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De la propagation de la chaleur et de la distribution de l'électricité (second article)

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Academic year: 2021

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(1)

HAL Id: jpa-00236778

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00236778

Submitted on 1 Jan 1872

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l’électricité (second article)

A. Potier

To cite this version:

A. Potier. De la propagation de la chaleur et de la distribution de l’électricité (second article). J.

Phys. Theor. Appl., 1872, 1 (1), pp.217-221. �10.1051/jphystap:018720010021700�. �jpa-00236778�

(2)

DE LA PROPAGATION DE LA CHALEUR ET DE LA DISTRIBUTION DE L’ÉLECTRICITÉ

(SECOND ARTICLE);

PAR M. A. POTIER.

§ V.

Si divers corps

A, B, C, ...

sont

chargés d’électricité,

que le

potentiel

sur ces corps soit

V, V1, V 2,

... , on pourra substituer à

un ou

plusieurs

de ces corps une autre surface ayant la même action

qu’eux

sur tout

point

extérieur.

En

effet,

considérons l’état

thermique correspondant

à l’énoncé

ci-dessus : les corps

A, B, C,

de

température

constante

V, V1, V 2,

sont

plongés

dans un milieu

conducteur ;

si nous substituons aux

corps A et B un corps terminé par la surface isotherme correspon- dant à la

température

v, et maintenu

précisément

à cette

tempéra-

ture, rien ne sera

changé

à l’état

thermique

des

points

situés en

dehors de cette surface v. Par

conséquent

rien non

plus

ne sera

changé

à l’état

électrique

ni à la force attractive ou

répulsive

de

l’ensemble sur une masse

quelconque,

si cette surface se trouve

chargée

d’électricité au

potentiel

v.

Le flux de chaleur que traversait un élément 6 de v, étant uE X

k,

restera

toujours

le même. Par

suite,

ce même élément de ~

(§ II)

devra être

chargé

d’une

quantité

d’électricité

égale

à

a E ~

c’est-à-dire

47r

que la densité

4 E ~:

devra en un

point

de la surface v être propor- tionnelle à la force exercée sur l’unité de masse

électrique placée

en ce

point. Si,

par

exemple,

le corps A seul existait et était une

barre suffisamment

longue

pour

pouvoir

être considérée comme une

ligne FF’,

les surfaces isothermes seraient des

ellipsoïdes

de révolu-

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018720010021700

(3)

tion ayant F ell~1 comme

foycrs (~).

L’action d’un de ces

ellipsoïdes

sur un

point

extérieur

quelconque

sera la même que celle de la barre

FI?’,

s’il est

chargé

en chacun de ses

points

d’une

quantité

d’électricité

égale à 1 multiplié

par la force exercée par la barre

Zi 7r

sur l’unité d’électricité

placée

en ce

point.

Or cette force ou e est, pour les différentes

points

d’un

ellipsoïde,

inversement

proportionnelle

à la distance

qui

les

sépare

de

l’ellip-

soïde liomofocal infiniment

voisin,

ou,

d’après

un théorème connu,

proportionnelle

à la distance

qui

lcs

sépare

de

l’ellipsoïde

homo-

thétique

infiniment voisin. On retrouve ainsi la distribution connue

de l’électricité à la surface de ces corps.

5 VI.

J’appliquerai

maintcnant les considérations

exposées

ci-dessus a

la solution

complète

d’un

problème simple

de distribution élec-

trique.

Une

sphère

en communication avcc la terre, et sur

laquelle

le

potentiel

est nul par

conséquent,

est influencée par une boule

très-petite placée

en P

fib~. ~ ~ (ou

bien la

sphère

est

pleine

d’un

mélange

d’eau et de

glace,

et la boule est à une

température connue~ .

Les surfaces

d’égal potentiel,

ou

isothermes,

sont des surfaces de

révolution autour de la droite passant par le centre de la

sphère

et

celui de la

petite boule ;

leurs méridiens tracés sur la

figure

ont pour

équations,

comme il sera démontré

ci-dessous,

1"

4

r étant

équations,

i? comme il sera démontré

cl-deSSOLIS~ ~~

== ’

r

2013 20139~

r’ étant

la distance au

point P,

et 1’ la distance à un

point

S situé à l’inté-

rieur de la

sphère qui

partage le diamètre dans le rapport de 5 à

3,

rapport

qui

est

précisément

celui des distances du

point

P aux extré-

mités de ce diamètre. Dans ces

conditions,

la courbe N -. o, ou

le lieu des

points

tels que le rapport

;~7 ’" soit 4,

est la circonférence méridienne de la

sphère :

celle-ci est donc la surface sur

laquelle

V ‘. o. La

figure

montre comment ces surfaces se déforment

quand

V

augmente.

Quand

la valeur de V devient

grande,

les méridiens se

resserrent de

plus

en

plus

autour du

point

P en se

rapprochant

de

(1) Voir, pour la démonstration, les ouvrages cités de M. Lamé, ou les travaux de M, Chasles sur l’attraction des ellipsoïdes.

(4)

la forme de circonférence. Si la distance PS était de 5

centimètres,

les valeurs de V

correspondant

aux différents

points

de la

sphère

décrite du

point

P comme centre avec OC,

o4

de rayon varieraient Fi~. 2.

seulement de

gg , ip8~

à

gg , ~o i 6.

On peut donc

regarder

une

spllére

de

très-petit

rayon ayant son centre au

point

P comme une surface

isotherme

correspondant

à une

température (ou

à un

potentiel)

d’autant

plus

élevée que ce rayon sera

plus petit. Ainsi,

si nous

supposons la

petite

boule

placée

au

point

P ayant une

température

de 99

degrés environ,

et la

sphère pleine

de

glace fondante,

les sur-

faces isotherme.-, auraient pour méridien les courbes tracées

ci-dessus,

et les

températures

de ces surfaces seraient données par les chiures

placés

sur les courbes. Si la boule est

chargée

d’électricité au poten- tiel gg environ et la

sphère

en communication avec la terre, ces courbes sont les méridiens des surfaces

d’égal potentiel.

Ces surfaces

(5)

resteraient encore isothermes si la

tcmpératurc (ou

le

potentiel)

de

la boule P était diHërcnte de (~Q, mais la

température

de chacune

d’elles serait modifiée dans le même rapport.

La

plus remarquable

de ces courbes est celle

qui possède

un

point singulier

et

correspond

à la valeur V - 0~2. Son

point singulier

est tel

qu’une

molécule

électrique qui

y serait

placée

resterait en

équilibrc

sous 1’in ~lue~lce de la

petite

boule et de la

sphére ;

la

valeur de s en ce

point

est

nulle,

et un élément de surface ayant son

centre en ce

point

ne donnerait passage à aucun flux. Les courbes amorcées

o, 18

et o , 22 montrent avec

quelle

lenteur la

température

ou le

potentiel

varie dans le

voisinage

de ce

point.

En

général.,

pour obtenir en un

point quelconque

la valeur de e, il

suffirait,

si les méridiens tracés sont suffisamment

rapprochés

dans

le

voisinage

de ce

point,

de diviser la ditrérence des nombres inscrits

sur ces méridiens par la

plus

courte distance de ces courbes aux

environs de ce

point.

La

ligne

de

propagation

de la chaleur est

toujours dirigée

de la courbe à

température plus

élevée vers la courbe

à

température

moins

élevée,

normalement à ces courbes.

S’il

s’agit d’électricité,

que l’on suppose la

petite

boule

chargée

d électricité

positive,

la force

qui

solliciterait une molécule élec-

trique positive

sera

dirigée

comme la

ligne

de

propagation,

et dans

le même sens. Sa mesure est la valeur de e.

Au lieu de construire

graphiquement

la valeur de e, on peut la calculer par les considérations suivantes :

l’expression

de V se com-

pose de deux

parties : l’une 4 r

est le

potentiel

d’une masse électri-

r

que 4

rassemblée au

point P,

la seconde

2013 2013

est le

potentiel

d’une

masse i de fluide

négatif

rassemblée au

point

S. La force exercée sur

une molécule

électrique

s’obtiendra donc en composant deux

forces,

1,

4,

l.’ d. P l, . 1 ,

l’une

4 2répulsive,

émanant du

point P,

l’autre attractive

r’2 éma-

r P P r

Ilallt du

point

S. Cette valeur de e pour un

point quelconque

est

Des théorèmes établis dans

le §

II de cet

article,

il résulte encore

que la densité

électrique

en

chaque point

de la

sphère

est

4171: x

de la

(6)

valeur de e en ce

point.

Or pour les

points

de cette

sphère

1

== 4,.’,

. PS

1 d ., ’1 . d d. iY" . d

par suite 1 =

4 t’,3,

la densité

électrique

des différentes

points

de

cette

sphère

variera donc en raison inverse du cube de la distance à la boule. On déduirait facilement de cette densité la

quantité

d’élec-

tricité accumulée sur la surface de la

sphère,

mais

l’intégration

est

inutile

d’après

ce que nous verrons ci-dessous.

Le

problème

sera donc résolu

complètement

si l’on démontre que les méridiens des surfaces isothermes ont bien pour

équations

v ‘.. 4 I, ;

r r 1 or, si l’on considère une

sphère

p infiniment

petite

P P

pla-

cée en P et

chargée

d’une

quantité

d’électricité

positive égale

à 4,

une autre

placée

en S et

chargée

d’une masse 1 d’électricité

néga- tive,

la valeur du

potentiel

d’un

pareil système,

c’est-à-dire le travail nécessaire pour amener de l’infini en un

point

déterminé

l’unité de masse, serait

récisément

p la valeur

de ’~ - 1

r r l ou de V

pour ce

point,

et la surface sur

laquelle

V est nul est la

sphère

con-

_ sidérée.

Donc, d’après

le théorème énoncé au début de cet

article,

on pourra substituer à la

sphère

infiniment

petite chargée

de la

quantité

i d’électricité et

placée

au

point

S la

sphère

dont le méri-

dien a pour

équation -;:~; - 4,

r sans rien

changer

à la valeur de V

pour un

point quelconque,

pourvu que sur cette

sphère

le

potentiel

soit

nul,

c’est-à-dire

qu’elle

soit en communication avec la terre.

On

pourrait

encore à la

sphère

substituer l’une

quelconque

des

surfaces

qui l’entourent, jusques

et y

compris

la surface

engendrée

par la rotation de la courbe 0, 2

condition de

charger

chacune de

ces surfaces au

potentiel convenable),

et, comme est nul au

point singulier,

on voit que,

malgré

la forme de cette

surface,

la densité et, par

suite,

la tension

électrique

seraient nulles en ce

point.

De

plus,

la

quantité

d’électricité à

répartir

sur chacune de ces surfaces serait

toujours

la

même, puisque

la

figure

montre que toute

ligne

de force

arrivant à la

sphère

rencontre ces

surfaces,

et

réciproquement,

et

cette

quantité

est

précisément

celle

qu’il

faudrait supposer concen- trée au

point

S pour que les

lignes

de force et les surfaces isothermes fussent les

mêmes

c’est-à-dire i, la

quantité

d’électricité de la boule P étant !~ .

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