
du mouvement sismique
par Mathieu CAUSSE
Pour obtenir le grade de
Doteur de l'Université Joseph Fourier - Grenoble I
Mention : Sienes de la Terre, de l'Univers et de l'Environnement
Thèse soutenue le 30 janvier 2009 devant le jury omposé de :
Pasal BERNARD Rapporteur
Fabian BONILLA Rapporteur
Fabrie COTTON Direteur de thèse
Bruno HERNANDEZ Invité
Nikos THEODULIDIS Examinateur
Jean VIRIEUX Président du jury
Ce travailde thèse a été nané par le CNRS etle CEA.
Mes remeriements vont tout d'abord à Fabrie Cotton, mon direteur de
thèse au LGIT. Je lui suis très reonnaissant d'avoir été onstamment présent,
tout en m'aordantliberté etonane dans les orientations de e travail.
Je remerie Pasal Bernard et Fabian Bonilla d'avoir aepté d'être rappor-
teurs du manusrit ainsi que Nikos Theodulidis et Jean Virieux qui ont été
membres du jury en tant qu'examinateurs.
Meri également à Emmanuel Chaljub, Céile Cornou et Bruno Hernandez
qui ont o-enadré ette thèse. Un meri partiulier à Céile grâe à qui j'ai
partiipé àune missionde terraind'un mois à Caraas.
Au ours de ma thèse, j'ai partiipé aux enseignements du master MEEES
(EarthquakeEngineeringandEngineeringSeismology)dansleadred'unmodule
sur lasismologiede lasoure.Jeremerie Pierre-YvesBard pour etteinitiation
à l'enseignement.
Pierre-YvesBard,MihelBouhon, MihelCampillo,PhilippeGuéguen,Isa-
belleManighettietChristopheVoisinm'ontfaitbénéierdeleursonnaissanes
sur les failles, la soure sismique, la propagation des ondes ou la sismologie de
l'ingénieur.
Enn, je remerie tous les étudiants du LGIT ave qui j'ai partagé des mo-
mentsbienonviviaux!Meri partiulièrementàBenjaminCaussepourdes sor-
ties en montagne familiales et sportives. Meri aussi à Pierre gouédard, voisin
de bureau très symphatique, pour son aide préieuse dans des domaines variés
(informatique,physique, psyhologie...).
Avant Propos 3
Introdution générale 9
1 Problématique : omment prédire le mouvement sismique en
aveugle? 11
1.1 Introdution . . . 12
1.2 Commentmodéliser lasoure sismique? . . . 12
1.2.1 Du modèle du pointsoure à lainématique de la rupture 12 1.2.2 Leslois d'éhelle :ontraintes fondamentales sur lasoure 13 1.2.3 De nombreuses approhes pour dérire la inématique de lasoure . . . 14
1.3 Commentmodéliserleseets de propagationdans un milieuom- plexe? . . . 17
1.3.1 Introdution . . . 17
1.3.2 Uneméthodepratique:lasommationdefontionsdeGreen empiriques . . . 19
1.4 Quelle stratégie adopterpour prédire le mouvement sismique gé- néré par un séisme futur? . . . 27
1.4.1 Introdution . . . 27
1.4.2 Variabilitédu mouvementsismique : sigma . . . 28
1.4.3 Analyse de lavariabilité . . . 30
1.4.4 Leslimites des modèlesempiriques . . . 35
1.4.5 Les diultés pour simuler en aveugle ave une mé- thode déterministe . . . 39
2 Nouvelleapprohe pouralibrerlessimulationspar fontions de Green empiriques 43 2.1 Résumé . . . 44
2.2 Abstrat . . . 45
2.3 Introdution . . . 45
2.4 Diret-Parameter-InputApproah . . . 47
2.4.1 Method . . . 47
2.4.2 Soureparameter distributions . . . 48
2.4.3 Results . . . 50
2.5 Sreened-Parameter-Input Approah . . . 53
2.5.1 Method . . . 53
2.5.2 Results . . . 57
2.6 Disussion and onlusion . . . 57
2.7 Appendix . . . 59
3 Nouvelle approhe pour oupler modèle de
k −2
et fontions de Green empiriques 61 3.1 Résumé . . . 623.2 Abstrat . . . 62
3.3 Introdution . . . 63
3.4 Soure model . . . 64
3.4.1 Stati slipdistribution . . . 64
3.4.2 Soure kinematis . . . 65
3.5 Summation algorithm. . . 67
3.6 Green's funtions . . . 72
3.6.1 EGFs. . . 72
3.6.2 EGF unertainties . . . 74
3.6.3 HGFs . . . 76
3.7 Ground-motionpreditions . . . 80
3.7.1 Ground-motionvariability assessment . . . 80
3.7.2 Simulation onrok and validation . . . 80
3.7.3 Simulation onsediment . . . 83
3.8 Conlusion . . . 85
3.9 Appendiies . . . 89
3.9.1 Appendix A: Stati slipgeneration . . . 89
3.9.2 Appendix B: Calulation of the theoretial ASTF high- frequeny spetral level . . . 89
3.9.3 Appendix C: Calulation of the EGF number to sum for the high-frequenyASTF levelorretion . . . 91
4 Comment déterminer la rugosité d'un séisme futur? 95 4.1 Introdution . . . 96
4.2 Contraindre
K
par analyse des séismes passés . . . . . . . . . . . 994.2.1 Introdution . . . 99
4.2.2 DéterminationdiretedeK parretourd'expérienesur les distributions de glissements statiques . . . 99
4.2.3 Les limites de ette approhe . . . 105
4.3 Contraindre
K
à partir des bases de données aélérométriques . . 1074.3.1 Introdution . . . 107
4.3.2 Comment relier rugositéet mouvement sismique? . . . 107
4.3.3 Contraintesapportéespar lesmodèlesempiriquesetvaria- bilité de larugosité . . . 109
4.4 Synthèse : loi de distribution de la rugosité . . . 110
5 Peut-on estimer la rugosité des séismes par inversion inéma- tique? 113 5.1 Introdution . . . 114
5.3 Tests synthétiquessur une méthode partiulière . . . 116
5.3.1 Méthode d'inversion en fréquene . . . 116
5.3.2 Prinipe des test . . . 118
5.3.3 Résultats . . . 120
5.4 Conlusion . . . 124
Conlusion générale et perspetives 131
Prédire lesmouvements du sol générés par un séisme futur en milieu urbain est
une étape fondamentale pour antiiperles dommages etdimensionner lesstru-
tures. Dans les régions à sismiité modérée, faute d'enregistrements de mouve-
mentsforts,iln'estpassouventpossibled'observerdiretementleseetsd'unfort
séisme potentiel. Il s'avère don indispensable de générer des aélérogrammes
synthétiques.
Caluler les mouvements du sol réés en as de séisme sur une gamme fré-
quentielle pertinente pour le génie parasismique [0.1-20Hz℄ n'est ependant pas
aisé.Cesmouvementsdépendentde deuxphénomènesomplexesquisontlepro-
essusde rupturesur lafailleetlapropagationdes ondesémisesdepuislasoure
jusqu'à la surfae du sol. Dans la plupart des régions, les onnaissanes sur le
milieu de propagationne sontpas assez préises pour modéliser numériquement
la propagation des ondes au-delà de 1 Hz. Une approhe alternative, proposée
parHartzell[1978℄,est laméthodedes fontionsde Greenempiriques(FGE),qui
onsiste à simuler en un site donné le mouvement du sol produit par un séisme
majeur en sommant des enregistrements au même site de petits séismes. Cette
méthode présente l'avantage de prendre naturellement en ompte les eets de
propagation et de site et de s'aranhir ainsi de reonnaissanes géotehniques
détailléessur lesite d'étude, eets non-linéaires misà part.
De nombreuses simulations de forts séismes, réalisées a posteriori à partir
de répliques plus faibles, ont souligné toutes les potentialitésde la méthode des
FGE.Néanmoins, lefait d'expliquerlesobservables pour un événement partiu-
lierne fournit auune informationsur l'estimation des paramètres de la rupture
d'un séisme futur, qu'il faudra pourtant déterminer a priori. A des ns de pré-
ditions en aveugle mais réalistes des mouvements forts, il est néessaire de
développer des tehniques de simulations prenant en ompte la variabilité des
paramètres de la soure, de façon à e que la variabilité nale du mouvement
sismique soit ohérente ave la variabilité des préditions purement empiriques
desmouvementsdu sol(loisd'atténuation).Parailleurs,bienquelaméthode
desFGEsoitpartiulièrementséduisante,ettetehniquen'estpasadaptée pour
représenter la partie basse fréquene du mouvement sismique, à ause des pro-
blèmes de faible rapport signal sur bruit du petit séisme à es fréquenes et e,
notammenten milieuurbain.
Le but de ette thèse est de développer une méthodologie pour aluler les
mouvementsdu soldus àunévénementfutursur unelargebande defréquenes,
enun sitespéique,etprenantenomptelavariabilitéduproessusderupture.
Le manusrit présente la démarhe que nous avons suivie en inqhapitres.
Lesobjetifs du hapitre1sontde dénirnotreproblématique,de dérireles
prinipalesapprohes possibles etenn, de présenter leshoix eetués. La pro-
blématiquesedélineentroisquestionsfondamentales:ommentaratériserles
eets desoure? Commentmodéliserlapropagationdes ondes? Etenn, quelle
stratégieadopterpour alulerlemouvementsismiqueenaveugle?Nousver-
ronsqueettenotiondesimulationenaveugleestdéliatepuisqu'ellesoulève
deux diultés supplémentaires : l'estimation de la variabilité du mouvement
sismique etlavalidationdes préditions.
Lehapitre2 présenteune étudede l'aléasismique danslebassin grenoblois.
ApartirdelaméthodedesFGE,noussimulonsunséismepotentieldemagnitude
5.5,seproduisantà15kmenvironde l'agglomérationgrenobloise.Notreobjetif
n'est pas ii de développer la tehnique de sommation des FGE, ou d'utiliser
un modèlede soureomplexe.Au ontraire, nous adoptons volontairement une
représentation simpledelasoure(méthode desimulationde Pavietal.[2000℄)
pour nous foaliser sur l'estimation des paramètres de la rupture. Nous avons
développédeux approhes.Danslapremière,nous dénissonsapriori lesloisde
distributiondes paramètres de la rupture, àpartir du retour d'expériene sur la
soure sismique. Dans le seonde, nous avons adopté une démarhe inverse,
quionsisteàestimerlesparamètresde lasoureen alibrantlessimulationsdu
mouvement sismique auroher àpartir d'un modèle de prédition empirique.
Dans le hapitre 3, an d'obtenir une représentation plus réaliste de la rup-
ture,nous adoptons un modèle de soure plus omplexe,de type
k − 2
.Nous ver-rons en partiulier ommentoupler modèle de
k − 2
et FGE.D'autre part, danslebut de déterminerlapartiebassefréquenedu mouvementsismique (<1Hz),
nousavons optépour uneméthode de simulationhybride.Autrementdit,les
basses fréquenes sont alulées de manière purement numérique. La méthode
estappliquée poursimulerleseets d'un séismede magnitude5.5àGrenoble. Il
ressortde ette étude queles préditions du mouvementsismique sont très sen-
siblesàun desparamètresde lasoureen partiulier.Ceparamètre,quiontrle
larugositédu glissementstatique, reste ependant malontraint.
Leshapitres4et5sont ainsionsarés àl'étudede larugositédu glisse-
mentstatique.Danslehapitre4,nousanalysonsunebasededonnéesdemodèles
deséismesobtenusparinversioninématique.Ceretourd'expérienesurlesévé-
nementspassés nous permetde dénir une loide distributionpourle paramètre
derugositéduglissementetderéatualiserlesrésultatsétablisparSomerville
etal.[1999℄,baséssuruntrèspetitnombredemodèles.Néanmoins,peut-onréel-
lement retrouver la rugosité des séismes passés par inversion inématique?
Cetteproblématique est abordée dans le hapitre5. A travers une série de tests
sur des données synthétiques, noustestons l'aptituded'une méthode d'inversion
partiulièreà determiner leparamètre de rugosité.
Problématique : omment prédire
le mouvement sismique en
aveugle ?
Sommaire
1.1 Introdution . . . 12
1.2 Comment modéliserla soure sismique? . . . 12
1.2.1 Dumodèledupointsoureàlainématiquedelarupture 12
1.2.2 Lesloisd'éhelle:ontraintesfondamentalessurlasoure 13
1.2.3 Denombreuses approhes pour dérirela inématique
de lasoure . . . 14
1.3 Comment modéliser les eets de propagation dans
un milieu omplexe? . . . 17
1.3.1 Introdution. . . 17
1.3.2 Une méthode pratique: lasommationde fontions de
Green empiriques . . . 19
1.4 Quellestratégie adopterpourprédirelemouvement
sismique généré par un séisme futur? . . . 27
1.4.1 Introdution. . . 27
1.4.2 Variabilitédu mouvement sismique :sigma . . . . 28
1.4.3 Analysede lavariabilité . . . 30
1.4.4 Leslimites desmodèles empiriques . . . 35
1.4.5 Lesdiultéspoursimulerenaveugleaveunemé-
thodedéterministe . . . 39
1.1 Introdution
Comment simuler des aélérogrammesréalistes générés par un séismepotentiel
en un site spéique? Pour proposer une solution à ette problématique, nous
nous sommes posés trois questions fondamentales : omment représenter les ef-
fets d'une soure sismique? Comment modéliser les eets de propagation dans
unmilieuomplexe?Etenn,quelleméthodologieadopterpour simulerlemou-
vement sismique en aveugle , 'est à dire prédire les eets d'un événement
qui n'a pas enore été enregistré? Ce dernier problème est sans doute le plus
déliat. En eet, l'analyse des données aélérométriques montre que pour une
magnitude,unedistaneetuntypedesoldonnés,lemouvementsismiqueestfor-
tement variable. Ainsi,prédire en aveugle les mouvements du solne signiepas
fournirune solutionunique mais un ensemblede simulations,représentativesde
lavariabiliténaturelledu mouvementsismique.L'objetifde epremierhapitre
est de présenter les prinipales approhes possibles et les hoix réalisés dans le
adrede ette thèse. Nousfournirons égalementles bases théoriques néessaires
pour omprendre lasuite du manusrit.
1.2 Comment modéliser la soure sismique?
1.2.1 Du modèle du point soure à la inématique de la
rupture
La manière la plus simple de modéliser un séisme est de l'assimiler à un point
soure.Akiand Rihards[2002℄montrentquelareprésentation d'unesouresis-
miqueparundoubleoupledefores permetd'expliquerlapolaritédesondesde
volume observées autourd'un séisme. Ils développentune expression analytique
du hamp de déplaement pour un milieuélastique homogène. Cette expression
montrequeledéplaementdusolenhamplointainestproportionnelàladérivée
temporelle du momentsismique
M 0
des ouplesde fores. Bien que très simple,e modèle de point soure est enore atuellement utilisé pour déterminer les
méanismesau foyer oulesmomentssismiques des petits séismes.
Laréalitéestbienentendutrèséloignéedupointsoure.Unséismeorrespond
àla rupture du milieu lelong d'une faille,dont latrae au solpeut, en général,
êtreobservée pour lesséismessusammentforts(magnitudesupérieureà6).Le
momentsismiquedépend alorsde trois paramètres:lalongueur de lafaille
L
,salargeur
W
etle déplaementmoyenD
entre lesdeux ompartimentsde lafaille.Il s'exprimeselon la relation:
M 0 = µDLW,
(1.1)où
µ
représente la rigidité du milieu autourde la faille. La façon laplus simplede dérire la rupture est d'imaginer deux blos glissant l'un sur l'autre. Leglis-
sement est dans e as supposé invariantspaialementdurant toutela durée de
larupture. Haskell [1969℄propose d'assimilerlarupture àune sommede points
souresdéalés dans le temps,haque point soure orrespondant auglissement
de la rupture. Le proessus de rupture débute en un point de la faille, appelé
point de nuléation, et se propage ave une vitesse de rupture
v
. Chaque pointommeneàglisser àl'arrivéedu front derupture jusqu'àson glissementnal
D
pendant unedurée
τ
appelée tempsde montée de ladisloation.Ainsi,représen- ter larupturerevientàdérireen haque pointde lafaillel'évolutiontemporelledu glissement. Le modèle de Haskell [1969℄ est fondé sur des hypothèses très
simples (glissement nal ettempsde montée identiques en haque point,vitesse
de glissementonstante, vitesse de rupture onstante, propagation de larupture
unilatéralle).Néanmoins,etypedemodèlepermetd'expliquerdeuxphénomènes
fondamentauxobservéssur lesenregistrements de séismes.La premièreobserva-
tion onernelaformedu spetreen déplaementdes séismes,quiest en général
aratérisé par une déroissane en
ω −2
au-delà d'une fréquene aratéristique (Aki[1967℄;Hanks[1981℄).Danslemodèlede Haskell[1969℄,ette fréqueneestproportionnelleàladurée de larupture
v/L
.Laseonde observation est uneva- riation de laformedes pulsesde déplaement enregistrésprohes d'unefaille enfontiondelapositiondes stations.Lespulsessonttrèsressérés (amplitudeforte
etdurée ourte)pour les stationsplaéesselon ladiretionde la propagationde
la rupture (Boatwright and Choy [1992℄). Ce phénomène, appelé eet de dire-
tivité, est analogueà l'eet Doppler. Il peut être quantié par le oeient
de diretivité (Ben-Menahem [1961℄)
C d = 1
1 − (v/c)cosΘ ,
(1.2)où
Θ
représente l'angle entre les diretions de propagation de la rupture et des ondes vers lastation, etc
la vitesse des ondes de volume. Pour tenir ompte dela diretivité,ladurée de larupture observée àla stationest remplaée par une
durée de rupture apparente proportionnelle à
C d v/L
.1.2.2 Les lois d'éhelle : ontraintes fondamentales sur la
soure
Il existe deux loisd'éhelles, établiesà partir d'observations sur lesdonnées.
◮
Loi d'éhelle des spetres soureL'analyse des données montre qu'en moyenne le spetre d'amplitude en dépla-
ement des séismes, après orretion des eets de propagation, est aratérisé
par un plateau de niveau proportionnel au moment sismique
M 0
, puis, ommenous l'avonsvu, une déroissaneen
ω −2
au-delàd'une fréqueneoinF c
. Ainsi,Brune [1970℄proposede dénirlespetreen déplaementd'unséismeselon l'ex-
pression :
| U(f ) | ∝ M 0
1 + (f /F c) 2 .
(1.3)◮
Loi d'éhelle des paramètres soureCette loi est fondée sur l'hypothèse qu'un séisme est un phénomène invariant
d'éhelle, 'est-à-dire qu'un petit et un gros séisme, s'ils se produisent dans des
milieux équivalents (module de rigité
µ
onstant) sont similaires à un fateurd'éhelle près. Brune [1970℄, en supposant que
D ∝ L
puis queL ∝ W
montreainsiqu'un séisme, aulieud'êtrereprésentépar trois paramètres(équation 1.1),
peut n'être déritque par sa longueur :
M 0 ∝ L 3 .
(1.4)L'hypothèse de l'invariane d'éhelle implique que la hute de ontrainte est
onstante, indépendantede lamagnitude. La hute de ontraintemoyenne d'un
séismeest déniepar larelation :
∆Σ = C f · µ · D
L ,
(1.5)où
C f
est le fateur de forme de la zone de rupture etL
est la dimensionaratéristiquede larupture. A titre d'exemple, pour une failleirulaire,
C f =
7π
16
etL
est le rayon de la soure. Pour un méanisme dérohant,C f = π 2
et
L = W
(Kanamori and Anderson [1975℄). La hute de ontrainte est unparamètre essentiel pour le alul du mouvement sismique puisqu'elle ontrle
en partie l'amplitude des hautes fréquenes générées par la soure. Par le biais
d'analyses de données sur les failles, plusieurs auteurs montrent que la hute
de ontrainte des séismes est eetivement assez stable et que les paramètres
D
etL
peuvent être reliés par une loi simple (Kanamori and Anderson [1975℄;Shaw and Sholz [2001℄). Cependant, la dispersion observée autour de la loi
moyenneestengénéraleimportante(WellsandCoppersmith[1994℄;Sholzetal.
[1986℄; Manighetti et al. [2007℄). En outre, ertaines études réentes suggèrent
que l'hypothèse d'une hute de ontrainte onstante n'est pas valide sur une
large gamme de magnitude (Kanamori and Rivera [2004℄). Dans le adre de
notre étude, nous onsidérerons la ondition de hute de ontrainte onstante
ommevalable en moyenne et autoriserons don une ertaine variabilitéautour
de ette loi.
1.2.3 De nombreuses approhes pour dérire la inéma-
tique de la soure
Les développements théoriques sur la dynamique de la rupture et l'analyse de
séismes passés par inversion inématique montrent que la rupture sur une faille
est un phénomène omplexe. Depuis le modèle très simple de Haskell [1969℄ où
tous lesparamètres de la rupture sontonstants (glissementstatique, vitesse de
glissementetde rupture), une grandevariétéde modèlesinématiques ont vule
jourpourjustierlerayonnementhautefréqueneen
ω − 2
delasoure.Lebutdeette setion est de présenter les grandes atégories de modèles, les prinipaux
◮
Le modèle de rakC'est lemodèle de base issu de la dynamique de la rupture (Madariaga [1977℄;
Kostrov and Das [1988℄; Huthings [1994℄). Il a l'avantage d'être beauoup
plus réaliste que le modèle de Haskell [1969℄, qui présente une singularité des
ontraintes surlesbords delafaille.Laruptureen unpointdébute àl'arrivéedu
front de rupture qui se propage à vitesse onstante. Elle se termine au passage
d'une phase d'arrêt générée lorsque la rupture atteint un bord de la faille. La
zone de rupture est de forme elliptique. Les prols de glissement statiques sont
également elliptiques, e qui n'est pas onforme aux observations. Notamment,
lestravauxdeManighettietal.[2005℄suggèrentquelesprolsdeglissementsont
triangulaires etasymétriques.
◮
Les modèles ompositesLe prinipe de base de es modèles est qu'un séisme est la somme de plusieurs
sous-événements. Partantduprinipequelespropriétés méaniquessur un faille
sont autosimilaires, 'est-à-dire identiques à petite ou grande éhelle, Frankel
[1991℄ propose de représenter le ho prinipal par une distribution fratale de
sous-événements.Ladéroissaneen
ω −2
estobtenuepourunedimensionfrataleD = 2
, si la hute de ontrainte des sous-événements est onstante et si leurs surfaes de rupture remplissent elle du ho prinipal.Cette représentation dela rupture est également suggérée par Sholz [1998℄. Eneetuant une synthèse
surlesdistributionsdestaillesdes séismespassés,ilobservequepouruneéhelle
de 1 à 10 km, les failles ne sont pas des milieux ontinus mais omposés d'un
ensemble de sous-faillesparallèlesnon onnetéesdont ladistributiondes tailles
est fratale,ave
D ≈ 2
.Néanmoins, reproduireorretementlaformedu spetreen
ω −2
àpartird'unmodèle omposite n'est pas aisé. Tumarkin et al. [1994℄ démontrent que, quelle
que soitladistribution de tailles de sous-événements,les onditions d'unehute
de ontrainteonstante et d'unepente en
ω −2
ne peuvent être vériées simulta-nément, àmoins de sous-estimer lemoment sismique oude surestimer le niveau
haute-fréquene (au-delà de la fréquene oin du plus petit sous-événement).
D'autre part, obtenir lesbons niveaux basse et haute fréquene implique que la
surfae totale des sous-événements dépasse elle du séisme simulé. Zeng et al.
[1994℄ soumettent ainsi un modèle où ette dernière ondition est vériée. Le
séisme simulé est une somme d'événements irulaires se superposant et repré-
sentésparunmodèledeBrune[1970℄.Cependant,lephénomènedesuperposition
des événements est suseptible de générer trop de hautes fréquenes.
Tumarkin and Arhuleta [1994℄ mettent aussi en évidene un problème de
sous-estimation des fréquenes intermédiaires et dénissent une fontion par-
tiulière pour la vitesse de rupture. Hartzell et al. [1999℄ suggèrent également
de résoudre e problème en faisant varier la vitesse de rupture et inluent une
omposante aléatoiredans la vitesse de rupture des sous-événements. Unealter-
native est d'adopter une méthode hybride qui onsisteà ouplerun modèle
ompositeave unautremodèleinématique(Hartzelletal.[1999℄;Galloviand
hautefréquene.
◮
Le modèle duk − 2
CemodèleaétéinitiéparHanks[1979℄.CommepourlemodèledeFrankel[1991℄,
l'idéegénérale est que l'autosimilaritéde l'énergieradiéepar lesoure (penteen
ω − 2
) s'explique par le aratère autosimilaire de la rupture. Hanks [1979℄ fait l'hypothèsequela distributiondes hutes de ontraintes sur un plande failleestdérite dans le domaine des nombres d'ondes par une loi puissane en
k − n
etmontre qu'ilfaut
n = 2
pour interpréter la radiationde l'énergieobservée.Partantdeettehypothèse,HerreroandBernard[1994℄ontdéveloppéunmo-
dèleinématiqueompletpourgénérerdessismogrammesréalistes.Lespetredu
glissement statique est déni par une déroissane en
k − 2
au-delà d'un nombred'onde oin
k c = 1/L
oùL
représente la taille de la rupture. Pourk ≤ k c
, lesphasessont hoisies de manière àonentrer le glissementau entre de lafaille.
En revanhe, pour
k > k c
, les phases sont aléatoires. Ainsi, les distributions de glissementstatiques sontobtenues en sommantune aspérité (glissementbassefréquene)etun ensembled'hétérogénéitésde diérentes tailles réparties aléa-
toirementsur leplande faille.D'autrepart, lavitesse de rupture
v
est supposéeonstante.Herreroand Bernard[1994℄démontrentquelemodèledu
k − 2
onduitau modèle en
ω −2
si la durée du glissementτ
en un point est inversement pro- portionnelle au nombre d'ondek
. Une telle ondition est atteinte dans le astrès simple d'un glissementinstantanné. Pour abandonner ette hypothèse phy-
siquementirréaliste,Bernardetal.[1996℄introduisentdans lemodèleleonept
proposé par Heaton [1990℄ (self-healing slip pulse). Le front de rupture est
suivid'un front d'arrêt qui stoppe le glissement.La rupture est alors modélisée
omme une bande de glissement, se déplaçant à vitesse onstante
v
. Pour leshétérogénéitésdeglissementde petitestailles(ontenues danslabandede glisse-
ment),ladurée du glissement
τ
est proportionnelle àlataillede l'hétérogénéité.Leglissementdes hétérogénéités de dimension supérieureest stoppé par lefront
d'arrêt:
τ(k) = τ max = L O
v , si k < a/L o τ(k) = a
vk , si k > a/L o .
(1.6)Bernard et al. [1996℄ suggèrent
a = 1/2
, pour modéliser la rupture des petiteshétérogénéités à la manière d'une ssure lassique. Par ailleurs, l'introdution
d'uneduréeduglissementnieontribueàréduireleseetsdediretivitéàhaute
fréquene. Dans le as initial d'un glissement instantanné (bande de glissement
inniment étroite), l'ampliation dans la diretion de la rupture est ontrlée
par
C d 2
pourf > f c
, e qui onduit à des fateurs de diretivité extrêmes nonobservés. Elargir la bande de glissement permet de réduire le fateur à
C d
pourf > f 0 = v/L 0
.Depuis les approhes lassiques de Herrero and Bernard [1994℄ et Bernard
et al. [1996℄, le modèle du
k −2
a été perfetionné par plusieurs auteurs. Hisadaetintroduit unefontion plusréalistepourlavitesse de glissement.Réemment,
Ruiz et al. [2008℄ ont développé un nouveau modèle de soure omposite géné-
rant des distributions de glissement statique en
k − 2
. Les fontions vitesses deglissement obtenues sont ompatibles ave la dynamiquede larupture (Kostrov
[1964℄; Tinti et al. [2005℄). Gallovi and Burjanek [2007℄ étudient les eets de
diretivitégénérés parun modèleen
k − 2
. Suivantl'idéede Bernardand Herrero[1994℄, ils proposent de réduire enore les eets de diretivitéà haute fréquene
en imposant une rupture aléatoirepour lespetites hétérogénéités de glissement.
Enn, Somervilleet al.[1999℄, puis Gallovi and Brokesova [2004a℄introduisent
le paramètre
K
dans la dénition du nombre d'onde oin, qui s'exprime selon :k c = K/L
.Ceparamètre,quiontrlelarugositéduglissementstatique,feral'objet d'une étude préisedans le quatrièmehapitredu manusrit.
◮
D'autres approhesIl existe bien entendu beauoup d'autres études qui dérivent la inématique de
la rupture. Citons parmi les plus réentes la méthode développée par Liu et al.
[2006℄, qui dénit les paramètres de la soure (l'amplitude et la diretion du
glissement, la vitesse de rupture, la durée du glissement) omme des variables
aléatoires orrélées. La distribution du glissement statique est générée à partir
de larelationempiriquede Mai andBeroza [2002℄, issuede l'analyse d'ungrand
nombre de modèlesde glissementsréels obtenuspar inversion inématique.
◮
Synthèse : les hoix eetués pour notre étudeNotreobjetifprinipalestdesimulerleseetsd'unesoureétenduereproduisant
un spetreen
ω − 2
etprenanten ompteleseets de diretivité.Danslehapitre 2deemanusrit,nousutilisonsvolontairementunmodèledesouresimple(mo-dèle de ssure (rak) de Huthings [1994℄).Les paramètres du modèle sont
lahute de ontrainte, laposition du pointd'initiationde la rupture sur lafaille
etlavitesse de rupture. Dansun seond temps,an de générer des distributions
de glissement plus réalistes et de mieux simuler les eets de diretivité, nous
dérirons la soure ave un modèle de type
k − 2
(Bernard et al. [1996℄). Cetteméthode est adoptée dans letroisième hapitre.Comme nous l'avons remarqué,
le quatrième hapitre sera onsaré à l'analyse du paramètre
K
, introduit dansle modèle pour permettre une variabilitéde la rugositédu glissementstatique.
1.3 Comment modéliser les eets de propagation
dans un milieu omplexe?
1.3.1 Introdution
Pour aluler leseets produitspar un séisme àlasurfae du sol,il fautoupler
lainématique de lasoureàlaréponse du milieude propagationdes ondes.On
peut utiliser pour ei le théorème de représentation sous sa forme disrétisée
(Aki and Rihards [2002℄). Le plan de faille est déoupé en
n
sous-failles desurfaes
a i
. Les eets de propagation entre une sous-faillei
et le réepteur, àla position
r
, sont aratérisés par la fontion de GreenG(r, t) i
. Cette fontionreprésente la réponse du milieu à une fore impulsionnelle. Le déplaement du
sol
U (r, t)
est donné par la relation:U (r, t) = X n
i=1
µ i a i
m 0 i
s(t − t s i − t r i ) i ∗ G(r, t) i .
(1.7)Les termes
µ i
,m 0 i
ett s i
sont respetivement la rigidité du milieu, le moment sismiqueassoiéàlafontionde Greenetletempsd'arrivée desondes àlasous-faille
i
.Lainématiquede larupture est déniepar l'histoireduglissements(t) i
etle tempsde rupture
t r i
.L'expression analytique de lafontion de Green est onnue dans le as d'un
milieuélastique homogène (Aki and Rihards [2002℄).Pour alulerles eets de
propagationdes ondes dans un milieu plus omplexe, ilfaut avoir reourt àdes
méthodes numériques. Par exemple, la méthode des nombres d'ondes disrets
(Bouhonand Aki [1977℄)est ourammentutilisée pour alulerlaréponse d'un
milieu1D onstitué de ouhes horizontales élastiques. Des méthodes plus om-
plexes omme les diérenes nies ou les éléments spetraux (Komatitsh and
Vilotte [1998℄; Chaljub et al. [2007℄), permettent de modéliser des milieux 2D
ou 3D omme des bassins sédimentaires. Ces approhes sont en générales très
oûteuses en temps de alul.
Deplus,lespropriètésméaniquesdesmilieuxdepropagationàpetiteéhelle
sont souvent mal onnues. Les méthodes numériques sont don en générale in-
adaptéespourlealuldes fontionsde Greenàhautefréquene (>1-2Hz).Des
méthodes hybrides ont don vu le jour, ouplant fontions de Green numé-
riques à basse fréquene et approhes stohastiques à haute fréquene (Kamae
et al. [1998℄; Pulido and Kubo [2004℄; Paor et al. [2005℄). Une alternative sé-
duisante est la méthode des fontions de Green empiriques (FGE). Au lieu de
herher à aluler analytiquement, numériquement oude manièrestohastique
lesfontionsde Green
G(r, t) i
dans l'équation1.7, Hartzell[1978℄ propose de lesremplaersimplementpar desenregistrementsde petitsséismes,quiontiennent
naturellementles eets de propagationetde site entre lasoure etle réepteur.
Lemouvementsismiques'obtientdonensommantdespetitsséismes.C'estl'ap-
prohe que nous avons hoisie dans le adre de ette thèse. Dans ette setion,
nousprésentonslesfondementsdelaméthodeetlamiseen plaed'unshémade
sommationdes FGE basé sur leslois d'éhelle (setion1.2.2).Ce shéma simple
permettra de bien saisir la problématiquede lasommation des petits séismes et
d'illustrer les problèmes lassiques renontrés. Nous expliquons enn omment
adapterleshémade sommationen as d'éartauxloisd'éhelleetdérivonsles
1.3.2 Une méthode pratique : la sommation de fontions
de Green empiriques
◮
Les hypothèses et onditions d'appliation de la méthodeSommationd'un uniqueséisme. Dansnotreétude,leseetsdepropagation
entre haque point de la soure etle réepteur seront représentés par un unique
séisme.Eneet,danslesrégionsàsismiitémodérée,lenombred'enregistrements
de petits séismes de qualité n'est pas toujours susant pour permettre un bon
éhantillonnage du plan de faille. De plus, aluler le mouvement sismique en
ajoutant des petits séismes dont les loalisations etles momentssismiques sont
diérentsdevienttehniquementplusomplexe(TumarkinandArhuleta[1994℄).
Pour que le petit séisme soit représentatif des eets de propagation entre les
diérents points de la faille et le réepteur, la première ondition à respeter
est que le petit séisme soit inlus dans la surfae de rupture de l'événement
iblé. Puisque nous souhaitons simuler des événements futurs, le plan de faille
sera onstruit autour du petit séisme. Il onviendra également de se plaer en
hamp lointain, 'est-à-dire à une distane supérieure à la longueur de rupture
du séisme simulé. A une distane trop prohe du plan de faille, laradiation des
ondesdevolumeetlesmilieuxtraversés delasoureauréepteurvontfortement
dépendredelapositionsurlafaille.Deplus,BourandCara[1997℄ontdémontré
qu'iln'étaitpaspossibledereonstituerorretementlestermesdehampprohe
du gros séismeà partir de eux du petit séisme.
Linéarité de la réponse du sol. Reonstituer les mouvements du sol en
ajoutantdes petitsséismes impliquequelaréponsedu mileudepropagationsoit
linéaire. Autrement dit, la méthode est basé sur l'hypothèse que les aratéris-
tiquesméaniquesdumilieunedépendentpasdesondesquis'ypropagent.Notre
méthode ne permettra don pas de modéliser les eets non linéaires omme la
liquéfationdes sols. Ceseets, quise manifestentessentiellementdans leas de
forts séismes,serontnégligés dans notre étude.
Méanismesau foyer. Pour quelesformesd'ondesdu petitetdugrosséisme
soientomparables,ilfaut en théoriequeleurs méanismes aufoyersoientiden-
tiques. Dans le as où les méanismes sont trop diérents, il sera néessaire
d'introduire une orretion an de modier lediagramme de radiation du petit
séisme. Une proédure simple a été proposée par Irikura [1983℄ pour adapter le
spetre d'amplitude de la FGE. Cette orretion, fondée sur l'hypothèse que le
petit séisme est un point soure, sera don adaptée si elui-i est susamment
petit.
Taille du petit séisme. Lehoix de lamagnitude du petit séismeest déliat
etseratoujoursun ompromis.S'ilesttrop gros,ilnepourraplus êtreassimiléà
unpointsoure.L'énèrgieémiseseradanse asfortementdépendantedes eets
dus à la diretivité de la rupture. Une solution onsisterait à utiliser plusieurs
petits séismes an de moyenner les eets de diretivité mais omme nous
petit, à basse fréquene, l'énergie radiée sera trop faible par rapport au bruit
de fond. Le signal obtenu par sommation des FGE ne sera alors que du bruit
amplié.Dans notre étude, nous utiliserons des séismes de magnitude faible(
≈
3)et imposeronsque lesFGE aient un rapportsignal sur bruit supérieur à3.
◮
Shéma de sommation basé sur les lois d'éhelleNotion de fontion soure apparente. Le déplaement du sol
U(t)
réépar l'événement simuléest alulé en ajoutant des FGE déalées dans le temps
et représentées par le signal
u(t)
. Il peut s'érire sous la forme d'un produit deonvolution :
U(t) = S(t) ∗ u(t),
(1.8)où
S(t) = X η
i=1
k i δ(t − t i ).
(1.9)S(t)
, appelée fontion soure apparente, est la représentation mathématique du shémade sommationtemporel des FGE.Leparamètreη
est lenombrede FGEàajouter aux instants
t i
. Dans le domainefréquentiel, l'équation 1.8permet de dénirla fontionsoure apparente selon l'équation:S(f) = U(f )/u(f ).
(1.10)Dans les deux paragraphes qui font suite, nous verrons que les lois d'éhelles
apportent des ontraintes sur la fontion soure apparente et aboutissent à un
modèle de référene dans ledomainespetral.
Loi d'éhelle des paramètres soure. Rappelons que ette loi est fondée
sur l'hypothèse d'une hute de ontrainte indépendante de la magnitude. Elle
montre qu'un séisme peut être représenté par un unique paramètre (équation
1.4).Soient(
M 0
,m 0
),(L
,l
),(W
,w
)et(D
,d
)respetivement lemomentsismique, lalongueur,lalargeuretleglissementmoyenduséismesimuléetdupetitséismehoisiommeFGE.Ensupposantquelesmodulesderigiditédesmilieuxdesdeux
événements sont identiques (profondeurs équivalentes), le rapport des moments
sismiques
M 0
etm 0
s'exprime selon :M 0
m 0
= L l · W
w · D d
= L
l 3
= N 3 .
(1.11)L'équation1.11 signie qu'àpartir du seul fateur
N = M 0
m 0
1/3
,
(1.12)il est possible de déterminier les aratéristiques géométriques et physiques du
séismesimuléàpartirdeellesdu petitséisme.Autrementdit,sileplande faille
est disrétisé en
N × N
sous-failles, alors la surfae d'une sous-faille est égale à la surfae de rupture du petit événement. D'autre part, le glissementnal duséismesimuléestreonstituéensommantenmoyenne
N
petitsséismesenhaquesous-faille (gure1.1).
Station
Séisme simulé
FGE
Glissement
Temps D
d 2d
0 t d 2t d 3t d τ
3d
Séisme simulé
FGE
Propagation de la rupture
Figure 1.1
◮
Prinipe de sommation des FGE fondé sur la loi d'éhelle des paramètressoures.Lemouvementsismiquegénéréparleséismesimulés'obtientenajoutant
M 0
m 0 = N 3
petitsséismes.Leplandefailleestdéoupéen
N × N
sous-faillesdesurfaeégaleàlasurfae de rupture de la FGE. La montée du glissement en une sous-faille, qui débute à l'arrivéedufrontde rupture,s'eetueàvitesse onstantesurunedurée
τ
.Elleestreonstituée en sommantN
petitsséismesdont laduréeduglissementestt d = N τ
.Loi d'éhelle des spetres soure. C'est le modèledéni par Brune [1970℄.
L'hypothèse la plus simple est d'imaginer qu'en moyenne, le petit et le gros
séismesontenaordaveemodèle.Celasetraduitparlefaitqueleursspetres
d'amplitude en déplaement
| s(f ) |
et| S(f ) |
sont dénis par un plateau à bassefréquene suivi d'une déroissane en
ω − 2
au-delà d'une fréquene oin, inver-sement proportionnelle à la taille de la soure. Ainsi, l'équation 1.10 fournit un
modèle de référene moyen, dans le domaine spetral, pour la fontion soure
apparente (gure3.2).
Les diultés renontrées pour reproduire la référene. La probléma-
tique de la sommation des FGE se résume à générer des déalages temporels
t i
permettant de reproduireun spetre de référene. Leproblème peut être appré-
hendéde deux façons :soiten déterminantlesdéalages
t i
de manièrepurementω −2
~M 0
~m 0 N 3
U(f)
u(f)
N F c f c
S(f)
ω −2
F c f c N 3
N N
f f
a) b)
Amplitude Amplitude
Figure1.2
◮
a)Représentationdesspetresthéoriquesen déplaementduséismessimuléet de la FGE selon un modèle de Brune [1970℄ (loi d'éhelle des spetres soures). Les
niveauxdesplateauxbassefréquenesontsupposésproportionnelsauxmomentssismiques,
e qui se traduit par la relation :
M 0 = N 3 m 0
. Cette hypothèse implique que les eetsde propagation duséismesimulésont identiquesàeux de laFGE. Elleest donvalideen
onditionsdehamp lointainetsilasurfaederupturede l'événementsimuléenglobeelle
dupetitséisme.Parailleurs,lesfréquenesoins
F c
etf c
sontinversementproportionnelles auxdimensionsaratéristiquesdessoures,d'oùlarelation:f c
F c = N
. b)Représentationdu spetremoyen deréférene pourlafontionsoureapparente,égalaurapportdesspetresthéoriquesduséismesimuléetde laFGE.
la rupture (méthodes stohastiques : Joyner and Boore [1986℄; Kohrs-Sansorny
etal. [2005℄); soiten intégrant les eets d'une soure étendue, e quenous sou-
haitons dans notre étude (méthodes inématiques : Irikura and Kamae [1994℄;
Huthings [1994℄; Pavi etal.[2000℄).
Il n'est pas aisé de reproduire le modèle de référene à partir du shéma de
sommationquenous avons dérit.Eneet, au-delàde lafréquene oindu petit
séisme
f c
, un ertain nombre d'artefats numériques apparaissent. Ils sont liés à la disrétisation spatiale et temporelle du séisme simulé, imposée par les loisd'éhelle et la taille du petit séisme. Ces artefats peuvent prendre la forme de
pis.Citonsparexempleunesériedepisdusàladupliationrégulièredelafon-
tionsouredupetitséisme,apparaissantauxfréquenes
1/t d
,2/t d
,...(gure1.1).Ande les supprimer,Irikura [1983℄propose de diviser lamontée du glissement
du petit séisme en intervalles de temps plus petits, de manière à repousser les
pisvers leshautesfréquenes. D'autrepart, ladistributionrégulièredes petites
souressurleplande faillepeutégalementgénérer un piperturbantlafontion
soureapparenteautour de lafréquene oin
f c
.Bour and Cara [1997℄adoptentuneproédure simplequionsisteàappliquerunltrepassebas.Lafréquenede
oupure est xée par inspetion visuelle de la fontion soure apparente. Enn,
au-delà de la fréquene oin
f c
, la sommation des petits séismes devient ino-hérente. Le spetre de la fontion soure apparente se aratérise don par un
plateaude niveau égalà larainearréedu nombre de petits séismesàajouter :
| S(f → ∞ ) | = r M 0
m 0
= N 3 2 .
(1.13)An de surmonter e problème de surestimation de l'énérgie haute fréquene
(niveau
N 3 2
aulieudu niveauattenduN
),Kohrs-Sansorny [2005℄montrent qu'il est néessaired'adapterleshémade sommationdesFGE.Seuleunesommationen
N 4
permet d'obtenir à la fois les niveaux basse fréquene ethaute fréquenedénis par le modèle théorique.
Notons qu'un moyen de s'aranhir simplement de tous es types d'artefats
est d'utiliser des enregistrement de séismes de magnitude très faible (Wössner
et al. [2002℄). Dans e as, le petit séisme se rapprohe d'un point soure. Sa
fréquene oin est alors repoussée au-delà des fréquenes utiles pour le génie
parasismique (<20-30 Hz).La limite de ette approhe est que lesFGE sont en
générale très bruitées à basse fréquene.
◮
Méthodologies adoptées dans notre étudeDans le adre de ette thèse, deux approhes ont été utilisées. Bien que la i-
nématique soit relativement omplexe (variations du glissement statique et de
la vitesse de glissement), le prinipe de sommation des FGE reste analogue au
shéma de sommationdéritgure 1.1.Commelepetit séismeest de magnitude
faible (
≈
3) quelle que soit l'approhe adoptée, nous admettrons qu'iln'est pasaeté par les eets de diretivité. Nous determinerons la relation entre la fré-
quene oin et la taille de la soure grâe à un simple modèle de Brune [1970℄.
Le rayon de la soure
r S
est alors inversement proportionnelàla fréquene oin et suit larelation (V s
représente laélérité des ondes S):r S = 0.33 V s
f c
.
(1.14)En faisant l'hypothèse d'un plan de faille arré (dimension
l × l
) et de mêmesurfae, onen déduit:
l = 0.33 √ π V s
f c
.
(1.15)Ainsi,par leture de lafréquene oin sur lespetre en déplaementde la FGE,
nouspouvonsobtenirlesdimensionsd'unesous-faille,mailleélémentairepermet-
tant de reonstituer le plan de faille du séisme simulé. La gure 1.3 représente
les spetres en déplaement de la FGE, enregistrée au roher, utilisée dans la
première approhe. Notons que la détermination de
f c
n'est pas aisée pour unséismede sipetitetaille. Eneet, ilya risquede onfusionave
f max
,fréqueneau-delàdelaquelleladéroissaneen
ω − 2
duspetreendéplaementestmasquéepar des phénomènes d'atténuation des ondes, dus aux eets de propagation et
de site.Danslapremière approhe, ommenoussouhaitonsétudierlavariabilité
naturelle du mouvement sismique due aux seuls eets de soure, nous nous
ferons l'hypothèse que les paramètres de la FGE sont parfaitement déterminés.
Dans la seonde approhe, les eets des inertitudes sur la FGE, en partiulier
sur la valeur de
f c
,seront analysés.Méthode de Pavi et al. [2000℄. Dans le seond hapitre de e manusrit,
Fréquence (Hz)
A mplitude
Composante EW
Composante NS
f c
A mplitude
Séisme de Lancey (26/04/2003, M L =2.9) station OGMU
ω -2 ω -2
f c
Figure 1.3
◮
Spetre en déplaement du petit séisme utilisé dans la première approhedéveloppée,enregistréàlastationauroherOGMU(RéseauAélérométriquePermanent,
Grenoble).Ladistaneépientraleestde15km.Leniveauspetralestplaten-dessousdela
fréqueneoin
f c
,estiméeà9Hz.Notonsqu'ilyaunrisquedeonfusionentref c
etf max
,fréqueneau-delàde laquellelespetredéroit plusrapidementquele modèlelassiqueen
ω −2
,duaux eetsd'atténuation desondes.L'estimationdef c
représente donune valeurminimum.Enn, lespetre estfortementbruité endessous de 1Hz (Cf. gure1.6).
basé sur un modèle de soure de type ssure(Huthings [1994℄).Dans lebut
de modéliser des séismesdont lahute de ontrainte(
∆Σ
) est diérentede elledu petit séisme (
∆σ
), la loi d'éhelle des paramètres soure est modiée selonl'expression :
M 0 = ∆Σ · L 3
. Ainsi, le rapport des moments sismiques s'érit(Irikuraand Kamae[1994℄) :
M 0
m 0
= cN 3 ,
(1.16)où
c
est déni omme le rapport des hutes de ontraintes du gros et du petitévénement :
c = ∆Σ
∆σ .
(1.17)Pour tenir ompte d'une déviation de
c = 1
, le spetre de la FGE est multipliépar le fateur
c
et le nombre de sommations sur le plan de faille est adapté demanière à onserver le moment sismique du séisme simulé. Les dimensions du
plan de faille sont donmodiées.
Dans le but de supprimer les artefats apparaissant au-delà de
f c
, en parti-ulier la surestimation du niveau haute fréquene (en
N 3 2
au lieu deN
), Paviet al.[2000℄ proposent une approhe stohastique. Lafontion soure apparente
est simplement ltrée puis remplaée, au-dessus de
f c
, par un bruit blan deniveau spetral égal à
N
et suivantune enveloppe temporelle spéique (Figure1.4).
Fréquence (Hz)
10 −1 10 0 10 1
10 1 10 2 10 3 10 4 10 5
10 0
R appo rt spec tr al ( -)
sans correction
avec correction du niveau HF
N 3/2 N
f c N 3
Figure 1.4
◮
Exemplede spetre de fontion soureapparente obtenu ave la méthodedéveloppée parPavietal.[2000℄,aveetsansorretionduniveauhaute fréquene.Dans
et exemple,
N = 30
,f c = 10 Hz
etl = 200 m
.D'autrepart, larupture s'initieauentrede la failleet l'angleentre les diretions de propagationde larupture et des ondes vers la
station est
Θ = 90
.Néanmoins, ette proédure ne permet pas de supprimer systématiquement
les pis générés par la répartition régulière des FGE sur le plan de faille. En
eet, dans ertaines ongurations, es pis peuvent apparaitre àdes fréquenes
inférieures à
f c
. An de les réduire, nous proposons d'ajouter une omposantealéatoireautemps de rupture de haune des sous-failles. Cette omposanteest
distibuée uniformémentdans l'intervalle[
− 0.5v/l
,0.5v/l
℄.Le spetre de lafon-tionsoure apparente est moyenné sur 50réalisations.L'eet de etteproédure
est illustré sur lagure 1.5.
Fréquence (Hz)
10 −1 10 0 10 1
10 1 10 2 10 3 10 4 10 5
10 0
R appor t spec tr al (-)
sans correction
avec introduction d'une composante aléatoire dans les temps de rupture
f c
N 3
f 0
N
Figure1.5
◮
Eet,surle spetrede lafontion soureapparente,de l'introdutiond'uneomposantealéatoiredanslestempsderupturedesFGE.Commedansl'exemplepréédent,
N = 30
,f c = 10 Hz
etl = 200 m
.Cependant, larupture s'initie surun bord de lafailleet
Θ = 150
.Enn,v = 2400 m/s
etv/V s = 0.8
.Ladistribution périodiquedes FGE sur leplan de faille génèreunpi à lafréquenef 0 = vC d /l = 7 Hz
,sensiblement réduit par l'ajoutde laomposantealéatoire.Enn, dans ette approhe, nous n'avons pas simulé lemouvement sismique
pour les fréquenes inférieuresà 1 Hz. Eneet, lerapportsignal sur bruit de la
FGEest alors insusant (<3) (Figure1.6).
Méthode de sommation suivant un modèle de
k − 2
. Un algorithme desommation spéique, présenté dans le troisième hapitre, a été développé an
deouplerméthodedesFGEetmodèleinématiquede
k − 2
.Dansetteapprohe,lahute de ontraintedu séisme simulé n'est pas ontroléepar lefateur
c
maispar le paramètre
K
, introduit dans la setion onsarée aux modèles de soure.Les dimensions du plan de faille sont tout d'abord xées, en supposant que les
hutes de ontrainte
∆Σ
et∆σ
sontégales.Nousverronsquel'éartpar rapportàette hypothèse orrespond alors àune déviation de
K = K s
,K s
représentant larugositédu petit séisme.Enoutre,danslebutdesimulerlesbassesfréquenesdumouvementsismique
(<1 Hz), une méthode hybride a été employée. Le prinipe est de realuler
numériquement la partie basse fréquene des FGE, trop bruitées en-dessous de
1 Hz. Les FGE sont don remplaées par un ensemble de fontions de Green
hybrides,qui, parsommation,permettent de déterminerlemouvement sismique
0.1 1 10 20 1
10 100
Fréquence (Hz)
Signal / bruit (-)
0.1 1 10 20
Fréquence (Hz)
1 10 100 x10 -3
1 2
-2 -1 0
x10 -3
1 2
-2 -1 0
Bruit Signal
0 10 20 30 40 0 10 20 30 40
Temps (s) Temps (s)
Accélération (m/s 2 )
Composante EW Composante NS
Composante EW Composante NS
Séisme de Lancey (26/04/2003, M L =2.9), station OGMU
Figure1.6
◮
Représentation,àlastationauroherOGMU,delaFGEutilisée.Lesfenêtresde tempsprisesen omptepourlealuldurapportsignalsurbruitsontindiquéesen bleu.
Le signalest bruitéen-dessousde 1 Hz (
signal bruit < 3
).1.4 Quelle stratégie adopter pour prédire le mou-
vement sismique généré par un séisme futur?
1.4.1 Introdution
Danslamajoritédesétudesde asonsarées aualuldu mouvementsismique,
le séisme simulé est un événement passé (e.g. Huthings [1994℄; Hartzell et al.
[1999℄; Gallovi and Brokesova [2004b℄, Liu et al. [2006℄). L'objetif est alors
de tester la apaité du modèle, par une étude paramétrique, à reproduire er-
tainsindiateursdu mouvementsismiqueenregistrépendantl'événement(traes
en temps, spetres de Fourier, spetres de réponse, distribution des PGA et
PGV,...). Dansle adre de laprédition d'un événement futurpour une faille et
unsitepartiuliers(préditionenaveugle),puisqu'auuneinformationoner-
nantlesmouvementsdu soln'estdisponible, ilseranéessaire d'estimer a priori
les paramètres du modèle (paramètres de la soure). D'autre part, l'analyse des
données aélérométriquesdees 30dernières annéesamisenévidenequepour
une magnitude, une distane et un type de sol donnés, le mouvement sismique
obtenu étaitfortementvariable.Pour prédirelesmouvementsdu solgénérés par
une failleen un site,ilfaudra donalulernonpas unesolutionmais unepopu-
lationdesolutions,aratéristiquedeladistributiondumouvementsismique.La
notionde variabilitédu mouvementsismiqueestdétailléedanslasetionquifait
suite. Nous dérirons après leslimites des modèles empiriques, méthodes lassi-
quement employées dans lesétudesd'aléa.Enn,nous présenterons ladémarhe
1.4.2 Variabilité du mouvement sismique : sigma
◮
Les Modèles empiriquesAtuellement,les bases de données aélérométriques ontiennent plusieurs mil-
liers d'enregistrements de séismes, fournissant des informations essentielles sur
la nature du mouvement sismique. Cette grande quantité de données permet
d'obtenir des modèles empiriques de prédition du mouvement du sol, appelés
ouramment lois d'atténuation. Ces équations empiriques sont obtenues par
régression en faisant l'hypothèse d'une relation simple entre un indiateur du
mouvement du sol
Y
, la magnitudeM
et ladistane entre lasoure et leréep-teur
R
.Larelationestparfoisomplétéepourteniromptedutypedeméanismedelarupture etdes onditions desite. Laformelassiquedes équationsutilisées
pour dériver lesmodèles est la suivante:
log 10 (Y )
| {z }
1
= a 1 + a 2 M + a 3 M a 4
| {z }
2
+ a 5 log 10 [R
| {z }
3
+ a 6 10 a 7 M ]
| {z }
4
+ a 8 R
|{z} 5
+ f (site)
| {z }
6
+ ǫ · σ
|{z} 7
(1.18)
1.
Y
représente l'indiateur du mouvement du sol (PGA,PGV, SA(f),...).2. La magnitude est souvent dénie omme le logarithme d'un paramètre
indiquant l'amplitude des mouvements du sol. Par onséquent,
log 10 (Y )
est approximativementproportionnelà
M
.3. L'atténuation géométrique est en
1/R
pour des ondes de volume et en1/ √
R
pour lesondes de surfae.4. Les ondes générées sur le plan de faille proviennent d'une distane supé-
rieure ou égale à
R
. D'autre part, la surfae de rupture des séismes aug-menteave lamagnitude.La distaneeetiveparouruepar lesondes
est don d'autant plus grandeque lamagnitude est élevée.
5. Une partie de l'énergie portée par les ondes est absorbée par le milieu de
propagation.Cetteatténuation,diteanélastique,entraineunedéroissane
exponentielle de
Y
aveR
.6. Lesmouvementsdu solssontaetésparlesonditionsde site(roher dur,
roher mou, sédiments,...).
7. Lestermes
ǫ
etσ
dériventladispersiondel'indiateurY
autourdumodèlemédian(Cf. paragraphessuivants).
Laformulationdu problèmeselon l'équation1.18est extêmementsimpliée.Par
exemplele proessus de rupture sur lafaille qui, nous l'avons vu, est un phéno-
mèneomplexe, n'est pris en ompteque par l'intermédiaire de lamagnitude et
éventuellementun termepréisantletypedeméanisme.Onomprenddonque
es équations empiriques ne peuvent pas expliquer la totalité des données mais