Les Arches de la Mer Rouge
{n APRÈS LES MATÉRIAUJ RECUEILLIS PAR M, LE D'' JoUSSEAVMe) , PAR M. Ed. Lamy.
En même temps qu'il donnait géne'reusement pour les collections du Muséum les Arches de la Mer Rouge recueillies par lui, M. le D' Jousseaume m'a fort obligeamment communiqué les nomijreuses observations restées manuscrites qu'il avait rédigées sur ces espèces et que j'ai largement uti-
lisées dans les notes suivantes :
Arca naviccuris Bruguière.
L'Arca naviadark Bruguière (1792, Encijcl. MélhocL, Vers, I, p. 99) est une coquille qui se rencontre dans tout l'Océan Indien , depuis la Mer Rouge jusqu'à la Nouvelle-Calédonie.
Cette espèce, chez la(|uelle, aiusi que le dit M. le D' Jousseaume dans ses notes, r'i'épitest qui recouvre l'aréa de la charnière varie de forme- , a été regardée avec raison par W. Kobelt {iHç)i, Mnrt. u. Cliemii. Conch. Cah., a' éd., Arca, p. 5i) comme étant la plus proche parente de l'/l. !^oc L. de la Méditerranée, auquel elle ressemble extrêmement à la fois par la forme, la sculpture et la coloration. Par suite, quand Issel (1869. Malac.
Mar Bosso, p. 2.58) signale qu'au Musée de Turin se trouvent trois indi- vidus d'i. Noe provenant des plages soulevées de la Mer Rouge, on peut croire, avec M. le D' Jousseaume, qu rrU est probable qu'il y a eu une erreur de détermination et que l'i. Noe. n'existe pas dans la Mer Rouge : ces trois spécimens sont, en effet, vraisemblalilement des A. naiicularis.
frHab. — Aden, Djibouti : rare. 51
Arca imbricata Bruguière var. arabica Philippi.
En indiquant de la Mer Rouge Y A. imhricnta Bruguière (179-2, Enc.
Méth., Vers, II, p. 98), auquel il donne pour synonyme l'/l. artibica Phi- lippi (18^7, Abbild. Conch., 111, p. 28, Arca, pi. IV, lig. a), M. le D' Jousseaume fait, dans ses notes, les observations suivantes : ff Celle espèce est aussi répandue que variable dans sa forme : de, vieux individus
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T'essemUent à VA. retttsa Lamarck (1819, Aniin. s. vert., VI, p. 89), d'auli'cs à VA. umhonaia Lamarck [ih'ul., p. 07), cl (juoique celle dernièie espèce provienne des Antilles, il est bien difficile de la séparer de celle de la Mer Ronge, n
D'aulre part, en signalant de la même région VA. Kraiiasi Pliilippi (18/19, 4/'è?7(i Conch., m, p. 88, pi. V, fig. 8-10), il dil : ffCelte es{)èce que l'on rencontre avec la précédente , quoique plus réluse et moins colorée , n'en est probablemenl qu'une variété; la sculpture et l'épitest en sont iden- tiques, el lorsqu'on a de nombreux individus de ces espèces, l'on ne peut séparer que ceux des formes extrêmes : pour les intermédiaires, c'est une affaire d'appréciation, r
Toutes ces remarques du D' Jousseaume sont complètement justifiées : j'ai montré, en effet (1907, Revis. Arca Mus. Hist. nat. Paris, Journ. de ConchjL, LV, p. 34), qu'il s'agit d'une espèce très polymorphe répandue dans toutes les mers chaudes : tout au plus peut-on restreindre l'emploi du nom d'.l. imbricata ]ivug. (= uinhonata Lk.) pour désigner les échan- tillons des xAntilles, tandis que l'on peut attribuer, comme ayant d'ailleurs une simple valeur géographique , l'appellation de var. arabica Phil. (=^ A raussi
?hil. - reltmi Lk. ) aux coquilles représentant cet A. imbricata dans l'Océan Indo-Pacifique, delà Mer Rouge aux Tuamotu.
pfllab. — Suez, Gamarau, Djibouti, Aden, Périin, clc.i
Arca ventricosa Lamarck.
L'yl. ventricosa Lamarck (1819, Aitim. s. vert., VI, p. 38), qui se ren- contre également dans tout l'Océan Indien, se distingue de l'yl. imbricata par la coloration blanche de la région antérieure el par le fait que le liga- ment, au lieu de couvrir entièrement l'aréa cardinale, n'en occupe même pas la moitié.
Gomme le fait observer M. le D' Jousseaume, rcette espèce, qui vit dans les anfractuositi's des madrépores, est tourmentée dans sou dévelop- pement et sujette à de fréquentes monstruosités : presque tous les individus sont courts et ventrus antérieurement; à l'état adulte, les llamniules de la surface disparaissent et l'extrémité postérieure prend une teinte noire uni-
forme n.
rfHab. — Djibouli, Aden.i
A. (Barbatia) parva Sowerby.
VA. farva Sowerby [BijHHoarca] (i833, P. Z.S. L., p. 19), qui se trouve dans l'Océan Indo-Pacilicpie, de la Mer l'iougo aux Tuaiuotu, est une petite coquille qui est ornée d'une sculpture très délicate el qui pré-
sente une coloration géne'rale riibido-castmiea , dont le l'oiige est porticii- lièroment vif sur les crochets.
A propos de celle espèce, M. le D' Joiissoaiiiiie dit : "Le B. Xilolphi Dunkor (i 858-1 870, Novit. Conch., p. 107, pi. XXXVII, fio-. i-3, et p. i33, pi. XLIV, fig. io-i3) n'est pour moi qu'un individu anortiial de B. parva : j'ai trouvé des exemplaires semblables à Aden^.
Effectivement, ces deux formes sont certainement très voisines et font partie d'un même groupe qui comprend également le B. radula A. Adanis et qui se rattache au B. fasciata Reeve.
rrllab. — Djibouti, Aden : vil sur les lécifs madrépoii(jues. ^ (D' J.)
A. (Barbatu) flsca Rrugnière.
L'A.fusca Bruguière (1792, Enc. Méth., Vers, I, p. 102) est répandu aussi dans l'Océan Indien, depuis la Mer Rouge et les Mascareignes jus-
qu'en Polynésie.
trHab. — Massaouah, Aden : cette espèce est rare; j'ai rencontré un individu de taille plus grande que le spécimen figuré par Reevei (D' J.).
[L'échantillon en question a près de 80 millimètres de long.]
A. (Barbatia) lacerata Linné.
VA. setigera Reeve (iSMi, Conch Icon., Arca, pi. XIV, (Ig. 93), de la Mer Bouge, est inséparable de VA. lacerata Linné (1763, Mus. Tessin., p. 116, pi. VI, fig. 1), des Phili|)pines : c'en est tout au plus un stade jeune pour le D' Kobelt (1891, Conch. Cah., p. i53, pi. XXXIX, fig. 1-9) ou une variété locale pour A. H. Cooke (1886, Test. Moll. Suez. Ann.
Mag. Nat. HisL, 5° s., XVIII, p. 93).
Dans sa collection, M. le D' Jousseaume avait primitivement attribué à certains spécimens de cette espèce le nom, resté manuscrit, à' Arca Sari- gnyi: cette forme correspond, d'après lui, aux figures 5 de la planche X de Savigny (1817, Descr. Egijpte. Planches MolL), qui ont été rapportées par P. F'ischer (1871, Journ. de Conchijl., XIX, p. 21 3) à VA.fusca Brug. , mais dont i'assimilaliou à Y A. lacerata L. est, en effet, bien plus exacte.
ffHab. — Suez, Massaouah, Aden : espèce assez abondante à Suez, où elle est rejetée sur la plage, -n
A. (Barbatia) nivea Ghemnilz.
Comme le dit M. le D' Jousseaume , recette espèce , très abondante . vit dans les anfractuosités des madrépores , ce qui inllue sur sa forme; aussi pn'sente- l-elle de nombreuses variétés : indépendamment du contour triangulaire,
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on trouve des individus allonges presque cylindriques et d'autres Ironque's à l'une ou l'antre des extrémilës: à l'âge adulte, la rdfjion postérieure est recouverte de concrétions calcaires et souvent usée par le frottements.
A côté de cet A. nirca Cheninitz (178/1, Conch. C«è.,VII,p. 191 ,])1.L1V, fig. 538), Issel (1869, Mnlac. Mar liosso, p. 91) cite comme une espèce distincte ÏA. Hclblingi Bruguière. D'aj)rès le D' Jonsseaume, rlssel, en as- signant la Mer Rouge comme habitat à cette dernière espèce, a été induit en erreur par Ree\e, qui a méconnu l'espèce figurée par Chemnitz (178/1, ihid., p. 195, pi. LV, fig. 5/12) et cpii a représenté (i8/i/j, Conch. Icon., Arcft, pi. XIV, fig. 90) sous le nom (VHelblingi un très vieil individu de son A. lima; l'étude comparative que j'ai faite m'a conduit à ce résultat;
VHclbliugi de Reeve devra donc être dénommé, et il faut retrancher celte espèce de la faune malacologique de la Mer Rouge; le nom d'^. Hclblinoi Chemn. doit lui-m(5me être changé en celui d'/l. candidu Scliroeter^.
En réalité, l'espèce décrite par Chemnitz sous l'appellation A. candida Hclblingi, puis nommée simplement 1. candida par Gnielin (1790, Syst.
NaL, éd. XIII , p. 33 1 1 ) et A. HeWlingi pai- Bruguière (1799 , Eue. Méth., Vers, I, p. 99), doit être réunie, comme l'a reconnu Deshayes (i835, Anim. s. vert., 9° éd., \'I, p. h6^) , à ïA. nivea Chemn. : car, contraire- ment à l'opinion de Reeve, on trouve, ainsi que le dit Krauss (18/18, Sûd- ofrik. MolL, p. 16), tous les intermédiaires dans le degré de gibhosité des valves et dans la position des crochets, ce qui montre le peu d'imporfnnce de ces caractères sur lesquels ces deux espèces ont été distinguées'"'.
ffHab. — Massaouah, Djibouti, Obock, Périm, Aden.»
D'autre part, Dunker (1858-1870, Novit. Conch., p. 92, pi. XXXI, fig. 5-7) a cité de l'Océan Indien un .1. Grayana qui, d'après ce savant lui-même, rappellerait par plusieurs caractères VA. Hclblingi.
Or une espèce qui ressemblait à cet 1. Grayana est signalée de Djibouti sous le nom de Barbalia djiboutiensis par M. le D' Jonsseaume, qui en donne dans ses notes manuscrites la description suivante :
» Testa alba, solidula, subquadrato-ovalis , inacquilatcralis ; anlice roliin- data; postice producta , lata, oblique (runcata, cmarginata; carina obtusa ab nmbonibns ad latus poslicuni arcuatiin dccurrens ; in medio vcntricosa; coslis granosis radianlibus slriisquc concentricis sculpta; cpitesla fusca in lamcUis laccratis concentricc vcslila ; umbones oblusi , approximati, antrorsum inclinati;
area ligamcnti angusta, parca, sal profunda , lanccolata ; cardo dcnticulis mc- dianis parois, laleralibus major Unis inslructus.
(') Nyst (18^7, Tal). syn. Arcacécs, Méni. Acad. R. Boljfique, p. 98) et Môrch (iS.j'J, Cat. Conch. Yoldt , fasc. II, p. /lo) ont émis l'hypollièsc que rot .1. nivca élail peut-être identique à VA.foliala Forskal (1775, Dexcr. Inini. llni. Oneiil., p. XXXI), dénomination qui, si elle avait pu être vériliée, aurait eu raulcriorilé.
ff Dimensions : long. 26, haut. 17, épaiss. 19 millimètres.
rr Coquille blanche, de forme irrégulièrement ovale et Irapézoïdo, plus ou moins ventrue au milieu et déprimée aux extrémités; bord antérieur arrondi et plus court que le postéi-ieui- ([ui est obliquement découpé; ce bord anguleux et très déprimé supérieurement est séparé du reste de la coquille par une carène obtuse qui s'étend du sommet à langle inféro- postérieur en décrivant une légère courbe : c'est au niveau de celle carène que la coquille présente sa plus grande épaisseur; le bord inférieur est presque droit ou légèrement déprimé au milieu : l'écartement des valves en cet endroit forme une longue et étroite ouverture bâillante pour livrer pas- page au l)yssus ; le bord supérieur, plus court que le précédent , est masqué dans sa partie antérieure par le sommet obtus des valves qui s'incline en avant et se contourne eu dessous comme le sommet des Liihodomus. Toute la surface est recouverte décotes granuleuses, à peu près d'égales dimensions , qui partent du sommet pour s'irradier vers les bords; ces petites côtes, ainsi que les sillons qui les séparent, sont découpées par des stries d'ac- croissement assez fortes et concentriques. L'épitest, cjui est brun et adhé- rent, se dresse en lamelles concentriques saillantes et ciliées sur leur bord libre. L'intérieur des valves est d'un blanc très légèrement bleuâtre; les impressions musculaires sont arrondies, inégales et, ainsi que les palléales, bien imprimées; au niveau de ces dernières, on aperçoit une zone très finement et i-égulièrement striée, qui s'étend d'une impression musculaire à l'autre; les bords inférieurs et latéraux très finement dentés sont bordés par une frange de l'épitest. Le bord cardinal , plus large à ses exlrémilés qu'au centre, est armé de dents inégales, fines et transversales au milieu, fortes et obliques sur les parties latérales; à l'exlrémilé anlérieure, trois de ces dents sont anguleuses et disposées en chevron; les postérieures, au contraire, au nombre de six, sont droites et obliques; l'aréa du ligament, dont l'extrémité antérieure s'arrête au niveau des crochets, est étroite, allongée et creusée eu fente.
ff Cette esj)èce, qui rappelle par la taille et la forme le Barhalia Grai/(tHa Dunker, s'en distingue facilement par la largeur de sa charnière et l'irré-
gularité très grande de ses dents.
rfHab. — Djibouti : j'ai recueilli vivants six individus de cette espèce de taille et d'âge différents; la coquille de l'un d'eux, qui me paraît appar- tenir à un très vieil individu, mesure : long. 97, haut. 17, épaiss. id milli-
mètres.
«
Après avoir examiné les types de ce B. djiboutiensis Jouss., qui sont donc des coquilles d'assez faible taille, je crois qu'il s'agit effectivement d'une forme inséparable du B. Hclblingi Brug. = nivea Chemn.
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A. (I)Arbatia) decussata Sowerhy.
D'après M. le D' Jnusseaume, rr cette espèce, qui vit sur les re'cifs ma- (Iro'poriques, présente clans sa forme un aussi grand nombre cranomalies que celles que l'on observe pour IM. iiivca-^.
D'ailleurs cet A. decussata Sowerby [Byssoarca] (i843, P.Z.S.L., p. 18), qui pourrait tout au plus se caractériser par un contour plus ovale et par une sculptui-e plus régulière où les stries d'accroissement deviennent aussi fortes cpie les côtes, est une forme extrêmement voisine de l'.l. nivca (^ihenin.. €t c'est un peu artificiellement qu'on peut placer dans l'une ou l'aulre espèce certains éciiantillons.
ffHab. — Massaouah, Djibouti, Obock, Périm, Aden.-i
A. (Barbatia) lima Reeve.
D'autres Arclics encore ont été signalées par Gb. Mayer (1868, Cat.
Foss. Tcrt. Mus. Zurich, III, p. 81) comme des modifications du typemW«, reliées entre elles par toute une série de formes intermédiaires.
Par exemple, si les nodules d'intersection fies côtes rayonnantes et des stiies d'accroissement deviennent relativement importants et si, les côtes médianes restant étroites et finement granuleuses, les côtes antérieures et postérieures prennent un grand développement et sont crénelées de nodo- sités très accentuées, on voit s'affirmer ainsi les caractères qui distinguent VA. lima Reeve (18U, Conch. Icon., pi. XV, fig. 101), d'ailleurs, à mon avis, plutôt comme variété que comme espèce.
De même, le Barbatia oblongaDunkev (1808-70, Novit. Conch., p. 107, p. XXX VII, fig. 4-7), que le D' Jousseaume (1888, MoU. rec. Faurot Mer Rouge, Mém. Soc. Zool. France, I, p. 21 3) a signalé de la Mer Rouge, n'oiïre que des caractères insuffisants pour qu'on puisse en faire une es- pèce distincte: et effectivement, dans ses notes manuscrites, il dit : «Je crois que cette espèce n'est qu'une variété de B. lima. y)
A propos de ce B. lima, il ajoute les observations suivantes : rr Cette espèce est peut-être encore plus tourmentée dans sa forme que le B. nivca : l'on trouve des individus presque équilatéraux ; d'autres, au contraire, dont l'extrémité antérieure est courte et semi-spbérique , alors que la pos- térieure s'atténue et s'allonge, d'autres affectant des formes bizarres et tellement éloignés du type qu'il serait impossible de les reconnaître si l'on n'avait pas près des crocbets les traces de la coquille avant son développe-
ment anormal 51.
ffHab. — Massouali, Djibouti, Obock, Aden, Périm : abondante sur- tout Aden«. à
A. (Barbatia) obliquata Gray.
M. le D' Jousseaiime a décrit en 1891, flans Le Naliiralisle , i3' année, p. 2 9-2, sous le nom de Savigiujarca saiiginjarcd , une Arclic d'Aden qu'il regardait comme le type d'un nouveau genre. Mais, dans ses noies manu- scrites, il ajoute à la description de cette coquille les observations sui- vantes
:
ffPhilippi a figuré celte espèce dans ses Abbildungen Concliylien , II (i865), p. 5o, Arca, pi. IT, fig. 4, et lui a donné le nom dWrco ohliquam Gray. Sous le même nom, Reeve (iS/ii, Coiich. Icon., pi. XII, fig. 80) a représenté une autre espèce. Comme la figure donnée pour celle espèce par Wood (1828, Index Test. SuppL, pi. 11, fig. l\) est insuirisante et qu'elle a conduit Philippi et Reeve à des interprétalions différentes, je n'ai pas pu arriver à une conviction complète : aussi devra-t-on peut-être changer le nom de Savignijarca saiignijarca en celui de Savigmjarca obliquata V.
Démon côté, j'ai également établi en 190.3 [Bull. Mus. hist. nat., IX, pi. \ho) qu'effectivement il fallait identifier l'espèce du D' Jousseaume à r^. ( Barhatk ) obliquata Gray, signalé précisément d'Aden par M. E.-A. Smitli (1891, P. Z. S. L., p. 43i). Quant à YA. obliquata Reeve (non Gray), il a été reconnu avec raison par Philippi comme une espèce ditlcrente, pro- venant du Japon et des Philippines, qui a reçu de Lischhe le nom d'i.
decurmta.
ffHab. — Aden : dans les anfractuosités des l'ochers. n
A. (Acar) plicata Chemnitz.
Dans ses noies, M. le D' Jousseaume donne comme suionjmcde VA. plicata Ghemn. l'-l. squamosa Lk. cité de Suez par Issci (18(19, Malac.
Mar Rosso, p. 89), ffqui a comparé cette espèce delà Mer Rouge avec les exemplaires du Muséum de Paris étiquetés sous ce nom par Lamarckn, et il ajoute : rrLM. domingensis Lk., indiquée par M. Smilli dans la Mer Rouge, doit également êlre rapportée à celte espèce ii.
L'/l. plicata Ghemnitz (1795, Conch. Cab., \I , p. aAù, pi. 20/1, fig. 9008) est une forme cosmopolite dont le domaine d'extension em- brasse toutes les mers chaudes et qui a reçu différentes appellations, parmi lesquelles, en effet, .4. domingensis Lamarck (1818, Anini. s. vert., VI, p. îo) et A. squamosa Lamarck {ibid. , p. A5).
Comme le dit le D' Jousseaume, c'est une '-espèce commune dans les récifs madrépori(pies et souvent déformée; les variétés les plus fréquentes soûl des coquilles oblongues, d'autres sont ventrues, et enfin il y en a de
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ti'cs courtes, ia haiileur élant presque égale à la longueur; les côtes de rexlrémilé postérieure sont (pielquefois divise'es en deux parties à leur extrémité par un sillon longitudinal".
tfHab. — Suez, Massaouali, Djibouti, Obock, Aden. n
A. (Acar) dichotoma Deshayes.
LM. dichotoma Desbayes (i863, Cat. Moll. Réunion, p. 9 3,pl. III, fig. 18-19), qui se rencontre dans TOcéan Indien (Mer Rouge, île de la Réunion, Madagascar, Nouvelle-Calédonie), offre un contour subquadran- gulaire et est orné de côtes tuberculeuses, alternativement grosses et petites.
rcHab. — Djibouti, Adeu : rare dans ces deux localités.n (D' J.)
A. (Acar) tenella Reeve.
VA. tenella Reeve (i8i4, Conch. Icon., pi. XIV, fig. 91), qui est répandu également dans tout l'Océan Indien (Mer Rouge, Madagascar, Mascareignes, Philippines, Nouvelle-Guinée, détroit de Torrès), est une coquille oblongue, subcylindrique, 1res mince, presque translucide, ornée de stries rayonnantes granuleuses extrêmement fines et ayant ses crochets situés très en avant.
M. le D' Jousseaume désigne, dans ses notes, celte espèce sous l'appel- lation de Barbalia mollis Dunker (1868-70, Novit. Conch., p. 92 , pi. XXX.I, fig. 9-^1 ), mais ce nom a été regardé avec raison par Tapparone-Ganelii (1877, Contr. fauna. malac. Papuane, Ann. Mus. Civ. St. Nat. Genova, IX, p. 992) comme étant synonyme d'/l. tenella Rve.
ffHab. — Périm, Djibouti : je n'ai trouvé de cette espèce remarquable par la ténuité de ses stries que deux individus un peu plus oblougs que le type figuré, fl (D' J.)
A. (Fossularca) afra Gmelin.
Dans ses notes, M. le D' Jousseaume signale comme assez abondantes à Suez et à Aden deux petites Arches, Il attribue à l'une le nom d'i. scul- iHilis Reeve (i8/i/j, Conch. Icon., pi. XVII, fig. 118). 11 identifie l'autre àl'yl. zebuensis Reeve {ibid., sp. 120, pi. XVII, fig. 117 [non fig. 120]) ''', '^) Comme l'a fait remarquer M. E.-A. Smitli (i88i, Uep. Zool. Coll. Indo^
Pacif. «Alerlii, Mail., j). 111), la figure 120 de Reeve représente VA. sijimnetrica Rve., espèce qui se distingue nettement par sa teinte verdàtrc.
Muséum. — xxin. 3
dont cependant il dit: a Quoique le ligament soit plus étroit, cette espèce ponrrail bien n'être qu'une variété de la première.
Il ajoute : rrJe pense également que c'est aux espèces précédentes qu'il faul l'apporter 1'^. lactea L. var. enjthvaca signalée par Issel(i869,.1/rt/rtc.
Mar Rosso, p. 89 et 267 ); quoique voisins, il est très facile de distinguer les individus de ia Méditerranée de ceux de la Mer Rouge, que l'on re-
trouve disséminés sur plusieurs points de l'Océan Indien, n
En effet, tandis que 1*^4 . lactea L. des mers européennes est caractarisé par un grand ligament couvrant plus de la moitié de l'aréa cardinale, Y A.
zebucnsis est une espèce des Philippines qui se distingue par la petitesse de son ligament; mais, d'autre part, elle ne me paraît pas pouvoir être séparée spécifiquement de 1'^. ajra Gmelin (1790, Sijst. Nat., éd. xiii, I, p. 33o8) [ = Pectuncuhis Jabet Aài\nson (1757, Hist. Nat. Sénégal, Coq., p. 260, pi. 18, iig. 8)], du Sénégal, et c'est ce nom qui a la priorité pour désigner cette forme exotique, d'ailleurs cosmopolite, dont 1'^. scul- ptilis Rve. est tout au plus une variété de taille plus grande et, par suite,
de sculpture plus accusée.
ftHab. — Suez, Aden : vit attachée aux pierres isolées au milieu des sables. 'i (D'J.)
Arca (Parallelepu'EDUm) tortuosa Linné var. torta Stcenstrup.
Comme je l'ai dit antérieurement (1907, Revis. Arca Mus. Hist. nat.
Paris, Joitrn. de Conchyl., LV, p. 108), la coquille d'Aden décrite sous le nom (\e Parallelepipedinn Fanroti par M. le D'Jousseaume (1888, MoH. rec.
Faurot Mer Rouge, Mém. Soc. Zool. France, I, p. aiù) me paraît, en raison de fses bords presque parallèles'^ et de rrses extrémités arrondies, surtout l'antérieure 7) , identique à la variété /oHrt Steenstrup (i8o3, Morch, (Ait. CoHch. Yoldi, fasc. II, p. ho) de VArca tortuosa Linné (1758, Syst.
Nat., ed, X, p, 698).
nHab. — Aden : assez abondante sur la plage de sable de listhmus située en dehoi's de la presqu'île où l'on ne lencontre que la coquille. « (D' J.)
(^4 suivre.)
Lamy, Ed . 1917. "Les Arches de la Mer Rouge (d'après les matériaux recueillis par M. le Dr Jousseaume)." Bulletin du
Muse
́
um national d'histoire naturelle 23(1), 26–34.
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