Commentaires sur le chapitre 6 du Perthame
Le schéma d’Enquist-Osher a selon Perthame la structure cinétique la plus simple, Ce schéma fait partie d’un ensemble de schémas appelés E-schémas ou flux E-discrets. Le schéma d’Enquist-Osher consiste à approcher le flux exact 𝐴 (𝑢 (𝑡, 𝑥𝑖+1
2)) à la frontière des cellules 𝐶𝑖 et 𝐶𝑖+1 par un flux numérique 𝐴𝑖+1
2(𝑡) = 𝒜(𝑣𝑖(𝑡), 𝑣𝑖+1(𝑡)) Où 𝑣𝑖(𝑡) est la solution du schéma numérique et 𝒜, la fonction définie par
𝒜(𝑢, 𝑣) = ∫ 𝑎+(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑢)𝑑𝜉 ℝ − ∫ 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣)𝑑𝜉 ℝ avec 𝑎+(𝜉) = max(0, 𝑎(𝜉)) , 𝑎−(𝜉) = −min(0, 𝑎(𝜉))
et (cf p46 pour les propriétés de 𝜉)
𝜒(𝜉, 𝑢) = {−1𝑠𝑖𝑢 < 𝜉 < 01𝑠𝑖0 < 𝜉 < 𝑢 0𝑠𝑖𝑛𝑜𝑛 Il dit que le schéma est consistent car 𝒜(𝑢, 𝑢) = 𝐴(𝑢) En effet : 𝒜(𝑢, 𝑢) = ∫ 𝑎+(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑢)𝑑𝜉 ℝ − ∫ 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑢)𝑑𝜉 ℝ = ∫ (𝑎+(𝜉) − 𝑎−(𝜉))𝜒(𝜉, 𝑢)𝑑𝜉 ℝ = ∫ 𝑎(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑢)𝑑𝜉 ℝ = 𝐴(𝑢) − 𝐴(0) = 𝐴(𝑢) selon le cours de chi-wang shu, le schéma se définit par
𝒜(𝑢, 𝑣) = ∫ max(𝑎(𝜉), 0) 𝑑𝜉𝑢
0
+ 𝐴(0) + ∫ min(𝑎(𝜉), 0) 𝑑𝜉𝑣
0
ce qui est bien la même chose car Perthame a supposé 𝐴(0) = 0 selon J Vovelle ou P Joly, le schéma se définit par
𝒜(𝑢, 𝑣) =1
2(𝐴(𝑢) + 𝐴(𝑣) − ∫ |𝑎(𝜉)|𝑑𝜉
𝑣 𝑢
)
l’équivalence des définitions est facilement vérifié en utilisant les égalités : max(𝑎(𝜉), 0) =𝑎(𝜉) + |𝑎(𝜉)|
2 et
min(𝑎(𝜉), 0) =𝑎(𝜉) − |𝑎(𝜉)| 2
Remarque : schéma décentré amont (upwind scheme) signifie qu’on privilégie
l’information venant de l’amont par rapport à celle de l’aval. Sur une droite graduée, si un flux va des négatifs vers les positifs (vitesse de propagation c positive), alors on approchera la dérivée en un point par sa valeur légèrement à gauche sur la droite
graduée. Si la propagation du flux c est négative (le flux va de la droite vers la gauche sur la droite graduée), alors on approchera la dérivée en un point par sa valeur légèrement à droite sur la droite graduée.
Le flux numérique est défini par 𝐴𝑖+1 2(𝑡) = 𝒜(𝑣𝑖(𝑡), 𝑣𝑖+1(𝑡)) = ∫ max(𝑎(𝜉), 0) 𝑑𝜉 𝑣𝑖(𝑡) 0 + 𝐴(0) + ∫ min(𝑎(𝜉), 0) 𝑑𝜉 𝑣𝑖+1(𝑡) 0
c’est à dire qu’il est égal à
∫ max(𝑎(𝜉), 0) 𝑑𝜉
𝑣𝑖(𝑡)
0
+ 𝐴(0) si le flux va de la gauche vers la droite (i.e. si 𝑎(𝜉) ≥ 0), et égal à
𝐴(0) + ∫ min(𝑎(𝜉), 0) 𝑑𝜉
𝑣𝑖+1(𝑡)
0
si le flux va de la droite vers la gauche (i.e. si 𝑎(𝜉) ≤ 0). Il est bien décentré amont.
Réécrivons maintenant la formulation cinétique en continu, et essayons de comprendre la formulation cinétique de Engquist-Osher en discret.
En continu : 𝜕
𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑢(𝑡, 𝑥)) + 𝑎(𝜉). 𝛻𝑥𝜒(𝜉, 𝑢(𝑡, 𝑥)) = 𝜕
𝜕𝜉𝑚(𝑡, 𝑥, 𝜉)𝑐𝑓𝑝60 Si j’intègre sur la cellule 𝐶𝑖 = [𝑥𝑖−1
2; 𝑥𝑖+ 1
2[ (de longueur ℎ𝑖) et que j’approche 𝑢(𝑡, 𝑥) par 𝑣𝑖(𝑡) et 𝑚(𝑡, 𝑥, 𝜉) par 𝑚𝑖(𝑡, 𝜉) sur 𝐶𝑖, j’obtiens
ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) + 𝑎(𝜉) (𝜒 (𝜉, 𝑢 (𝑡, 𝑥𝑖+12)) − 𝜒 (𝜉, 𝑢 (𝑡, 𝑥𝑖−12))) = ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝜉𝑚𝑖(𝑡, 𝜉) Pour approcher 𝑎(𝜉) (𝜒 (𝜉, 𝑢 (𝑡, 𝑥𝑖+1 2)) − 𝜒 (𝜉, 𝑢 (𝑡, 𝑥𝑖−12)))
en utilisant le flux numérique d’Engquist-Osher, il suffit d’intégrer sur ℝ𝜉 et d’utiliser la
propriété p46 pour obtenir 𝐴 (𝑢 (𝑡, 𝑥𝑖+1 2)) − 𝐴(0) − (𝐴 (𝑢 (𝑡, 𝑥𝑖−12)) − 𝐴(0)) = 𝐴 (𝑢 (𝑡, 𝑥𝑖+12)) − 𝐴 (𝑢 (𝑡, 𝑥𝑖−12)) ≈ 𝐴𝑖+1 2(𝑡) − 𝐴𝑖−12(𝑡) = 𝒜(𝑣𝑖(𝑡), 𝑣𝑖+1(𝑡)) − 𝒜(𝑣𝑖−1(𝑡), 𝑣𝑖(𝑡)) = ∫ 𝑎+(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉 ℝ − ∫ 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖+1(𝑡))𝑑𝜉 ℝ − (∫ 𝑎+(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖−1(𝑡))𝑑𝜉 ℝ − ∫ 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉 ℝ ) d’où la formulation cinétique semi-discrète d’Engquist-Osher :
ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) + 𝑎+(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) − 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖+1(𝑡)) − (𝑎+(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖−1(𝑡)) − 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))) = ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝜉𝑚𝑖(𝑡, 𝜉) Remarque :
L’enveloppe convexe de (𝑢𝑖(𝑡), 𝑢𝑖+1(𝑡), 𝑢𝑖−1(𝑡)) est (je suppose) le plus petit segment ou
intervalle de ℝ contenant ces trois nombres. Autre remarque :
𝑎(𝜉). 𝛻𝑥𝜒(𝜉, 𝑢(𝑡, 𝑥)) = 𝑎(𝜉)𝜕𝑥𝜒(𝜉, 𝑢(𝑡, 𝑥)) = (𝑎+(𝜉) − 𝑎−(𝜉))𝜕𝑥𝜒(𝜉, 𝑢(𝑡, 𝑥))
= 𝑎+(𝜉)𝜕𝑥𝜒(𝜉, 𝑢(𝑡, 𝑥))−𝑎−(𝜉)𝜕𝑥𝜒(𝜉, 𝑢(𝑡, 𝑥)) et que je discrétise en décentré amont, j’obtiens bien
𝑎+(𝜉)ℎ1 𝑖(𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) − 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖−1(𝑡))) − 𝑎−(𝜉) 1 ℎ𝑖(𝜒(𝜉, 𝑣𝑖+1(𝑡)) − 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))) Dernière remarque : 𝐴±(𝑢) = ∫ 𝑎±(𝜉)𝑑𝜉 𝑢 0
donc 𝐴± est croissante donc 𝑚±≥ 0. Plus exactement, 𝑚− est croissante en 𝜉 et 𝑚+ est décroissante en 𝜉, or
𝑚𝑖 = 𝑚++ 𝑚− = 𝑚_ − (−𝑚+)
𝑚𝑖 est donc la différence entre deux fonctions croissantes, elle est donc à variations
bornées, c’est donc aussi une mesure signée d’où la cohérence dans l’appelation « discrete kinetic entropy defect mesure »
De la même manière que le flux 𝐴 est associé à la densité 𝑢(𝑥, 𝑡), le flux d’entropie 𝜂 est associé à l’entropie 𝑆, donc on doit aussi avoir un flux d’entropie numérique pour l’inégalité entropique discrète, ayant le même type de propriétés que le flux discret 𝒜 (consistence,….).
Dans la mesure où 𝜂′ = 𝑎𝑆′, et que la formulation entropique discrétise 𝐴′(𝑢) en
(𝐴𝑖+1 2− 𝐴𝑖− 1 2) /ℎ𝑖 avec 𝐴𝑖+ 1 2(𝑡) = 𝒜(𝑣𝑖(𝑡), 𝑣𝑖+1(𝑡)) et 𝒜(𝑢, 𝑣) = ∫ 𝑎ℝ +(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑢)𝑑𝜉− ∫ 𝑎ℝ −(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣)𝑑𝜉, il est naturel de discrétiser 𝜂′(𝑢) en (𝜂𝑖+1
2 𝑆 − 𝜂 𝑖−12 𝑆 ) /ℎ 𝑖 avec 𝜂𝑖+1 2 𝑆 (𝑡) = 𝜂𝑆(𝑣 𝑖(𝑡), 𝑣𝑖+1(𝑡)) et 𝜂𝑆(𝑢, 𝑣) = ∫ 𝑆′(𝜉)𝑎ℝ +(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑢)𝑑𝜉− ∫ 𝑆′(𝜉)𝑎ℝ −(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣)𝑑𝜉
Pour prouver que le théorème 6.2.1 implique le corollaire 6.2.2, comme indiqué par Perthame, on multiplie l’égalité (6.2.5) par 𝑆′(𝜉) puis on intègre sur ℝ𝜉 :
Il faut écrire l’égalité au sens faible pour que ça ait un sens, c’est à dire avec des
fonctions test de la forme 𝜓′(𝜉)𝜑(𝑡, 𝑥) où 𝜓 est 𝐶2 et 𝜑 à support compact (cf p 60, 61)
∫ 𝑆′(𝜉)ℎ 𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉 ℝ + ∫ 𝑆′(𝜉) (𝑎 +(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) − 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖+1(𝑡))) 𝑑𝜉 ℝ − ∫ 𝑆′(𝜉) (𝑎 +(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖−1(𝑡)) − 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))) 𝑑𝜉 ℝ = ∫ ℎ𝑖𝑆′(𝜉) 𝜕 𝜕𝜉𝑚𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝜉 ℝ c’est à dire ℎ𝑖∫ 𝑆′(𝜉) 𝜕 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉 ℝ + η i+12 S − η i−12 S = − ∫ ℎ 𝑖𝑆′′(𝜉)𝑚𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝜉 ℝ ≤ 0 et donc ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡∫ 𝑆ℝ ′(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉+ ηi+12 S − η i−12 S ≤ 0grâceà(∗)
ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡(𝑆(𝑣𝑖(𝑡)) − 𝑆(0)) + ηi+12 S − η i−12 S ≤ 0 soit ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝑆(𝑣𝑖(𝑡)) + ηi+12 S − η i−12 S ≤ 0
Remarque : lorsque 𝑆 est 𝐶1, cette inégalité est vraie au sens classique.
Remarques :
Le cours de Filbert dit que le schéma semi-discret 6.2.1 – 6.2.4 admet une unique solution vérifiant 𝑣𝑖 ∈ 𝐶1(ℝ+)∀𝑖 ∈ ℤ et 𝑣 ∈ 𝐶(ℝ+, 𝑙1(ℤ)), il dit que pour le montrer il
faut utiliser une méthode de type Cauchy-Lipschitz ou par troncature.
𝜕
𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) est forcément une dérivée faible. D’ailleurs, au sens faible
𝜕2𝜒(𝜉, 𝑢) = {𝛿{𝜉}(𝑚𝑎𝑠𝑠𝑒𝑑𝑒𝑑𝑖𝑟𝑎𝑐𝑑𝑢𝑠𝑖𝑛𝑔𝑙𝑒𝑡𝑜𝑛𝜉 ≠ 0) 0𝑠𝑖𝜉 = 0 𝜕 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) = 𝛿(𝜉 − 𝑣𝑖(𝑡)) × 𝑑 𝑑𝑡𝑣𝑖(𝑡) = 𝛿𝑣𝑖(𝑡)(𝜉) × 𝑑 𝑑𝑡𝑣𝑖(𝑡)"𝑒𝑛𝑖𝑛𝑡é𝑔𝑟𝑎𝑛𝑡𝑝𝑎𝑟𝑟𝑎𝑝𝑝𝑜𝑟𝑡à𝜉𝑒𝑛𝑝𝑟𝑒𝑚𝑖𝑒𝑟" = 𝑑𝑡. 𝑣𝑖′(𝑡)𝛿 𝑣𝑖(𝑡)(. ) où (𝑡, 𝐵) ↦ 𝑣𝑖′(𝑡)𝛿 𝑣𝑖(𝑡)(𝐵)
est définie ∀(𝑡, 𝐵) ∈ ]0; +∞[ × ℬ(ℝ) et est telle que 𝐵 ↦ 𝑣𝑖′(𝑡)𝛿𝑣𝑖(𝑡)(𝐵) est une mesure
signée, et 𝑡 ↦ 𝑣𝑖′(𝑡)𝛿 𝑣𝑖(𝑡)(𝐵) = 𝑣𝑖 ′(𝑡)(1 𝐵∘ 𝑣𝑖)(𝑡) est mesurable. Si 𝐴 × 𝐵 ∈ ℬ(]0; +∞[) × ℬ(ℝ), 𝑑𝑡. 𝑣𝑖′(𝑡)𝛿 𝑣𝑖(𝑡)(. )(𝐴 × 𝐵) = ∫ 𝑣𝑖 ′(𝑡)𝛿 𝑣𝑖(𝑡)(𝐵) 𝐴 𝑑𝑡 se
prolonge en une mesure encore notée 𝑑𝑡. 𝑣𝑖′(𝑡)𝛿
𝑣𝑖(𝑡)(. )
Remarques : 𝑑𝑡. 𝛿𝑣𝑖(𝑡)(. ) est la mesure de Young associée à 𝑣𝑖.
Cf Ouvrard p 139 à 142 pour les notations et le théorème de Fubini généralisé : En effet :
Prenons une fonction test (𝑡, 𝜉) ↦ 𝜑(𝑡)𝜓(𝜉) où 𝜑 ∈ 𝒟(ℝ𝑡) et 𝜓 ∈ 𝒟(ℝ𝜉) < 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)), 𝜑(𝑡)𝜓(𝜉) >= − ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝜑𝑡(𝑡)𝜓(𝜉) ℝ2 𝑑𝑡𝑑𝜉 = − ∫ ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝜓(𝜉)𝑑𝜉 ℝ 𝜑𝑡(𝑡)𝑑𝑡 ℝ = − ∫ ∫ 𝜓(𝜁)𝑑𝜁 𝑣𝑖(𝑡) 0 ℝ 𝜑𝑡(𝑡)𝑑𝑡 = − [∫ 𝜓(𝜁)𝑑𝜁 𝑣𝑖(𝑡) 0 × 𝜑(𝑡)] −∞ +∞ + ∫ 𝜓(𝑣𝑖(𝑡)) × 𝑣𝑖′(𝑡) ℝ × 𝜑(𝑡)𝑑𝑡 = 0 + ∫ 𝑣𝑖′(𝑡) ℝ × 𝜑(𝑡) ∫ 𝜓(𝜉)𝛿𝑣𝑖(𝑡)(𝑑𝜉) ℝ 𝑑𝑡
Un argument de densité doit montrer que c’est vrai pour toutes les fonctions test (𝑡, 𝜉) ↦ 𝜑(𝑡, 𝜉)
Remarques importantes sur cette petite démo : a) Le lemme 2.1.1 p46
∫ 𝑆′(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑢)𝑑𝜉 ℝ
= 𝑆(𝑢) − 𝑆(0) s’écrit en particulier pour toute fonction 𝜓 ∈ 𝐿∞𝑙𝑜𝑐(ℝ) :
∫ 𝜓(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑢)𝑑𝜉
ℝ
= ∫ 𝜓(𝜁)𝑑𝜁𝑢
0
b) Pour faire une dérivée partielle classique de (𝑡, 𝑥) ↦ 𝑓(𝑡, 𝑥), on fixe une variable et on dérive par rapport à l’autre. Ce n’est pas vrai en général pour les dérivée partielles faibles, pour le voir, il n’y a qu’à dériver faiblement 𝜒(𝜉, 𝑣(𝑡)) par rapport à 𝑡 en fixant 𝜉 > 0 avec 𝑣 ∈ 𝐶1(ℝ), strictement croissante, telle que 𝑣(ℝ) = ℝ, on trouve
𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣(𝑡)) = 𝛿𝑣−1(𝜉)
c) L’argument de densité est le suivant (cf Droniou p 68):
Soit 𝜑 ∶ ℝ2 → ℝinfiniment différentiable et à support compact, telle que 𝑠𝑢𝑝𝑝(𝜑) ⊂ 𝑉
où 𝑉 est un ouvert de ℝ2. Soient 𝜑
1𝑛,𝑗 ∈ 𝒟(ℝ𝑡) et 𝜑2𝑛,𝑗 ∈ 𝒟(ℝ𝜉) telles que
𝛩𝑛(𝑡, 𝜉) = ∑ 𝜑1𝑛,𝑗(𝑡)𝜑2𝑛,𝑗(𝜉) 𝑛
𝑗=1
𝛩𝑛 a son support dans le compact 𝐾 ⊂ 𝑉, 𝜕𝛼𝛩𝑛 tend uniformément vers 𝜕𝛼𝜑 dans 𝑉 quel
que soit 𝛼 ∈ ℕ2 alors ∀𝑗 ∈ {1, . . , 𝑛} : − ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))(𝜑1𝑛,𝑗)′(𝑡)𝜑2𝑛,𝑗(𝜉) ℝ2 𝑑𝑡𝑑𝜉 = ∫ 𝑣ℝ 𝑖′(𝑡)× 𝜑1 𝑛,𝑗(𝑡) ∫ 𝜑 2𝑛,𝑗(𝜉)𝛿𝑣𝑖(𝑡)(𝑑𝜉) ℝ 𝑑𝑡 et par linéarité − ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝜕𝑡𝛩𝑛(𝑡, 𝜉) ℝ2 𝑑𝑡𝑑𝜉 = ∫ ∫ 𝑣ℝ ℝ 𝑖′(𝑡)𝛩𝑛(𝑡, 𝜉)𝛿𝑣𝑖(𝑡)(𝑑𝜉)𝑑𝑡 en faisant tendre 𝑛 vers l’infini, on obtient
− ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝜕𝑡𝜑(𝑡, 𝜉) ℝ2 𝑑𝑡𝑑𝜉 = ∫ ∫ 𝑣𝑖 ′(𝑡)𝜑(𝑡, 𝜉)𝛿 𝑣𝑖(𝑡)(𝑑𝜉) ℝ ℝ 𝑑𝑡 d) La démonstration marche encore si la fonction test (𝑡, 𝜉) ↦ 𝜑(𝑡)𝜓(𝜉) où 𝜑 ∈ 𝒟(]0; +∞[) et 𝜓 ∈ 𝒟(ℝ𝜉) < 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)), 𝜑(𝑡)𝜓(𝜉) >= − ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝜑𝑡(𝑡)𝜓(𝜉) ]0;+∞[×ℝ 𝑑𝑡𝑑𝜉 = − ∫ ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝜓(𝜉)𝑑𝜉 ℝ 𝜑𝑡(𝑡)𝑑𝑡 ]0;+∞[ = − ∫ ∫𝑣𝑖(𝑡)𝜓(𝜁)𝑑𝜁 0 ]0;+∞[ 𝜑𝑡(𝑡)𝑑𝑡 = − [∫ 𝜓(𝜁)𝑑𝜁 𝑣𝑖(𝑡) 0 × 𝜑(𝑡)] 0 +∞ + ∫ 𝜓(𝑣𝑖(𝑡)) × 𝑣𝑖′(𝑡) ]0;+∞[ × 𝜑(𝑡)𝑑𝑡 = 0 + ∫ 𝑣𝑖′(𝑡) ]0;+∞[ × 𝜑(𝑡) ∫ 𝜓(𝜉)𝛿𝑣𝑖(𝑡)(𝑑𝜉) ℝ 𝑑𝑡
il est maintenant facile de montrer que ℎ𝑖∫ 𝑆′(𝜉) 𝜕
𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉
ℝ
= ℎ𝑖 𝜕
En effet : < 𝜕 𝜕𝑡∫ 𝑆ℝ ′(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉, 𝜑(𝑡) >= − ∫]0;+∞[∫ 𝑆ℝ ′(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉𝜑′(𝑡)𝑑𝑡 = − ∫ ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑆′(𝜉)𝜑′(𝑡)𝑑𝜉 ℝ 𝑑𝑡 ]0;+∞[ = ∫ 𝜕 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) ]0;+∞[×ℝ 𝑆 ′(𝜉)𝜑(𝑡)𝑑𝑡 = ∫ ∫ 𝑑 𝑑𝑡𝑣𝑖(𝑡) ℝ 𝑆′(𝜉)𝛿 𝑣𝑖(𝑡)(𝑑𝜉)𝜑(𝑡)𝑑𝑡 ]0;+∞[ = ∫ ∫ 𝜕 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) ℝ 𝑆′(𝜉)𝑑𝜉𝜑(𝑡)𝑑𝑡 ]0;+∞[
Reprenons maintenant la démonstration du corollaire 6.2.2
Si je prend 𝑆(𝑢) = |𝑢|𝑝 pour 𝑝 > 1, que j’intègre entre 0 et 𝑇, et que je somme sur 𝑖
allant de – 𝑛 à 𝑛 ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝑆(𝑣𝑖(𝑡)) + ηi+12 S − η i−12 S ≤ 0
et que je suppose 𝐶 = min ℎ𝑖 > 0, j’obtiens
𝐶 ∑ |𝑣𝑖(𝑇)|𝑝 𝑛 𝑖=−𝑛 ≤ ℎ ∑ |𝑣𝑖(0)|𝑝 𝑛 𝑖=−𝑛 + ∫ −η n+12 S + η −n−12 S 𝑑𝑡 𝑇 0 Si je prouve que min 𝑗∈ℤ 𝑣𝑗 0 ≤ 𝑣 𝑖(𝑡) ≤ max𝑗∈ℤ 𝑣𝑗0
ou que j’utilise le fait que 𝑣 ∈ 𝐶(ℝ+, 𝑙1(ℤ)),
j’ai |𝑣𝑖(𝑡)| ≤ 𝑀∀𝑖 ∈ ℤ𝑒𝑡∀𝑡 ∈ [0; 𝑇] et j’obtiens η i+12 S ≤ ∫ 2|𝑆𝑀 ′(𝜉)𝑎(𝜉)|𝑑𝜉 0 donc 𝐶 ∑ |𝑣𝑖(𝑇)|𝑝 𝑛 𝑖=−𝑛 ≤ ℎ ∑ |𝑣𝑖(0)|𝑝 𝑛 𝑖=−𝑛 + ∫ 4𝑇|𝑆𝑀 ′(𝜉)𝑎(𝜉)|𝑑𝜉 0
donc (𝑣𝑖(𝑇))𝑖∈ℤ ∈ 𝑙𝑝∀𝑇, cela voudra dire aussi que lim𝑖→±∞|𝑣𝑖(𝑇)|𝑝= 0, et donc,
reprenant l’inégalité ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝑆(𝑣𝑖(𝑡)) + ηi+12 S − η i−12 S ≤ 0
en intégrant de 0 à 𝑇, en sommant de – 𝑛 à 𝑛 avec 𝑆(𝑢) = |𝑢|𝑝, j’obtiens :
∑ |𝑣𝑖(𝑇)|𝑝 𝑛 𝑖=−𝑛 ≤ ∑ |𝑣𝑖(0)|𝑝 𝑛 𝑖=−𝑛 +1 𝐶∫ −ηn+12 S + η −n−12 S 𝑑𝑡 𝑇 0 or η n+12 S = ∫ 𝑆′(𝜉)𝑎 +(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑛(𝑡))𝑑𝜉 ℝ − ∫ 𝑆′(𝜉)𝑎 −(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑛+1(𝑡))𝑑𝜉 ℝ = ∫ 𝑆′(𝜉)𝑎 +(𝜉)𝑑𝜉 𝑣𝑛(𝑡) 0 − ∫ 𝑆′(𝜉)𝑎 −(𝜉)𝑑𝜉 𝑣𝑛+1(𝑡) 0
qui tend vers 0 lorsque 𝑛 → +∞ grâce au théorème de convergence dominée. Maintenant, comme −ηn+1
2
S (𝑡) → 0 pour chaque 𝑡 ∈ [0; 𝑇] et que |η n+12 S (𝑡)| ≤
∫ 2|𝑆𝑀 ′(𝜉)𝑎(𝜉)|𝑑𝜉
0 , encore une fois par convergence dominée,
∫ −η n+12 S (𝑡)𝑑𝑡 𝑇 0 →𝑛→∞ 0 de même avec η−n−1 2 S (𝑡) et donc ∑ |𝑣𝑖(𝑇)|𝑝 +∞ 𝑖=−∞ ≤ ∑ |𝑣𝑖(0)|𝑝 +∞ 𝑖=−∞
pour avoir l’inégalité avec 𝑝 = 1, il suffit d’utiliser la continuité de 𝑝 ↦ ‖𝑥‖𝑙𝑝 et de faire tendre 𝑝 vers 1 dans l’inégalité précédente.
Pour prouver min
𝑗∈ℤ 𝑣𝑗 0 ≤ 𝑣
𝑖(𝑡) ≤ max𝑗∈ℤ 𝑣𝑗0
Perthame conseille d’utiliser les fonctions 𝑆(𝑢) = (𝑢 − 𝐾)+2, la fonction 𝑆(𝑢) = (𝑢 − 𝐾) +
suffit, je vais choisir 𝐾 = max
𝑗∈ℤ 𝑣𝑗
0, étudier le signe de η i+12 S − η
i−12
S , pour prouver que 𝜕 𝜕𝑡𝑆 (max𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(𝑡)) ≤ 0: On trouve η i+12 S − η i−12 S = ∫ 1 𝜉≥𝐾𝑎+(𝜉)𝑑𝜉 𝑣𝑖(𝑡) 0 − ∫𝑣𝑖+1(𝑡)1𝜉≥𝐾𝑎−(𝜉)𝑑𝜉 0 𝑑𝑡 − (∫𝑣𝑖−1(𝑡)1𝜉≥𝐾𝑎+(𝜉)𝑑𝜉 0 − ∫𝑣𝑖(𝑡)1𝜉≥𝐾𝑎−(𝜉)𝑑𝜉 0 ) que l’on peut écrire aussi
η i+12 S − η i−12 S = ∫ 1 𝜉≥𝐾𝑎+(𝜉)𝑑𝜉 𝑣𝑖(𝑡) 𝑣𝑖−1(𝑡) + ∫𝑣𝑖(𝑡) 1𝜉≥𝐾𝑎−(𝜉)𝑑𝜉 𝑣𝑖+1(𝑡) 𝑑𝑡 à 𝑡 > 0 fixé, supposons qu’il existe 𝑖 tel que 𝑣𝑖(𝑡) > 𝐾 sinon on a
η i+12 S − η i−12 S = 0 si max
𝑗∈ℤ 𝑣𝑗(𝑡) est atteint pour un certain 𝑖0 qui vérifie ηi0+12
S − η i0−12 S > 0 et donc 𝜕 𝜕𝑡𝑆 (max𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(𝑡)) = 𝜕 𝜕𝑡𝑆(𝑣𝑖0(𝑡)) < 0
C’est en fait toujours le cas car en me servant du théorème 6.4.2, c’est à dire de la décroissance en 𝑡 de
∑(𝑣𝑖+1(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡))± 𝑖∈ℤ
je peux montrer que
∑(𝑣𝑖+1(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡))± 𝑖∈ℤ ≤ ∑(𝑣𝑖+1(0) − 𝑣𝑖0)± 𝑖∈ℤ < +∞ et donc −𝑣𝑁(𝑡) = ∑(𝑣𝑖+1(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡))+ 𝑖≥𝑁 − ∑(𝑣𝑖+1(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡))− 𝑖≥𝑁
tend vers 0 lorsque 𝑁 → +∞ (uniformément pour 𝑡 ∈ [0; 𝑇] grâce au fait que |𝑣𝑁(𝑡)| ≤ ∑𝑖≥𝑁(𝑣𝑖+1(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡))+
De même lorsque 𝑁 → −∞
(Ou plus simplement, comme 𝑣 ∈ 𝐶(ℝ+, 𝑙1(ℤ)), on a lim
𝑖→±∞𝑣𝑖(𝑡) = 0, sinon le serpent se
mord peut-être la queue dans mes démonstrations) Si max
𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(𝑡) = 0 alors max𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(0) < 0 ( car on a supposé qu’il existe 𝑖 tel que 𝑣𝑖(𝑡) >
max
𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(0) ) et ceci est impossible car 𝑣(0) ∈ 𝑙 1.
Il reste à intégrer entre 0 et 𝑇 pour conclure, et ça je peux le faire car les fonctions 𝑡 ↦ 𝑣𝑖(𝑡) définies sur [0; 𝑇] sont uniformément Lipschitzienne (constante de Lipschitz commune ne dépendant pas de 𝑖) donc 𝑡 ↦ max
𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(𝑡) est Lipschitzienne et donc 𝑡 ↦
𝑆 (max
𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(𝑡)) est aussi Lipschitzienne.
Ensuite, il conseille d’utiliser 𝑆(𝑢) = (𝑢 − 𝐾)−2, il suffit maintenant de choisir
𝐾 = min
𝑗∈ℤ 𝑣𝑗
0, pour obtenir min 𝑗∈ℤ 𝑣𝑗
0 ≤ 𝑣 𝑖(𝑡)
Il y a une méthode plus simple qui consiste à prendre l’inégalité ‖𝑣(𝑡)‖𝑙𝑝 ≤ ‖𝑣(0)‖𝑙𝑝 et à faire tendre 𝑝 → +∞ pour obtenir ‖𝑣(𝑡)‖∞ ≤ ‖𝑣(0)‖∞
ou pour être plus précis, reprendre la démonstration qui prouvait que ‖𝑣(𝑡)‖𝑙𝑝 ≤ ‖𝑣(0)‖𝑙𝑝 mais avec 𝑆(𝑢) = 𝑢+𝑝 avec 𝑝 > 1 pour prouver que
∑ 𝑣𝑖(𝑇)+𝑝 +∞ 𝑖=−∞ ≤ ∑ 𝑣𝑖(0)+𝑝 +∞ 𝑖=−∞
puis faire tendre 𝑝 → +∞ ce qui prouve max
𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(𝑇) = max𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(𝑇)+ ≤ max𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(0)+ = max𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(0)
de même avec (𝑢) = 𝑢−𝑝 pour prouver que
− min
𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(𝑇) ≤ − min𝑖∈ℤ 𝑣𝑖(0)
Passons à la démonstration du théorème 6.2.1 : P128 ok,
Puis il définit la « fonction » 𝑚+ par :
𝜕
𝜕𝜉𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣) = −𝛿(𝜉 − 𝑢) ∫ 𝑎ℝ −(𝜁)[𝜒(𝜁; 𝑢) − 𝜒(𝜁; 𝑣)]𝑑𝜁+ 𝑎−(𝜉)[𝜒(𝜉; 𝑢) − 𝜒(𝜉; 𝑣)] Bien sur 𝛿(𝜉 − 𝑢) signifie comme précédemment 𝛿𝑢(𝜉) à condition d’intégrer le membre
de droite de l’égalité précédente par rapport à 𝑑𝜉.
La dérivée 𝜕𝜉𝜕 𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣) est une dérivée faible, donc 𝑚+ est définie à une constante près
par 𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣)(𝜑) = −𝜕𝜉𝜕 𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣) (𝜉 ↦ ∫ 𝜓(𝑡)𝑑𝑡−𝜉∞ )
Où 𝜃0 ∈ 𝒟(ℝ) ∶ ∫ 𝜃ℝ 0(𝑥)𝑑𝑥 = 1, 𝜑 = 𝑎𝜃0+ 𝜓 avec 𝑎 = ∫ 𝜑(𝑡)𝑑𝑡ℝ et 𝜓 ∈ 𝒟(ℝ) ∶
∫ 𝜓(𝑥)𝑑𝑥ℝ = 0 (cf ce que j’ai écrit sur les primitives d’une distribution) Donc
𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣)(𝜑) = −𝜕𝜉𝜕 𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣) (𝜉 ↦ ∫ 𝜓(𝑡)𝑑𝑡𝜉 −∞ ) = ∫ 𝜓(𝑡)𝑑𝑡 𝑢 −∞ ∫ 𝑎−(𝜁)[𝜒(𝜁; 𝑢) − 𝜒(𝜁; 𝑣)]𝑑𝜁 ℝ − ∫ ∫ 𝜓(𝑡)𝑑𝑡 𝜉 −∞ 𝑎−(𝜉)[𝜒(𝜉; 𝑢) − 𝜒(𝜉; 𝑣)]𝑑𝜉 ℝ = 𝐹(𝑢, 𝑣) − ∫ ∫ (𝜑(𝑡) − 𝑎𝜃0(𝑡))𝑑𝑡 𝜉 −∞ 𝑎−(𝜉)[𝜒(𝜉; 𝑢) − 𝜒(𝜉; 𝑣)]𝑑𝜉 ℝ
Notons que 𝜒(𝜉; 𝑢) − 𝜒(𝜉; 𝑣) = 0 dès que 𝜉 ∉ [min(𝑢, 𝑣) ; max(𝑢, 𝑣)] On peut choisir 𝜃0 tel que 𝜃0(𝑡) = 0∀𝑡 ≤ max(𝑢, 𝑣) de sorte que
𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣)(𝜑) = 𝐹(𝑢, 𝑣) − ∫ ∫ 𝜑(𝑡)𝑑𝑡𝜉 −∞ 𝑎−(𝜉)[𝜒(𝜉; 𝑢) − 𝜒(𝜉; 𝑣)]𝑑𝜉 ℝ = 𝐹(𝑢, 𝑣) − ∫ 𝜑(𝑡) ∫ 1[−∞;ξ](𝑡)𝑎−(𝜉)[𝜒(𝜉; 𝑢) − 𝜒(𝜉; 𝑣)]𝑑𝜉 ℝ ℝ 𝑑𝑡 = ∫ 𝜑(𝑡)1[−∞;𝑢](𝑡) ∫ 𝑎−(𝜉)[𝜒(𝜉; 𝑢) − 𝜒(𝜉; 𝑣)]𝑑𝜉 ℝ ℝ 𝑑𝑡 − ∫ 𝜑(𝑡) ∫ 1[−∞;ξ](𝑡)𝑎−(𝜉)[𝜒(𝜉; 𝑢) − 𝜒(𝜉; 𝑣)]𝑑𝜉 ℝ ℝ 𝑑𝑡 que je peux encore écrire
𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣)(𝜑)
= 1[−∞;𝑢](𝜉) ∫ 𝑎−(𝜁)[𝜒(𝜁; 𝑢) − 𝜒(𝜁; 𝑣)]𝑑𝜁
ℝ
− ∫ 1[−∞;ζ](𝜉)𝑎−(𝜁)[𝜒(𝜁; 𝑢) − 𝜒(𝜁; 𝑣)]𝑑𝜁 ℝ
qui est bien une fonction comme le dit Perthame.
Contrairement à Perthame, je trouve :
Si 𝑣 ≤ 𝜉 ≤ 𝑢, 𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣) = 𝐴−(𝜉) − 𝐴−(𝑣)
Et comme lui, je trouve si 𝑢 < 𝜉 ≤ 𝑣, 𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣) = 𝐴−(𝑣) − 𝐴−(𝜉)
Remarque : dans le calcul précédent, je peux mettre 1]−∞;𝑢[ à la place de 1[−∞;𝑢] et trouver vraiment comme Perthame : si 𝑢 ≤ 𝜉 ≤ 𝑣, 𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣) = 𝐴−(𝑣) − 𝐴−(𝜉)
Je pense que mon résultat est juste, j’ai vérifié dans l’article de Perthame et Makridakis, Qui écrivent que Si 𝑣 ≤ 𝜉 ≤ 𝑢,
𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣) = ∫ (𝑎+(𝜁)𝜒(𝜁; 𝑢) − 𝑎−(𝜁)𝜒(𝜁; 𝑣) − 𝑎(𝜁)𝜒(𝜁; 𝑢)) 𝜉 −∞ 𝑑𝜁 = ∫ (𝑎𝜉 −(𝜁)[𝜒(𝜁; 𝑢) − 𝜒(𝜁; 𝑣)])𝑑𝜉 −∞ = ∫ (𝑎𝜉 −(𝜁)[𝜒(𝜁; 𝑢) − 𝜒(𝜁; 𝑣)])𝑑𝜉 𝑣 = 𝐴−(𝜉) − 𝐴−(𝑣)
Dans leur article, ils intègrent directement 𝜕𝜉𝜕 𝑚+(𝜉; 𝑢, 𝑣) entre −∞ et 𝜉 (par rapport à la
première variable), voyons pourquoi c’est vrai :
Soit 𝑚 une mesure définie sur les boréliens de ℝ, finie. Est-ce que 𝑚(−∞; 𝜉) en est une primitive ? Oui, car pour toute fonction test 𝜙, on a
< 𝑚(−∞; 𝜉)′, 𝜙 >= −< 𝑚(−∞; 𝜉), 𝜙′ >= − ∫ 𝜙′(𝜉)𝑚(−∞; 𝜉)𝑑𝜉 ℝ = − ∫ 𝜙′(𝜉) ∫ 𝑚(𝑑𝜁)𝜉 −∞ 𝑑𝜉 ℝ = − ∫ 𝜙′(𝜉) ∫ 1 (−∞;𝜉)(𝜁)𝑚(𝑑𝜁) +∞ −∞ 𝑑𝜉 ℝ = − ∫ 𝜙′(𝜉) ∫ 1 (𝜁;+∞)(𝜉)𝑚(𝑑𝜁) +∞ −∞ 𝑑𝜉 ℝ = − ∫ ∫+ 1(𝜁;+∞)(𝜉) ∞ −∞ 𝜙′(𝜉)𝑑𝜉𝑚(𝑑𝜁) ℝ = ∫ 𝜙(𝜁)𝑚(𝑑𝜁) ℝ =< 𝑚, 𝜙 > Pour montrer la majoration de la mesure de défaut discrète, on suite les conseils de Perthame, par exemple pour 𝜉0 ≥ 0 pour trouver :
∫ 𝑆𝜉+ ′0 (𝜉)ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉 ℝ + ∫ 𝑆𝜉+ ′0 (𝜉) (𝑎+(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) − 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖+1(𝑡))) 𝑑𝜉 ℝ − ∫ 𝑆𝜉+ ′0 (𝜉) (𝑎+(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖−1(𝑡)) − 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))) 𝑑𝜉 ℝ = ∫ ℎ𝑖𝑆𝜉+ ′0 (𝜉) 𝜕 𝜕𝜉𝑚𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝜉 ℝ
avec 𝑆𝜉+0(𝜉) = (𝜉 − 𝜉0)+ dont la dérivée est 1(𝜉0;+∞) et la dérivée seconde est 𝛿𝜉0. Donc ∫ ℎ𝑖𝑆𝜉0 + ′(𝜉) 𝜕 𝜕𝜉𝑚𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝜉 ℝ = ∫ ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝜉𝑚𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝜉 +∞ 𝜉0 = ∫ ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝜉𝑚𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝜉 +∞ −∞ − ∫ ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝜉𝑚𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝜉 𝜉0 −∞ = 0 − ∫ ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝜉𝑚𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝜉 𝜉0 −∞ = −ℎ𝑖𝑚𝑖(𝑡, 𝜉0) De plus, ∫ 𝑆𝜉+ ′0 (𝜉)ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉 ℝ = 𝜕 𝜕𝑡∫ 𝑆𝜉0 + ′(𝜉)ℎ 𝑖𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉 ℝ (𝑔𝑟â𝑐𝑒à(∗)) = ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝑆𝜉0 +(𝑣 𝑖(𝑡))
Pour l’instant, j’intègre entre 0 et 𝑇, puis quand l’inégalité ∑ ℎ𝑖∫ 𝑚𝑇 𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝑡
0 𝑖∈ℤ
≤ 1𝜉≥0‖(𝑣0− 𝜉)
+‖𝑙1+ 1𝜉≤0‖(𝜉 − 𝑣0)+‖𝑙1 ≤ ‖𝑣0‖𝑙1
sera prouvée, je n’aurai qu’à faire tendre 𝑇 → +∞ car 𝑚𝑖(𝑡, 𝜉) ≥ 0
Remarque : le terme (𝑣𝑖0− 𝜉)
+ est égal à 𝑣𝑖0 − 𝜉 si 𝑣𝑖0 ≥ 𝜉 et à 0 sinon, donc si 𝜉 ≥ 0,
1𝜉≥0‖(𝑣0− 𝜉) +‖𝑙1 = ∑ 𝑣𝑖0− 𝜉 𝑖𝑡𝑒𝑙𝑠𝑞𝑢𝑒𝑣𝑖0≥𝜉 ≤ ∑ 𝑣𝑖0 𝑖𝑡𝑒𝑙𝑠𝑞𝑢𝑒𝑣𝑖0≥𝜉 ≤ ‖𝑣0‖ 𝑙1 De même 1𝜉≤0‖(𝜉 − 𝑣0) +‖𝑙1 ≤ ‖𝑣0‖𝑙1
Si 𝜉 = 0, on ne peut pas avoir (𝑣𝑖0)+ > 0et (−𝑣𝑖0)+> 0en même temps donc on a ‖(𝑣0)
+‖𝑙1 + ‖(−𝑣0)+‖𝑙1 = ‖𝑣0‖𝑙1
Comme le dit le Perthame, grâce au fait que 𝜉0 ≥ 0 on a bien
∫ 𝜕 𝜕𝑡𝑆𝜉0 +(𝑣 𝑖(𝑡))𝑑𝑡 𝑇 = 𝑆𝜉+0(𝑣 𝑖(𝑇)) − 𝑆𝜉0 +(0) = 𝑆 𝜉0 +(𝑣 𝑖(𝑇)) = (𝑣𝑖(𝑇) − 𝜉0)+ ≥ 0
Maintenant, en reprenant la partie de la démonstration du corollaire 6.2.2 qui prouve que ‖𝑣(𝑇)‖𝑙𝑝 ≤ ‖𝑣(0)‖𝑙𝑝, mais en utilisant 𝑆(𝑢) = (𝑢 − 𝜉0)+, on prouve que
∑ (𝑣𝑖(𝑇) − 𝜉0)+ +∞ 𝑖=−∞ ≤ ∑ (𝑣𝑖0− 𝜉 0)+ +∞ 𝑖=−∞ et on prouve que ∫ η n+12 𝑆𝜉0+ (𝑡)𝑑𝑡 𝑇 0 →𝑛→∞ 0 et ∫ η −n−12 𝑆𝜉0+ (𝑡)𝑑𝑡 𝑇 0 →𝑛→∞ 0
donc en intégrant de 0 à 𝑇, puis en sommant pour 𝑖 allant de – 𝑛 à 𝑛, ∫ 𝑆𝜉+ ′0 (𝜉)ℎ 𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))𝑑𝜉 ℝ + ∫ 𝑆𝜉+ ′0 (𝜉) (𝑎 +(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) − 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖+1(𝑡))) 𝑑𝜉 ℝ − ∫ 𝑆𝜉+ ′0 (𝜉) (𝑎 +(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖−1(𝑡)) − 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))) 𝑑𝜉 ℝ = ∫ ℎ𝑖𝑆𝜉+ ′0 (𝜉) 𝜕 𝜕𝜉𝑚𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝜉 ℝ on trouve ∑ ℎ𝑖(𝑣𝑖0− 𝜉 0)+ +∞ 𝑖=−∞ ≥ ∑ ℎ𝑖(𝑣𝑖(𝑇) − 𝜉0)+ +∞ 𝑖=−∞ = ∑ ℎ𝑖∫ 𝑚𝑇 𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝑡 0 𝑖∈ℤ d’où ∑ ℎ𝑖∫ 𝑚𝑇 𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝑡 0 𝑖∈ℤ ≤ ℎ ∑ (𝑣𝑖0− 𝜉 0)+ +∞ 𝑖=−∞ ≤ ∑ (𝑣𝑖0− 𝜉 0)+ +∞ 𝑖=−∞ à condition que ℎ ≤ 1
Sinon, sans cette condition, je peux trouver que ∑ ∫ 𝑚𝑇 𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝑡 0 𝑖∈ℤ ≤ ∑ (𝑣𝑖0− 𝜉 0)+ +∞ 𝑖=−∞ ≤ ‖𝑣0‖ 𝑙1 mais pas plus.
Concernant la remarque 6.2.3 qui généralise la formulation cinétique aux E-schémas c’est à dire aux E-flux discrets.
Pour 𝑢 ≤ 𝜉 ≤ 𝑣, on a 𝜒(𝜁, 𝑢) ≤ 𝜒(𝜁, 𝜉) ≤ 𝜒(𝜁, 𝑣) donc le schéma d’Engquist-Osher vérifie 𝒜(𝑢, 𝑣) ≤ 𝒜(𝜉, 𝜉) = 𝐴(𝜉)
De même pour 𝑣 ≤ 𝜉 ≤ 𝑢, il vérifie
𝒜(𝑢, 𝑣) ≥ 𝒜(𝜉, 𝜉) = 𝐴(𝜉) donc c’est bien un E-schéma.
Pour vérifier la remarque, lire l’article de Perthame et Makridakis. Dans la démonstration du théorème6.3.1., le fait que
𝜕
𝜕𝜉𝑓(𝑡, 𝑥, 𝜉) = 𝛿(𝜉) − 𝜈(𝑡, 𝑥, 𝜉),𝜈 ≥ 0
vient du lemme p50 et du fait que la suite (𝑣𝑖(𝑡))𝑖 soit uniformément bornée.
∑ ℎ𝑖∫+ 𝑚𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝑡 ∞ 0 𝑖∈ℤ ≤ 1𝜉≥0‖(𝑣0− 𝜉) +‖𝑙1+ 1𝜉≤0‖(𝜉 − 𝑣0)+‖𝑙1 ≤ ‖𝑣0‖𝑙1
Elle devient grâce aux hypothèses du théorème 6.3.1 ∑ ℎ ∫+ 𝑚𝑖(𝑡, 𝜉)𝑑𝑡 ∞ 0 𝑖∈ℤ ≤ 1𝜉≥0ℎ‖(𝑣0− 𝜉) +‖𝑙1+ 1𝜉≤0ℎ‖(𝜉 − 𝑣0)+‖𝑙1 c’est à dire ∫ ∫ 𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑡 +∞ 0 𝑑𝑥 ℝ ≤ 1𝜉≥0ℎ‖(𝑣0− 𝜉)+‖𝑙1+ 1𝜉≤0ℎ‖(𝜉 − 𝑣0)+‖𝑙1 Reprenant la définition de 𝜇(𝜉) page 61 :
𝜇(𝜉) = 1𝜉≥0‖(𝑢0− 𝜉)
+‖𝐿1(ℝ)+ 1𝜉≤0‖(𝑢0 − 𝜉)−‖𝐿1(ℝ)
et utilisant le fait que 𝑢𝑖0 = 𝑣𝑖0, on constate que ‖(𝑢0− 𝜉) +‖𝐿1(ℝ) = ∫ (𝑢0(𝑥) − 𝜉)+𝑑𝑥 ℝ = ∑ ∫ (𝑢0(𝑥) − 𝜉) +𝑑𝑥 𝐶𝑖 𝑖∈ℤ = ∑ ℎ(𝑣𝑖0 − 𝜉) + 𝑖∈ℤ = ℎ‖(𝑣0− 𝜉) +‖𝑙1 De plus, (𝑢0− 𝜉)
− = (𝜉 − 𝑢0)+ donc de la même manière
‖(𝑢0− 𝜉) −‖𝐿1(ℝ) = ℎ‖(𝜉 − 𝑣0)+‖𝑙1 et donc ∫ ∫+∞𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑡 0 𝑑𝑥 ℝ ≤ 𝜇(𝜉) ≤ ‖𝑢0‖ 𝐿1(ℝ) Reste à faire tendre ℎ vers 0…
𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉)est une suite de mesures absolument continues par rapport à la mesure de
Lebesgue 𝜆.
Elles sont uniformément bornées en tant que « fonctions » par
‖𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉)‖∞ ≤ 4 max(𝐴+(max𝑗∈ℤ 𝑣𝑗0) , 𝐴+(min𝑗∈ℤ 𝑣𝑗0) , 𝐴−(max𝑗∈ℤ 𝑣𝑗0) , 𝐴−(min𝑗∈ℤ 𝑣𝑗0)
En tant que mesures, elles sont uniformément bornées par ∫ ∫ ∫+ 𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑡 ∞ 0 𝑑𝑥 ℝ ℝ 𝑑𝜉 ≤ (max 𝑗∈ℤ 𝑣𝑗 0− min 𝑗∈ℤ 𝑣𝑗 0)‖𝑢0‖ 𝐿1(ℝ)
donc il existe une sous-suite (cf Ouvrard p 299) telle que 𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉) converge faiblement (et donc vaguement) dans l’espace des mesures positives bornées par (max
𝑗∈ℤ 𝑣𝑗 0− min 𝑗∈ℤ 𝑣𝑗 0)‖𝑢0‖ 𝐿1(ℝ)
et encore une sous-suite telle que 𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉) converge faiblement-* 𝐿∞, ces deux
convergences coïncident donc la mesure 𝑚(𝑡, 𝑥, 𝜉) ∈ 𝐿∞
On a aussi pour les mêmes raisons, à 𝜉 fixé, 𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉) converge faiblement vers une mesure 𝑚̃(𝑡, 𝑥, 𝜉), donc ∀𝜙1 ∈ 𝐶𝑐(0; +∞) et ∀𝜙2 ∈ 𝐶𝑐(ℝ𝑥)
𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉)(𝜙1(𝑡)𝜙2(𝑥)) →ℎ→0 𝑚̃(𝑡, 𝑥, 𝜉)(𝜙1(𝑡)𝜙2(𝑥))
donc en multipliant par 𝜙3 ∈ 𝐶𝑐(ℝ𝜉) et en utilisant le théorème de convergence
dominée, on obtient
𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉)(𝜙1(𝑡)𝜙2(𝑥)𝜙3(𝜉)) →ℎ→0 𝑚̃(𝑡, 𝑥, 𝜉)(𝜙1(𝑡)𝜙2(𝑥)𝜙3(𝜉)) et comme on a aussi
𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉)(𝜙1(𝑡)𝜙2(𝑥)𝜙3(𝜉)) →ℎ→0 𝑚(𝑡, 𝑥, 𝜉)(𝜙1(𝑡)𝜙2(𝑥)𝜙3(𝜉))
par unicité de la limite faible, 𝑚 = 𝑚̃
∫ ∫+ 𝑚ℎ(𝑡, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑡 ∞ 0 𝑑𝑥 ℝ ≤ 𝜇(𝜉) on obtient ∫ ∫+ 𝑚̃(𝑡, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑡 ∞ 0 𝑑𝑥 ℝ ≤ 𝜇(𝜉) c’est à dire ∫ ∫ 𝑚(𝑡, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑡 +∞ 0 𝑑𝑥 ℝ ≤ 𝜇(𝜉)
Pour le step 2 de la démonstration, il utilise Taylor-Lagrange à l’odre 1 : Il existe un nombre 𝑒𝑖1(𝑡, 𝜉) ∈ 𝐶 𝑖 tel que 𝜕 𝜕𝑡𝜓(𝑡, 𝑥, 𝜉) = 𝜕 𝜕𝑡𝜓(𝑡, 𝑥𝑖, 𝜉) + (𝑥 − 𝑥𝑖) 𝜕 𝜕𝑥 𝜕 𝜕𝑡𝜓(𝑡, 𝑒𝑖1(𝑡, 𝜉), 𝜉) donc ∫ ∫ 𝑓(𝑡, 𝑥, 𝜉) 𝜕 𝜕𝑡𝜓(𝑡, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑥𝑑𝜉 ℝ×ℝ 𝑑𝑡 +∞ 0 = ∑ ℎ ∫ ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡)) 𝜕 𝜕𝑡𝜓(𝑡, 𝑥𝑖, 𝜉)𝑑𝑡𝑑𝜉 +∞ 0 ℝ 𝑖 + ∑ 𝑖 ∫ ∫ ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))(𝑥 − 𝑥𝑖) 𝜕 𝜕𝑥 𝜕 𝜕𝑡𝜓(𝑡, 𝑒𝑖1(𝑡, 𝜉), 𝜉)𝑑𝑡𝑑𝜉 +∞ 0 ℝ 𝑑𝑥 𝐶𝑖 en posant 𝑂1(ℎ) = ∑ 𝑖 ∫ ∫ ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(𝑡))(𝑥 − 𝑥𝑖) 𝜕 𝜕𝑥 𝜕 𝜕𝑡𝜓(𝑡, 𝑒𝑖1(𝑡, 𝜉), 𝜉)𝑑𝑡𝑑𝜉 +∞ 0 ℝ 𝑑𝑥 𝐶𝑖
On a une somme finie sur 𝑖 car la fonction test 𝜓 est à support compact, on peut donc majorer |𝑂1(ℎ)| par |𝑂1(ℎ)| ≤ 𝐶𝑠𝑡𝑒 × ℎ2 de même ∫ 𝑓(0, 𝑥, 𝜉)𝜓(0, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑥𝑑𝜉 ℝ×ℝ = ∑ ℎ ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(0))𝜓(0, 𝑥𝑖, 𝜉)𝑑𝜉 ℝ 𝑖 + ∑ 𝑖 ∫ ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(0))(𝑥 − 𝑥𝑖) 𝜕 𝜕𝑥𝜓(0, 𝑑𝑖1(𝜉), 𝜉)𝑑𝜉 ℝ 𝑑𝑥 𝐶𝑖 en posant 𝑂2(ℎ) = ∑ 𝑖 ∫ ∫ 𝜒(𝜉, 𝑣𝑖(0))(𝑥 − 𝑥𝑖) 𝜕 𝜕𝑥𝜓(0, 𝑑𝑖1(𝜉), 𝜉)𝑑𝜉 ℝ 𝑑𝑥 𝐶𝑖 on a aussi |𝑂2(ℎ)| ≤ 𝐶𝑠𝑡𝑒 × ℎ2 Ainsi 𝑂(ℎ) = 𝑂1(ℎ) + 𝑂2(ℎ)
J’en viens à la dernière égalité du step 2, et plus particulièrement à la preuve de lim ℎ→0∫ 𝜒 (𝜉, 𝑢ℎ 0(𝑥)) 𝜓(0, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑥𝑑𝜉 ℝ2 = ∫ 𝜒(𝜉, 𝑢 0(𝑥))𝜓(0, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑥𝑑𝜉 ℝ2
Etudions donc |∫ 𝜒 (𝜉, 𝑢ℎ0(𝑥)) 𝜓(0, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑥𝑑𝜉 ℝ2 − ∫ 𝜒(𝜉, 𝑢 0(𝑥))𝜓(0, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑥𝑑𝜉 ℝ2 | = |∫ (𝜒(𝜉, 𝑢0(𝑥)) − 𝜒 (𝜉, 𝑢 ℎ 0(𝑥))) 𝜓(0, 𝑥, 𝜉)𝑑𝑥𝑑𝜉 ℝ2 | ≤ ∫ |∫𝑢 𝜓(0, 𝑥, 𝜉)𝑑𝜉 0(𝑥) 𝑢ℎ0(𝑥) | ℝ 𝑑𝑥 ≤ 𝑀 ∫ |𝑢ℎ0(𝑥) − 𝑢0(𝑥)|1 [−𝐶;𝐶](𝑥)𝑑𝑥 ℝ pour certaines constantes 𝑀 et 𝐶 car 𝜓 est à support compact.
Comme 𝑢0 ∈ 𝐿1(ℝ), il existe une suite (𝑔
𝑛) de fonctions continues à support compact qui
convergent dans 𝐿1(ℝ) vers 𝑢0. Ainsi
∫ |𝑢ℎ0(𝑥) − 𝑢0(𝑥)|1 [−𝐶;𝐶](𝑥)𝑑𝑥 ℝ ≤ ∫ |𝑢ℎ0(𝑥) − 𝑔𝑛(𝑥)|1[−𝐶;𝐶](𝑥)𝑑𝑥 ℝ + ∫ |𝑔𝑛(𝑥) − 𝑢0(𝑥)|1[−𝐶;𝐶](𝑥)𝑑𝑥 ℝ ≤ ∑ ∫ |1 ℎ∫ 𝑢𝐶𝑖 0(𝑦)𝑑𝑦− 𝑔𝑛(𝑥)| 𝑑𝑥 𝐶𝑖 𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒𝑠𝑢𝑟𝑖 + ∫ |𝑔𝑛(𝑥) − 𝑢0(𝑥)|𝑑𝑥 ℝ ≤ ∑ ∫ 1 ℎ∫ |𝑢𝐶𝑖 0(𝑦) − 𝑔𝑛(𝑥)|𝑑𝑦𝑑𝑥 𝐶𝑖 𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒𝑠𝑢𝑟𝑖 + ∫ |𝑔𝑛(𝑥) − 𝑢0(𝑥)|𝑑𝑥 ℝ ≤ ∑ ∫ 1 ℎ∫ |𝑢𝐶𝑖 0(𝑦) − 𝑔𝑛(𝑦)|𝑑𝑦𝑑𝑥 𝐶𝑖 𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒𝑠𝑢𝑟𝑖 + ∑ ∫ 1 ℎ∫ |𝑔𝐶𝑖 𝑛(𝑥) − 𝑔𝑛(𝑦)|𝑑𝑦𝑑𝑥 𝐶𝑖 𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒𝑠𝑢𝑟𝑖 + ∫ |𝑔𝑛(𝑥) − 𝑢0(𝑥)|𝑑𝑥 ℝ ≤ 2 ∫ |𝑔𝑛(𝑥) − 𝑢0(𝑥)|𝑑𝑥 ℝ + ∑ ∫ 1 ℎ∫ |𝑔𝐶𝑖 𝑛(𝑥) − 𝑔𝑛(𝑦)|𝑑𝑦𝑑𝑥 𝐶𝑖 𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒𝑠𝑢𝑟𝑖
on prend d’abord 𝑛 assez grand pour que
2 ∫ |𝑔𝑛(𝑥) − 𝑢0(𝑥)|𝑑𝑥 ℝ
< 𝜀 2 puis ℎ assez petit pour que
∑ ∫ 1 ℎ∫ |𝑔𝐶𝑖 𝑛(𝑥) − 𝑔𝑛(𝑦)|𝑑𝑦𝑑𝑥 𝐶𝑖 𝑓𝑖𝑛𝑖𝑒𝑠𝑢𝑟𝑖 < 𝜀 2 grâce à l’uniforme continuité de 𝑔𝑛.
Première remarque pour le step three : convergence forte signifie convergence dans 𝐿𝑝𝑙𝑜𝑐(ℝ; 𝐿1(ℝ)) (cf p101)
Grâce au lemme 2.3.3., on prouve que
∫ ∫ |𝑢ℎ(𝑡, 𝑥) − 𝑢(𝑡, 𝑥)|𝑑𝑥
ℝ
𝑑𝑡
[0;𝑇] →ℎ→0 0
pour ça, il suffit de remarquer que ‖𝑢ℎ‖∞ ≤ sup(min 𝑗∈ℤ 𝑣𝑗
0; 𝑚𝑎𝑥 𝑣 𝑗0).
Ensuite grâce à la réciproque du théorème de convergence dominée, quitte à prendre une sous-suite, on a :
∫ |𝑢ℎ(𝑡, 𝑥) − 𝑢(𝑡, 𝑥)|𝑑𝑥
ℝ
→ 0𝑝𝑝𝑒𝑛𝑡 ∈ [0; 𝑇] et enfin, 𝑡 ↦ ‖𝑢ℎ(𝑡, . ) − 𝑢(𝑡, . )‖𝐿1(ℝ) est uniformément bornée car d’après le théorème 3.2.1. 𝑡 ↦ ‖𝑢(𝑡, . )‖𝐿1(ℝ) est continue sur [0; 𝑇] et qu’on a aussi
‖𝑢ℎ(𝑡, . )‖𝐿1(ℝ) = ∑ ∫ |𝑣ℎ(𝑡, 𝑥)|𝑑𝑥 𝐶𝑖 𝑖 = ∑ ℎ|𝑣𝑖,ℎ(𝑡)| 𝑖 ≤ ℎ‖𝑣0‖ 𝑙1 donc, quitte à prendre une sous-suite, on a bien
∫ (∫ |𝑢ℎ(𝑡, 𝑥) − 𝑢(𝑡, 𝑥)|𝑑𝑥 ℝ ) 𝑝 𝑑𝑡 [0;𝑇] →ℎ→0 0
Dans la preuve du théorème 6.4.2, il y a deux choses à comprendre : 𝑠𝑔𝑛𝑖−1
2− 𝑠𝑔𝑛𝑖+12 = 1𝑣𝑖>𝑣𝑖−1 − 1𝑣𝑖+1>𝑣𝑖 = 1𝑣𝑖>𝑣𝑖−11𝑣𝑖+1<𝑣𝑖− 1𝑣𝑖+1>𝑣𝑖1𝑣𝑖<𝑣𝑖−1
et quand je multilplie par 𝑠𝑔𝑛𝑖+1
2, au lieu d’obtenir
𝑑
𝑑𝑡(𝑣𝑖+1(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡))+, j’obtiens en fait
la dérivée à gauche. Puis je somme pour 𝑖 allant de – 𝑁 à 𝑁 pour obtenir ∑ 𝑑𝑔 𝑑𝑡 𝑁 𝑖=−𝑁 (𝑣𝑖+1(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡))++ 1 ℎ𝑁+1(𝐴𝑁+32(𝑡) − 𝐴𝑁+12(𝑡)) 1𝑉𝑁+1>𝑉𝑁 − 1 ℎ−𝑁(𝐴−𝑁+12(𝑡) − 𝐴−𝑁−12(𝑡)) 1𝑉𝑁+1>𝑉𝑁 ≤ 0
j’intègre de 𝑠 à 𝑡 (pour 𝑠 < 𝑡) (ce que je peux faire car 𝑡 ↦ (𝑣𝑖+1(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡))+ est
Lipschitzienne) puis je fais tendre 𝑁 → +∞ (en ayant supposé que les ℎ𝑖 sont minorée
par une constante > 0), pour obtenir ∑ (𝑣𝑖+1(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡))+ ∞ 𝑖=−∞ ≤ ∑ (𝑣𝑖+1(𝑠) − 𝑣𝑖(𝑠))+ ∞ 𝑖=−∞ Passons au théorème 6.5.1 : Première remarque 𝑣ℎ0 ∈ 𝐿1(ℝ) ⇔ (𝑣 𝑖0)𝑖∈ℤ ∈ 𝑙1 car ∫ |𝑣ℎ0(𝑥)|𝑑𝑥 ℝ = ∑ ℎ𝑖|𝑣𝑖0| 𝑖∈ℤ
Si c’est le cas, la même égalité est vraie sans les valeurs absolues. De l’inégalité ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝑆(𝑣𝑖(𝑡)) + ηi+12 S − η i−12 S ≤ 0
Il divise par ℎ𝑖, multiplie par 1𝐶𝑖 et somme sur 𝑖 (à 𝑥 fixé, la somme est finie car seul un des termes est non nul) pour obtenir
𝜕 𝜕𝑡𝑆(𝑣ℎ(𝑡, 𝑥)) + 𝜕 𝜕𝑥𝜂𝑆(𝑣ℎ(𝑡, 𝑥)) ≤ 𝜕 𝜕𝑥𝜂𝑆(𝑣ℎ(𝑡, 𝑥)) − ∑ 1 ℎ𝑖(ηi+12 S (t) − η i−12 S (𝑡)) 𝑖∈ℤ 1𝐶𝑖(𝑥)
Pour la définition du terme d’erreur, il se sert de la formule 4.5.3 (très générale) et (je suppose qu’il veut que tous les paramètres soient nuls sauf un seul 𝛽𝑖𝑆, c’est à dire dans
la formule 4.5.3 𝑑 = 1, 𝛼𝑆 = 0, 𝜕 𝜕𝑡𝛽0 𝑆 = 0, 𝜕2 𝜕𝑥2𝛾𝑆= 0,et 𝜕 𝜕𝑥𝛽𝑆 = 𝜕 𝜕𝑥𝜂𝑆(𝑣ℎ(𝑡, 𝑥)) − ∑ 1 ℎ𝑖(ηi+12 S (t) − η i−12 S (𝑡)) 𝑖∈ℤ 1𝐶𝑖(𝑥) = 𝜕 𝜕𝑥𝐸𝑟𝑟𝑆(𝑡, 𝑥) et donc
𝐸𝑟𝑟𝑆(𝑡, 𝑥) = 𝜂𝑆(𝑣 ℎ(𝑡, 𝑥)) − ∑ (ηi−1 2 S (𝑡) +𝑥 − 𝑥𝑖−12 ℎ𝑖 (ηi+12 S (t) − η i−12 S (𝑡))) 𝑖∈ℤ 1𝐶𝑖(𝑥)
réfléchir plus tard au choix de la constante, en tout cas 𝑥−𝑥𝑖−12 ℎ𝑖 ≤ 1 et enfin, comme 𝜂𝑆(𝑣 ℎ(𝑡, 𝑥)) = ∑ 𝜂𝑆(𝑣𝑖(𝑡, 𝑥)) 𝑖∈ℤ 1𝐶𝑖(𝑥) = ∑ 𝜂𝑆(𝑣 𝑖, 𝑣𝑖) 𝑖∈ℤ 1𝐶𝑖(𝑥) on a 𝐸𝑟𝑟𝑆(𝑡, 𝑥) = ∑ (𝜂𝑆(𝑣 𝑖, 𝑣𝑖) − 𝜂𝑆(𝑣𝑖−1, 𝑣𝑖) 𝑖∈ℤ − 𝑥 − 𝑥𝑖−1 2 ℎ𝑖 (𝜂 𝑆(𝑣 𝑖, 𝑣𝑖+1) − 𝜂𝑆(𝑣𝑖−1, 𝑣𝑖))) 1𝐶𝑖(𝑥) Après calcul, je trouve
𝜕 𝜕𝑢𝜂𝑆(𝑢, 𝑣) = 𝑎+(𝑢)𝑆′(𝑢) et 𝜕 𝜕𝑣𝜂𝑆(𝑢, 𝑣) = −𝑎−(𝑣)𝑆′(𝑣) avec 𝜂𝑆(𝑢, 𝑣) = ∫ 𝑆′(𝜉)(𝑎 +(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑢) − 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣))𝑑𝜉 ℝ et donc, on a 𝑀1 = sup 𝑖∈ℤ 𝑦∈(𝑣sup𝑖,𝑣𝑖−1) |𝜕 𝜕𝑢𝜂𝑆(𝑦, 𝑣𝑖)| ≤ ‖𝑆′‖𝐿∞([−𝐾,𝐾])‖𝑎‖𝐿∞([−𝐾,𝐾]) et 𝑀2 = sup 𝑖∈ℤ 𝑦∈(𝑣sup𝑖,𝑣𝑖+1) |𝜕 𝜕𝑢𝜂𝑆(𝑦, 𝑣𝑖)| ≤ ‖𝑆′‖𝐿∞([−𝐾,𝐾])‖𝑎‖𝐿∞([−𝐾,𝐾]) Finalement, en remarquant que
𝜂𝑆(𝑣 𝑖, 𝑣𝑖) − 𝜂𝑆(𝑣𝑖−1, 𝑣𝑖) = ∫ 𝑆′(𝜉)𝑎+(𝜉)𝑑𝜉 𝑣𝑖 𝑣𝑖−1 ≤ 𝑀1|𝑣𝑖− 𝑣𝑖−1| et que 𝜂𝑆(𝑣 𝑖, 𝑣𝑖+1) − 𝜂𝑆(𝑣𝑖−1, 𝑣𝑖) = 𝜂𝑆(𝑣𝑖, 𝑣𝑖+1) − 𝜂𝑆(𝑣𝑖, 𝑣𝑖) + 𝜂𝑆(𝑣𝑖, 𝑣𝑖) − 𝜂𝑆(𝑣𝑖−1, 𝑣𝑖) = ∫ 𝑆′(𝜉)𝑎 −(𝜉)𝑑𝜉 𝑣𝑖+1 𝑣𝑖 + ∫ 𝑆′(𝜉)𝑎 +(𝜉)𝑑𝜉 𝑣𝑖 𝑣𝑖−1 ≤ 𝑀2|𝑣𝑖 − 𝑣𝑖+1| + 𝑀1|𝑣𝑖 − 𝑣𝑖−1| on trouve bien, à 𝑥 ∈ 𝐶𝑖 fixé :
|𝐸𝑟𝑟𝑆(𝑡, 𝑥)| ≤ 𝑀
2|𝑣𝑖 − 𝑣𝑖+1| + 2𝑀1|𝑣𝑖 − 𝑣𝑖−1|
≤ 2‖𝑆′‖
𝐿∞([−𝐾,𝐾])‖𝑎‖𝐿∞([−𝐾,𝐾])(|𝑣𝑖 − 𝑣𝑖+1| + |𝑣𝑖 − 𝑣𝑖−1|)1𝐶
𝑖(𝑥) que l’on peut écrire
|𝐸𝑟𝑟𝑆(𝑡, 𝑥)| ≤ 𝐶(𝐾) ∑(|𝑣
𝑖 − 𝑣𝑖+1| + |𝑣𝑖− 𝑣𝑖−1|)1𝐶𝑖(𝑥)
𝑖∈ℤ
‖𝐸𝑟𝑟𝑆(𝑡, 𝑥)‖ 𝐿1(ℝ 𝑥) ≤ 𝐶(𝐾) ∑(|𝑣𝑖 − 𝑣𝑖+1| + |𝑣𝑖− 𝑣𝑖−1|)ℎ𝑖 𝑖∈ℤ ≤ 2𝐶(𝐾)ℎ𝑇𝑉[𝑣ℎ(𝑡)] ≤ 2𝐶(𝐾)ℎ𝑇𝑉[𝑣ℎ(0)]
Dans l’énoncé du théorème sur le taux de convergence, il donne comme hypothèse 𝑣0, 𝑢0 ∈ 𝐿1∩ 𝐿∞∩ 𝐵𝑉(ℝ)
Thierry suppose que la suite (𝑣𝑖0)𝑖∈ℤ est définie par 𝑣𝑖0 = 1 ℎ𝑖∫ 𝑣 0(𝑥)𝑑𝑥 𝐶𝑖 ∀𝑖 on a 𝑇𝑉[𝑣ℎ(0)] = ∑|𝑣𝑖0 − 𝑣𝑖−10 | 𝑖∈ℤ = ∑ |1 ℎ𝑖∫ 𝑣𝐶𝑖 0(𝑥)𝑑𝑥− 1 ℎ𝑖−1∫ 𝑣𝐶𝑖−1 0(𝑥)𝑑𝑥| 𝑖∈ℤ
comme 𝑣0 ∈ 𝐵𝑉(ℝ), 𝑣0 est la différence entre deux fonctions croissantes (positives)
𝑣0 = 𝑠 − 𝑡 (cf cours de Heil et la décomposition de Jordan de 𝑣0), de sorte que
|1 ℎ𝑖∫ 𝑣𝐶𝑖 0(𝑥)𝑑𝑥− 1 ℎ𝑖−1∫ 𝑣𝐶𝑖−1 0(𝑥)𝑑𝑥| = |1 ℎ𝑖∫ 𝑠(𝑥)𝑑𝑥𝐶𝑖 − 1 ℎ𝑖−1∫ 𝑠(𝑥)𝑑𝑥𝐶𝑖−1 − 1 ℎ𝑖∫ 𝑡(𝑥)𝑑𝑥𝐶𝑖 + 1 ℎ𝑖−1∫ 𝑡(𝑥)𝑑𝑥𝐶𝑖−1 | ≤ max 𝑠,𝑡 ( 1 ℎ𝑖∫ 𝑠(𝑥) − 𝑠 (𝑥𝐶 𝑖−12) 𝑑𝑥 𝑖 + 1 ℎ𝑖−1∫𝐶𝑖−1𝑠 (𝑥𝑖−12) − 𝑠(𝑥)𝑑𝑥 ; 1 ℎ𝑖∫ 𝑡(𝑥) − 𝑡 (𝑥𝐶𝑖 𝑖−12) 𝑑𝑥 + 1 ℎ𝑖−1∫𝐶 𝑡 (𝑥𝑖−12) − 𝑡(𝑥)𝑑𝑥 𝑖−1 ) ≤ max 𝑠,𝑡 (𝑠 (𝑥𝑖+12) − 𝑠 (𝑥𝑖−32) ; 𝑡 (𝑥𝑖+12) − 𝑡 (𝑥𝑖−32)) et donc 𝑇𝑉[𝑣ℎ(0)] ≤ 𝑇𝑉[𝑠] + 𝑇𝑉[𝑡] = 𝑇𝑉[𝑣0] = ‖𝑣0‖ 𝑇𝑉
on a aussi (en supposant comme je l’ai fait assez souvent que les ℎ𝑖 sont minorés par une constante 𝐶 > 0) : (𝑣𝑖0) 𝑖∈ℤ ∈ 𝑙1 car ∑ 1 ℎ𝑖|∫ 𝑣 0(𝑥)𝑑𝑥 𝐶𝑖 | ≤ 1 𝐶∫ |𝑣ℝ 0(𝑥)|𝑑𝑥< +∞ 𝑖
Vérifions que les hypothèse du théorème 45.1 sont vérifiées : 1) 𝑣ℎ ∈ 𝐿∞((0, 𝑇); 𝐿1(ℝ)) car ∫ |𝑣ℎ(𝑡, 𝑥)|𝑑𝑥 ℝ = ∑ ℎ𝑖|𝑣𝑖(𝑡)| 𝑖 ≤ ℎ ∑|𝑣𝑖(𝑡)| 𝑖 ≤ ℎ ∑|𝑣𝑖(0)| 𝑖 < +∞ 2) 𝑣ℎ est continue à droite en temps, à valeurs dans 𝐿1(ℝ) car
𝑣 ∶ 𝑡 ↦ (𝑣𝑖(𝑡))𝑖∈ℤ ∈ 𝒞(ℝ+, 𝑙1(ℤ))
lim 𝑡→𝑡0+‖𝑣ℎ(𝑡) − 𝑣ℎ(𝑡0)‖𝐿1(ℝ) = lim𝑡→𝑡 0+ ∫ |𝑣ℎ(𝑡, 𝑥) − 𝑣ℎ(𝑡0, 𝑥)|𝑑𝑥 ℝ = lim 𝑡→𝑡0+∑ ℎ𝑖|𝑣𝑖(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡0)| 𝑖 ≤ lim 𝑡→𝑡0+ℎ ∑|𝑣𝑖(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡0)| 𝑖 = lim 𝑡→𝑡0+ ℎ‖𝑣(𝑡) − 𝑣(𝑡0)‖𝑙1(ℤ) = 0 3) 𝑣ℎ0 ∈ 𝐿1(ℝ) 4) L’inégalité ℎ𝑖 𝜕 𝜕𝑡𝑆(𝑣𝑖(𝑡)) + ηi+12 S − η i−12 S ≤ 0
est vraie quelle que soit la fonction convexe 𝑆, donc en particulier pour toute fonction 𝑆 ∈ 𝐶2(ℝ) et sous-linéaire.
(attention, pour Perthame sous-linéaire veut peut-être dire « dont la dérivée 𝑆′ est essentiellement bornée » cf p 63 pour sous-quadratique)
Cela nous donne donc pour 𝑢0 ∈ 𝐿1∩ 𝐿∞∩ 𝐵𝑉(ℝ) :
‖𝑣ℎ(𝑇, . ) − 𝑢(𝑇, . )‖𝐿1(ℝ) ≤ ‖𝑣ℎ(0, . ) − 𝑢(0, . )‖𝐿1(ℝ)+ 𝐶 (‖𝑢0‖𝑇𝑉(ℝ)‖𝐸𝑟𝑟̅̅̅̅̅(𝑇, 𝑥)‖𝑀1((0,𝑇)×ℝ)) 1 2 où 𝐸𝑟𝑟 ̅̅̅̅̅(𝑇, 𝑥) = sup |𝑆′|≤1|𝐸𝑟𝑟 𝑆(𝑡, 𝑥)|
je rappelle que 𝑀1((0, 𝑇) × ℝ) est l’ensemble des mesures bornées sur (0, 𝑇) × ℝ, c’est
un espace de Banach muni de cette norme, il me semble que dans le cas particulier des fonction dans 𝐿1((0, 𝑇) × ℝ) identifié à un sous-ensemble de 𝑀1((0, 𝑇) × ℝ), alors
‖𝐸𝑟𝑟̅̅̅̅̅(𝑇, 𝑥)‖𝑀1((0,𝑇)×ℝ)= ‖𝐸𝑟𝑟̅̅̅̅̅(𝑇, 𝑥)‖𝐿1((0,𝑇)×ℝ) car ‖𝜇‖𝑀1((0,𝑇)×ℝ)= |𝜇|((0, 𝑇) × ℝ) = ∫ |𝐸𝑟𝑟𝑆(𝑡, 𝑥)|𝑑𝑡𝑑𝑥 (0,𝑇)×ℝ = ∫ ‖𝐸𝑟𝑟 𝑆(𝑡, 𝑥)‖ 𝐿1(ℝ 𝑥)𝑑𝑡 (0,𝑇) ≤ ∫ 2𝐶(𝐾)ℎ𝑇𝑉[𝑣0]𝑑𝑡 (0,𝑇) = 4𝑇‖𝑆 ′‖ 𝐿∞([−𝐾,𝐾])‖𝑎‖𝐿∞([−𝐾,𝐾])ℎ𝑇𝑉[𝑣0] ≤ 4𝑇‖𝑎‖𝐿∞([−𝐾,𝐾])ℎ𝑇𝑉[𝑣0] dès que |𝑆′| ≤ 1,
d’où la première inégalité du théorème 6.5.1
Si 𝑢0 appartient seulement à 𝐿1, alors d’après le théorème 3.4.1, la solution 𝑢 de
l’équation cinétique 3.2.1-3.2.2 appartient à 𝒞(ℝ+, 𝐿1(ℝ))
De plus la solution 𝑣 du problème 6.2.1-6.2.2-6.2.3 appartient à 𝒞(ℝ+, 𝑙1(ℤ)) donc
𝑣ℎ définie par 𝑣ℎ(𝑡, 𝑥) = 𝑣𝑖(𝑡)∀𝑥 ∈ [𝑥𝑖−1 2; 𝑥𝑖+ 1 2[, ∀𝑡 vérifie ‖𝑣ℎ(𝑡) − 𝑣ℎ(𝑡0)‖𝐿1(ℝ) = ∑ ∫ |𝑣ℎ(𝑡) − 𝑣ℎ(𝑡0)|𝑑𝑡 𝐶𝑖 𝑖 = ∑ ∫ |𝑣𝑖(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡0)|𝑑𝑡 𝐶𝑖 𝑖 = ∑ ℎ𝑖|𝑣𝑖(𝑡) − 𝑣𝑖(𝑡0)| 𝑖 ≤ ℎ‖𝑣(𝑡) − 𝑣(𝑡0)‖𝑙1(ℤ) →𝑡→𝑡 0 0 d’où 𝑣ℎ ∈ 𝒞(ℝ+, 𝐿1(ℝ)).
Soit 𝜌𝜀 une suite régularisante, 𝑢𝜀0 = 𝑢0∗ 𝜌𝜀 ∈ 𝐿1∩ 𝐿∞∩ 𝐵𝑉(ℝ) pour chaque 𝜀 et
‖𝑢0∗ 𝜌
Soit 𝑢𝜀 ∈ 𝒞(ℝ+, 𝐿1(ℝ)) ∩ 𝐿∞(ℝ+× ℝ) l’unique solution entropique de donnée initiale
𝑢𝜀0.
On a la propriété de contraction 𝐿1 :
‖𝑢𝜀(𝑡) − 𝑢(𝑡)‖𝐿1(ℝ) ≤ ‖𝑢0 ∗ 𝜌𝜀− 𝑢0‖𝐿1(ℝ) 𝑣𝜀,ℎ est définie par 𝑣𝜀,ℎ(𝑡, 𝑥) = 𝑣𝜀,𝑖(𝑡)∀𝑥 ∈ [𝑥𝑖−1
2; 𝑥𝑖+ 1
2[, ∀𝑡 où 𝑣𝜀 est la solution appartenant à 𝒞(ℝ+, 𝑙1(ℤ)) du problème 6.2.1-6.2.2-6.2.3 de donnée initiale les
moyennes de 𝑢𝜀0 sur chaque cellule 𝐶𝑖.
La première partie du théorème 6.5.1 nous donne
‖𝑣𝜀,ℎ(𝑡) − 𝑢𝜀(𝑡)‖𝐿1(ℝ) ≤ ‖𝑣𝜀,ℎ0 − 𝑢0∗ 𝜌𝜀‖𝐿1(ℝ)+ 𝐶(𝑡ℎ‖𝑢𝜀0‖𝑇𝑉‖𝑢𝜀0‖𝑇𝑉) 1 2 Le théorème A.2.4 de la page 181 donne ∀𝑡 ≥ 0
‖𝑣𝜀,ℎ(𝑡) − 𝑣ℎ(𝑡)‖𝐿1(ℝ) ≤ ‖𝑣𝜀,ℎ0 − 𝑣ℎ0‖𝐿1(ℝ) Il reste à utiliser l’inégalité triangulaire pour montrer que
‖𝑣ℎ(𝑡) − 𝑢(𝑡)‖𝐿1(ℝ) ≤ ‖𝑣ℎ(𝑡) − 𝑣𝜀,ℎ(𝑡)‖𝐿1(ℝ)+ ‖𝑣𝜀,ℎ(𝑡) − 𝑢𝜀(𝑡)‖𝐿1(ℝ)+ ‖𝑢𝜀(𝑡) − 𝑢(𝑡)‖𝐿1(ℝ) ≤ ‖𝑣𝜀,ℎ0 − 𝑣ℎ0‖𝐿1(ℝ)+ ‖𝑣𝜀,ℎ0 − 𝑢0∗ 𝜌𝜀‖𝐿1(ℝ)+ 𝐶(𝑡ℎ‖𝑢𝜀0‖𝑇𝑉‖𝑢𝜀0‖𝑇𝑉) 1 2 + ‖𝑢0∗ 𝜌 𝜀− 𝑢0‖𝐿1(ℝ) On voit aussi que
‖𝑣𝜀,ℎ0 − 𝑢0∗ 𝜌 𝜀‖𝐿1(ℝ) ≤ ‖𝑣𝜀,ℎ0 − 𝑣ℎ0‖𝐿1(ℝ)+ ‖𝑣ℎ0− 𝑢0‖𝐿1(ℝ)+ ‖𝑢0∗ 𝜌𝜀− 𝑢0‖𝐿1(ℝ) donc ‖𝑣ℎ(𝑡) − 𝑢(𝑡)‖𝐿1(ℝ) ≤ 2‖𝑣𝜀,ℎ0 − 𝑣ℎ0‖𝐿1(ℝ)+ ‖𝑣ℎ0− 𝑢0‖𝐿1(ℝ)+ 𝐶(𝑡ℎ‖𝑢𝜀0‖𝑇𝑉‖𝑢𝜀0‖𝑇𝑉) 1 2 + 2‖𝑢0∗ 𝜌 𝜀− 𝑢0‖𝐿1(ℝ) Or ‖𝑣𝜀,ℎ0 − 𝑣ℎ0‖𝐿1(ℝ) = ∑ ℎ𝑖|𝑣𝜀0− 𝑣0| 𝑖 = ∑ ℎ𝑖| 1 ℎ𝑖∫ 𝑢 0∗ 𝜌 𝜀 𝐶𝑖 − 1 ℎ𝑖∫ 𝑢 0 𝐶𝑖 | 𝑖 ≤ ‖𝑢0∗ 𝜌 𝜀 − 𝑢0‖𝐿1(ℝ) donc ‖𝑣ℎ(𝑡) − 𝑢(𝑡)‖𝐿1(ℝ) ≤ ‖𝑣ℎ0− 𝑢0‖𝐿1(ℝ)+ 𝐶(𝑡ℎ‖𝑢𝜀0‖𝑇𝑉‖𝑢𝜀0‖𝑇𝑉) 1 2+ 4‖𝑢0∗ 𝜌𝜀 − 𝑢0‖𝐿1(ℝ) Le dernier terme tend bien vers 0 grâce à la suite régularisante et au fait que 𝑢0 ∈ 𝐿1(ℝ)
De plus ‖𝑢𝜀0‖ 𝑇𝑉 = ‖𝑢0∗ 𝜌𝜀‖𝑇𝑉 = ‖𝑢0∗ 𝜌𝜀′‖𝐿1(ℝ) ≤ ‖𝑢0‖𝐿1(ℝ)‖𝜌𝜀′‖∞ On a aussi ‖𝑣ℎ0 − 𝑢0‖ 𝐿1(ℝ)→ℎ→0 0
grâce à une suite de fonctions lisses à support compact qui tend vers 𝑢0 dans 𝐿1(ℝ)
donc en prenant d’abord 𝜀 suffisamment petit, puis ℎ assez petit, on a bien ‖𝑣ℎ(𝑡) − 𝑢(𝑡)‖𝐿1(ℝ) →ℎ→0 0
et ceci de manière uniforme ∀𝑡 ∈ [0; 𝑇].
0 ≤ 𝑠𝑔𝑛(𝜉)𝑓𝑖𝑛+1(𝜉) ≤ 1 ce qui n’est pas difficile, il suffit de remarque que
𝑣𝑖𝑛+1 = ∫ 𝑓𝑖𝑛+1(𝜉)𝑑𝜉
ℝ
s’écrit de trois manière différente suivant les signes de 𝛼 et 𝛽 : Si 𝛼, 𝛽 > 0 alors 𝑣𝑖𝑛+1 = 𝛼 + ∫ 𝑓 𝑖𝑛+1(𝜉)𝑑𝜉 𝛽 𝛼 Si 𝛼 ≤ 0 et 𝛽 ≥ 0 alors 𝑣𝑖𝑛+1 = ∫ 𝑓0 𝑖𝑛+1(𝜉)𝑑𝜉 𝛼 + ∫ 𝑓𝛽 𝑖𝑛+1(𝜉)𝑑𝜉 0 et si 𝛼, 𝛽 < 0 alors 𝑣𝑖𝑛+1 = ∫ 𝑓 𝑖𝑛+1(𝜉)𝑑𝜉 𝛽 𝛼 + 𝛽 Pour montrer que
min
𝑗∈ℤ 𝑣𝑗 0 ≤ 𝑣
𝑖𝑛 ≤ max𝑗∈ℤ 𝑣𝑗0
on procède par récurrence, et on utilise la formule 0 ≤ 𝑠𝑔𝑛(𝜉)𝑓𝑖𝑛+1(𝜉) ≤ 1, pour
prouver que dans les trois cas précédents :
𝛼 ≤ 𝑣𝑖𝑛+1 ≤ 𝛽
grâce à l’hypothèse de récurrence vraie au rang 𝑛. Quand j’aurai prouvé que
∑ 𝑆(𝑣𝑖𝑛)
𝑖
≤ ∑ 𝑆(𝑣𝑖0)
𝑖
je l’appliquerai à 𝑆(𝑥) = 𝑥 et à 𝑆(𝑥) = −𝑥 pour prouver que ∑ 𝑣𝑖𝑛
𝑖
= ∑ 𝑣𝑖0
𝑖
Le fait que 𝑓𝑖𝑛+1 soit bornée et à support compact implique que 𝑓
𝑖𝑛+1 ∈ 𝐿1(ℝ). Grâce au
fait que 0 ≤ 𝑠𝑔𝑛(𝜉)𝑓𝑖𝑛+1(𝜉) = |𝑓
𝑖𝑛+1(𝜉)| ≤ 1, on peut appliquer le théorème 2.2.1 (ii) qui
affirme que si 𝑆 est Lipschitzienne, continue, et convexe alors 𝑆 (∫ 𝑓𝑖𝑛+1(𝜉)𝑑𝜉
ℝ
) − 𝑆(0) ≤ ∫ 𝑆′(𝜉)
ℝ
𝑓𝑖𝑛+1(𝜉)𝑑𝜉 soit, dans notre cas
𝑆(𝑣𝑖𝑛+1) ≤ ∫ 𝑆′(𝜉)
ℝ
𝑓𝑖𝑛+1(𝜉)𝑑𝜉 que l’on peut écrire grâce à l’algorithme cinétique :
𝑆(𝑣𝑖𝑛+1) ≤ 𝑆(𝑣𝑖𝑛) − 𝜎 𝑖(𝜂𝑖+1 2 𝑆,𝑛 − 𝜂 𝑖−12 𝑆,𝑛) ou bien ℎ𝑖𝑆(𝑣𝑖𝑛+1) ≤ ℎ 𝑖𝑆(𝑣𝑖𝑛) − 𝛥𝑡(𝜂𝑖+1 2 𝑆,𝑛 − 𝜂 𝑖−12 𝑆,𝑛)
en sommant pour 𝑖 allant de – 𝑁 à 𝑁 on trouve ∑ ℎ𝑖𝑆(𝑣𝑖𝑛+1) 𝑁 𝑖=−𝑁 ≤ ∑ ℎ𝑖𝑆(𝑣𝑖𝑛) 𝑁 𝑖=−𝑁 − 𝛥𝑡(𝜂 𝑁+12 𝑆,𝑛 − 𝜂 −𝑁−12 𝑆,𝑛 )
or 𝜂 𝑖+12 𝑆,𝑛 = ∫ 𝑆′(𝜉)(𝑎 +(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖𝑛) − 𝑎−(𝜉)𝜒(𝜉, 𝑣𝑖+1𝑛 ))𝑑𝜉 ℝ = = ∫ 𝑆′(𝜉)𝑎 +(𝜉)𝑑𝜉 𝑣𝑖𝑛 0 − ∫ 𝑆′(𝜉)𝑎 −(𝜉)𝑑𝜉 𝑣𝑖+1𝑛 0 en prenant 𝑆(𝑥) = |𝑥| et ℎ𝑖 = ℎ = 𝛥𝑡 sup 𝜉∈[min 𝑗∈ℤ𝑣𝑗 0;max 𝑗∈ℤ 𝑣𝑗 0] |𝑎(𝜉)|on obtient ∑ ℎ|𝑣𝑖𝑛+1| 𝑁 𝑖=−𝑁 ≤ ∑ ℎ|𝑣𝑖𝑛| 𝑁 𝑖=−𝑁 + ℎ𝑀 ≤ ∑ ℎ|𝑣𝑖0| 𝑁 𝑖=−𝑁 + (𝑛 + 1)ℎ𝑀 donc ∑ |𝑣𝑖𝑛+1| ∞ 𝑖=−∞ < +∞ et lim 𝑖→±∞𝑣𝑖 𝑛+1 = 0
donc par convergence dominée
lim 𝑖→±∞𝜂𝑖+12 𝑆,𝑛 = 0 et enfin ∑ ℎ𝑖𝑆(𝑣𝑖𝑛+1) ∞ 𝑖=−∞ ≤ ∑ ℎ𝑖𝑆(𝑣𝑖𝑛) ∞ 𝑖=−∞
en particulier pour ℎ𝑖 = ℎ = 𝛥𝑡 sup 𝜉∈[min 𝑗∈ℤ𝑣𝑗 0;max 𝑗∈ℤ 𝑣𝑗 0] |𝑎(𝜉)|, on obtient ∑ 𝑆(𝑣𝑖𝑛+1) ∞ 𝑖=−∞ ≤ ∑ 𝑆(𝑣𝑖𝑛) ∞ 𝑖=−∞
La conclusion du schéma cinétique volume fini, c’est qu’en l’intégrant par rapport à 𝜉 on doit retomber sur le schéma volume fini entropique.
Donc on part du schéma vf entropique existant pour trouver le schéma vf cinétique (avec un flux cinétique discret bien décrit dans le papier de Perthame-Makridakis) Mais on ne discrétise pas la formulation cinétique continue de la loi de conservation scalaire directement.