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Les petits ions dans les gaz issus des flammes

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a trouvé d’aprcs les nombres notus que l’activée de

ces sels était d’abord tombée d’environ 70 pour 100 de sa valeur initiale, puis s’était élevc jusqu a être

20 fois plus grande que lorsque le sel venait d’être

préparé. L’accroissement de l’activité pendant une période d’environ six mois a montré la présence de quelque constituant radioactif permanent ayant des

propriétés 5erllblaJJles à celles de l’actinium.

Le poids total du résidu B » était d’environ dix- huit kilogrammes, et, comme on l’a déjà dit, il se composait principaleineni, de chlorure et de nitrate d’ammonium. On a séparé par cristallisation frac- tionnée la plus grande partie des sels ammoniacaux, qu’on a trouvé être pratiquement cxelnpts de consti- tuants radioactifs. On détruisait les sels ammoniacaux restant dans l’eau mère par une éhullition continue

avcc un mélange d’acides chlorhydrique et nitrique.

On chassait l’excès d’acide par évaporation et le résidu, composé principalement de sels de calcium, était dis-

sous dans l’eau et dilué à environ 10 litres. On portait

cette solution à l’ébullition et on l’additionnait d’un

léger excès d’ammoniaque pure. Il se formait un faible précipité, qu’on filtrait après refroidissement de la solution. Il était finalement calciné et pesait

environ 10 grammes.

La substance ainsi obtenue n’était que faiblement radioactive immédiatement après sa préparation,

niais son activité s’accroissait rapidement suivant une

loi correspondant à la variation de l’activité d’une

préparation d’actiniunl dont on a séparé le radio-

actinium et l’actinium X. Après environ quatre mois,

son activité était supérieure h 20000 fois celle d’un

poids égal d’oxyde d’urane, et dégageait des quantités

relativement grandes d émanation de l’actinium. La

quantité relative d’actinium présente dans cette sub-

stance n’a pas été déterminée d’une façon précise,

mais on a estimé grossièrement qu’ellc était équiva-

lente à la quantité d’actinium cn équilibre avec

50 iniiigr, de radium dans un minéral radioactif. On

n’a pas (enté une concentration plus complète de

l’actinium de cette substance.

Production de l’hélium par l’ionium.

Une partie de 10BBde de thormm contenant

l’ioninm obtenu dans les opérations dmniques pré-

cédemment décrites, a été utilisée pour déterminer la

production de l’hélium par l’ioniln. La quantité de

matière employée pesait 1,5 gramme. On l’enfermait

avec une petite quantité d’oxygène pur dans un tube scellé de ieri’c d’Iéna « combustion >>. Après une période de 12J jours, on chauffait la préparation

d’ionium au rouge vif, on aspirait lus gaz llors du tull et on les recueillait. On a mesure alors d’nne

façon très précise la quantité crhéliu111 présente dans

les gaz et on a trouve 0.031 mm3. On identifiait l’hélium par l’examen du spectre.

Le nombre des particules 7. émise par 1,5 gramnle de la préparation d’ioniu1 était 15 X 107 par se- conde, cc qui correspond au nombre des parti-

cules a émises par 0.0045 gr. de radium. Puisque

la production d’hélium par gramme de radium est 0,107 mm3 par jour, la quantité d’hélium produite

par jour par l’ionium doit être 4,75 X 10-4 mm3.

En 125 jours la quantité serait par conséquent de 0,0595 mm3. C’est environ deux fois la quantité

actuellement trouvés, mais comme OH n’a pas

employé d’autres procédés que la chaleur pour

déplacer l’hélium de l’oxyde de thorium solide, le fait (lue la quantité obtenue était plus faible que la

quantité théorique n’est pas en lui-même signifi-

catif1.

Le résultat principal de cette recherche a été de

montrcr clairement (luc l’hélium est produit par l’ioniiii», aussi hien (pie par d’autres produite qui

émettent un rayonnement a.

[Recu le 29 mars 1911].

[Traduit tir le mémoire anglais par Gaston ].

Les petits ions dans les gaz issus des flammes

Par M. de BROGLIE.

1. Dans un travail datant déjà de quelques années 1, j’ai eii l’occasion de montrer directement que la faible mobilité des ions des gaz issus des nammes était due à la présence de produits condensables qui,

en se groupant autour des ions plus mol)iies présents

dans le milieu, les alourdissaient; on prouvait se de-

mauder ce qui se passerait dans des conditions ou ce

.

Le Radium, 4 (1907) 184-188.

grossissement des (entres charges étant le plus pos- sible évité, on comparerait l’ionisation ainsi produite,

à celle que donnent les radiations du radium, au point de vue mobilité et coefficient de dinusion.

Dans ce but j’ai mesuré, avec le même appareil,

la mobilité des ions produits par une substance ra- 1. La méthode suivie et l’appareil utilisée pour la détermina- tinn de l’hélium seront décrits ailleurs.

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:0191100803010601

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dioactive et celle des gaz issus de la flamme de

1’oxyde de carbone.

Une petite flamme de ce gaz brûle au bout d’un tube de plomh bien propre dans un tube de plus grand diamètre refroidi par une circulation d’eau de manière h éviter l’élévation de température des parois intérieures; les gaz réagissants, air et oxyde de car- bone, doivent naturellement être eux-mêmes bien desséchés et filtrés.

Dans ces conditions, on observe duc la conductibi- lité de l’air qui a passé sur la flamme, est du type à recombinaison rapide; on ne peut donc l’étudier qu’à

distance assez restreinte de la source, mais avec les

précautions prises, le gaz est immédiatement refroidi.

La mohilité est mesurée par la méthode des cou- rants gazeux de Zélény, qui fournit des courbes très voisines des deux droites théoriques; on en déduit

aisément le rapport des mohilités des ions du gaz de flamme et de ceux produits par les rayons 5 et y

dans des circonstances aussi semblahles que possible.

On trouve ainsi pour ce rapport les valeurs sui-

vantes :

On peut en conclure que les deux sortes d’ions sont

probablement identiques, la légère différence observée

s’expliquant facilement par la présence toujours pos- sihle de quelques agglomérations un peu plus grosses

et parce dne, dans le cas de l’oxyde de carbone, le

milieu contient une certaine quantité de gaz carbo-

nique oii la mobilité est plus faible.

Fig. 1.

La mesure du rapport des coefficients de diffusion

se fait d’après des principes analogues en remplaçant

le dispositif de Zélény par celui de Townsend ;

encore, on trouve un nombre voisin de l’unité, de

sorte que les dew ty pes d’ions se comportent comme

s’ils aB aient, en moyenne, même grosseur est même

charge.

2. Au cours de cette étude, j’ai été -tmené à con- stater ce fait remarquable qu’on peut même, en pre- nant des précautions convenables, obtenir également

de nombreuses flammes hydrogénées ne produisant

que de petits ions : il suffit pour cela de diluer le gaz, ou les vapeurs combustibles, dans un courant de

gaz inerte comme l’azote, et d’opérer avec une très petite flammes, en observant soigneusement les pré-

cautions indiquées plus haut; il faut aussi éviter

toute détente un peu brusque dans le gaz ionisé et

charge de la vapeur d’eau formée dans la combustion;

on pourrait en effet, amener ainsi une condensation, qui, même détruite en apparence par une compression ultérieure, laisse toujours des germes, comme dans les

expériences de C. T.R. Wilson; des étranglements dans

les tubes peuvent aussi produire des effets analogues.

En opérant avec soin, on obtient des ions, dont la mobilité donne des courbes très nettes et accusant

des valeurs comprises entre 0,75 et 1 fois celle des ions des rayons de Röntgen et du radium ; on peut

citer notamment la flammc d’hydrogène et celle des

vapeurs d’éther, d’aldéhyde, d’acétone, de pen-

tane, etc. ; le gaz d’éclairage, peut-être à cause des impuretés complexes qu’il renferme, continue dans

ces conditions, à donner des ions de mobilités plus faibles; tous ces corps combustibles étaient fortement

dilués par de l’azote.

Ces résultats indiquent que, dans de telles flammes,

comme dans celle de l’oxyde de carbone, l’ensenible : réaction chi1nique et haute température, niet er2

liberté des centres électrisés tout à (ait analogues à

ceux que les rayons pénétrants produisent par un 1nécanisrne bien différent, dans les miliem gazeux;

la condensation sur ces centres pour former de gros ions a lieu surtout, parce que les parois solides chauf-

fées par la flamme perdent leur couche d’humidité,

en donnant des centres neutres, sur lesquels se fixent

les petits ions; mais la présence de la vapeur d’eau

comme produit de la réaction, n’entraîne pas néces- sairement la granulation en gros ions, de telle sorte

que les flammes qui viennent d’être citées peuvent

être considérées comme une source de petits ions. On sait, du reste, que la mobilité des ions des rayons

Rontgen ou du radium est affectée, mais seulement

dans une légère mesure, par l’humidité du gaz ; la variation de mobilité se traduit par une tendance des ions des deux signes à se déplacer avec des vitesses moins différentes, l’ion négatif plus mobile se ralentis-

sant un peu tandis que la vitesse de l’ion positif ne change pas sensiblement.

La présence de petits ions dans les gaz issus des flammes peut contribuer à expliquer les différences

qui ont été signalées, en particulier par R. von

Helmholtz,,. entre les différentes flammes au point de

vue de leur efficacité pour condenser un jet de va-

peur ; la flamme d’éther ne produisant presque pas

d’effet, est même quelquefois citée comme ne don-

nant pas d’ionisation ; le fait que les petits ions sont

moins actifs que les gros pour condenser les vapeurs

et le caractère beaucoup moins stable de la conduc-

tibilité, dû à une recombinaison plus rapide, rendent

bien compte de ces particularités.

3. J’ajouterai, au sujet des gros ions présents dans

les gaz issus des flammes, ainsi que des cer2tres neu-

tres qui les accompagnent dans les circonstances or-

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dinaires, que la constitution exacte de ces agglomé-

rations est encore mal connue; c’est ainsi 1 que ce, gaz soot à peu près optiquement vides (luand on ],U,,

examine à l’ultra-microscope, tandis que le diamètre des centres présents déduit de la loi de Stokes et de leur mobilité en leur supposant une charge égale au

moins à une fois e devrait être suffisant pour les rendre visibles en éclairage latéral.

Le fait observe s’expliquerait soit par Feustence de sous-multiples de la charge atomique, hypothèse possible mais difficile à admettre, soit par une um- shhitiori spéciale des centres en question qui seraient

formes par un agrégat de molécules, iiitcrniédiaire entre la vapeur saturante et le liquide condensé.

[Manuscrit reçu le 5 février 1911].

Effet de la température sur l’ionisation d’un gaz

Par J. H. CLO

[Université de Chicago.

-

Laboratoire de Physique].

Dans ce travail on s’e;t proposé de rechercher s’il est possible de modifier l’énergie cinétique de la 111olé- cule de façon à ébranler la stabilité de l’atome. On a

choisi l’ionisation des gaz comme type de phénomène impliquant la séparation de l’électron de l’atome, fonction par conséquent de la stabilité de l’atome.

Les expériences faites antérieurement sur ces phé-

nomènes peuvent se diviser en trois classes, à savoir

celles sur l’ionisation des gaz, celles sur l’effet pho- toélectrique par la lumière ultraviolette et celles sur

l’émission d’électrons par les substances radioactives.

Il. L. Bronson’ a montré qu’en chauffant des sels

de radium dans des conditions qui éliminent les

transformations radioactives, volatilisation des pro-

duits, etc., l’ionisation d’un gaz par les rayons y est

indépendante de la température du radium. On admet

généralement que l’intensité des rayons y et par suite leur pouvoir ionisant dépend du nombre d’électrons émis par seconde par le radium. Il semblerait donc que le nombre d’électrons émis par seconde ne soit pas modifié par la température. Les expériences de

Bronson s’étendaient sur une échelle de température

allant de - 1801 C â + 1600° C et n’accusaient pas

pratiquement de variation supérieure à 1 pour 100.

Millikan et Winchester3, Ladenburg4 et d’autres physiciens ont montré que l’expulsion d’électrons

négatifs par les métaux sous l’influence de la lumière ultraviolette est indépendante de la température du

métal. Millikan et Winchester ont étudié difl’éren ts métaux pour des températures allant jusqu’à 550, C.

Ladenburg a fait des expériences avec le platine, l’or

et I’iridium pour des températures variant entre

20° C et 860G. Ses résultats relativement au platine

n’accusent pas un écart à la nioyenne supérieur à 5,5

1. Voir M. DE BROGLIE, C. R., 148 (1909) 1317.

2. BRONSON. Proc. Roy. Soc., 78 (1906-1907) 494.

3. MILLIKAN et WINCHESLER. j)!til. Mag., 14 (1907) 188.

4. LADENBURG. Verh. d. Deutsch. Phys. Gesell., 9 (1907) 163.

pour 100. Pour l’or et l’iridium ses résultats sont

encore meillcurs.

L’effet de la température sur l’ionisation d’un gaz

a fait l’ob,jet de recherches de J. Perrin 2, Me Clung3,

A. Gallarotti’, Herweg5, et Crowther6. A l’exception

de Perrin, ces physiciens n’ont trouvé aucune varia- tion systématique de l’ionisation. Perrin mesurait l’ionisation produite dans l’air par les rayons R0153ntgen.

En tenant compte de la variation de l’ionisation avec

la densité, il a trotiné que l’ionisation était propor- tionnelle à la température absolue. Mc Clung a étudié

ce phénomène avec beaucoup de soin en utilisant les rayons R0153ntgen comme agent ionisant. Il a étudié l’ionisation dans l’air, l’hydrogène et le gaz carbo-

nique, à pression constante et a densité constante. La méthode qu’il a employée lui permettait de tenir compte de la variation du pouvoir ionisant des rayons.

Pour l’air à pression constante et pour des tempéra-

tures croissantes jusqu’ a 272°C, il a trouvé que l’io- nisation restait constante à moins d’environ 6,5

pour 100 par rapport à la valeur moyenne. A densité constante jusqu’à 201° C, la variation n’était pas plus grande. Pour l’hydrogène it densité constante, les résultats de ce physicien n’accusent pas une variation

supérieure à environ 15 pour 100 jusqu’à 226° et

pour le gaz carbonique une variation supérieure a 4,9 pour 100 jusque vers la même fempérature.

Gallarotti a rechercilé l’ell’et de la température sur

l’ionisation de l’air aux basses températures. Avec les

rayons X ses résultats montrent que l’ionisation reste

’l. Voir les travaux de MM. EHRENHAFT et MILLIKAN. - Ellm ;- IIAFT. Le Radium, 7 (1010) 37i et 310; MILLIKAN Le Radium, 7 (1910) 25, 109 et 345.

2. PERRIN. Ann. tif’ C!tl/It. el PllYs., 11 (1897) 496.

3. MC CLUNC. l’hil. Mag. 7 (1904) RI.

4,. GALLAROITI. Atti Della R. Accad. del Lincet. 16 (IH07)

297.

5. HERWEG. Ann. d. Phys., 19 (1906) 333.

6. GROWTHER. Proc. Roy. Soc., 82 (909) 351.

Références

Documents relatifs

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ou filtrés; au contraire si l’air est puisé directement dans l’atmosphère, la présence 2’une conductibilité se manifeste aussitôt avec le caractère des ions de

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