Abstracts / Revue française d‘allergologie 54 (2014) 265–275 267 en moyenne de 25 %. La moyenne du dépistage de la démence (MMSE) est de
20 %, celle de la dépression (15 Geriatric Depression Scale) est de 3 %. L’index de perturbation du sommeil (EPESE) est en moyenne de 9 %.
Discussion.–L’asthme influence considérablement la qualité de vie du patient.
Le questionnaire de Saint George reflète largement l’impact de l’asthme sur la qualité de vie. La dégradation de la qualité de vie est largement corrélée au contrôle de l’asthme. Une évaluation régulière de la qualité de vie permet de juger de l’efficacité thérapeutique et d’ajuster le traitement.
Conclusion.–À travers ce travail, il ressort que la bonne analyse de la qualité de vie chez les asthmatiques permet une meilleure prise en charge de ces patients.
http://dx.doi.org/10.1016/j.reval.2014.02.133
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Corrélation entre sévérité de l’asthme et sensibilisation cutanée aux moisissures
R.G. Bopaka , W. Khattabi , B. El Bied , M. Choubi , H. Afif , A. Aichane
Service des maladies respiratoires, hôpital 20 Août 1953, CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc
Introduction.– L’asthme n’est plus un problème de santé publique à démontrer.
Devant un asthme sévère, on recherche s’il n’est pas associé à d’autres maladies allergéniques telle que la rhinite, cependant cette sévérité peut aussi être corré- lée aux moisissures. L’allergie respiratoire aux moisissures est plus difficile à appréhender, afin de mieux connaître les risques allergiques liés à l’exposition aux moisissures et à la sévérité de l’asthme.
Méthodes.–Une étude rétrospective réalisée, entre septembre 2011 et juillet 2013 portant sur 219 patients asthmatiques suivis à la consultation d’allergologie en comparant deux groupes. Le groupe 1, des patients allergiques aux moisis- sures et le groupe 2, des patients non allergiques aux moisissures. Des Prick-test pour les pneumallergènes fongiques les plus fréquents (alternaria, cladosprium etAspergillus fumigatus) étaient pratiqués avec des extraits standardisés.
Résultats.–Le test était positif chez 44 patients du groupe1 (20 %) avec une prédominance féminine (71 %). La moyenne d’âge était de 32 ans. Une sensibi- lité à l’A. fumigatusétait retrouvée chez 17 patients (8 %) avec un cas d’asthme isolé. Une sensibilité à l’alternaria était retrouvée chez 15 patients (7 %) dont 11 avaient un asthme isolé. Et une sensibilité au cladosprium était retrouvée chez 12 patients (5 %) dont 6 cas avaient un asthme isolé. Dans le groupe1, l’asthme était partiellement contrôlé dans 68 % et contrôlé dans 25 % avecp< 0,01. Et non contrôlé dans 7 % avecp> 0,3.
Discussion.–Les moisissures sont des pneumallergènes dominants dans l’air inhalé. Elles existent tout au long de l’année, dans de nombreux logements. La différence est significative entre le groupe 1 et le groupe 2 concernant l’asthme contrôlé et partiellement contrôlé.
Conclusion.–À travers ce travail, nous soulignons si l’allergie aux moisissures est une réalité indiscutable, son rôle exact reste difficile à évaluer vu la grande variabilité selon les pays ou même les régions du fait des conditions climatiques et d’habitat.
http://dx.doi.org/10.1016/j.reval.2014.02.134
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Évaluation du contrôle de l’asthme à Casablanca
R.G. Bopaka , W. Khattabi , H. Sellal , F.Z. Khouchilia , H. Afif , A. Aichane
Service des maladies respiratoires, hôpital 20 Août CHU Ibn Rochd, Casablanca, Maroc
Introduction.– L’asthme est un problème de santé publique, avec une prévalence en augmentation autant dans les pays industrialisés que dans les pays en voie de développement. Il a des répercussions sur le coût et sur la qualité de vie. Notre travail a pour but d’estimer la prévalence des patients asthmatiques contrôlés, partiellement contrôlés et non contrôlés et de déterminer les paramètres altérés et les causes de non contrôle.
Méthodes.–Nous avons mené une étude de juin 2010 à juin 2013, portant sur 219 patients asthmatiques suivis en consultation d’allergologie.
Résultats.–La moyenne d’âge était de 32 ans, avec une prédominance féminine (64 %). Après une anamnèse et un examen clinique complet, des Pricks-test pour les principaux pneumallergènes étaient pratiqués avec des extraits standar- disés. Les Pricks-test étaient positifs dans 168 cas (77 %). Les allergènes les plus incriminés étaient les acariens (59 %) et des moisissures (20 %). L’asthme était contrôlé dans 110 cas (50,2 %), partiellement contrôlé dans 84 cas (38,4 %) et non contrôlé dans 25 cas (11,4 %). Parmi les paramètres altérés chez les patients partiellement contrôlés et non contrôlés, les symptômes nocturnes (84 %), les symptômes diurnes au-delà de 2 fois par semaine (41 %), le recours aux broncho- dilatateurs d’action rapide au-delà de 2 fois par semaine (38 %), une fonction respiratoire inférieure à 80 % de la valeur théorique (10 %), la limitation des activités et les exacerbations dans 9 cas à chacun (8,2 %). Les causes de non contrôle étaient l’inobservance thérapeutique dans 60 %, l’automédication dans 15 %, l’irrégularité dans la consultation de suivi dans 20 % et la mauvaise hygiène de l’habitat dans 5 %.
Conclusion.–À travers cette étude, le suivi régulier en milieu spécialisé permet le contrôle dans la moitié des cas des patients asthmatiques. Les symptômes noc- turnes nécessitent une attention particulière afin d’orienter une bonne éducation et des stratégies thérapeutiques pour augmenter le contrôle optimal.
http://dx.doi.org/10.1016/j.reval.2014.02.135
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Le contrôle de l’asthme bronchique
N. Fettal , A. Laidi , A. Moulay , A. Taleb
Service de pneumologie, CHU de Sidi Bel Abbes, Sidi Bel Abbes, Algérie Introduction.– Le contrôle de l’asthme est un élément incontournable dans le suivi et l’évolution de l’asthme bronchique quel que soit le degré de sévérité.
Il est basé sur la fréquence et l’intensité des symptômes, l’utilisation de bêta- 2 mimétiques de courte durée d’action et sur le degré d’obstruction bronchique.
Méthodes.–C’est une étude prospective, descriptive chez des asthmatiques, à l’aide du questionnaire ACT (test du contrôle de l’asthme), réalisée au niveau du centre de consultation spécialisée du CHU de Sidi Bel Abbes de janvier 2013 à mars 2013.
L’objectif de ce travail est d’évaluer le contrôle de l’asthme chez des patients asthmatiques et d’identifier les causes du mauvais contrôle.
Résultats.–C’est une série de 55 asthmatiques dont 29 femmes et 26 hommes d’un âge moyen de 37 ans. L’ancienneté moyenne de l’asthme est de 10±7 ans. L’asthme bronchique est isolé dans 34 % (19 cas) et associé à une rhino-conjonctivite dans 49 % (27 cas). D’autres facteurs de comorbidités (HTA, diabète, SPA, épilepsie, goitre) sont retrouvés chez 9 patients. L’asthme bronchique était intermittent dans 8 cas (14 %), persistant léger 28 cas (50 %), modéré 20 cas (36 %) et sévère 5 cas (9 %). Le contrôle était optimal dans 21 % des patients, acceptable dans 43 % et inacceptable dans 34 %. Les facteurs associés à un mauvais contrôle étaient la rhinite allergique dans (16 cas), mal observance du traitement (14 cas), le tabagisme (8 cas) et l’obésité (4 cas).
Discussion.–Cette enquête réalisée auprès des asthmatiques de différent stade de sévérité a révélé que plus de la moitié des cas surestimaient le niveau de contrôle qui était insuffisant.
Conclusion.–Le questionnaire ACT est un outil simple et fiable pour évaluer l’asthme bronchique, permettant au médecin d’améliorer sa prise en charge.
Pour en savoir plus
Godard PH et al. Er’asthme, contrôle de l’asthme chez 16 580 patients suivis en médecine générale. Press Med 2005;34:1351–7.
Tonnel AB, Schlatter J. Contrôle de l’asthme en 2010. J Franc Viet Pneum 2010;01(01):15.
Bateman ED et al. Overall asthma control; the relatioship between current control and future risk. J Allery Clin Immunol 2010;125:600–8.
http://dx.doi.org/10.1016/j.reval.2014.02.136
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