Calcul scientique 12 décembre 2013 TP 9: Méthode d'Euler implicite
Exercice 1. Soit ∆N la matrice du Laplacien discret avec conditions de Dirichlet :
∆N =
−2 1 0 . . . 0
1 −2 1 ... ...
0 ... ... ... 0 ... ... 1 −2 1
0 . . . 0 1 −2
.
On s'intéresse à l'équation de la chaleur discrète : étant donné un point f0∈RN, on cherche une fonction f :R×RN vériant l'équation diérentielle ordinaire
(f(0) =f0 f0(t) = ∆Nf(t)
On note λ1 ≤. . .≤λN les valeurs propres de ∆N etv1, . . . , vN des vecteurs propres correspon- dants. On xe τ > 0 et on note tn = nτ une discrétisation du temps. Étant donnée f0 ∈ E`, on considère les trois schémas suivants pour résoudre l'EDO (ex signie exact, ee signie Euler explicite et ee Euler implicite) :
fkex = exp(tk∆N)f0 fk+1ee −fkee
τ = ∆Nfkee, avec f0ee= 0 fk+1ei −fkei
τ = ∆Nfk+1ei , avec f0ee = 0
Pour les applications numériques, on xera N = 30.
1. Programmer une fonction qui calcule exactementfkex, en utilisant la diagonalisation deΛN (on utilisera la fonction spec pour calculer les valeurs et vecteurs propres).
2. Tracer l'évolution de fkex au cours du temps, en partant de conditions initiales variées (données aléatoire, Dirac, fonction indicatrice, etc.).
3. Programmer une fonction qui calcule itérativementfkee etfkei, et tracer l'erreur par rapport à la solution exacte calculée précédemment pourf0 ∈E`.
4. Donner une condition nécessaire et susante pour que la suite des itérées de la méthode d'Euler explicite (fkee)k≥0 reste bornée quelque soit f0.
5. Même question pour la méthode d'Euler implicite.
Exercice 2. Soit Φ : Rn → R une fonction de classe C2. On s'intéresse à la discrétisation de l'équation diérentielle y0=−∇Φ(y) par la méthode d'Euler implicite.
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1. On suppose que D2Φ≥ −κIdn oùκ ≥0. Montrer que pour tout y0 dansRn etτ κ <1, le minimum suivant
y∈minRn
1
2τ ky0−yk2+ Φ(y) (1)
est atteint en unique point.
2. En déduire que la méthode d'Euler implicite pour cette équation diérentielle est bien dénie si τ κ < 1. Plus précisément, montrer que pour tout y0 ∈ Rn les solutions y de l'équation
y−y0
τ =−∇Φ(y) sont des minimiseurs de (1). En déduire queΦ(y)≤Φ(y0).
3. On suppose queΦest propre (lim+∞Φ = +∞) etτ κ <1, et l'on dénit une suite (yn)n≥0
par la récurrencey0 ∈Rn et
yn+1−yn
τ =−∇Φ(yn).
Montrer que la suite est bornée des itérées pour la méthode d'Euler implicite reste bornée.
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