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EXISTENCE, BO de LER

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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EXISTENCE

Quel que soit le chemin, que vous aurez demain Quel que soit le dessein, fait par votre destin Devenant un héros, ou bien n’être plus rien Subissant le chaos, qui resserre vos liens.

Qu’importe les sentiers, construits par nos aïeux Qu’importe nos fiertés, et nos fronts audacieux Car sous ces pluies glacées, semblant laver les cieux Vous finirez usés, et vous sentirez vieux.

Quand de marches forcées, vers un futur plaisant Inutiles beautés, à nos yeux larmoyant

Pour ces futiles idées, inventées en croyant

Elles s’envolent en fumée, dans ce néant constant. Que dire de ces chimères, emportées par le vent

Ou bien de toutes ces mères, pleurant ces larmes de sang Ou de ces oasis, dans les déserts brulants

En mirages qui gisent, comme les tombes d’hantant. Regardant ces squelettes, sur le sable pourrissant Dans ces abymes nets, des malheurs existant Les myrtes de l’enfer, à nos yeux surgissant Pour assécher nos mers, et boire notre sang.

Je suis comme cette absence, comme ce vide permanent Dans ces bois sans essence, je mets le paravent

De toutes ces plaintes rances, que je vois au devant D’inutiles vengeances, mon cœur est le perdant. Quand je pourrais dormir, comme ce bienheureux Et n’avoir que la mire, en face de mes yeux Je partirai mourir, en espérant les cieux

De mon présent finir, et même peut être heureux. Barcelone le 15 juin 2015 (loin de tous)

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Références

Documents relatifs

Qu’en espoir incongru, a cette voie lactée Que de ces vies rompues, a ces adversités Que ce Dieu disparu, de toutes nos pensées En craintes continus, il vous

J’aimerai voir ailleurs, tous ces cœurs épanchés Dans les abymes de pleurs, qui ne cessent de tomber J aimerai voir ailleurs, ces brulantes suées. Qui fanissent

Marquez le temps qui passe, dans des rides obscures Marquez la vie qui lasse, quand le malheur perdure Marquez la nuit qui brasse, les craintes éperdues Marquez

Je m imagine vainqueur, de ces combats perdus En ouvrant grand mon cœur, a ces ruines résolues Construisant un bonheur, fait de pierres dissolues Tuant tous

En cachant les haillons, qui sont leur quotidien Ils suivent ces sillions, qui leur donne tant de bien Refusant de se plaindre, et de montrer leurs larmes

De ces espoirs intenses, en combats acharnés De ces mortelles essences, en pertes diminuées De ces esprits en transes, sans cesse évolué Les idées que

Quand d une telle indulgence, pour parfaire leur reste Et qu’une telle évidence, les aveugles d’un geste Acceptant et vaincu, et comprenant enfin Que ces

Aujourd’hui disparu, par les caprices du temps Mais de tout son vécu, qui chante au gré du vent Mon cœur n’oublie pas, combien elle a domptée Les douleurs de