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Sur des rayons de longueurs d'onde extrêmement grandes émis par la lampe à mercure en quartz

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Academic year: 2021

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HAL Id: jpa-00242463

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00242463

Submitted on 1 Jan 1911

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grandes émis par la lampe à mercure en quartz

H. Rubens, O. von Baeyer

To cite this version:

H. Rubens, O. von Baeyer. Sur des rayons de longueurs d’onde extrêmement grandes émis par la lampe à mercure en quartz. Radium (Paris), 1911, 8 (4), pp.139-142. �10.1051/radium:0191100804013901�.

�jpa-00242463�

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de le faire communiquer avec l’instrument de mesure,

qui, par sa déviation, mesurait la quantité d’ions en-

core existants. Pendant cette période de 10 sec., alter-

nativement ou il n’y avait pas de champ, ou bien le champ 3gissait. J’ai toujours observé dans cette der- nière condition une déviation plus petite. Voici, par

exemple, quelques mesures, effectnées avec un tube

cylindrique ayant deux disques perpendiculaires à

l’axe du tube comme électrodes, dont le diamètre était à peine inférieur à celui du tube. Leur distance était 2 cm, et l’air avait la pression de 0,02 nim. Un champ de 3540 gauss dirigé parallélement aux disques pouvait èlre créé au moment désiré.

’l’andis quc sa.ns champ magnétique la déviation

était 25,9, elle se réduisait à 6,9 lorsque pendant

les 10 sec. d’ïsolement le champ était en action.

J’ai fait dcs expériences semblables successivement

avec cinq autres tubes, ayant des formes très dine- rentes, avec des pressions variées de l’air intérieur,

et le résultat, bien que rarement aussi marqué que dans le cas rapporté, a été substantiellement le méme, c’est-à-dire que j’ai toujours constaté que le champ

accélère la neutralisation des ions dans le tube. J’ai constaté la diminution de la déviation même après

avoir fait tourner de 90° la direction du champ.

Admettant cc résultat comme général, on voit tlu’il

n’est pas toujours d’accord avec la prévision hastée

sur les déviations, ducs au champ, des électrons en

mouvement, car, dans c rtains cas, ces déviations devraient retarder la neutralisation des charges.

On explique, au contraire, assez bien la plus rapide disparition des ions sous l’action du champ, si l’on

admet l’hypothèse nouvelle que j’ai proposée, c’cst-à-

dire l’ionisation duc au champ particullèrelnent près

de la cathode.

Je donnerai prochainemcnt la seconde partie de ce

travail

[Manuscrit reçu le ’1 cr AB’ ril 1911.]

Sur des rayons de longueurs d’onde extrêmement grandes

émis par la lampe à mercure en quartz

Par H. RUBENS et O. von BAEYER [Université de Berlin.

-

Laboratoire de Physique.

La pénétration dans le spectre, du côté des grandes longueurs d’onde, est très difficile par l’emploi de

sources dont le rayonnement est purement thermique.

Si la source de chaleur ne possède pas de propriétés sélectives, t’intensité du rayonnement dans l’étendue du spectre infra-rouge décroît avec la quatrième puis-

sance de la longueur d’onde. Cette intensité de rayon- nement croît, il est vrai, proportionnellement u la température de la source, niais l’énergie totale du

corps rayonnant, duquel on sépare ce rayonnement partiel, croît beaucoup plus vite, proportionnellement

à la quatrième puissance de la température absolue.

Il y a, par suite, à peine avantage à élever la tempé-

rature de la source.

Dans le spectre de grandes longueurs d’onde, le

manchon Auer s’est comporté comme la source de

chaleur la plus avantageuse, parmi celles de carac-

tère purement thermique, à cause de ses propriétés

sélectives très favorables. Mais avec le manchon Auer,

on n’est pas arriBé, jusqu’à maintenant, li séparer

des rayons de longueur d’onde notablement supé-

rieure à 100 p..

Dans ce qui suit, nous exposons les recherches que

nous avons faites pour étendre la connaissance du domaine infra-rouge, en nous servant de sources

lumineuses où le rayonnement est émis par un gaz incandescent. De telles sources lumineuses sont extrè- nlell1ent sélectives, même si leur rayonnement est purement thermique. Mais il faut, en outre, compter

avec la possibilité d’un rayonnement luminescent

infra-rouge.

La méthode que nous avons employée est absolu-

ment identique à celle employée récemment par M. Wood et l’un de nous, pour isoler des rayons de

grandes longueurs d’onde, et qui a été décrite dans Le Radiuni, 1911, p. 44. Cette méthode repose sur

l’emploi de lentilles de quartz qui, par suite de l’extraordinaire différence diiid;ees pour les rayon

calorifiques de chaque côté du domaine d’absorption

dans le quartz (1,50 au lieu de 2, 14), peuvent être, disposées de manière à concentrer le rayonnement a grande longueur d’onde sur un diaphragme donné,

les rayons caloriciques ordinaires étant dispersés. La

méthode s’appuie, en outre, sur l’absorption sélcctive

du quartz et sur l’effet de certains écrans placés au

centre du faisceau. (Pour avoir plus de détails sur

les particularités de la méthode et des appareils employés, se reporter au mémoire cité plus haut.)

Comme sources, nous avions d’abord employé de puissantes étincelles condensées entre électrodes de

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/radium:0191100804013901

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zinc, de cadmium, de fer, d’aluminium, de platine et

de bïsmuth; on employait pour l’excitation un induc-

teur de 40 cm, parcouru par un courant alternatif,

avec un gros enroulement secondaire. Il ne nous est

jamais arrivé d’avoir un rayonnement sensible dans la

portion considérée des grandes longueurs d’onde. Nous

n’avons pas eu plus de succès en employant un arc à

électrodes de charbon, aussi bien avec des charbons Bremer qu’avec des charbons à àme de fer, quand la

recherche était limitée au rayonnement de l’arc

méme. Cependant, nouw ’recevions dans ces deux der-

niers cas, de petites impulsions irrégulières dans

notre microradiomètre, qui provenaient sans doute du rayonnement à grande longueur d’onde; mais il n’est pas invraisemblable que ce rayonnement soit dû à des particules solides émises par l’arc. Les effets observés n’étaient ni suffisamment réguliers, ni suffi-

sanlment intenses pour permettre une étude plus approfondie.

En employant une lampe à mercure en quartz,

nous avons eu un rayonnement de grande longueur d’onde, relativement très intense, en particulier en

augmentant la consommation d’énergie dans la lampe

Pour un débit de 4 ampères sous 100 volts, sur un

arc d’environ 80 mm, nous avions une impulsion de plus de 50 mm, à notre microradiomètre. Même

quand la lampe brûlait longtemps, la déviation res-

tait tellcment constante, qu’on poovait la mesurer à

des fractions de centième.

Quelques recherches prélinlinaires nous apprirent

que le rayonnement de la lampe à mercure observé

ainsi possédait une constitution très différente de celui du manchon Auer, dont la longueur d’onde

1. Unc lampe à amalgame contenant 60 pour 100 de mercure, 20 pour 100 de plomb et 2U pour 100 de bismuth donnait

approximativement les mêmes résultats.

2. Lame de clivagc brute.

moyenne était, dans les mêmes conditions, d’environ 107 03BC. Nous avons trouve, par exemple, qu’une lame

de quartz, de 14,66 mm. d’épaisseur, laisse passer environ 46,6 pour 100 dn rayonnement isolé, quand

on se sert de la lampe de mercure, et seulement 21,7 pour 100, quand on emploie le manchon

Auer.

Dans le tableau ci-dessus, on a rassemblé, pour un

grand nombre de substances, la transparence des rayons isolés, au moyen de lentilles de quariz, par

l’emploi des deux sources lumineuses : D, pour le manchon Auer, D, pour la lampe de mercure.

Le tableau contient, dans la colonne D,, la trans-

parence pour les mêmes substances, des rayons de la

lampe à mercure filtrés à travers une lame de quartz

amorphe de 2 mm d’épaisseur. Il est évident que le

rayonnement de la lampe à mercure doit se Colllpo-

ser de deux parties, l’une provenant des parois

chaudes de quartz et l’autre émise par la vapeur de

mercure. Pour purifier cette dernière portion, nous

avons d’abord employé un filtre de quartz fondu.

Plus tard, nous avons trouvé qu’un filtre de carton noir était encore meilleur pour l’isolement du rayon- nement partiel envoyé par la vapeur de mercure.

Nous avons donné dans la dernière colonne D, du tahleau, le résultat des mesures de transparence obtenues en employant comme filtre un carton noir

de 0,58 mm. à la place du quartz amorphe.

L’examen du tableau montre immédiatement que pour la même substance, les valeurs de D, D2 D5 D,

vont en croissant. Comme il s’agit ici de substances

comme le quartz, la iluorine, le sel gemme et la syl-

vine, dont le domaine d absorption se trouve vers les longueurs d’onde relativement courtes, cet accroisse- ment indique une augmentation de la longueur d’onde

moyenne du rayonnement considéré. Il est aussi à remarquer que le rayonnement émis par la lampe à

mercure possède une longueur d’onde moyenne plus grande que celui émis par le manchon Auer et que, filtré à travers du papier noir, sa longueur d’onde

moyenne est supérieure à celle du rayonnement filtrés

à travers du quartz amorphe. Les propriétés du papier noir ou du carton noir conduisent encore plus

certainement aux mêmes conclusions, car dans de tels milieux, l’affaiblissement du rayonnement provient

surtout de la diffusion et la transparence doit croitre fortement avec la longueur d’onde.

Mais l’augmentation de la longueurs d’onde moyenne,

qui provient du rayonnement de la lampe à mercure

par l’intercalation de filtres de quartz amorphe ou de

carton noir, repose à notre avis, sur ce que le rayon- nement à courte longueur d’onde des parois de quartz qui se comportc comme celui du manchon Auer, est

absorbé à travers ces filtres beaucoup mieux quc le

rayonnement à plus grande longueur d’onde de la va-

peur de mercure.

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L’extraordinaire transparence du quartz pour les rayons considérës ici est du plus haut intérêt. Si on

calcule, d’après les transparences pour une lame de quartz de 41,7 mm d’épaisseur, taillée normalement à l’axe, la constante d’absorption :

où cl désigne l’épaisseur de la lame en millimètres, D’, la transparence corrigée de la perte par réflexion,

on trouve pour la série de rayons employés ici :

ql = 0,044 ; q2 = 0,026; q3 = 0,0089; q,. == 0,0057 On voit que les rayons de la lampe à mercure filtrés

à travers du carton noir doivent traverser une lame de quartz environ 8 fois plus épaisse pour que leur intensité d’émission soit diminuée dans le même

rapport que celle des rayons émis par le manchon Auer. Les proportions sont les mêmes pour le quartz amorphe ; pourtant le pouvoir absorbant pour ces

sortes de rayons est environ 20 fois plus grand que pour le quartz cristallisé.

he verre et le mica semblent appartenir au groupe de substances comme la fluorine, le sel gemme, la

sylvine dont la région d’absorption est située à une longueur d’onde inférieure à 100 u. La forte transpa-

rence des corps isolants connus, la paraffine, l’ébonite

et l’ambre, nc présente rien de surprenant, pas plus

que la faible absorption du diamant et du sélénium.

l,’eau possède, pour les radiations émises par la

lampe à mercure, surtout après filtration à travers du

quartz amorphe ou du carton noir, un pouvoir absor-

bant beaucoup plus faible que pour les radiations émises par le manchon Auer. De mènie, la réflexion à la surface de l’eau ne peut pas être très considérable,

car les valeurs de la constante d’absorption q calculées

sans tenir compte du pouvoir réflecteur à l’aide des résultats donnés par deux épaisseurs différentes con-

cordent suffisamment, ce qui serait impossible s’il y avait une perte notable par réflexion.

Il faut donc admettre, par suite, que l’eau possède

encore pour cette région du spectre, un indice faible qui se rapproche davantage de la valeur observée dans le spectre visible que de la racine carrée de la constante diélectrique pour les oscillations lentes.

Comme les mesures d’absorption ne peuvent don-

ner aucun résultat quantitatif sur la longueur d’onde

moyenne de la radiation observée, nous avons cherché à mesurer les longueurs d’onde avec l’interféroniètre

déjà souvent employée Les courbes d’interférence obtenues sans l’emploi de filtres avec la lampe à mer-

cure en quartz, montrent un caractère très irrégulier.

On reconnaissait toujours qu’une radiation de lon- gueur d’onde moyenne â peu près égale à celle donnée 1. Une division du tamhnur de t’intcrtèrometre vaut 5,25 03BC.

par le brûleur Auer par cette méthode, formait la par- tie principale de la radiation examinée. Mais déjà par l’introduction d’une lame de quartz de 15 mm, la

courbe changeait aussitôt. Le premier minimum qui

avait lieu pour des rayons non filtrés lorsque l’épais-

seur de la lame était d’environ 5 divisions du tambour

(26 03BC), se produisait pour une épaisseur d’environ

8 divisions. En portant l’épaisseur de la lame de quartz interposée à 42 mm, le premier minimum se produisait alors pour une distance des lames de l’in- terféromètre d’environ 13 divisions (65 03BC).

En même temps la courbe d’interférence présentait

une forme beaucoup plus continue. Les maxima et les minima irréguliers, observés au début, avaient pres- que complètement disparu et à côté du minium cité plus haut pour i3 divisions, il se produisait plus

loin dans plusieurs séries d’expériences un maximum

faiblement marqué.

Une telle courbe d’interférence est représentée dans

la figure (courbe a). La courbe b a été obtenue après

Fig. 1.

l’intercalation d’une lame de quartz amorphe de

2 mm d’épaisseur et la courbe c par l’interposition

d’une lame de carton noir de 0,4 mm.. La courbe c

montre le plus nettement, le caractère ondulatoire.

Le minimum se trouve pour 15 divisions, et le maxi-

mum, vers 50 division, est un peu plus fort que dans les autres courbes. Une détermination exacte de

ces points est extrêmement difficile, même dans cette

courbe. On â en tout cas, le droit d’admettre que le rayonnement filtré a travers du carton noir contient

une plus grande proportion des rayons de grande lon-

gueur d’onde que celui qui a été filtré dans du quartz.

Nous avions tiré cette conclusion des résultats du tableau d’absorption.

Les résultats des mesures à l’interféromètre ne

permettent pas de résoudre la question de savoir s’il

s’agit, dans ce rayonnement à grande longueur

d’onde, de plusieurs radiations homogènes de lon-

(5)

gueurs d’onde différentes, comme on devait on avoir

en employant un rayonnement luminescent de la w-

peur de mercure, ou bien d’un rayonnement qui

s’étend sur une plus grande région du spectre, comme cela arrive pour la plupart des corps à rayonnement purement thermique.

Par contre, on peut conclure sûrement de nos mesures qu’une grande partie de ce rayonnement émis

par la vapeur de mercure, a une longueur d’onde

moyenne d’environ :

Pour prouver que cette radiation de longueur

d’onde extraordinairement grande est énlise par la vapeur de mercure et non par le tube de quartz de la lampe, on peut encore faire le raisonnement sui- vant : il a été dit, au début, que l’intensité du rayon-

nement d’un corps noir décroît avec la quatrième puissance de la longueur d’onde; le quartz amorphe qui, vers k = 100 03BC, se comporte comme un corps noir, émet donc, pour les longneurs d’onde trois fois

plus grandes, la 81e partie de l’énergie qu’il émet vers

100 p. Alais un tel rayonnement faible ne peut pas être observé pour la température relativement basse de

l’enveloppe de quartz. Nous avons pu montrer aussi

expérimentalement que le rayonnement observé, de grande longueur d’onde, vient de la vapeur de mercure mêmc, en mesurant l’intensité du rayonnement, pcu de temps avant ou après l’interruption du courant de

la lampe. En introduisant un filtre de carton, l’inten-

sitf du rayonnement tombait, immédiatement après l’ouverture du courant, à environ 50 pour 100 de la

valeur initiale, et diminuait ensuite lentement. En faisant la même expérience, sans interposer de filtre,

on ne pouvait remal’quer une diminution que d’en- viron i0 pour 100, après l’ouverture du courant.

On peut considérer comme démontré le fait que la

lampe en mercure incandescente émet un rayonne-

ment de grande longueur d’onde; il reste à savoir s’il s’agit d’un rayonnement thermique ou d’un rayon- nement de luminescence’. D’après les mesures de

MM. Küch et Retschinsks2, la température dans la

vapeur de la lampe à mercure, sous haute tension,

peut atteindre plusieurs milliers de degrés. Dans ce

cas, il n’est pas impossiblc que ce soit un rayonne-

ment thermique de grande longueur d’onde, si la

vapeur de mercure possède, dans cette région du spectre, une absorption sélective considérable.

Le résultat essentiel des recherches ci-dessus est d’avoir isolé, du rayonncment de la lampe à mer-

cure, les rayons d’environ 0,5 mm de longueur d"onde.

avec une intensité suffisante pour rendre possible

l’étude de leurs propriétés. On étend ainsi l’infra-

rouge d’une octave et demie.

[Manuscrit reçu le 2a mars 19111.

[Traduit de l’allemand par Jules Roux].

1. ll reste encore l’hypothèse qu’il s’agit ici d’ondes llerliionues mtrcmcment courtes. Cette hypothèse ne nous semble pomtant

pas probable, l’espace parcouru par le courant ne contenant pas de corps qui pourraicnt servir d oscillateurs.

2. liücii et RETSCHINSKY, Ann. d. Ilhys., 22 ’ 11H07! 393.

Sur la réalisation d’un rayonnement matériel

d’origine purement thermique. Cinétique expérimentale

Par L, DUNOYER

[Faculté des Sciences de Paris.

2014

Laboratoire de Mme CURIE.]

Au cours des recherches que j’ai publiées ici

méme 1 sur les rayons cathodiques que l’on peut obtenir au moyen de cathodes recouvertes de gouttes métalliques très petites (gouttes de métal alcalin en particulier, j’avais remarqué que lorsqu’on distille

11 n métal alcalin dans un vide très soigné, la conden-

ation ne se produit pas toujours conformément au

principe de Watt ou de la paroi froide, mais sur cer-

taines parois possédant une situation particulière par rapport a la partie chauffée. Des obstacles convena-

blement disposés, tels que les électrodes, étaient susceptibles de portér sur la paroi des ombres

nettes.

1. Le Radium, 7 (1910) 300.

L’étude de ce phénomène m’a conduit a fixer une technique qui permet d’isoler un faisceau de parti-

cules matérielles, probablement de molécules, ani-

mées de vitesses toutes parallèles entre elles. Ce

faisceau réalise, en somme, ce que M. Poincaré a

appelé un gaz à une dimension. Ce véritable rayon-

oement matériel se propage rn ligne droite dans le vide et peut donner des ombres parfaitement nettes après un parcours assez long. Je ne connais pas en-

core les limites de ce parcours mais j’ai pu le réaliser aisément sur une longueur d’une vingtaine de centi-

mètres. L’objet de cette note prélén1inaire est de

décrire le phénomène et d’indiqner les principales

directions qu’il semble ouvrir à des recherches etpé-

rimentales sur la cinétique des gaz.

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