DOCUMENTATION
Méthodes de
dosage
et valeur nutritiveLe Centre de Perfectionnement
technique
aorganisé
en avril et mai195 6,
une série de cours-conférences destinés à faire le
point
des méthodes actuelles dedosage
desglucides,
deslipides,
desprotides
et des vitamineshydrosolubles, envisagées
en vue de la détermination de la valeur nutritive des aliments.Bien que ces
exposés
aient un caractère un peu différent de celui des misesau
point bibliographiques
habituellementpubliées
dans les Annales de Zootech- nie, il a paru opportun, enplein
accord avec le Centre, de les insérer dans lapartie
documentaire des Annales, dont elles sontsusceptibles
d’intéresser vive- ment les lecteurs.I,es trois
premiers exposés,
ceux de MM. RERAT et CLEMENTet FAUCONNEAUsont
publiés
dans leprésent
fascicule.L’exposé
de M. ADRmNparaîtra
dansle
prochain
fascicule.N. D. L. R.
MÉTHODES
DEDOSAGE
DESGLUCIDES
EN VUE DU CALCUL DE LEUR VALEURÉNERGÉTIQUE ( 1 )
Alain RERAT Assistant à l’ I. N. R. A.
Laboratoire de Biochimie de la Nutrition
PLAN DU
MÉMOIRE
I. - Rappels sur la classification des glucides.
II. - Calcul théorique de la valeur
énergétique
des glucides.Définitions de diverses formes
d’énergie
des aliments.Unités
employées
Chaleur de combustion des aliments.
Chaleur de combustion des déchets urinaires.
Chaleur de combustion des fèces.
III. - Rappels sur la
digestibilité
des glucides.i
oOmnivores
monogastriques.
a)
Glucides assimilables.b) Indigestible glucidique.
2
° Herbivores
monogastriques
etpolygastriques.
(’) Cours Conférence donné à la Maison de la Chimie, le 9avril 1956, sous les auspices du Centre
de Perfectionnement technique.
IV. - Méthodes de dosage.
Introduction.
A)
- Méthodes strictementchimiques.
1
0 Glucides
physiologiquement
utilisables.-
glucides
réducteurs avant etaprès
inversion.- amidon.
-
critique.
’2
° Dosage des pentosanes.
3
° Dosage de la cellulose naturelle.
4
°
Dosage
des éléments rattachés auxglucides.
a) dosage
de lalignine.
b) dosage
descomposés pectiques.
5° Conclusions.
B)
- Méthodes conventionnelles aapplication
nutri-tionnelle.
1
0Méthode par différence.
2
° Extractif non azoté et « cellulose brute ».
Méthode de Weende.
Critique :
Difficultés
opératoires.
Insuffisances d’ordre
biochimique.
Critiques
d’ordre nutritionnel.3
° Insoluble
formique.
Conditions du
dosage.
Critique.
4
° Méthode d’Atwater.
V. - Choigd’une méthode. Application au calcul de la valeur énergétique des aliments.
1
0
Monogastriques
omnivores.2
° Herbivores
polygastriques
etmonogastriques.
VI. Conclusions.
- ---
Nous ne pouvons commencer cet
exposé
sansrappeler quelques
notions élémentaires sur la constitution des
glucides.
Nous verrons ensuite’comment la valeur
énergétique
des aliments a été calculée initialement etcorrigée
par la notion dedigestibilité.
A la lumière de ces
données,
les méthodes dedosage
usuelles desglucides
serontenvisagées
sur leplan pratique :
il n’est évidemment pas dans notre dessein de fairel’analyse
de toutes ces méthodesqui
sont extrê-mement nombreuses.
Nous conclurons par un essai de choix d’une méthode.
I. - RAPPELS SUR LA CLASSIFICATION DES GLUCIDES
I,es
glucides
forment un groupe de substances naturelles etsynthé-
tiques, composées
decarbone, d’hydrogène
etd’oxygène.
Ils ont étélongtemps désignés
sous le nomd’hydrates
de carbone : dans laplupart
d’entre eux, en
effet, l’hydrogène
etl’oxygène
se trouvent dans les mêmesproportions
que dans l’eau : en(H 2 0)m.
Ilscomprennent
essentiel- lement :- des sucres
simples
réducteurs : les oses ;- des sucres
complexes :
les osides dontl’hydrolyse
libère un ouplusieurs
oses.Les oses sont eux-mêmes caractérisés par la
coexistence,
dans lamême
molécule,
d’une fonctionréductrice, aldéhydique
oucétonique,
etde
plusieurs
fonctions alcools.A)
I,es sucressimples
ou osesportent
le nom d’aldoses ou de cétoses selon que la fonction réductrice est située en fin de chaîne ou sur unchaînon intermédiaire. Ils sont par ailleurs classés
d’après
le nombred’atomes de carbone contenus dans la molécule.
B)
Les osides sont subdivisés en : holosides et hétérosides.- io
Holosides,
si tous lesproduits d’hydrolyse
sont des oses : ilssont classés suivant le nombre d’oses obtenus.
- 2°
Hétérosides,
si les oses ne sont pas les seulsproduits d’hydro- lyse.
La fraction nonglucidique
est nomméeaglycone.
I,a classification du tableau I est la
plus généralement adoptée
bien
qu’assez
arbitraire.B. - Hétérosides.
On les trouve surtout dans le monde végétal. Ils sont sans intérêt alimenta re.
Substances qu’on peut rattacher aux glucides :
- produits du métabolisme des sucres : acides lactique, pyruvique, citrique, malique, etc.
- lignine qui n’est pas un polysaccharide, mais sans doute un produit de condensation de dérivés saccharidiques allant de simples unités à des aggrégats complexes.
En ce
qui concerne
lesglucides végétaux,
une autre classification à caractèreplus pratique, peut
êtreemployée.
D’après J ARRI GE
onpeut distinguer :
1A) Les constituants de la membrane végétale :
i
oComplexe cellulosique formé de cellulose vraie et d’autres polyosides (mannanes, galactanes
et surtout xylanes).
2
° Hémicelluloses polyuronides (pentoses et acides hexuroniques).
3
° Substances pectiques dérivées de l’acide polygalacturonique.
4
° Lignine.
B) Les glucides cytoplasmiques :
r° Sucres : glucose, fructose, surtout saccharose.
2
° Fructosanes.
3
° Certains glucosanes.
II. - CALCUL
THÉORIQUE
DE LA VALEURÉNERGÉTIQUE
DES GLUCIDESJOULE
en1 8 42
découvritl’équivalent mécanique
de la chaleur et peuaprès,
MAYER et HE!,MHO!,TZ( 1 845)
trouvèrent la loi de conservation del’énergie.
Cette loi est valable chez les animaux comme l’ontdémontré, après
LAVOISIERet I,AP!,ac!, bien d’autres auteurs. Par lasuite,
RUBNER déterminait in vitro la chaleur de combustion de différentsaliments,
etcomparait
les résultats avec la chaleur fournie par les mêmes alimentslorsqu’ils
sont utilisés dansl’organisme.
Il s’est aperçu que, notammenten ce
qui
concerne lesprotides,
ces chaleurs de combustion n’étaient pas les mêmes. Ilfaut,
eneffet,
tenircompte
de ce que :W Les aliments
ingérés
ne sont pas absorbés en totalité dans l’inti- mité del’organisme
etl’énergie rejetée
dans les fèces n’est pas ànégliger.
2
0 Pour certains
composants
de la ration(protides),
le terme ultimede la
dégradation métabolique
est formé de corpsplus
ou moinscomplexes
excrétés dans l’urine et dont la chaleur de combustion est relativement
importante.
C’est
pourquoi
la valeur métabolisable desaliments,
c’est-à-dire leurquantité d’énergie physiologiquement
utilisable doit être calculée selon la formule :énergie
métabolisable = Chaleur de combustion de l’aliment -( chaleur
de combustion des déchets urinaires !-- chaleur de combustion des matièresfécales).
Mais
l’énergie
métabolisable elle-même nereprésente
pasl’énergie
utilisable pour couvrir les besoins d’entretien et de
production :
eneffet,
il y a des
pertes
au cours de l’utilisation de cetteénergie
dont lamoindre,
en
particulier
chez lesherbivores,
n’est pasl’énergie dépensée
pour la consommation du repas. On est ainsi conduit à estimer la valeur éner-gétique
des aliments selonquatre
modalités :-
l’énergie
brute déterminée à la bombecalorimétrique,
-
l’énergie digestible
=énergie
brute diminuée del’énergie
conte-nue dans les
fèces,
-
l’énergie
métabolisable :énergie
brute diminuée del’énergie
del’urine,
des fèces et des gazcombustibles,
-
l’énergie
nette ou utilisable :énergie
métabolisable diminuée del’augmentation
deproduction
de chaleurprovoquée
parl’ingestion
denourriture.
Les unités
employées
sont :En alimentation humaine : la Calorie
qui
est laquantité
de chaleurnécessaire pour élever d’un
degré
latempérature
d’unkilogramme
d’eau(de
14° à15 0 C).
En alimentation animale : les unités sont, tantôt des unités
d’énergie
métabolisable
(T.
D. N. desAméricains) ( 1 ),
tantôt des unitésd’énergie
nette : dans ce cas, on
prend
pour base de calcul laquantité d’énergie
utilisable pour tel ou tel
type
deproduction
animale(engraissement, production laitière, etc.).
I,’unité amidon(K!r,r,rr!R)
se réfère au kilo-gramme
d’amidon ;
l’unitéfourragère,
aukilogramme d’orge.
-11 ’unité fourragère,
valeurénergétique
nette dukilogramme d’orge correspond
à unequantité d’énergie
métabolisable de 270o calories et àune
quantité d’énergie
nette valable pourl’engraissement
dei 6 5 o
calories.Elle
représente
o,7o de l’unité amidon.Soulignons
que la différence essentielle est la suivante : lacalorie,
tellequ’elle
est utilisée en alimentation humaineexprime l’énergie
méta-bolisable,
alors que leséquivalents
alimentaires(unité amidon,
unitéfourragère)
traduisentl’énergie
utilisable.Reprenons
un peuplus
en détail en cequi
concerne lesglucides
lesnotions de chaleur de combustion des
aliments,
des déchets urinaires et des fèces.Chaleur de combustion des aliments ou énergie brute.
La chaleur de combustion des
glucides peut
être mesurée soit endéterminant à la bombe
calorimétrique
laquantité
de chaleurproduite
par une combustion
complète,
soit en évaluant au moyen del’oxycalo-
rimètre la
quantité d’oxygène
nécessaire à cette combustion.Voici,
pourquelques glucides simples,
les chaleurs de combustioncorrespondantes :
Ces chiffres sont assez
homogènes
pourqu’une
valeur moyenne ait étéadoptée
commereprésentative
du groupeglucide.
Il en est de mêmepour les autres
principes énergétiques.
On admet donc les chiffres suivants :
Cependant,
danschaque catégorie,
il existe d’assez fortes différences(par exemple glucose-amidon) qui proviennent
de la chaleurd’hydrolyse.
Quant
aux acidesorganiques,
le facteur moyen de 2,45 Cal par g estemployé
pour évaluer la valeurénergétique
de la somme des acidescitrique
etmalique qui représentent,
grossomodo,
la totalité des acides utilisables.( 1
) T. D. N. = Total Digestible Nutrients = Principes digestibles totaux.
Chaleur de combustion des déchets urinaires.
En ce
qui
concerne lesglucides,
cette chaleur est nulle car ces corps sont entièrement catabolisés au stade ultime :CO 2
!--H 2 0.
Chaleur de combustion des fèces.
La chaleur de combustion des fèces
correspond
àl’énergie perdue
par suite d’unedigestion incomplète.
C’est ainsi que nous allons être amenés àparler
de ladigestibilité
desglucides,
car en conclusion de ce que nousvenons
d’exposer, l’énergie
métabolisable desglucides peut
se traduire par :Nous n’entrerons pas dans les détails de mesure
d’énergie
utilisablecar cela nous entraînerait
trop
loin.III. - RAPPELS SUR LA
DIGESTIBILITÉ
DES GLUCIDES
La notion de
digestibilité
des aliments intervient : eneffet,
certaines substances douées d’unpotentiel
nutritif ne sont pas alimentaires faute d’êtredigérées.
I/arsenal
diastasique
de l’homme et des mammifères engénéral
n’estpas illimité. Contrairement aux sucs
digestifs
de certains invertébrés(escargot
parexemple),
ceux de l’êtresupérieur
ne renferment aucunenzyme
capable
de transformer la cellulose englucose
assimilable. Ce-pendant,
chez lesherbivores,
un mécanisme decompensation
intervient : lesmicroorganismes
hôtes du tubedigestif
sontcapables d’opérer
cettetransformation et d’en faire bénéficier l’animal
supérieur.
Ija notionclassique
de «glucides
assimilables » et d’« indigestible glucidique
» variedonc avec les
catégories
animalesenvisagées.
Chez les animaux omnivoresmonogastriques,
ladisposition anatomique
du tubedigestif
et larapidité
relative du transit laisse une marge d’action faible aux
microorganismes
dont l’animal est
porteur.
Chez lesherbivores,
aucontraire,
et enparticulier
chez les
polygastriques,
l’énorme volume des réservoirsdigestifs
et lastagna-
tion des aliments dans certainssegments
du tubedigestif permettent
une action trèsdéveloppée
de la microflore(en particulier,
celle du rumenqui,
chez les
polygastriques
réalise ladigestion
de presque tous lescomposés
cel-lulosiques) . L’indigestible glucidique
ne sera pas le même dans les deux cas.1. - Omnivores
monogastriques.
a)
Glucides assimilables.Ils
comprennent
non seulement les sucres, maiségalement
lesglu-
cides facilement
hydrolysables
dutype amidon, glycogène,
inuline.Par
extension,
ce termeenglobe également
les acidesorganiques
(lactique, citrique, malique, etc.)
Tous ces corps sontintégralement digérés
et leur concentration dans le contenu de l’intestin terminal nedépasse
pas 5o mg par g de matière sèche. C’est donc que leur utilisation avoisine ioo p. ioo.Seule,
leur vitessed’absorption varie, plus grande
pour les sucres
physiologiques (glucose, galactose)
que pour les autres(pentoses). Cependant,
il faut noter uneattaque
microbienne nonnégli- geable
des sucres ; enparticulier,
la transformation des sucres en acidelactique
estimportante
chez le nourrisson et chez l’animal de lait. Chez lesadultes,
il y aégalement
transformation bactérienne au niveau del’intestin,
avec formation d’acidesorganiques,
alcool et gaz. Il sepourrait cependant qu’un
excèsd’indigestible
diminuelégèrement
l’utilisation desglucides
assimilables.b)
Indigestible glucidique.Sous cette
appellation, J ACQ uoz
et GUILLEMET( 33 )
réunissent lespolysaccharides complexes qui
constituent les tissus de soutien desvégétaux
etqui
renferment notamment la cellulose et lalignine.
Faute de
cellulase,
ce ballast estthéoriquement indigestible. Cepen- dant,
uneattaque
est effectuée par la microfloreintestinale ;
mais cettedégradation
est minime. Lesiège
de la « fermentation » de lacellulose,
chez lesmonogastriques omnivores,
se trouve au niveau du ccecum et du côlon. Il seproduit
alors des gaz et des acides gras inférieurs(ac. acétique, propionique, butyrique).
L’intensité de cetteattaque
demeure trèsfaible,
c’est ainsi que le Porc ne détruit au cours du transitdigestible
que 2p. 100 de cellulose pure et 3,5 p. roo de cellulosecomplexe
des balles d’avoine.Les carnivores
rejettent
le ballast en totalité. Chez tous les monogas-triques
omnivores(homme,
porc,volaille)
le ballastcellulosique
méritedonc bien le nom
d’indigestible glucidique.
Ilpeut
êtrepartiellement dégradé,
maisdisparition
nesignifie
pas forcément utilisation. Il est donc vraisemblable que l’utilisationdigestive
de la cellulose estfaible,
sinonnulle.
2. - Herbivores
monogastriques
etpolygastriques.
Chez ces
animaux, l’attaque
microbienne est considérable.Cepen- dant,
sonsiège
n’est pas le même selonqu’il s’agit
demonogastriques (équins
parex.)
ou depolygastriques (bovins par ex.).
Chez lespremiers, l’attaque
se situe surtout au niveau des vastes réservoirs terminaux :coecum et côlon. Chez les
seconds,
où elle a étéparticulièrement étudiée,
elle se
produit
surtout au niveau des réservoirsgastriques (rumen)
et àun moindre
degré
au niveau du coecum.De ce
fait,
chez lespolygastriques, l’attaque
bactériennel’emporte
nécessairement sur
l’attaque enzymatique
parcequ’elle
intervient enpremier.
Chez les herbivoresmonogastriques, elle
s’effectueégalement,
mais
après l’attaque enzymatique.
a)
Lesglucides facit e ment hydrolysables
sont utilisés par les herbi-vores dans les mêmes
proportions
que par les omnivores.Mais,
ilpeut
y avoircompétition
entrel’attaque
de cesglucides
et lacellulolyse
de tellesorte que
parfois
l’assimilation desglucides hydrolysables
demeureincomplète.
En outre, chez lesruminants,
il nes’agit
pas d’unehydrolyse,
mais d’une fermentation bactérienne
qui
s’effectue au niveau du rumen.Cette fermentation en acides gras inférieurs
(propionique, acétique, buty- rique) s’accompagne
d’uneperte d’énergie
sous forme de gaz(C0 2
etCH 4 ).
Ces acides
organiques peuvent,
soit servir directement de métabolitesénergétiques
àl’animal,
soit servir d’aliment à la microflorequi synthétise
des
polysaccharides qui,
eux, serontpassibles
de l’action des sucsdigestifs
et transformés en nutriments
glucidiques
absorbables. Cesmécanismes, qui expriment
bien lasymbiose
entre la microflore et l’hôte rendent encoreimpossible
l’évaluationénergétique
directe desglucides
chez le ruminant.On ne
saurait,
eneffet,
les doter indifféremment du coefficient 4 Calories par g sec.b)
Lasymbiose
se manifeste mieux encore si l’on considère l’indi-gestible glucidique
dont certains constituants sontparfaitement
utilisésà des fins
énergétiques, toujours
par le même processusd’attaque
fermen-taire. On
peut
donc dire que ches lesherbivores,
tous lesglucides
des sucressimples
auxpolysaccharides
lesplus complexes
subissent des fermenta- tions les transformantpartiellement
ou totalement encomposés
labileset absorbables.
En résumé et de
façon schématique,
chez les omnivores monogas-triques
et lescarnivores,
la fraction desglucides
utilisables est formée d’oses et depolyholosides
facilementhydrolysables,
la fraction inutili- sable étant formée surtout deparois
cellulairesvégétales.
Par contre, celles-ci sont utilisables chez lamajorité
des herbivoresmonogastriques
et
polygastriques,
mais dans desproportions plus
ou moins fortes selon lecomposant envisagé.
Il
s’agit donc,
àpartir
de ces donnéesd’analyser
différentes méthodes dedosage
desglucides
utilisées actuellement etd’essayer
de déterminerquelles
sont celles àrejeter
et celles àgarder.
IV. -
MÉTHODES
DE DOSAGEI,’analyse chimique
des aliments n’estgénéralement
pas une fin ensoi,
c’est un moyen d’évaluerrapidement
la « valeur alimentaire » desproduits analysés.
Nous sommes donc amenés à un double choix : Surquoi portera
cetteanalyse ?
Quelle
méthode devra-t-onemployer ?
Le choix des constituants à doser doit tenir
compte,
non seulement de leur valeur alimentaire propre, maiségalement
de leur rôle dans l’utilisation de la ration. L/intérêt dudosage
des élémentscellulosiques
repose pour une bonne
part
sur la corrélation inversequi
existe entre ladigestibilité
des matièresorganiques
totales et l’encombrement de la ration en ballast. On choisira donc d’unepart,
les constituants à hauteefficacité,
d’autrepart
ceuxqui présentent
le caractère d’anti-aliment.Reste
l’adoption
des méthodes.I,es méthodes modernes
d’analyse
et notamment lestechniques
dechromatographie d’absorption
ou departage,
ontpermis
depréciser
lacomposition
de certains tissus animaux ouvégétaux. Toutefois,
ces mé- thodes sonttrop longues
outrop
délicates pour êtreappliquées
dans lesanalyses
de routine. Pour cetteraison,
les méthodes courantesd’analyse
des aliments se bornent
généralement
àséparer,
au moyen detechniques plus
ou moinsvalables,
un ensemble de substancesprésentant
en commundes caractères de solubilité ou d’insolubilité dans divers réactifs. En ce
qui
concerne
l’analyse
desglucides,
la « cellulose brute » est ainsi définie. Ilen résulte que
l’analyse perd
enspécificité
cequ’elle
gagne ensimplicité
et
rapidité
d’exécution.Nous
n’exposerons
ici que les méthodes facilement utilisables pour lesanalyses
de routine.Cependant,
il nousparaît
nécessaire de noter aupassage
quelques
méthodess’appliquant
audosage
de certainscomposants
dans les casd’analyse
fine.Nous pouvons
grossièrement
diviser ces méthodes en :- méthodes strictement
chimiques
avec éventuellement desappli-
cations
nutritionnelles ;
- méthodes conventionnelles à fins nutritionnelles.
A. - Méthodes strictement
chimiques.
i. - Glucides physiologiquement utilisables.
En alimentation
humaine,
Me CANCE et WmDOwsoN( 40 )
proposent de doser individuellementquelques
constituantsglucidiques :
sucres,amidon,
dextrines. Pouradapter
cette méthode à des finsnutritionnelles,
ils tiennent
compte
de ladigestibilité
réelle encomparant
les teneurs de l’aliment aux teneurs desfèces,
cequi permet
de définir lesglucides
utili-sables.
Sur le
plan théorique,
onpeut reprocher
à cettetechnique
de ne pas rendrecompte
de l’ensemble desglucides
et denégliger
des corps voisinscomme les acides
organiques.
Sur leplan pratique,
c’est une méthodetrès laborieuse
qui
ne saurait convenir pour un travail de routine.D’ailleurs ses auteurs ne l’ont mise en oeuvre que dans le cas du taux d’extraction des farines
panifiables.
Elle constitue sur cepoint
latechnique
de référence
qui permet d’éprouver
la validité dusystème
4-9-4 d’AT-WATER.
Les méthodes conventionnelles utilisées pour doser les
glucides phy- siologiquement
utilisables sont les suivantes :-
glucides
réducteurs etglucides
réducteursaprès hydrolyse.
Après
extraction à l’eau ou à l’alcool et défécation(ferrocyanure
depotassium
et acétate dezinc),
on dose d’abord les sucres directement réducteurs avant inversion au moyen de la méthode de G. BERTRAND( 5 )
par
exemple ( 1 ).
Lesglucides
réducteursaprès
inversion sonthydrolysés
au moyen d’acide
chlorhydrique
à 1,2 p. ioopendant
20 mn à70!-75!.
I!a suite des
opérations
est la même queprécédemment.
- amidon.
Deux
types
de méthodes sontpréconisés
avec des variations selon les laboratoires et les pays.Dans la
première ,
onprocède
à unehydrolyse
acide. La modalitéfrançaise
est ledosage
des «glucides hydrolysables
à l’ébullition» qui
donne un résultat soit sous forme de réducteur
total,
soit sous forme« amidon ». En voici le mode
opératoire :
onhydrolyse l’aliment,
depréfé-
rence
après lavage
par l’eau ou parl’alcool,
et on dose les sucres réduc-teurs obtenus par la méthode de BERTRAND
(par exemple). L’hydrolyse
sefait par
SO,H,
à 2 p. ioopendant
4 h àl’ébullition ;
elle est suivie d’une défécation.Dans la
deuxième,
on effectue unehydrolyse enzymatique
parl’amy- lase,
l’extrait demalt,
ou encore lapancréatine. Après
unehydrolyse
acide
finale,
les sucres réducteurs sont dosés(B ERTRAND )
etexprimés
englucose.
Le taux d’« amidon » est obtenu enmultipliant
le résultatprécé-
dent par 0,0.
Ces méthodes conduisent aux commentaires suivants.
L’expression
« en amidon » est conventionnelle. Celle de «glucides
facilement
hydrolysables
à l’ébullition « vaudraitmieux,
mais elle n’est pasparfaite puisque
l’extractionpréalable
par l’eau et l’alcool soustrait certains sucresqui,
comme lesaccharose,
rentreraient dans les «glucides
facilement
hydrolysables
)). Onpeut
surtoutreprocher
au « réducteurtotal
» représentatif
de cesglucides,
de ne pas avoir unesignification
nutritionnelle très
précise.
Ilcomprend
effectivement lespolysaccharides assimilables,
comme l’amidon ou l’inuline.Mais,
il renferme aussi d’autres substances réductrices libérées parl’hydrolyse qui
ont une efficaciténutritionnelle
beaucoup plus
douteuse. C’est le cas notamment pour les (1
) La méthode de G. BERTRAND est trop classique pour que nous la décrivions.
Quand il s’agit de doser des quantités faibles de sucres réducteurs, d’autres méthodes plus sen-
sibles doivent être employées : par exemple, la méthode de Hagedorn et Jensen (17).
pentoses provenant
despentosanes,
les acidesuroniques provenant
des hémicelluloses et descomposés pectiques.
Enexprimant
le « réducteurtotal » en
glucose,
on fait donc une double erreur : une erreurchimique,
car
l’équivalence
del’oxydule
de cuivre enpermanganate change
selonles sucres, une erreur nutritionnelle car on
englobe
sous le nom deglucides
assimilables des substances d’intérêt alimentaire très différent. La méthode des
glucides
facilementhydrolysables
à l’ébullition n’a donc designifica-
tion que si l’on dose au moins les
pentosanes,
sans aller au détail dechaque composant.
2
. - Dosage des Pentosanes.
Les méthodes
généralement
utilisées diffèrent très peu de la méthode de TOLLENS et KRUGER( 1 ).
Lespentosanes
sont dosésglobalement
entraitant la substance à l’ébullition par l’acide
chlorhydrique (d
= 12p.100 ) ;
il se forme du furfural recueilli par distillation. On le
précipite
par un réactifapproprié qui
estgénéralement
laphloroglucine.
Lephloroglucide
obtenu est
recueilli, lavé, séché, pesé.
Des tables(K ROBER )
donnent lacorrespondance
entre lepoids
dephloroglucide
et lespentoses
etpento-
sanes. Le résultat est
exprimé
enxylanes
ou enpentosanes
totaux.3
. - Dosage de la cellulose vraie.
Parmi les méthodes
préconisées
par CHARLET I,!Ry,F RANÇOIS
et LEROY
(8)
pour doser la cellulosevraie,
latechnique
de KURSHNER( 21 )
semble être une des
plus utilisables ; quoique
nonclassique,
elle est nonseulement
précise,
mais relativementrapide.
En voici les modalités :
La matière
première
séchée à l’étuve à io5o estdégraissée
à l’ébulli- tion successivement par l’alcooléthylique
et l’éthersulfurique.
Elle subitensuite une
attaque
par la soude àl’ébullition, puis
par unmélange
d’al-cool et d’acide
nitrique
concentré. L’insoluble obtenu est lavé àplusieurs reprises
par de l’eau distillée bouillante.D’autres méthodes sont
également
satisfaisantes - celle de BER-TRAND
(6),
et surtout celle de NORMANetJE NKINS ( 2 8) :
cette dernière estrecommandée par
J ARRIGE .
En voici les modalitésqui reposent
sur l’utili- sation del’hypochlorite
desoude.
Leproduit
obtenureprésente
aussi bienque
possible
le tissucellulosique
duvégétal
débarrassé des substances incrustantes.L’unique prétraitement
est une ébullition avec une solution de sulfate de soude. Deux traitements sont alors effectués avec del’hypo-
chlorite « neutre »
(solution commerciale), puis
trois au moins avec del’hypochlorite acidulé, chaque
traitement étant suivi d’une ébullitionavec du sulfite.
( 1
) Modifications intéressantes par JAYMF G. et SARTEN P. (20).
4
. - Dosage des autres constituants
glucidiques
ou substances rattachées.
a) Dosage de La lignine.
Il faudrait
parler
non de lalignine,
mais deslignines,
variables avecl’espèce végétale,
le stade dedéveloppement
de laplante,
etc. Toutefoison définit comme
lignine
le constituant du ballast insoluble à froid dans l’acidesulfurique.
laplupart
des méthodes dedosage
sont basées surcette
propriété.
Dans les substancesalimentaires,
laprésence
deprotéines
et de
polysaccharides peut
provoquer la formation deproduits
de conden-sation. Pour éviter cet
inconvénient,
les méthodes actuellesprévoient
unehydrolyse enzymatique (à
lapepsine)
ou bien unehydrolyse
au moyen d’un acide dilué.Voici les
caractéristiques
dudosage
décrit par MAHOODet CABLE(25)
et
préconisé
parF RANÇOIS :
la matièrepremière
séchée etdégraissée
estmise en contact avec l’acide concentré
(S0 4 H 2 ), pendant
unevingtaine
d’heures à la
glacière.
Par dilution dansl’eau,
le taux de l’acide est ramené à 3 p. Ioo. I,a solution ainsi obtenue est traitée à l’ébullitionpendant
deux heures. Au cours de ce
traitement,
un certain nombre degroupements - O-CH
3
de lalignine disparaissent,
cequi
fait que le résultat dudosage
est
légèrement
inférieur à la masse delignine
initiale.D’après FrançOIs,
cette
perte
nedépasserait
pas 7 p. ioo pour lalignine
de foin de luzerne et 4p. ioo pour la
lignine provenant
des matières fécales de ruminants alimentés au même foin.JARRrG!,
de soncôté, préconise
la méthode deE LLIS ,
MATRONE et’ V Iay N
eRn
( II ) qui indiquent
lesopérations
suivantes :W Extraction à l’alcool et benzène pour éliminer les
graisses, cires, cutines,
etc.2
0
Digestion
par lapepsine
en milieuchlorhydrique
pour éviter la correction due auxprotéines
sur le résidu.3
° Reflux avec
S0 4 H 2
à 5 p. ioopendant
i heure pour réduire les interférences par lesprotéines
et lespentoses.
q.o Digestion
avecS0 4 H 2
à 72 p. roopendant
2 heures à 20°C pourhydrolyser
la cellulose et isoler lalignine.
5
0 Dilution à 3 p. ioo de l’acide
sulfurique
et reflux de 2 heures pourcompléter l’hydrolyse
et la dissolution de la cellulose.6° Filtration et estimation de la
lignine
par« perte
au feu o du résidu.b) Dosage
descomposés pectiques.
F RANÇOIS
(8)
décrit ainsi latechnique
dudosage
descomposés
pec-tiques.
«Après
extraction deslipides
par l’alcool et l’étherbouillants,
l’échantillon est traité par de l’eau à l’ébullition. Il subit ensuite l’actiond’une solution faible d’acide
chlorhydrique, puis
d’une solution diluée de carbonate desodium,
afin deséparer
au mieuxpectine, pectose
et acidepectique.
Le filtratprovenant
des deuxpremiers
traitements est concen-tré, puis
additionné decinq
fois son volume d’alcoolchlorhydrique
afinde
précipiter
lapectine.
Celle-ci est ensuitepurifiée.
L’extrait alcalin esttraité de son côté par une solution de chlorure de calcium afin d’obtenir du
pectate
decalcium, lequel
est transformé ultérieurement en acidepectique
par l’acidechlorhydrique
». Cesdosages
sont évidemment trèslongs
et trèsminutieux,
et seprêtent
fort mal à desanalyses
en série.Nous pouvons faire à l’ensemble de ces méthodes la même
critique :
elles sont
trop longues
et minutieuses pour être utilisées dansl’analyse
courante des aliments. Elles
peuvent
néanmoins êtrepoursuivies
au labo-ratoire, lorsqu’il s’agit d’analyser
les divers facteurs dedigestibilité.
B. - Méthodes conventionnelles a
application
nutritionnelle.i. - Méthode par différence.
La méthode la
plus
ancienne calcule laquantité
deglucides
par la différence entre laquantité
totale de matièreorganique
sèche d’unepart
et la somme des
protides
et deslipides
d’autrepart.
C’est une méthode très
critiquable
car ellesupporte
toutes les erreurs dudosage
desprotides
et deslipides :
ces erreurs sont inhérentes aux choix du coefficient de conversion pour lespremiers,
aux fautes de tech-nique opératoire
pour les seconds. Deplus,
elle n’établit aucune distinc- tion entreglucides
assimilables etindigestible glucidique.
2
. - Extractif non azoté et « cellulose brute ».
Les travailleurs de la Station
Zootechnique
de W!!rtD! ont cru per- fectionner la méthode par différence en lacompliquant
d’undosage
de« cellulose brute ». Ils définissaient
déjà
l’extractif non azoté commereprésentatif
desglucides
assimilables. I,’extractif non azoté est évalué par la différence entre lepoids
total de substanceorganique
sèche d’unepart,
et la sommeprotides
!--lipides
!- cellulose brute d’autrepart.
La méthode de référence pour ledosage
de la cellulose brute est la méthode de WEENDE(i 9 ).
C’est l’un desdosages
lesplus
conventionnels. On con-vient en effet de
désigner
sous le nom de « cellulose brute » le résiduqui
subsiste
après
unehydrolyse
acide(acide sulfurique
à i,iS p. ioo -1/2
h àl’ébullition), puis
unehydrolyse
alcaline de l’aliment(solution
desoude à i,iS p. ioo -
1/2
h àl’ébullition). Après chaque hydrolyse,
lessubstances non dissoutes sont
séparées
et lavées avec soin. Le résidu de la secondehydrolyse après dessiccation, pesée
et incinération pourpermettre
de déduire lepoids
descendres,
est la « cellulose brute ».Critique.
La méthode de WEENDE
présente
des difficultés d’ordrepratique,
des insuffisances d’ordre
biochimique
et des insuffisances d’ordre nutri- tionnel.Difficultés
opératoires :
cette méthodequi
semble élémentaire dansson exécution
exige
une standardisation absolue faute delaquelle
les résul-tats sont incohérents.
Ainsi,
le seul fait deséparer
les résidus par filtrationou par
centrifugation
donne des valeursqui
vont dusimple
autriple (et
même
parfois beaucoup plus)
pour certains aliments. EnFrance,
lasépa-
ration par
centrifugation
estimposée
dans lalégislation.
Les conditionsd’attaque
acide et alcaline doivent êtreégalement
suivies avec minutie(notamment
en cequi
concerne la constance duvolume).
Insuffisances d’ordre
biochimique :
elles sont nombreuses. Dupoint
de vue
qualitatif
la « cellulose brute » necorrespond
à rien de bien défini.I,a double
hydrolyse
solubilise non seulement la totalité desglucides cytoplasmiques,
maiségalement
une fractionimportante
des constituants membranaires.Le tableau de NORMAN
( 1935 )
le montre bien( 27 ).
l,a cellulose brute contient donc la
plus grande partie
de la cellulosevraie,
unepartie
des cellulosanes(pentosanes
enparticulier)
et une frac-tion variable mais
faible
de lalignine.
C’est somme toute, un résidu enrichien cellulose.
La
critique
fondamentale est que laproportion
de ces constituants varie d’un aliment à l’autre.I,es facteurs de
variation,
surlesquels
nous ne nous attarderons pas, sont enparticulier
la famillebotanique
et le stade dedéveloppement.
Bien
mieux,
il n’est pas rare de trouver de la « cellulose WEENDE » dans desproduits
comme la farine de viande ou depoisson.
Critiques
d’ordre nutritionnel. - Comme le montre le tableauprécé-
dent,
l’extractif non azoté nereprésente
absolument pas la teneur enéléments solubles facilement
assimilables, puisqu’il
contient la moitié des substances membranaires : il contient enparticulier
lamajorité
de lalignine qui
estpratiquement indigestible.
Contrairement au but de ses
créateurs,
la méthode de !VFENDE nesépare
donc pas les substancesglucidiques
etapparentées
en une fractionindigestible
et une fractiondigestible.
Eneffet,
la cellulosevraie,
consti-tuant
principal
de la cellulose brute est un des éléments lesplus digestibles
de la membrane cellulaire chez les
polygastriques.
I,a
lignine
par contre,qui
est la fraction la moinsdigestible
desvégé-
taux passe en
majeure partie
dans l’extractif non azoté. Enconséquence,
l’extractif non azoté est
parfois
moinsdigestible (chez
lespolygastriques)
que la cellulose brute. C’est ce
qui
ressort du tableau suivantemprunté
àC RAMP T
ON et MAYNARD
(1938) (9).
!
3. - Insoluble formique.Pour GUILLEMET et
JACQUOT ( 1 6),
ledosage
du réducteurtotal,
ex-primé
englucose
totalaprès hydrolyse ménagée, permettrait
l’estimation desglucides
assimilables dans leur totalité.L’emploi
d’acideformique
est
préconisé
pour ledosage
del’indigestible glucidique
total. Cet acide dissout en effet lesprotides
et les amidons et laisse unrésidu,
l’insolubleformique, qui correspond
aux tissus de soutien desvégétaux
etreprésente,
en
première approximation,
l’ensemble desglucides indigestibles
pour lesmonogastriques.
Voici les conditions du
dosage :
On
part
de 2 g d’aliment que l’on soumet d’abord à unehydrolyse
àl’ébullition, pendant 1/2 h,
sous l’action d’une solutiond’acide sulfurique
2
N. La fraction non dissoute est recueillie et lavée par
centrifugation.
Elle est ensuite traitée au bain-marie
bouillant,
par 60ce d’acideformique
à 80 p. roo.