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Deuxième colloque international
Organisé par la Faculté des sciences de l’homme et de la société de l’Université de Lomé
Thème :
La recherche sociale en Afrique : entre construction, appropriation et déconstruction
Date : du 08 au 10 décembre 2021 Lieu : Université de Lomé
CONTEXTE
La Faculté des sciences de l’homme et de la société (FSHS) de l’Université de Lomé organise, un colloque international sur le thème « La recherche sociale en Afrique : entre construction, appropriation et déconstruction », les 08, 09 et 10 décembre 2021. Faisant suite à une première rencontre qui s’est déroulée à Lomé du 23 au 25 janvier 2020 sur le thème : L’innovation sociale dans les Afriques en accélération », le présent colloque engage un débat épistémologique sur l’identité et la pratique des sciences sociales en Afrique dans un contexte postcolonial. Ce colloque est ouvert aux spécialistes de toutes les disciplines des sciences sociales : philosophie, anthropologie, ethnologie, sociologie, histoire, géographie, psychologie, sciences du langage, sciences de l’éducation, sciences politiques, sciences économiques, sciences juridiques, etc. Les propositions de communication sont attendues au plus tard le 1er juin 2021.
Faculté des Sciences de l'Homme et
de la Société (FSHS)
2 ARGUMENTAIRE GENERAL
Considérées comme un ensemble de disciplines académiques ayant en commun l’étude de la réalité humaine et des interactions sociales entre les individus, les groupes et leurs environnements, les sciences sociales sont, à en croire l’histoire, d’origine occidentale. En effet, cette histoire situe le début des études de la réalité sociale au siècle des Lumières, autour des années 1750, lorsqu’une révolution au sein de la philosophie naturelle1 changea le cadre de référence avec lequel les savants jugeaient de la scientificité. Pour mémoire, le terme de science sociale est apparu pour la première fois chez William Thompson (1824), écrivain, homme politique et philosophe irlandais.
Toutefois, c’est par le truchement de la colonisation que la recherche sociale, inopportunément
« eurocentrée » (A. Samassékou, 2010, p. 215) a été introduite en Afrique. Jusque-là, cette recherche qui porte sur l’identité des peuples africains était menée par des Européens, africanistes coloniaux et présumés spécialistes de l’Afrique. Visant essentiellement à bien connaître les territoires africains (E. Kola, 2019, p.19) afin de mieux les administrer (B. Ly, 1989, p. 21-22), l’introduction de la recherche sociale en Afrique a conduit progressivement à l’érection d’institutions d’enseignement supérieur, d’études et de recherches. Ces institutions devenues universités « africaines » ou, pour ainsi dire, ces universités occidentales implantées en Afrique dans le but susmentionné, ont promu une recherche sociale atypique marquée par une occidentalisation de la recherche sociale sur l’Afrique.
Au lendemain des indépendances, les premières élites intellectuelles africaines, produits de ces universités africaines occidentalisées ou des universités occidentales, se sont appropriées de façon particulière ce type de recherche sociale, hérité de la colonisation. Cette manière « du colonisé affranchi » de faire de la recherche sociale est marquée fondamentalement par l’étude des faits sociaux africains sur la base de paradigmes ou approches occidentales ne concordant pas avec les réalités de terrain. Alors, l’on assiste à une distorsion induite des études réalisées sur la base de cadres interprétatifs issus des paradigmes exotiques, en l’occurrence, de l’Occident judéo-chrétien. Il apparaît que ces paradigmes de recherche, « eurocentrés », ne conviennent pas à la compréhension des réalités diversifiées des communautés multiculturelles africaines. La recherche sociale en Afrique postcoloniale qui s’inscrit donc dans une « approche eurocentrée » (A. Samassékou, 2010, p. 214) se particularise essentiellement par cette tendance à placer les schémas théoriques occidentaux au cœur du débat scientifique, au détriment d’une réelle problématisation de questions relatives au continent africain et par conséquent de sa diversité culturelle, malheureusement reléguée à la périphérie de la dynamique de la réflexion et de la production scientifique. Elle est le produit d’une construction occidentale qui repose a priori sur le modèle colonial de recherche. Face à l'inefficacité de l’application des modèles scientifiques exogènes dans l'étude des réalités locales en Afrique, une déconstruction des connaissances, des paradigmes et de ces modèles s’impose.
Déconstruire, c’est engager un rapport négatif avec un construit. Le savoir scientifique se manifeste par ce caractère critique qui permet de réajuster les questions et les approches à
1 Cette expression s’appliquait à l’étude de la nature et de l’univers physique qui régnait avant le développement de la science moderne.
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travers un réexamen des acquis antérieurs. Les vérités scientifiques étant contextuelles, il peut être admis que la quête d’objectivité et d’efficacité exige des sciences sociales en Afrique de revisiter les modèles d’intelligibilité hérités de la colonisation pour une éventuelle reconstruction des paradigmes de lecture des réalités humaines et sociales africaines.
A l’aune du postcolonialisme2, des penseurs et chercheurs africains, notamment J. Ki-Zerbo (1972), C. A. Diop (1979), B. Ly (1989), T. M. N. Obenga (1998), S. Bachir Diagne (2019), A.
Mbembe (2000), travaillent à déconstruire la prégnance de l’eurocentrisme dans les sciences sociales africaines. Ainsi, chercheurs et intellectuels africains se préoccupent de rechercher une vision plus objectivée de l’histoire de l’Afrique. Celle-ci appelle inévitablement à revisiter les premiers écrits sur l’Afrique et les communautés africaines.
La nécessité d’opérer un dépassement de paradigme par rapport à l’eurocentrisme a pour finalité la décolonisation des sciences sociales restées longtemps sous le prisme occidental. Cette étape ne peut être effective que grâce à une construction de paradigmes et modèles scientifiques spécifiques au contexte postcolonial, qui va de la dénonciation du colonialisme intellectuel à la valorisation des savoirs locaux pouvant concourir au décollage économique des Etats africains.
Dans cette veine, le Conseil pour le développement de la recherche en sciences sociales en Afrique (CODESRIA) a organisé, en 2008, un colloque sur le thème : « La décolonisation des sciences sociales en Afrique : un programme inachevé ». Si le CODESRIA fait le constat selon lequel la décolonisation des sciences sociales en Afrique est un programme inachevé, c’est sans doute en raison du fait que les acteurs de ce projet ont cru devoir limiter la rupture envisagée à un changement de visée et d’objectifs, sans pouvoir véritablement procéder à l’invention de nouvelles théories et à l’expérimentation de nouveaux outils méthodologiques nécessaires à une meilleure compréhension des réalités africaines étudiées (M. A. Fall, 2011, p. 314). Ils n’ont donc pas réussi à s’inscrire, pour parler comme D. Chakrabarty (2009), dans la dynamique de la provincialisation de l’Europe, pour que la pensée de cette partie du monde, aussi indispensable soit-elle, soit considérée comme inadéquate pour appréhender l’expérience de la modernité politique dans les nations non occidentales et que ces concepts et théories cessent de régir les sciences sociales en Afrique.
Six décennies après les indépendances africaines, des questions demeurent quant au projet de déconstruction paradigmatique des outils et théories de production des savoirs dans les sciences sociales en Afrique. Cette situation interpelle et autorise les chercheurs préoccupés par cet état de fait à se poser, entre autres, les questions suivantes : quel bilan dresser de l’introduction et du développement des sciences sociales occidentalisées sur le sol africain ? Comment se matérialise la déconstruction/la décolonisation des sciences sociales en Afrique ? Quelles sont les exigences méthodologiques en matière de connaissance des savoirs endogènes ? Quel sort réserver aux modèles occidentaux de recherche sociale dans la dynamique de la déconstruction
? Qu’est-ce qui explique la survivance, au sein des études sociales africaines, de l’africanisme colonial en dépit des tentatives d’épurations épistémologiques et méthodologiques au cours des soixante dernières années ? Comment évolue la recherche sociale faite par les Africains eux-
2 Le postcolonialisme est un courant de pensée portant un regard critique sur le colonialisme. L’Orientalisme d’Edward Saïd (2005 ; version anglaise, 1978) est considéré comme le texte fondateur de ce courant de pensée.
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mêmes dans les universités, les facultés des sciences sociales en Afrique à l’ère de la mondialisation des connaissances ? La diversité des contextes nationaux induit-elle dans le corps des sciences sociales une multiplicité d’écoles de pensée ? Existe-il des mutations paradigmatiques en la matière ? Quelle réflexion et quel bilan peut-on faire de la dynamique de la pensée sociale dans les facultés, instituts, départements et laboratoires de recherche en Afrique postcoloniale ? Voilà autant de questions qui orientent la réflexion autour de la thématique : « La recherche sociale en Afrique : entre construction, appropriation et déconstruction ».
OBJECTIFS
Ce 2e colloque international organisé par la Faculté des sciences de l’homme et de la société de l’Université de Lomé engage un débat épistémologique sur la capacité des chercheurs africains à « endogénéiser » les sciences sociales et réitère l’urgence de les décoloniser même si les avis sont partagés quant à la possible ou à « l’impossible décolonisation des sciences sociales africaines » (J. Tonda, 2012, p. 108). Il s’agira de questionner les sciences sociales dans leurs natures, leurs origines et leurs évolutions ; d’analyser les sciences sociales et leur rôle dans les mutations passées et actuelles du continent puis de proposer aux universitaires, aux experts, aux décideurs, aux planificateurs, aux pouvoirs publiques de nouvelles orientations dans l’approche des sciences sociales en Afrique pour un développement humain durable et harmonieux du continent.
LES AXES DU COLLOQUE
Les enseignants-chercheurs, chercheurs, praticiens et doctorants, intéressés par le présent colloque sont invités à envoyer leur résumé selon les axes non exhaustifs ci-après :
- Axe 1 : Introduction et appropriation des sciences sociales en Afrique : débats épistémologiques et historiques
- Axe 2 : Décolonisation/déconstruction des sciences sociales africaines : enjeux et conséquences ;
- Axe 3 : Questions méthodologiques en sciences sociales, bilan des nouveaux protocoles théoriques et outils pour la recherche en Afrique ;
- Axe 4 : Etat des lieux des résultats de la recherche dans les facultés des sciences humaines et sociales en Afrique ;
- Axe 5 : Problématique d’écoles de pensée africaines de sciences sociales : domaines et spécificités ;
- Axe 6 : Dynamique de la pensée sociale en Afrique postcoloniale : nouveaux problèmes, défis et perspectives.
CALENDRIER
- Publication de l’appel à contribution : 31 mars 2021 - Date limite de soumission des résumés : 1er juin 2021
- Publication des résultats de sélection des résumés : 08 juin 2021 - Réception des communications (articles entiers) : 1er septembre 2021
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- Tenue du colloque : du 08 au 10 décembre 2021.
Seuls les meilleurs résumés seront sélectionnés. Le comité d’organisation envisage, au terme de ce colloque, la publication des meilleures contributions retenues à travers un processus d’évaluation en double aveugle, dans un ouvrage collectif.
FORMAT ATTENDU DES PROPOSITIONS
Les propositions de communication enregistrées (1 page au maximum) devront comprendre les éléments suivants :
1. L’axe thématique du colloque
2. Les coordonnées précises (Prénoms, Nom, Grade, Discipline, Institution, Adresse mail du ou des auteurs)
3. Le titre de la communication
4. Le résumé (Contexte, Objectif, Méthode, Résultats attendus) 5. Les mots clés
Toutes les propositions de communication sont attendues à l’adresse suivante : [email protected]
REFERENCES BIBLIOGRAPHIQUES
CHAKRABARTY Dipesh, 2009, Provincialiser l’Europe : la pensée postcoloniale et la différence historique, Paris, Amsterdam, (traduit de l’anglais par Olivier Ruchet et Nicolas Vieillescazes), 381 p.
DIOP Cheikh Anta, 1979, Nations nègres et culture, Présence africaine, 335 p.
FALL Mouhamedoune Abdoulaye, 2011, « Décoloniser les sciences sociales en Afrique
», Journal des anthropologues [En ligne], p.124-125, mis en ligne le 01 mai 2013, consulté le 28 février 2021. URL : http://journals.openedition.org/jda/5874 ; DOI : 10.4000/jda.5874.
KOLA Edinam, 2019, « De la construction de la pensée géographique en Afrique subsaharienne », in : Yolande BERTON-OFOUEME, Dynamiques territoriales, sociales et changements climatiques en Afrique, Actes du colloque en hommage aux professeurs Maurice Bonaventure MENGHO et Marie-Joseph SAMBA-KIMBATA, du 15 au 17 mai 2019, conférence inaugurale, Revue BALUKI, Tome I, Brazzaville, p.15- 27.
LY Boubacar, 1989, Problèmes épistémologiques et méthodologiques des sciences sociales en Afrique, Dakar, UNESCO – CODESRIA, 44 p.
MBEMBE Achille, 2000, De la postcolonie. Essai sur l’imagination politique dans l’Afrique contemporaine, Paris, Karthala, coll. « Les Afriques », 293 p.
OBENGA Théophile Mwené Ndzalé, 1998, « Les derniers remparts de l’africanisme », Présence africaine, n°157, p. 47-65.
SAÏD Edward, L’Orientalisme, 2005, [traduit de l’anglais « Orientalism », publié en 1978], Paris, Seuil, coll. « Points histoire », 580 p.
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SAMASSÉKOU Adama, 2010, « De l’eurocentrisme à une vision polycentrique du monde : plaidoyer pour un changement de paradigme », Diogène, 1, n° 220-230, p. 214- 230.
THOMPSON William, 1824, Une enquête sur les principes de la répartition des richesses les plus propices au bonheur humain : appliqués au système nouvellement proposé d’égalité volontaire des richesses, Londres, Longman, Hurst, Rees, Orme, marron et vert, 636 p.
TONDA Joseph, 2012, « L’impossible décolonisation des sciences sociales africaines », La Découverte, 4, n°72, p. 108-109.
TSIGBE Koffi Nutefé, 2012, « Histoire contemporaine ou histoire du temps présent au Togo ? Analyse des travaux soutenus au Département d’Histoire et d’Archéologie de l’Université de Lomé (1992-2010) », Annales de l’Université Abdou Moumouni, Tome XII-B, p. 1-17.
COMITE SCIENTIFIQUE
Professeur Koffi Nutefé TSIGBE, Histoire, Université de Lomé, Président
Professeur Martin M. GANGUE, Linguistique et communication, Université de Lomé, Vice-président
Monsieur Kossivi HOUNAKE, Professeur Agrégé, Droit Public, Université de Lomé, Rapporteur
Professeur Aklesso ADJI, Philosophie, Université de Lomé
Professeur Ega Akoété AGBODJI, Sciences économiques, Université de Lomé,
Professeur Yaovi AKAKPO, Philosophie, Université de Lomé
Professeur Séna AKAKPO-NUMADO, Sciences de l’éducation, Université de Lomé
Monsieur Mawussé Kpakpo AKUE ADOTEVI, Maître de Conférences, Philosophie, Université de Lomé
Professeur Dodji AMOUZOUVI, Sociologie, Université d’Abomey-Calavi
Professeur Paul ANOH, Géographie, Université Félix Houphouët-Boigny-Abidjan
Professeur Essoham ASSIMA- KPATCHA, Histoire, Université de Lomé
Monsieur Tossou ATCHRIMI, Maître de Conférences, Sociologie, Université de Lomé
Monsieur Komlan AVOUGLA, Maître de Conférences, Sociologie, Université de Lomé
Professeur Atiyihwè AWESSO, Anthropologie, Université de Lomé
Professeur Essohanam BATCHANA, Histoire, Université de Lomé
Professeur Placide CLEDJO, Géographie, Université d’Abomey-Calavi
Professeur Pitaloumani GNAKOU ALI, Sociologie, Université de Lomé
Professeur Kodjona KADANGA, Histoire, Université de Lomé
Monsieur Komi Selom KLASSOU, Maître de Conférences, Géographie, Université de Lomé
Professeure Céline Yolande KOFFIE-BIKPO, Géographie, Université Félix Houphouët-Boigny-Abidjan
Professeur Issiaka KONE, Socio-anthropologie, université Lorougnon Guédé, Daloa
Monsieur Napo GBATI, Sociologie, Université de Lomé
Monsieur Tchaa PALI, Maître de conférences, Linguistique, Université de Kara
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Professeur Magloire SOME, Histoire, Université Joseph KI-ZERBO, Ouagadougou
Professeur Ibouraima YABI, Géographie, Université d’Abomey-Calavi
Professeur Dotsé YIGBE, Civilisation Allemande, Université de Lomé
COMITE D’ORGANISATION
Professeur Edinam KOLA, Géographie, Université de Lomé, Président
Professeur Kokou Folly Lolowou HETCHELI, Sociologie, Université de Lomé, Vice- président
Professeur Paboussoum PARI, Psychologie, Université de Lomé, Rapporteur
Monsieur John AGLO, Maître de Conférences, Philosophie, Université de Lomé
Monsieur Coffi AHOLOU, Maître de Conférences, Sociologie, Université de Lomé
Monsieur Abdourazakou ALASSANE, Maître-Assistant, Géographie, Université de Lomé
Monsieur Sohou ALEZA, Maître de Conférences, Sociologie, Université de Lomé
Madame Salamatou BILABENA, Maître de Conférences, Anthropologie, Université de Lomé
Monsieur Tchaa BOUKPESSI, Maître de Conférences, Géographie, Université de Lomé
Monsieur Minkilabe DJANGBEDJA, Maître de Conférences, Géographie, Université de Lomé
Monsieur Ama-Edi KOUYA, Maître de Conférences, Géographie, Université de Lomé
Monsieur Bakayota KPAYE, Maître-Assistant, Histoire, Université de Lomé
Monsieur Koffi KPOTCHOU, Maître de Conférences, Sociologie, Université de Lomé
Monsieur Ningui Wènssowa MAYEDA, Maître de Conférences, Histoire, Université de Lomé
Monsieur Mafobatchie NANTOB, Maître de Conférences, Sociologie, Université de Lomé
Monsieur Komi N’KERE, Maître de Conférences, Géographie, Université de Lomé
Monsieur Badji OUYI, Maître de Conférences, Psychologie, Université de Lomé
PENN Laré, Maître-Assistant, Sociologie, Université de Lomé
Monsieur Bilakani TONYEME, Maître de Conférences, Philosophie, Université de Lomé
Monsieur Messan VIMENYO, Maître de Conférences, Géographie, Université de Lomé