Taux de succès des jeunes chercheurs de l Université de Montréal aux concours des organismes subventionnaires

Texte intégral

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Rapport à l’Assemblée universitaire

Taux de succès des jeunes chercheurs de l’Université de Montréal aux concours des organismes subventionnaires

Présenté par Geneviève Tanguay

Vice-rectrice à la recherche, à la création et à l’innovation Novembre 2013

Introduction

Lors des séances d’avril et de mai 2013, les membres de l’Assemblée universitaire ont exprimé des inquiétudes devant ce qui semble être une diminution des taux de succès des chercheurs aux concours des organismes subventionnaires fédéraux et québécois.

Pour tout chercheur, la perte de fonds diminue d’autant la capacité de développer ses recherches et d’encadrer des étudiants aux cycles supérieurs. Pour un jeune chercheur qui tente de s’établir, elle peut avoir pour conséquence l’abandon de la recherche ou le renoncement à une carrière de professeur. Les difficultés de financement vécus par leurs aînés peuvent aussi se répercuter sur les étudiants et décourager un projet de carrière en recherche voire même un projet d’études.

D’autant plus que l’Université de Montréal est un établissement à forte intensité de recherche, il est essentiel de faire tout en notre pouvoir pour que nos professeurs obtiennent un financement adéquat pour leurs activités de recherche incluant l’encadrement d’étudiants.

Les membres de l’Assemblée universitaire ont aussi mentionné l’importance de documenter la problématique du financement en vue de sensibiliser les différents paliers de gouvernement au péril que représente une réduction des efforts de recherche québécois et canadiens.

Démarches entreprises

Au printemps dernier, le vice-rectorat a communiqué avec les organismes subventionnaires fédéraux afin d’obtenir les taux de succès aux programmes de subventions individuelles et de bourses salariales de l’ensemble des chercheurs et des jeunes chercheurs, et ce, tant pour les établissements canadiens pris globalement que pour l’Université de Montréal. La même démarche a été réalisée auprès des trois fonds de recherche du Québec.

Les résultats de ces démarches et les observations tirées des données obtenues sont livrés ci- après.

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Les organismes fédéraux

Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH)

Un chercheur émergent du CRSH est défini comme suit :

Personne qui n'a pas encore eu l'occasion de se constituer un solide dossier de réalisations en recherche, mais qui a commencé à le faire. Les candidats qui se présentent comme étant des chercheurs émergents doivent démontrer ne pas avoir été chercheurs principaux ou directeurs de recherche pour une subvention accordée dans le cadre d’une occasion de financement du CRSH. Ils doivent également répondre à l'un des critères suivants :

1. avoir obtenu leur diplôme le plus élevé moins de cinq ans avant la date limite du concours (le CRSH considérera à cet effet la date à laquelle le chercheur a obtenu son premier doctorat);

2. avoir occupé un poste permanent ou menant à la permanence dans une université pendant moins de cinq ans;

3. avoir occupé un poste universitaire – mais jamais un poste menant à la permanence – dans un établissement qui offre des postes menant à la permanence;

4. avoir dû interrompre ou retarder considérablement leur carrière pour des raisons familiales.

Le CRSH nous a fourni des données relativement à deux programmes de financement spécifiques pour lesquels il est possible de distinguer les chercheurs émergents et les chercheurs réguliers, soit :

Subventions ordinaires de recherche. Le dernier concours a eu lieu en 2011-12.

Puisque cette occasion de financement était la plus importante en termes de chercheurs financés, les données permettent d’obtenir un portrait assez représentatif de l’ensemble du financement du CRSH au cours des 5 dernières années.

Subventions de développement Savoir. Il s’agit d’une nouvelle occasion de financement qui s’est substituée au programme cité plus haut. La moitié des fonds y sont typiquement réservés aux demandes des chercheurs émergents.

Le tableau qui suit détaille les résultats pour ces deux programmes.

 

   

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Plus particulièrement, les taux de succès s’établissent ainsi : Subventions

ordinaires

Jeunes chercheurs Chercheurs réguliers Taux nationaux

(%)

Taux UdeM (%)

Taux nationaux (%)

Taux UdeM (%)

2003-2004 32,3 - 47,5 -

2004-2005 33,2 - 50,6 -

2005-2006 31,7 - 46,3 -

2006-2007 31,3 - 47,6 -

2007-2008 22,4 17,0 40,8 46,6

2008-2009 23,8 19,1 39,5 41,4

2009-2010 23,7 18,2 38,4 45,9

2010-2011 35,6 31,3 36,7 57,7

2011-2012 41,7 54,2 34,6 36,3

Subventions de développement Savoir

2011-2012 39,7 0 38,3 14,3

2012-2013 35,4 43,5 34,7 50,0

Compilation : VRRCI

Observations

Depuis 2007, les taux de succès obtenus auprès du CRSH par les chercheurs réguliers canadiens ont connu une baisse d’environ 10%. Une baisse similaire a été enregistrée pour les jeunes chercheurs jusqu’en 2010 pour remonter nettement ensuite.

Pour le moment, les chercheurs réguliers de l’Université de Montréal peuvent s’enorgueillir de taux de succès supérieurs à ceux obtenus par l’ensemble des chercheurs canadiens. On ne peut en dire autant pour nos jeunes chercheurs, sauf pour la dernière année où les données sont disponibles.

Quant aux subventions de développement Savoir, la nouveauté du programme ne permet de dégager une tendance et il faudra demeurer attentif à l’évolution des taux de succès.

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Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG)

Pour le CRSNG, les chercheurs en début de carrière sont des candidats qui, en juillet de l’année au cours de laquelle figure la date limite de présentation de la demande, occupent depuis moins de deux ans leur premier poste admissible au sein d’une université et qui n’ont aucune expérience de recherche indépendante en milieu universitaire ou non universitaire

Le CRSNG réserve chaque année une partie du budget du concours à la découverte pour les jeunes chercheurs, en fonction du nombre total de chercheurs.

L’organisme s’est également doté de lignes directrices en ce qui concerne l’appui aux jeunes chercheurs, soit un taux de succès d'au moins 50%. Dans les faits, cette cible est largement dépassée comme l’indiquent les données présentées plus bas.

Le niveau de financement est aussi un élément important. Le CRSNG a affecté à ce programme 7,5 M$ sur 5 ans des nouveaux fonds reçus dans le budget fédéral de 2011. Il octroie notamment 5 000 $ en supplément à la subvention à la découverte des jeunes chercheurs financés aux concours de 2011, 2012 et 2013. En 2011, ce supplément a été rétroactivement octroyé aux chercheurs qui avaient obtenu leur première subvention à la découverte aux concours de 2009 et 2010. Le CRSNG a l'intention de maintenir cette pratique.

Extrait du rapport sur les Statistiques sur le concours de subventions à la découverte (SD) et d’outils et d’instruments de recherche (OIR) de 2013. http://www.nserc-crsng.gc.ca/_doc/Professors-Professeurs/2013DGStats_f.pdf

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Taux de succès Concours de subventions à la découverte

Chercheurs en début de carrière Chercheurs établis en renouvellement Taux national

(%)

Taux UdeM (%)

Taux national (%)

Taux UdeM (%)

2004-2005 69 nd 92 nd

2005-2006 67 nd 92 nd

2006-2007 61 nd 91 nd

2007-2008 57 nd 88 nd

2008-2009 60 nd 88 nd

2009-2010 59 nd 80 nd

2010-2011 59 nd 72 nd

2013-2014 60 67 76 80

Compilation : VRRCI

Observations

Quoique variables, les taux de succès des jeunes chercheurs se maintiennent à quelque 60%

depuis 2006. Les années précédentes, ils tournaient autour de 70 %.

Par ailleurs, il faut mentionner que la baisse marquée du taux de succès des chercheurs canadiens établis (une quinzaine de points sur une décennie) est directement reliée aux changements apportés à ce programme par l’organisme.

Pour l’Université de Montréal en particulier, l’organisme ne nous a fourni les taux de succès que pour les trois dernières années, ce qui ne nous permet pas de tirer des conclusions très affirmées bien que la tendance soit encourageante.

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Instituts de recherche en santé du Canada (IRSC)

Les IRSC nous ont soumis les données pour le Programme ouvert de subventions de fonctionnement (POSF) et le programme Bourses salariales pour nouveaux chercheurs (NC).

Aux IRSC, un nouveau chercheur est un candidat ayant déjà travaillé comme chercheur à temps plein (p. ex., nomination professorale rendant admissible à une demande de subventions et/ou à la supervision de stagiaires), pendant une période ne dépassant pas 60 mois au moment de la date limite du concours. Il existe un programme dédié de bourses à leur intention. Dans le cadre du POSF, les jeunes chercheurs ne font pas partie d’une catégorie distincte. Pour les données qu’ils nous ont transmises, les IRSC ont établi à 42 ans le plafond d’âge d’un nouveau chercheur.

Données détaillées sur les demandes (reçues et financées)

Programme ouvert de subventions de fonctionnement (POSF) Année

financière

Concours du POSF dans son ensemble

CPD de l'UdeM dans le concours du POSF

Concours du POSF dans son ens. - CPD

de 42 ans ou moins

CPD de l'UdeM dans le concours du POSF

- CPD de 42 ans ou moins Demandes

reçues

Demandes financées

Demandes reçues

Demandes financées

Demandes reçues

Demandes financées

Demandes reçues

Demandes financées

2007-2008 3625 816 111 27 1102 248 31 12

2008-2009 3680 772 110 23 1058 234 41 7

2009-2010 4416 782 119 25 1192 218 44 11

2010-2011 4636 802 120 36 1272 222 26 9

2011-2012 4578 801 112 19 1173 197 30 5

Programme Bourses salariales pour nouveaux chercheurs (NC) des IRSC Année

financière

Concours de bourses de NC dans son

ensemble

CPD de l'UdeM dans le concours de bourses de NC Demandes

reçues Demandes

financées Demandes

reçues Demandes financées

2007-2008 270 60 34 4

2008-2009 253 58 36 3

2009-2010 242 41 34 6

2010-2011 259 42 36 9

2011-2012 244 41 23 3

Notes :

L'année financière renvoie à l'année du concours.

CPD : chercheur principal désigné

Jeune chercheur : candidat de 42 ans ou moins au moment de soumettre la demande.

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Taux de succès Programme ouvert de subventions de fonctionnement

Taux de succès global (%)

Taux de succès UdeM (%)

Taux de succès jeunes chercheurs

global (%)

Taux de succès jeunes chercheurs

UdeM (%)

2007-2008 23 24 23 39

2008-2009 21 21 22 17

2009-2010 18 21 18 25

2010-2011 17 30 17 35

2011-2012 17 17 17 17

Programme de bourse pour nouveaux chercheurs

Taux de succès global (%)

Taux de succès UdeM (%)

2007-2008 22 12

2008-2009 23 8

2009-2010 17 18

2010-2011 16 25

2011-2012 17 13

Compilation : VRRCI

Observations

Les taux de succès globaux aux deux programmes ont diminué au cours des dernières années pour se situer à 17% comparativement à 23% les deux années précédentes. Il ne semble pas y avoir de différence entre les taux de succès des jeunes chercheurs et ceux de l’ensemble des chercheurs canadiens.

En général, les taux de succès des chercheurs de l’Université de Montréal au Programme ouvert de subventions de fonctionnement sont soit plus élevés soit équivalents à ceux obtenus par l’ensemble des chercheurs canadiens. Le même constat s’applique au sous-ensemble des jeunes chercheurs.

Quant au Programme de bourses pour nouveaux chercheurs, il est difficile de dégager une tendance mais l’on peut tout de même noter que l’UdeM n’a dépassé la moyenne canadienne que pour les années 2009-2010 et 2010-2011. L’on peut raisonnablement interpréter ce succès notable comme l’effet d’un retour du balancier.

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Les Fonds de recherche du Québec

Aux fonds de recherche québécois, seuls les programmes d’établissement de nouveaux chercheurs et de bourses salariales dans le secteur de la santé distinguent les nouveaux chercheurs. Nous nous sommes donc attardés à ces deux programmes et n’avons pas analysé les programmes d’équipes qui renvoient parfois à des équipes multi-institutionnelles et pour lesquels il aurait été difficile de comparer les taux de succès de l’Université de Montréal.

Fonds de recherche du Québec – Société et Culture (FRQSC)

Note : À certaines conditions, les nouveaux chercheurs sont admissibles à ces programmes durant les cinq premières années où ils occupent un poste menant à la permanence.

                         

Taux de financement : nombre de demandes présentées lors du concours faisant l'objet d'un financement par rapport au nombre total de demandes présentées lors du concours faisant l'objet d'une recommandation par le comité d'évaluation.  

Taux de succès : nombre de demandes financées lors du concours par rapport au nombre total de demandes admissibles.  

Observations

Au FRQSC, alors que les taux de succès globaux décroissent, ceux de l’Université de Montréal sont en hausse tout comme les taux de financement. Nos jeunes chercheurs s’y classent donc très favorablement.

Quant aux professeurs-chercheurs-créateurs, une seule demande de l’UdeM a été soumise (et financée) au cours des 5 dernières années. Aussi, nous ne pouvons avancer quelque constat ou conclusion à ce sujet. Notons, que bon an mal an, entre 2 et 4 dossiers sont financés sans égard au nombre de demandes soumises.

  Ensemble  des  établissements  

Université  de  Montréal  

Programmes Années

Demandes admissibles

Demandes recommandées

Demandes financées

Taux de financement

%

Taux de succès

%

Demandes admissibles

Demandes recommandées

Demandes financées

Taux de financement

%

Taux de succès

%

Établissement de nouveaux professeurs-chercheurs          

2008-2009 217 159 125 79 58 19 13 8 62 42

2009-2010 227 168 128 76 56 22 19 14 74 64

2010-2011 200 152 105 69 53 23 18 15 83 65

2011-2012 196 148 103 70 53 16 14 11 79 69

2012-2013 216 170 106 62 49 28 23 19 83 68

Établissement de nouveaux professeurs-chercheurs-créateurs          

2008-2009 6 5 4 80 67 1 1 1 100 100

2009-2010 3 2 2 100 67 0 0 0 n/a n/a

2010-2011 8 5 3 60 38 0 0 0 n/a n/a

2011-2012 7 5 2 40 29 0 0 0 n/a n/a

2012-2013 7 7 3 43 43 0 0 0 n/a n/a

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Fonds de recherche du Québec – Nature et Technologies (FRQNT)

  Ensemble  des  établissements       Université  de  Montréal         Programme

Années

Demandes

admissibles Demandes

recommandées Demandes

financées Taux de financement

%

Taux de succès

%

Demandes

admissibles Demandes

recommandées Demandes

financées Taux de financement

%

Taux de succès

%

Établissement de nouveaux chercheurs (volet individuel)

         

2008-2009 79 60 51 85 65 5 4 4 100 80

2009-2010 70 53 43 81 61 6 5 5 100 83

2010-2011 74 42 33 79 45 3 1 1 100 33

2011-2012 69 54 32 59 46 5 3 1 33 20

2012-2013 82 51 38 75 46 3 1 1 100 33

Note : À certaines conditions, les nouveaux chercheurs sont admissibles à ces programmes durant les cinq premières années où ils occupent un poste menant à la permanence.

                         

Taux de financement : nombre de demandes présentées lors du concours faisant l'objet d'un financement par rapport au nombre total de demandes présentées lors du concours faisant l'objet d'une recommandation par le comité d'évaluation.  

Taux de succès : nombre de demandes financées lors du concours par rapport au nombre total de demandes admissibles.  

Observations

Alors qu’ils s’établissaient à plus de 60% en 2008-2009 et 2009-2010, les taux de succès au programme Établissement de nouveaux chercheurs (volet individuel) se sont maintenus à environ 45% pour l’ensemble du Québec à partir de l’année 2010-2011.

Pour cette dernière période, l’Université de Montréal a montré des taux de succès inférieurs en comparaison de la période précédente, ce qu’il faut interpréter avec la plus grande prudence en raison de la petitesse des nombres.

Enfin, les taux de financement représentent une donnée utile qu’il aurait été intéressant d’obtenir pareillement de la part des organismes fédéraux.

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Fonds de recherche du Québec – Santé (FRQS)

  Ensemble  des  établissements   Université  de  Montréal  

Programmes Années

Demandes

admissibles Demandes

recommandées Demandes

financées Taux de financement

%

Taux de succès

%

Demandes

admissibles Demandes

recommandées Demandes

financées Taux de financement

%

Taux de succès

%

Chercheurs-boursiers / Junior 1 (0 à 3 ans)  

2008-2009 84 78 44 56 52 32 31 17 55 53

2009-2010

81 79 37 47 46 37 37 19 51 51

2010-2011 81 72 26 36 32 38 34 10 29 26

2011-2012 80 77 38 49 48 35 34 17 50 49

2012-2013

85 82 43 52 51 24 23 13 57 54

Chercheurs-boursiers / Junior 2 - 4 à 5 ans          

2008-2009 36 31 19 61 53 17 15 12 80 71

2009-2010 44 39 22 56 50 15 12 7 58 47

2010-2011 28 27 19 70 68 10 9 6 67 60

2011-2012 27 25 22 88 81 9 7 6 86 67

2012-2013 33 31 14 45 42 10 9 2 22 20

Chercheurs-boursiers / Junior 2 - 6 à 7 ans          

2008-2009 13 11 3 27 23 2 2 0 0 0

2009-2010

14 14 11 79 79 4 4 3 75 75

2010-2011 13 11 10 91 77 4 3 3 100 75

2011-2012 17 15 12 80 71 5 5 4 80 80

2012-2013

17 16 11 69 65 3 3 2 67 67

Chercheurs-boursiers cliniciens / Junior 1 (0 à 3 ans)          

2008-2009 26 25 12 48 46 7 6 5 83 71

2009-2010 33 26 17 65 52 15 10 7 70 47

2010-2011 28 22 10 45 36 9 6 2 33 22

2011-2012 34 31 18 58 53 12 11 7 64 58

2012-2013 47 41 23 56 49 12 11 7 64 58

Chercheurs-boursiers cliniciens / Junior 2 - 4 à 5 ans          

2008-2009 16 15 9 60 56 4 4 1 25 25

2009-2010

11 11 9 82 82 5 5 4 80 80

2010-2011 6 4 4 100 67 4 3 3 100 75

2011-2012 17 17 15 88 88 7 7 6 86 86

2012-2013

15 11 7 64 47 7 5 3 60 43

Chercheurs-boursiers cliniciens / Junior 2 - 6 à 7 ans          

2008-2009 3 3 2 67 67 3 3 2 67 67

2009-2010 5 3 1 33 20 3 2 1 50 33

2010-2011 5 4 4 100 80 3 3 3 100 100

2011-2012 2 2 1 50 50 1 1 1 100 100

2012-2013 2 2 1 50 50 0 0 0 0 0

Note : À une bourse de carrière Chercheurs-boursiers ou Chercheurs-boursiers cliniciens s'ajoute généralement une subvention d'établissement de jeunes chercheurs.

Taux de financement : nombre de demandes présentées lors du concours faisant l'objet d'un financement par rapport au nombre total de demandes présentées lors du concours faisant l'objet d'une recommandation par le comité d'évaluation.

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Taux de succès : nombre de demandes financées lors du concours (réel + report) par rapport au nombre total de demandes admissibles.  

Observations

Contrairement aux deux autres fonds, le FRQS n’offre pas un programme de subventions. Les nouveaux chercheurs et les nouveaux chercheurs cliniciens sont admissibles au programme de bourses salariales. Pour le chercheur, ce label contribue de manière importante au développement de sa carrière.

Puisqu’une demande de junior 1 qui a été refusée peut être soumise l’année suivante et comme il s’agit d’un programme principal du FRQS, les taux de succès des juniors 1 oscillent autour de 50%.

Les boursiers junior 1 ne sont pas plus assurés d’obtenir une bourse junior 2 à la suite de leur junior 1, car un chercheur peut soumettre sa demande quel que soit le niveau auquel il est rendu.

Ainsi, un chercheur pourrait s’être vu refuser une bourse de junior 1 à trois reprises et obtenir par la suite une bourse junior 2.

Il est difficile de discerner de réelles différences entre les performances des chercheurs de l’Université de Montréal et celles de l’ensemble des chercheurs québécois s’étant présentés à ces concours.

Conclusions générales

Notre analyse indique que les taux de succès obtenus par les chercheurs aux différents concours de financement de la recherche ouverte sont en effet globalement en baisse, tant aux conseils fédéraux (CRSH, CRSNG et IRSC) qu’aux fonds québécois (FRQSC, FRQNT, FRQS).

Cependant, en général, la performance des chercheurs de l’Université de Montréal est supérieure à la performance moyenne des chercheurs canadiens, indépendamment de la variable « jeune chercheur » ou « chercheur établi ». Il en est de même au plan québécois.

Cela dit, il importera de surveiller l’évolution de nos taux de succès, notamment:

• aux subventions de développement Savoir du CRSH qui est un nouveau programme;

• dans le contexte de la transformation des programmes des IRSC;

• au programme d’établissement de nouveaux chercheurs individuels au FRQNT.

Cette analyse, préliminaire, ne prend en compte que les programmes généraux des organismes

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internes ne nous permettent pas de quantifier l’abandon des carrières de recherche. Aussi, l’on ne saurait établir de corrélations fermes entre les seules données colligées ici et l’évolution de la carrière des chercheurs.

Tel qu’indiqué d’entrée de jeu, l’obtention de financement peut certes avoir une incidence sur les choix de carrière des étudiants et sur la rétention de nos jeunes chercheurs au sein d’une carrière académique. S’il s’agit d’une variable importante, ce n’est cependant pas la seule variable. Dans tous ses aspects, la carrière de chercheur est exigeante, soumise à des évaluations successives et permanentes par les pairs, à l’université même, dans les comités d’évaluation des organismes et les comités éditoriaux et de lecture des revues scientifiques.

En tant qu’Université, nous pouvons :

• poursuivre les représentations auprès des organismes subventionnaires afin que leurs politiques favorisent durablement la performance de nos chercheurs;

• poursuivre les interventions auprès des gouvernements pour bonifier les budgets accordés aux organismes subventionnaires;

• démontrer sans relâche au public les réalisations, les retombées et l’impact de la recherche, dans tous les domaines;

• et, avec l’aide des facultés, continuer à fournir à nos chercheurs le mentorat et l’appui nécessaires pour accroître leurs succès auprès des organismes de financement de la recherche.

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Références

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