EXPRESSIVITÉ DES FACTEURS DE PANACHURE
LIMITÉE CHEZ LE CHEVAL DOMESTIQUE
Ph. DREUX Laboratoire de Zoologie,
École normale supérieure, 24, rue Lhomond, Paris-Ve
.
RÉSUMÉ
Dans la race des chevaux trotteurs français, une statistique quantitative de l’étendue des marques blanches permet de préciser l’expressivité des gènes mis en jeu, en fonction de la couleur de la robe. Cette expressivité, toujours plus forte chez les alezans, est beaucoup plus variable
pour les marques faciales que pour les balzanes.
INTRODUCTION
Nous avons fait connaître dans un
précédent
article(D R E UX , 19 66 a)
lesrésultats d’une
statistique
desphénotypes
sur q. 095poulains représentant
en 1957,195
8
et 1959 laproduction
dans la race du cheval trotteurfrançais.
C’était là untravail
préliminaire
pour une étudequi
a pour butd’essayer
d’élucider lagéné- tique
des marques blanches limitées(marques
entête, balzanes) chez
le Chevaldomestique.
En mêmetemps
avaient été recueillies3 8 4
fratriesde 4 poulains
au moins
qui
forment un excellent matériel pour cetteétude,
dont il estfacile
de
prévoir
lacomplexité.
En étudiant ces
fratries,
il estrapidement
apparu quel’expressivité
variabledes facteurs en
jeu
demandait untravail préliminaire
pour arriver àrépondre
à la
plus simple
desquestions :
à savoir le classement d’un individu commepossé-
dant une marque ou non. En
effet, qu’il s’agisse de
marques faciales ou de bal-zanes, on observe une variation continue
depuis
laprésence
d’une forte tacheblan -
che
jusqu’à
sa réduction à une trèspetite
zonedépigmentée
et sadisparition
totale. La
statistique déjà
citée faisaitprévoir dé plus
quel’expression
d’unmême
génotype
depanachure dépendait
dans une certaine mesure de la couleur de la robe de l’individu.Il a donc été nécessaire de
procéder
à une étudestatistique quantitative
des différentes marques blanches en tenant
compte
de la couleur du fond de la robe. Cespréoccupations
avaientdéjà
amené Wa!,Ta!R( I9I3 )
à unimportant
travail
qui
avait montré que la robe alezan amène uneexpression plus
forte desmarques blanches. Ses conclusions ne
répondent
pas au but que nous nous sommesfixé car elles concernaient d’autres races, de
patrimoine génétique
moyenproba-
blement
différent;
c’estégalement
le cas du travail de GEURTS(ig6g)
sur la racedu cheval
frison.
En raison du matériel
utilisé,
les croisementsexpérimentaux
sontimpossibles
et l’on est forcé de se contenter de ceux
qui
sont effectués par les éleveurs. Ce pro- blème est donc de résolution très difficile et toutes les méthodesqui peuvent
l’éclaircir sont les bienvenues. On a été conduit à utiliser entre autres celles de lagénétique
despopulations
et à lesappliquer
àplusieurs reprises
à la race destrotteurs
français qui
constitue un ensemble à peuprès
fermé de 2000o individusenviron. L’étude des fratries recueillies a montré que cet ensemble
peut
être consi- déré comme unepopulation panmictique
parrapport
aux caractèresqui
nous inté-ressent, en d’autres termes que les éleveurs ne font pas
plus
volontiers de croise- ments entre des chevaux trèsmarqués
parexemple,
ou peumarqués,
ou entredes chevaux de robe déterminée
(D REUX , ig6g),
et ceciapparemment depuis l’origine
de la race du trotteurfrançais.
Le fait que l’étendue moyenne des marques diffère suivant la couleur du fond de la robe
peut
êtreinterprété
de deuxfaçons
différentes :- association entre les
gènes
amenant les marques et lesgènes gouvernant
la couleur du fond de larobe;
- les
gènes gouvernant
la couleur du fond de la robe sont des modificateurs del’expressivité
desgènes
amenant les marques.La
première hypothèse
est à écarter pour les raisons suivantes :- la
panmixie
est constatée pour chacun des deux groupes decaractères;
les éleveurs n’attachent aucune
importance
à ces critères pour effectuer les croi- sements, et encore moins à la combinaison des deuxfacteurs;
- les fratries étudiées s’étendent sur une
quarantaine
d’années et cettepanmixie
existe doncdepuis
un nombre degénérations
suffisant pourqu’on puisse
considérer la
population
comme enéquilibre;
- l’effectif de la
population
est suffisant(D REUX , 19 66 a)
pour que laconsanguinité
ne soit pastrop marquée;
-
enfin,
la liaisonstatistique
des marques lesplus
étendues en moyenneavec les robes les
plus
claires est un faitqui
a été constaté dans toutes les racesde chevaux examinées
jusqu’ici avec quelque
détail(entre
autresWAr,Tx!R,
1913;
GE UR TS, 19 69) quoique
engénéral
sans donnéesquantitatives précises.
Il semble donc vraisemblable d’admettre dans ce
qui
suit que lesgènes
depanachure
et ceux du fond de la robe ont dans cettepopulation
unerépartition statistique indépendante.
Parexemple,
l’ensemble des chevaux alezansprésentera
la même
fréquence
des différentsgènes
inconnusgouvernant
lapanachure
limitéeque l’ensemble des chevaux
bais,
ou des chevaux bai-brun.COTATION
QUANTITATIVE
DESMARQUES
Une fois obtenus ces résultats
préliminaires,
on pourra comparerl’expressi-
vité de l’ensemble des facteurs’de
panachure
en fonction de la couleur de la robe.Pour
cela,
on fera dans chacune des troiscatégories
derobe; alezan, bai,
bai-brunou
plus
foncé(D REUX , 19 66 a)
unestatistique quantitative
de l’étendue des mar-ques blanches. En
principe,
la robe alezanecorrespond
àl’homozygote bb (CASTr,!, 1954
),
bien que cettehomologie puisse
être discutée. La robe baiecorrespond
au
phénotype [AB].
Les chevaux bai-brun etplus foncés, pouvant
allerjusqu’au noir, correspondent
auxphénotypes [a t a t B] [a t aB], [aaB]
oupeut-être
dans cer- tains cas à laprésence
de l’allèle ED(CASTLE
etSINGLETON, i 9 6o; D R E UX , 19 66 b).
Dans des études de ce genre, la méthode la
plus
rationnelle est d’évaluer pourchaque
individu lepourcentage
de la surfacepanachée.
Un bonexemple
de travail de ce genre est celui de DuNN et I,iTr!! sur la
Souris,
résumé parG RÙNE -
B E
RG
(t 943 ).
La méthode n’est malheureusement pasapplicable
au Cheval car elleexigerait
l’examenpersonnel
de milliers d’individusdispersés
à travers laFrance,
et il faut bien se contenter de travailler seulement sur leurs
signalements
détaillés.On a donc été amené à définir une cotation arbitraire des marques
qui
sont heu-reusement décrites de
façon précise
dans lesignalement.
Il est d’ailleurs bon de remarquer au passage que la méthode consistant à définir le
pourcentage
de la surfacepanachée
n’est pas elle-même à l’abri de toutecritique,
car les différents territoires du corps ont certainement à cepoint
de vueune valeur
différente;
et on nepeut
évaluer celle-ciqu’après
une étude très appro- fondie.Les marques blanches se situent à la face où elles se
développent généralement
à
partir
d’une tachefrontale, jusqu’à
l’envahircomplètement;
et aux membresen
commençant
par leurs extrémités. Pour les marquesfaciales,
Br,urrrr et Ho-wEL
L
( 193 6)
avaient défini 4 territoiresqu’ils jugeaient (à
tortd’ailleurs)
indé-pendants,
maisqui correspondent
à desrégions
assez naturelles et que nous avonsadoptées
dans notrestatistique préliminaire (D REUX , 19 66 a).
Ce sont : l’étoileau
front,
la liste sur lechanfrein,
le ladre aux naseaux et à la lèvyesupérieure,
leladre à la lèvre
inféyieure .
Nous avons attribué à chacun de ces territoires une co- tation de o à 2; odésignant
l’absence totale de marque, i une trace trèspetite,
2 une marque bien
développée.
Pour l’ensemble de laface,
la cotation s’étend donc de o(absence
de toute marque entête) jusqu’à
8(marques
biendéveloppées
dans les 4
terrritoires).
Pour les marques aux
membres,
lesignalement
détaillé d’un chevalemploie
une série de termes traditionnels définissant de
façon
assezprécise
l’étendue de labalzane;
on y a faitcorrespondre
arbitrairement la cotation suivante : io :
absence
totale de balzane.i traces
(petites
taches isoléescontiguës
ausabot).
2 :
principe,
entourant la couronne sans ladépasser.
3 :
petite balzane,
remontant sur lepaturon.
4
:
balzane,
couvrant le boulet.5 grande balzane,
s’étendant sur lecanon.
6 : balzane
chaussée, atteignant
le carpe ou le tarse.! : balzane haut
chaussée, empiétant
sur l’avant-bras ou lajambe.
8 : balzane très haut
chaussée,
arrivantprès
du corps.Dans notre
statistique,
la cote 6 est rare, lescotes et
8exceptionnelles.
Lescotes sont additionnées pour les
quatre
membres etpeuvent
doncvarier pour
unindividu de o
(aucune marque) jusqu’à
32(balzanes
très haut chausséesaux quatre membres); pratiquement
elles n’ont pasdépassé
24.L’évaluation
de lapanachure
totale s’est faite en additionnant les cotes des balzanes et des marquesfaciales,
en l’absence de toute donnée sur leurimportance respective permettant
parexemple
d’affecter les secondes d’un coefficient parrapport
auxpremières.
L’étude statistique
de la cotation des marques suivant la couleur de là robe n’a tenucompte
que duphénotype
decelle-ci;
eneffet,
la distinction entre baishomozygotes
ethétérozygotes
pour legène B, possible
dans certains cas, ne l’est pastoujours.
Elle ne semble pas d’ailleurs avoird’utilité,
au moins enpremière approximation (W AL’l’HER, 1913).
’Ces cotations
quantitatives
ont étéappliquées
à l’étude du même matériel que dans notrestatistique préliminaire,
c’est-à-dire l’ensemble despoulains
trot-t
eurs nés en 1957,
195 8
et 1959, donnant unéchantillonnage objectif
de cette po-pulation.
Les deux sexes ont étégroupés
pour ne pastrop compliquer
letravail;
ils
présentent cependant
des différencesmarquées
maispetites; l’interprétation
ne
peut
encore en êtreenvisagée (D R E UX , 19 66 a). L’échantillonnage comprenait
4095
poulains :
133 8 alezans,
2 002bais,
755 bai-brun ouplus foncés;
lesquelques rares sujets grisonnés
ônt été réunis à lacatégorie
de leur robe de base..
_ ,
MARQUES
TOTALES ,Pour chacune des trois robes de
base,
on a construit undiagramme
donnantla
répartition
de lapanachure
enportant
en abscisses sa cotation définieplus
hautet en ordonnées
lés :pourcentages
dechaque classe.
Les. tableaux donnant les nom-bres exacts des effectifs
correspondants
auraientexigé trop
deplace
pour êtreprésentés,
et lareprésentation graphique
a parusuBisante...
,. Le
diagramme de panachure
totale des alezans( 1 33 8 individus) (fig. i) apparaît
très différent,de celui des bais( 2 002 individus) (fig.
ib) et.de
celuides
bai-brun
( 755 individus) (fig.
ic);
ces deux derniers aucontraire
sontsimilaire,
’
Les maxima
intermédiaires des distributionscorrespondent à.,des phénotypes
très
frëquents!
mis en évidencedans
notrestatistique précédente (D RE ux, 1966 !a).
Par
exemple celui
de.lacotation
2représente dan 3 _ Sa
trèsgrande majorité. les
chevaux dont la seule marque est une
étoile ,frontale;
6correspond
à une étoileet une balzane d’extension moyenne
4- très fréquente;
10à uné étoile et deux bal-zanes, en
général postérieures; 1 4
et1 6, maxima importants
chezles alezans,
à une marque faciale de forteextension
6 et àdeux balzanes moyennes
ougrandes.
On ne s’étendra pas
trop
sur cesmaxima
.intermédiaires dontl’intérêt
est diminué par le caractèrearbitraire dès cotations;
on enretiendra seulement
lefait que certaines combinaisons de
marques
sontplus
communes que d’autres.La principale
utilité de cesdiagrammes
est leur contribution pourdistinguer
dans les fratries les
phénotypes dépourvus
de marques(que
leshippologues
dési-gnent
souvent sous le terme traditionnel dezain)
de ceuxqui
enprésentent.
Cette distinction est facile pour les bais et bai-brun où le maximum de cote o
(respectivement 12 ,8 %
et 17,4%)
estlargement séparé
du maximum de cote 2correspondant
pour samajorité.à,.une
étoile frontale. Le minimum de cotei
correspond
à une trèspetite
touffè frontale-depoils
blancs ou moinsfréquem-
ment à une trace de balzane à un
pied généralement postériéur et
nepeut
être classé defaçon
absolue. Si l’on tientcompte
-dû-fait admisplus
haut que la ,dis-tribution des
génotypes
depanachure
se fait au hasardindépendamment
de larobe,
onconçoit qu’il
faudra êtreplus
sévère pour classer un bai-brun commenon
marqué qu’un
bai. La situation est différente pour les alezans où les individussans
marques
sont bien moins nombreux( 3 ,i %)
et il est facile de concevoirqu’un génotype qui
n’amènerait aucune marque chez un bai donnera au contraire chezun alezan une marque de cotation moyenne 2, c’est-à-dire dans la
majorité
descas une étoile
frontale;
ce maximum 2 est nettementséparé
du suivant de cote 6qui correspond grossièrement
au maximum de cote 2 chez les bais et bai-brun.L’expression globale
des facteurs depanachure
est donc biensupérieure
chez les alezans. On
peut
admettre avec vraisemblancequ’elle
est due en faità la
pénétrance plus
forte de certains desgènes
mis enjeu
chezl’homozygote
bb.
L’étude séparée
des deux sortes de marquesapportera quelques précisions.
MARQUES
ENTÊTE
La
figure 2 (a,b,c,) représente
les distributions des marques en tête en fonc- tion de leur cotation chez lesalezans,
les bais et les bai-brun. Lesdiagrammes
des bais et bai-brun sont là aussi très semblables entre eux, mais diffèrent beau- coup de celui des alezans. Les cotes de rang
impair
sontbeaucoup
moins nom-breuses que celles de rang
pair
car les marques en tête sont décrites sur lessignale-
ments des chevaux avec moins de
précision
que les balzanes et ce n’est que rare-ment que l’on
peut
coter avec sécurité une marque comme trèspetite;
sauf heu-reusement pour la cote i
qui représente
dansplus
de 97%
des cas(D R E UX , 19
66 a)
unepetite
touffe frontale depoils
blancs.Ces distributions
précisent
les constatationsprécédemment
faites sur l’ensem-ble des marques. Les chevaux sans marques en tête se
présentent
enproportion
voisine chez les bais
( 39 ,5 %)
et les bai-brun( 35 , 2 %).
Au contraire très peu d’alezans( 7 ,8 %)
en sont tout à faitdépourvus;
ungénotype
amenant engénéral
une étoile frontale chez un alezan donnera en
général
une absence totale de marqueen tête chez un cheval bai ou
plus
foncé.Inversement,
ungénotype
amenantchez un alezan une marque
faciale
trèsdéveloppée,
de cote 6 à8,
n’amènera dans lamajorité
des casqu’une simple
étoile frontale chez un bai ou un bai-brun.Les différences
d’expressivité
liées à la robe sont ici trèsimportantes
et onvoit
qu’en
étudiant les fratries on devra en tenir leplus grand compte.
On admet-tra par
exemple
uneéquivalence approchée
aupoint
de vue dugénotype
de pana- chure entre un bai sans marque et un alezan à étoilefrontale,
entre un alezanavec une marque de cote 6
(notée
ELNOdans notreprécédente statistique,
DREUX19
66 a)
et un bai avec une étoile frontale.BALZANES
Les
figures
3 a, b et c montrent les distributions des balzanes en fonction de leur cotationrespectivement
chez lesalezans,
les bais et les bai-brun. On re-marquera que cette fois les trois distributions se ressemblent
beaucoup.
Un
premier maximum,
leplus élevé, correspond
à l’absence totale de bal- zanes; il est de 20,1 p. 100 chez lesalezans, 28, 0
p. 100 chez lesbais,
32,9p. 100 chez les bai-brun. Là encorel’expressivité
des facteurs depanachure
aux mem-bres est
variée,
maisbeaucoup
mo ins que pour les marques entête;
onpourrait
interpréter
ce résultat en admettantqu’un
nombre moindre de facteurs entre enjeu
que pour cesdernières,
mais d’autres causespeuvent
y contribuer.Le second maximum
correspond
clairement à une seule balzane(très géné-
ralement
postérieure),
et le maximum leplus
éle vé ensuite à deuxbalzanes,
leplus
souventpostérieures.
On
peut séparer
ici defaçon
très nette les individus sans balzanes ou avecune seule trace, de cote i, de ceux
qui possèdent
au moins une balzane bien déve-loppée.
Malheureusement il est fac ile de se rendrecompte qu’une
certaine propor- tion desgénotypes
amenant l’absence de balzane sur un cheval bai ouplus foncé
en
produira
une au moins sur unalezan;
et cecipeut
amener degrandes
difficultés dans les études defratries,
si elles ne sont pas de robehomogène.
CONCLUSION
L’objet pratique
de ce travail étaitd’apporter
des élémentsobjectifs
a fin depouvoir séparer
de lafaçon
laplus
nettepossible
chez lecheval,
lesphénotypes
portant
des marques(faciales
ou auxmembres)
de ceuxqui
n’enportent
pas,de manière à faciliter l’étude des fratries recueillies. En
effet,
la variation d’étenduede ces marques est assez continue et seule une discontinuité dans la distribution
permet d’y
faire des coupures.On a vu dans les pages
précédentes
que les distributions des marques ne sont pastrop
différentes chez les bais et les chevauxplus
foncés. Aucontraire,
les ale-zans
(homozygotes bb), présentent
une distribution similaire pour les balzanes(avec
toutefois uneproportion plus
faible dephénotypes
nonmarqués)
mais toutà fait différente pour les marques faciales et
qui
serépercute
naturellement surla distribution de l’ensemble des marques.
Ceci rend d’autant
plus
difficile l’étudegénétique
de fratrieshétérogènes
pour la robe
(au
moinsquant
augène B) ;
celles-ci sont malheureusement lesplus
nombreuses. On est donc amené à rechercher une
homologie
moyenne entre les marques chez les alezans et chez les bais et bai-brun. Lacomparaison
des distri- butionspermet
de la faire d’unefaçon approchée
maisqui
n’a riend’absolu;
et il est encore très difficile de
préciser
les variationsd’expressivité
d’ungénotype
donné.
La race des trotteurs
français
étantassimilable
à unepopulation panmictique
pour les facteurs étudiés
ici,
il estlégitime
d’admettre que lesgènes
des marques et lesgènes
de couleur secomportent indépendamment
dans lapopulation.
Lesdistributions différentes des cotations
quantitatives
sont donc dues à l’influence des seconds surl’expressivité
et lapénétrance
despremiers.
Reçu pour publication en janvier I970.
SUMMARY
EXPRESSIVITY OF FACTORS FOR LIMITED PI!BAI,DNES5 IN THE DOMESTIC HORSE The French trotter breed may be considered as a random mating population for the cha- racters of coat color and variegation (DREux, 1969). The distribution of the two groups of genes controlling these characters in the population are independent.
In a sampling of 4095 individuals, facial marking ranges from zero (absence) to 8 (maximum),
and each white stocking from zero (absence) to 8 (maximum). The distribution in the sampling
of these markings was traced for each type of color : chestnut, bay, brown bay, and darker
(CASTLE and SINGLETON, 1960), or : bb, AB, and atatB - atab -aaB — ED.
Figure 1 (a, b, c)
shows
these distributions for all the markings. Figure 2 (a, b, c) shows only facial markings. Figure 3 (a, b, c) shows only white stocking markings. By comparing them, the differences in expression of variegation factors due to genes controlling coat color may be determined.RÉFÉRENCES BIBLIOGRAPHIQUES
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