EFFET MATERNEL SUR LE TAUX D’ÉCLOSION LIÉ
AU GÈNE « BLANC RÉCESSIF » CHEZ LA POULE
P. MÉRAT
Station de Recherches avicoles,
Centre national de Recherches
zootechniques, Jouy-en-Josas (Seine-et-Oise)
Pour le locus
C,
c de coloration duplumage («
blanc récessif»), J!xoM!E
etal., (
1959
)
et SMYTH et Fox( 19 6 1 )
trouvent, dans deuxpopulations différentes,
unecroissance en
poids
un peuplus rapide
pour les animaux colorés(Cc)
que pour leursfrères et soeurs cc. Nos propres données font
apparaître
un résultatanalogue (non publié).
A notreconnaissance,
iln’y
a pas d’autre relation actuellement mise enévidence entre ce locus et un caractère
quantitatif.
Les données
présentes
serapportent
au taux d’éclosion(poussins nés/oeufs
misen
incubation)
despoules
àplumage
blanc récessif(cc) comparé
à celui despoules
colorées
(Cc
ouCC)
dans une souche« synthétique »,
issue d’un croisement dedépart
fait en 1954, incluant les races
Gâtinaise,
Rhode Island etWyandotte
blanche(MÉ RA’ r.
196 2 ).
Dans cette
population,
contenant les deux allèles C et c, desaccouplements pedigree (8
à 109:;?
pourchaque f , chaque 9
n’étantaccouplée qu’à
uncoq)
ontété faits au
printemps
et en automne, de195 6
à19 6 3 .
Dans ces diversesannées,
étaient
représentés,
enparticulier,
les croisementsd’
Ce X9:;?
ce et(!
cc X9;?
Cc. Autotal,
sur 7 070 oeufs dupremier croisement,
le taux d’éclosion était de6 9 ,58
p. 100contre 75,03 p. 100 sur
6 035
œufs du deuxième croisement.Ce résultat
global suggérait
une différence d’éclosion liée augénotype
desparents
au locus
C,
mais les deuxtypes
de croisement n’étaient paségalement répartis
dansles diverses années et saisons de
reproduction.
Uneanalyse
de variance a donc été faite sur les variables X, racines carrées desX 2
decontingence
entre le taux d’éclo-sion de
chaque
famille de mêmepère
et le taux d’éclosion du reste dutroupeau
dela même année
(familles
n’incluant pas les croisements Cc X cc ou ce XCc).
Cetteanalyse,
conduite en tenantcompte
des nombresinégaux
de familles pargénotypes
et par
années, indique
une différence d’éclosion hautementsignificative (P
<0 , 01 )
entre les deux sortes de croisements.
Les familles de même
père,
au nombre total de6 5
pour cellesprésentant
laségrégation
Cc X cc, et de 37pour laségrégation
cc XCc,
étaient issues de la mêmepopulation,
et y étaient choisies de la mêmefaçon,
de sorte que legénotype
moyendes descendants des deux groupes ne doit différer que par des fluctuations aléatoires.
La différence trouvée pour le taux d’éclosion ne
peut apparemment s’interpréter
que par un « effet maternel n, les mères cc
exerçant
en moyenne un effet moins favo- rable que les mères Cc sur ledéveloppement
del’embryon.
Parallèlement,
lacomparaison d’accouplements
CC X cc et cc X CC faits les mêmes annéesindique
aussi une éclosion moins bonne des mères cc.Enfin,
certains coqs avaient étéaccouplés
en mêmetemps
à despoules
cc et àdes
poules
CC ou Cc. Lacomparaison intra-pères indique
unesupériorité
moyennedes mères colorées pour le taux
d’éclosion ; quoique l’interprétation
soit rendue moinsclaire par le fait
qu’ici,
legénotype
desembryons diffère,
le résultat est dans le mêmesens que les
précédents.
Nous avons vérifié que les différences observées concernent essentiellement la mortalité
embryonnaire (la réponse
est douteuse pour lafertilité).
L’observation directed’embryons après
le I8ejour
d’incubationsuggère
que la différence de mor-talité doit se situer avant ce stade.
Par
ailleurs,
le croisement cc X Cccomporte
au total(en
yadjoignant
deuxannées antérieures pour
lesquelles
les résultats d’éclosionmanquent)
2399 pous- sinscolorés/z
315blancs,
observés à 8 semainesd’âge,
alors que le croisement réci- proqueprésente
un certain défaut de descendants colorés : 28 74 colorés/ 3
005 blancs.Quoique
dans les deux cas, lesproportions
ne s’écartent passignificativement
deIII
,
lex 2
decontingence
entre les deuxtypes
decroisement, égal
à 4,2(P
<0 , 05 ) suggère
que leszygotes
Cc issus de mères ccpourraient peut
être avoir une morta- litéembryonnaire proportionnellement plus
élevée que dans le croisement réci- proque.Les
poules
CC et leshétérozygotes
Ce neprésentent
pas de différencesigni-
ficative du
pourcentage
d’éclosion.Reçu pour
publicatian
enfévrier
1964.SUMMARY
MATERNAL INFLUENCE ON THE HATCHING RATE,
IN RELATION WITH THE « RECESSIVE WHITE o GENE IN THE FOWL
Over several years, the cross Cc x cc was found
significantly
inferior to thereciprocal
onewith respect to the hatching percentage. Parents of the same origin were used in both cases. This
points
to the existence of a « maternal effect » related to the C locus.RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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