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Observations de sciences naturelles

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Academic year: 2022

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Texte intégral

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sent c o m m e des enfants sur l'étroite b a n q u e t t e d o m i n a n t le précipice.

Enfin, un b r u s q u e c o n t o u r et voici sous les mélèzes la c h a p e l l e Ste- M a r g u e r i t e . Un grand feu b r û l e tout a u p r è s , où les « vouasseurs » pour- ront réchauffer leur corps transi. P o u r le m o m e n t , ces h u m b l e s héros b o u e u x n e semblent pas pressés de q u i t t e r l e u r b a i n à 4 degrés, et j o u e n t à éclabousser leurs voisins, aux grands éclats de r i r e de la galerie.

•i:

La levée du bisse est chose faite. Le ruisseau calmé roule m a i n t e n a n t ses eaux dociles vers les prés où c o m m e n c e son rôle fertilisateur. Après l'eau, le vin vient r é c o m p e n s e r les h o m m e s de leurs efforts. Les tonne- lets sont en perce, les cbannes circulent. Tous les visages r a y o n n e n t . Monsieur le curé est h e u r e u x de n'avoir pas d'accident à d é p l o r e r . Le m é t r a i est fier du succès de l ' o p é r a t i o n . T a n d i s q u e la fête continue cous les mélèzes, les citadins q u e nous sommes r e p r e n n e n t le c h e m i n de la plaine g a r d a n t le souvenir du m a g n i f i q u e e x e m p l e de travail, de solidarité, de d é v o u e m e n t à la chose p u b l i q u e que ces simples monta- gnards viennent de leur d o n n e r .

OBSERVATIONS DE SCIENCES NATURELLES

par Ignace Mariétan

Les 9 et 29 m a i 1961 on a lâché 8 b o u q u e t i n s au Val de Moiry, 5 mâles et 3 femelles, p r o v e n a n t du district franc fédéral du P l e u r e u r . Le 21 j u i l l e t 1961, j e vois 6 b o u q u e t i n s t r a v e r s a n t u n gros névé vers 2700 m. sous les derniers rochers de la G a r d e de B o r d o n (Anniviers).

I l n'y avait pas de confusion possible avec des chamois, j ' a i distingué n e t t e m e n t les grandes cornes se p r o f i l a n t sur la surface b l a n c h e du névé. Deux étaient plus petits j e ne l e u r voyait pas les cornes, proba- b l e m e n t des femelles. Ils é t a i e n t en colonne de m a r c h e , celui de tête, le guide, à u n e c i n q u a n t a i n e de mètres en avant des autres q u i suivaient espacés de 3 m. environ. J e les ai p e r d u de vue dans les rochers. Malgré des observations attentives et n o m b r e u s e s poursuivies j u s q u ' a u 15 sep- t e m b r e , j e ne les ai pas revus. Je m e suis d e m a n d é s'ils seraient allés j u s q u e dans les rochers au-dessus du P e t i t M u n t e t , l'arête s u p é r i e u r e porte le n o m des B o u q u e t i n s , donc il y en avait là autrefois. Ou bien

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étaient-ils r e t o u r n é s au Val de Moiry, le garde P e t e r m'a dit qu'il avait placé du sel et des plaques de léchage à Moiry.

Selon u n r a p p o r t du garde au Service de la chasse au d é b u t d'octobre, 5 b o u q u e t i n s ont été observés près de la P o i n t e de Tsirouc à 2777 m., donc à l ' e x t r é m i t é n o r d de l'arête qui sépare le Val de Zinal du Val de Moiry. Que sont devenus les 3 qui m a n q u e n t ? Il est intéressant de suivre en détail l'évolution de cette colonie. Il serait désirable d'intro- d u i r e encore quelques femelles p o u r assurer la stabilité du groupe.

La rive gauche du vallon de Zinal forme u n district franc c a n t o n a l . Les chamois s'y sont m u l t i p l i é s d ' u n e m a n i è r e réjouissante. P e n d a n t l'été 1961, j ' a i p u observer u n e colonie de 15 individus dont 2 j e u n e s sur le versant nord-ouest de la G a r d e de B o r d o n . Ils avaient choisi c o m m e abri un r o c h e r utilisé autrefois p a r des bergers de m o u t o n s . Ils y sont restés dès le 22 j u s q u ' a u 30 j u i n . Vers 6 h e u r e s , au lever du soleil, ils se dispersaient dans les environs sur des gazons et de petites bosses rocheuses. Vers 10 h., q u a n d il y avaiî du soleil, ils regagnaient leur a b r i , si le ciel était couvert ils restaient j u s q u e dans l'après-midi.

Ils j o u a i e n t parfois se p o u r s u i v a n t à g r a n d e vitesse à travers des r o c h e r s ; p o u r traverser un couloir quelques-uns faisaient u n grand saut. D e p u i s le 1er juillet, ils se sont dispersés plus h a u t vers le n o r d , à 2400 m . Le 23 j u i l l e t 8 sont revenus vers le grand r o c h e r . Le 12 sep- t e m b r e j e vois u n g r o u p e d ' u n e q u i n z a i n e sur u n e p e n t e d'éboulis avec u n gazon p l u s vert q u ' a i l l e u r s ; le t e m p s est b e a u , à 10 h. tous s'élancent s u b i t e m e n t avec u n e g r a n d e vitesse, en m o n t a n t vers de gros blocs éboulés, où ils se c a c h e n t à l ' o m b r e . Il doit y avoir eu q u e l q u e chose qui les a effrayés.

Aigle royal. E n 1960, il avait n i c h é vers le sommet d'un g r a n d rocher, au-dessus du Belvédère, en face du village de Zinal. Le garde- chasse m ' a d i t q u e , au d é b u t du p r i n t e m p s 1961, ils avaient c o m m e n c é à a p p o r t e r des b r a n c h e s au m ê m e nid, mais ils n ' o n t pas c o n t i n u é ; il en fut de m ê m e dans u n vieux n i d sur P r a l o n g . A p l u s i e u r s reprises j ' a i vu soit u n couple, soit u n i n d i v i d u isolé, p l a n e r sous l ' a l p e de la Lé, ou sous la G a r d e de B o r d o n .

J'ai observé u n putois à Zinal.

Stations nouvelles de plantes : J'ai r e p é r é u n e station nouvelle de Bulbocodes, sur la colline des potences, près de Sion, en fleur à la fin de j a n v i e r .

Onopordum acanthium, u n e grosse colonie au b o r d de la r o u t e de Gravelone, près de l ' H ô p i t a l sur Sion. On l'a d é t r u i t e en g r a n d e p a r t i e en b r û l a n t des h e r b e s sèches. P l a n t e s très vigoureuses, a t t e i g n a n t u n e

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hauteur de 1.60 - 1.70 m., très décoratives. Une colonie aussi de la même plante à l'extrémité est de la colline de quarzites exploitée par J.

Dionisoti près de St-Léonard.

Primula hirsuta: dans les rochers sur l'ancien chemin de Soussillon à Chandolin, grosses colonies contre les rochers, vers le point 1666 m.

Abondance de Tremble (Populus tremula) en dessous des chalets de Pramin 1450 m. sur Soussillon, surtout à l'état de buissons.

Grenadier (Punira granatum), un buisson en plein rocher sous Valère (Sion). C'est le seul que je connaisse. Il y en avait autrefois dans les environs de Sion, on les a transplantés dans les jardins de la ville.

Clitocibe odorante, un exemplaire de ce curieux champignon, sur une poutre d'un vieux chalet, près du sol, à Zinal, en 1960 et 1961.

Excursion du 13 avril dans les may ens d'Incron, à la Combe d'Arbaz:

Lilium croceum indiqué par Rion dans la Combe d'Arbaz, plus signalé depuis, se trouve vers la base des rochers sous Encron, vers 1600 m., on peut l'atteindre en remontant la forêt. Les gens d'Arbaz vont le cueillir pour certaines fêtes, ils lui donnent le nom de fleurs d'Ouris.

Cytisus radiatus, en très grande abondance, recouvrant des pentes entières, surtout dans la région des mayens de Vermenala, et au-dessus jusqu'à Encron, les habitants d'Arbaz lui donnent le nom de Dzavron.

Il envahit les terrains des mayens, on l'arrache.

Corydalis intermedia: Des tapis dans les mayens de Vermenala, 1600 m.

Pinus montana au-dessus de Vermenala, en partie forme couchée.

Nom donné au Crocus: Veullairette, et au sureau du village: Les Chu.

Les tirs d'artillerie contre les parois du Prabé ont provoqué une désagrégation intense des rochers schisteux, si bien que les débris ont recouvert des terrains de pâturages vers le fond du vallon, sous Verme- nala. On tire depuis Champsec.

Aux Mayens de Sion, près du chalet de M. Pierre de Riedmatten à 1240 m., le 4 juin 1961, je vois un arole bien développé, en fleur, beaucoup de fleurs mâles, pas de fleurs femelles sur les branches infé- rieures. Deux très gros mélèzes avec de forts renflements vers la base.

Sur une grande branche horizontale de l'un d'eux, à environ 5 mètres du tronc, il s'est formé une sorte d'arbre vertical, épaisseur environ 25 cm., hauteur 6-7 m. forme régulière d'un arbre. Il doit s'agir d'un bourgeon adventif qui s'est développé comme un arbre.

Sedum spurium: Devant le chalet Florey s/Zinal; originaire du

Caucase, cultivé.

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