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Code : Sera complété par l’administration Responsable : Jean-Pierre Richard

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Academic year: 2022

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Filière métier "Chercheur" 2019-2020 SIMULATION

Période 1 9h-12h Intervenants 14h-17h Intervenants

Semaine 1 Lu 02/09/2019 Ma 03/09/2019

Me 04/09/2019 Séminaire 1 (+ accueil) Mouze, Richard, X Immersion 1 Talbi

Je 05/09/2019 LaTeX 1 /!\ durée 4h (8h-12h) Bourdeaud'Huy

Ve 06/09/2019 Séminaire 2 Lang (ABG), Talbi? Immersion 3 TEA

Semaine 2 Lu 09/09/2019 Séminaire 3 Mouze, Richard, X Immersion 2 Talbi

Ma 10/09/2019 Séminaire 4 Bélart, Mouze, Richard M2 PER

Me 11/09/2019 Je 12/09/2019

Ve 13/09/2019 M2 PER M2 PER

Période 2

Semaine 1 Lu 04/11/2019 Séminaire 5 (1/2TEP, 1/2 TEA) X + X LaTeX 2 /!\ durée 4h (14h-18h) Bourdeaud'Huy

Ma 05/11/2019 Séminaire 6 (1/2TEP, 1/2 TEA) X + X M2 PER

Me 06/11/2019 Je 07/11/2019

Ve 08/11/2019 Immersion 4 TEA Immersion 5 TEA

Semaine 2 Lu 11/11/2019

Ma 12/11/2019 Séminaire 8 (restitution intermédaire) Mouze, Richard, X Aspects institutionnels Caigny Me 13/11/2019

Je 14/11/2019

Ve 15/11/2019 Immersion 6 TEA Immersion 7 TEA

Période 3

Semaine 1 Lu 13/01/2020 Séminaire 9 (1/2TEP, 1/2 TEA) X + X M2 PER

Ma 14/01/2020 Séminaire 10 (1/2TEP, 1/2 TEA) X + X M2 PER

Me 15/01/2020 Je 16/01/2020

Ve 17/01/2020 Immersion 8 TEA Immersion 9 TEA

Semaine 2 Lu 20/01/2020 Séminaire 7-1 Pellegrin (ABG) Séminaire 7-2 Pellegrin (ABG)

Ma 21/01/2020 Séminaire 11 (philo) Engrand/Vassalo, Mouze/Richard M2 PER

Me 22/02/2020 Je 23/02/2020

Ve 24/01/2020 Immersion 10 TEA Immersion 11 TEA

Période 4

Semaine 1 Lu 16/03/2020 Séminaire 12 (rédaction) X, X M2 PER

Ma 17/03/2020 Séminaire 13 (rédaction) X, X M2 PER

Me 18/03/2020 Je 19/03/2020

Ve 20/02/2020 Immersion 12 TEA Immersion 13 TEA

Semaine 2 Lu 23/03/2020 M2 PER M2 PER

Ma 24/03/2020 Séminaire 14 (restitutions finales -1) Mouze, Richard, X Séminaire 15 (restitutions finales -2) Mouze, Richard, X Me 25/03/2020

Je 26/03/2020

Ve 27/03/2020 Immersion 14 (rédaction) TEA Immersion 15 (rédaction) TEA

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1 | 2

Filière : Chercheur

Libellé succinct : Séminaire « episteme », accompagner l’entrée en recherche Semestre : S9 – S10

Code : Sera complété par l’administration Responsable : Jean-Pierre Richard

Langue : Français Équipe pédagogique

Enseignants : Claire Bélart, Augustin Mouze, Jean-Pierre Richard

Intervenants extérieurs (entreprise, recherche) : Thao Lang (ABG), Sophie Pellegrin (ABG), Valerio Vassalo (Univ-Lille) + invités : Philippe Deshayes, Gérard Engrand.

Résumé

Dans ce séminaire, les élèves sont accompagnés dans la construction de leur réflexion personnelle sur la recherche, le monde de la recherche, les possibilités de la recherche, mais aussi dans une confrontation avec elle. Il les invite à formuler leurs questions/inquiétudes/doutes/… puis à y répondre.

La progression standard amène les élèves à un travail de recherche individuel et par groupe pour :

- construire leur propre questionnement à partir de questions personnelles reformulées en travail de groupe, - produire une note de problématique incluant questions et moyens d’y répondre,

- y apporter des réponses argumentées, par un travail d’enquête, d’interviews, de bibliographie, etc.

Le cheminement de ce séminaire est construit comme celui d’un travail de recherche, dont l’élève pourra prendre conscience.

Objectifs pédagogiques

À l’issue du séminaire, l’élève sera :

[C1]

Capable de formuler des questionnements : développer une réflexion personnelle originale, l’énoncer de façon appropriée, pertinente.

[C3a]

Sensibilisé aux choix faits par le chercheur professionnel : hiérarchiser ses axes de recherche, mener à terme celui (ceux) qu’il reconnaît comme essentiel(s) (publication, logiciel, valorisation…) en répartissant efficacement les ressources (humaines, techniques, financières).

[C3b]

Sensibilisé à la reconnaissance des conditions qui peuvent favoriser l’émergence de résultats de rupture, ayant aussi réfléchi à ce qui fait la valeur d’un résultat nouveau.

[C4]

Capable de rester attentif aux modes de management spécifiques qui seront rencontrés dans le début de vie de chercheur/chercheuse, et capable de les questionner de façon personnelle.

[C5a]

Capable de positionner un travail de recherche au sein d'une communauté scientifique.

[C5c]

Mûr pour des choix professionnels et connaissant mieux le type d’environnement qui y correspond.

[C5d]

Prêt à décider de son entrée ou non dans un doctorat.

Contribution du cours au référentiel de compétences ; à l’issue du cours, l’étudiant aura progressé dans :

C1

(créer de la valeur par l’innovation scientifique et technique),

C3

(conduire des programmes),

C4

(manager de façon éthique et responsable),

C5

(s’inscrire dans une vision stratégique et savoir la mettre en œuvre).

Modalités d’évaluation

Evaluation par groupe de 2 à 6 élèves (validé / non validé) :

- Mémoire intermédiaire « Note de problématique »

document 5 pages rédigé sous LaTeX.

- Exposé oral en fin de séminaire, avec rendu du support de présentation (rédigé sous LaTeX beamer).

Evaluation individuelle (validé / non validé) :

- Mémoire « immersion / pratiques de la recherche » (voir fiche de présentation du module « Immersion

dans une équipe de recherche »)

document 5 pages rédigé sous LaTeX.

(3)

2 | 2

Prérequis

Ressources en ligne

En ligne : site Association Bernard Grégory https://www.abg.asso.fr/fr/

Hors ligne : ouvrage à paraître « Accompagner l’entrée en recherche » Pédagogie

La pédagogie de la filière métier « Chercheur » repose principalement sur trois modes de formation schématisés ci-contre : approfondissement disciplinaire, immersion dans une équipe de recherche, séminaire d’accompagnement. Ce triptyque permet d’appréhender la complexité des métiers de la recherche sous des éclairages complémentaires.

Le métier de chercheur implique à la fois du quantifiable et du qualitatif. Si le quantifiable est par nature plus facile à montrer, à enseigner et à comprendre, le qualitatif (construire du sens) demande un

« accompagnement » plutôt qu’un « enseignement ».

C’est cet aspect qualitatif que le séminaire veut mettre en avant, en accompagnant l’élève dans l’élaboration de son questionnement personnel sur la recherche. Le travail en groupes permet de confronter, de compléter et de partager les questionnements et conclusions de tous. Dans sa forme – et, on l’espère, sa rigueur – ce séminaire s’apparente à une recherche en tant que telle, menée par un sociologue, ou un anthropologue, un philosophe, un linguiste… Ce dépaysement hors des sciences pour l’ingénieur fait aussi partie de la démarche pédagogique choisie.

Le séminaire d’accompagnement permet aux étudiants de construire et d’exercer leur questionnement sur ces deux autres modes : les langages et/ou technologies d’une discipline en évolution (approfondissement), les pratiques de recherche rencontrées dans l’immersion.

Séquencement / modalités d’apprentissage

TEP : Travail en présentiel – TEA : Travail en autonomie – PER : Estimation du travail PERsonnel

Étape Libellé Nb

élèves Salle TEP TEA PER

1 Partage de questionnements, constitution des

groupes d’enquête (intitulés initiaux + participants)

 28

2 salles (sauf

séance 1) 12 3

2 Finalisation des dispositifs d’enquête (intitulés,

objectifs, stratégies)

 28

2 salles 9 3 6

3 Mise en production des enquêtes (interviews,

sondages, …)

 28

2 salles 6 3 9

4 Rédaction (note de problématique) et présentation

finale

 28

2 salles (sauf

semaine 8) 12 6

Remarques

(4)

1 | 2

Filière : Chercheur

Libellé succinct : Immersion dans une équipe de recherche Semestre : S9 – S10

Code : Sera complété par l’administration Responsable : Abdelkrim Talbi

Langue : Français Équipe pédagogique

Enseignants : Yannick Dusch, Abdelkrim Talbi + tuteurs

Intervenants extérieurs (entreprise, recherche) : équipes des laboratoires.

+ Service Recherche et Valorisation (aide à la coordination de la bourse aux stages d’immersion).

Résumé

Cette expérience en laboratoire/équipe de recherche, menée avec l’accompagnement d’un chercheur-tuteur, fait rencontrer et partager des modes de questionnements représentatifs de la recherche. Chaque élève choisit une équipe de recherche labellisée (c’est-à-dire faisant partie d’un laboratoire de recherche public ou d’entreprise) pour aborder un sujet sous l’accompagnement d’un « tuteur » membre de cette équipe. Sauf cas exceptionnel, ce tuteur – enseignant-chercheur, chercheur ou ingénieur de recherche – doit être titulaire d’un doctorat. Avec l’élève, le tuteur assure le lien avec le responsable du module « Immersion ». Sujet et tuteur doivent être trouvés par l’élève fin octobre (avant la seconde période de filière). Pour l’aider, une « bourse aux stages d’immersion recherche » est accessible en ligne via la plateforme Moodle, validée par le responsable du module. Si l’élève propose un sujet/tuteur hors de cette liste, sa proposition doit être validée par le responsable du module. Ce dernier anime deux séances de préparation des élèves lors de la première période (septembre). Suite à ces deux séances, la durée de cette expérience en laboratoire est d’au moins 18 demi-journées. Ce travail comprend deux aspects :

- Le travail de recherche scientifique proprement dit, relevant de la discipline choisie et incluant habituellement une partie bibliographique (lecture et analyse, recherche de références, positionnement…) et une partie de construction (idées alternatives, expérimentation, production…).

- Un travail d’observation et de réflexion personnelle sur les pratiques de recherche dans le contexte du stage (voir par exemple la liste des objectifs pédagogiques ci-dessous).

Ces deux aspects seront rapportés dans deux mémoires séparés (cf. modalités d’évaluation).

Objectifs pédagogiques

À l’issue du séminaire, l’élève sera :

[C1]

capable de formuler des questionnements : développer une réflexion personnelle originale, l’énoncer de façon appropriée, pertinente,

[C2a]

formé aux langages et/ou technologies d’au moins un champ disciplinaire, et informé sur les grandes lignes de structuration du domaine concerné (institutions publiques ou privées, modes de publication, de valorisation, de financement, aspects règlementaires éventuels…),

[C2b]

témoin (avoir partagé, avoir entendu témoigner, vu pratiquer, ou pratiqué soi-même…) d’un mode de questionnement ouvert lié au besoin de faire avancer les connaissances et à « l’invention d’un monde possible »,

[C3a]

sensibilisé aux choix faits par le chercheur professionnel : hiérarchiser ses axes de recherche, mener à terme celui (ceux) qu’il reconnaît comme essentiel(s) (publication, logiciel, valorisation…) en répartissant efficacement les ressources (humaines, techniques, financières),

[C3b]

sensibilisé à la reconnaissance des conditions qui peuvent favoriser l’émergence de résultats de rupture, ayant réfléchi à ce qui fait la valeur d’un résultat nouveau,

[C4]

capable de porter son attention sur les modes de management spécifiques qui seront rencontrés dans le début de vie de chercheur/chercheuse, et capable de les questionner de façon personnelle,

[C5a]

capable de positionner un travail de recherche au sein d'une communauté scientifique,

[C5b]

sensibilisé à la façon dont un chercheur professionnel anticipe la valeur potentielle des résultats visés pour alimenter sa stratégie de recherche,

[C5c]

prêt à décider de son entrée ou non dans un doctorat.

(5)

2 | 2

Contribution du cours au référentiel de compétences ; à l’issue du cours, l’étudiant aura progressé dans :

C1

(créer de la valeur par l’innovation scientifique et technique),

C2

(maîtriser la complexité des systèmes et des problématiques qu’il rencontre),

C3

(conduire des programmes),

C4

(manager de façon éthique et responsable),

C5

(s’inscrire dans une vision stratégique et savoir la mettre en œuvre).

Modalités d’évaluation

Evaluation individuelle (validé / non validé) basée sur un mémoire scientifique et sur l’avis du tuteur : - RI-1 : rapport d’immersion 1 - disciplinaire (document 5-10 pages rédigé sous .tex)

- Fiche tuteur : avis sur le travail (contenu scientifique) et sur le comportement (évaluation à objectif formatif)

Un second rapport sera rendu simultanément, qui sera utilisé et évalué dans le cadre du séminaire « episteme, accompagner l’entrée en recherche ».

- RI-2 : rapport d’immersion 2 – pratiques de la recherche (document 5 pages rédigé sous .tex) Prérequis

Ressources en ligne

Bourse aux stages d’immersion (plateforme Moodle).

Sites des laboratoires et équipes d’accueil.

Pédagogie

La pédagogie de la filière métier « Chercheur » repose principalement sur trois modes de formation schématisés ci-contre : approfondissement disciplinaire, immersion dans une équipe de recherche, séminaire d’accompagnement. Ce triptyque permet d’appréhender la complexité des métiers de la recherche sous des éclairages complémentaires.

Le travail de ce stage met l’élève en contact direct avec un chercheur professionnel, son environnement et ses pratiques. Même si cette immersion reste limitée en comparaison d’une expérience de thèse, et même si elle n’est pas forcément représentative de l’ensemble des

métiers de la recherche, elle permet cependant de partager la vie d’une équipe de recherche et d’en observer certaines pratiques.

Ce mode pédagogique nourrit la réflexion menée dans le séminaire en y apportant un vécu personnel et des témoignages de l’équipe. Il est soutenu par les langages et technologies enseignés en approfondissement, qu’il permet de mettre en pratique et de mieux intégrer.

Séquencement / modalités d’apprentissage

TEP : Travail en présentiel – TEA : Travail en autonomie – PER : Estimation du travail PERsonnel

Étape Libellé Nb

élèves Salle TEP TEA PER

1 Présentation des objectifs et modalités (TEP),

recherche de tuteur + sujet

 28

6 3 6

2 Stage d’immersion

 28

18 3

3 Stage d’immersion

 28

18 3

4 Stage d’immersion et rédaction du rapport

 28

18 3

Remarques

(6)

1 | 2

Filière : Chercheur

Libellé succinct : Approfondissement disciplinaire / cours de M2 Semestre : S9 – S10

Code : Sera complété par l’administration Responsable : Augustin Mouze

Langue : Français Équipe pédagogique

Enseignants : enseignants des Master 2 choisis par les élèves.

Résumé

De façon à maîtriser des langages et/ou technologies d’au moins un champ disciplinaire, chaque élève-ingénieur inscrit dans la filière métier Chercheur sera parallèlement inscrit dans une formation de Master 2 du domaine de son choix (sauf cas exceptionnels, par exemple pour des élèves ayant déjà fait un M2 lors d’une année de césure).

En plus de l’approfondissement disciplinaire lié aux enseignements, ce type de formation montre aux étudiants un domaine scientifique non comme une discipline existante, mais comme un corpus en train de s’élaborer.

De façon standard, l’élève doit donc s’inscrire dans un Master 2 de son choix, dont le suivi sera au final facilité pour les élèves de cette filière. Cependant, dans les quelques cas exceptionnels, le contenu de ce module pourra être adapté.

Objectifs pédagogiques

À l’issue du séminaire, l’élève sera :

[C1]

capable de formuler des questionnements : développer une réflexion personnelle originale, l’énoncer de façon appropriée, pertinente,

[C2a]

formé aux langages et/ou technologies d’au moins un champ disciplinaire, et informé sur les grandes lignes de structuration du domaine concerné (institutions publiques ou privées, modes de publication, de valorisation, de financement, aspects règlementaires éventuels…)

[C3a]

sensibilisé aux choix faits par le chercheur professionnel : hiérarchiser ses axes de recherche, mener à terme celui (ceux) qu’il reconnaît comme essentiel(s) (publication, logiciel, valorisation…) en répartissant efficacement les ressources (humaines, techniques, financières),

[C3b]

sensibilisé à la reconnaissance des conditions qui peuvent favoriser l’émergence de résultats de rupture, avoir réfléchi à ce qui fait la valeur d’un résultat nouveau,

[C5a]

capable de positionner un travail de recherche au sein d'une communauté scientifique.

Contribution du cours au référentiel de compétences ; à l’issue du cours, l’étudiant aura progressé dans :

C1

(créer de la valeur par l’innovation scientifique et technique),

C2

(maîtriser la complexité des systèmes et des problématiques qu’il rencontre),

C3

(conduire des programmes),

C5

(s’inscrire dans une vision stratégique et savoir la mettre en œuvre).

Modalités d’évaluation Evaluation individuelle :

- 2 notes de modules de M2 ≥10/20 (validation du Master 2 complet est souhaitable mais non obligatoire) ; - pour des cas exceptionnels, une évaluation sur la base d’un travail équivalent sera à discuter avec les

responsables (module et filière).

Prérequis

Ressources en ligne

En ligne : site du Master

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2 | 2

Pédagogie

La pédagogie de la filière métier « Chercheur » repose principalement sur trois modes de formation schématisés ci-contre : approfondissement disciplinaire, immersion dans une équipe de recherche, séminaire d’accompagnement. Ce triptyque permet d’appréhender la complexité des métiers de la recherche sous des éclairages complémentaires.

Le module d’approfondissement disciplinaire permet aux étudiants de compléter leur formation sur des langages et/ou technologies liées à une discipline particulière de son choix. Il permet parallèlement à l’élève de mieux appréhender la façon dont cette discipline évolue et se construit.

Le choix d’un niveau Master 2 permet à l’élève d’obtenir une formation qualifiante supplémentaire, mais il lui donne aussi accès à une réflexion amont sur

la science en train de se faire et la façon dont ses enseignants s’y

situent (voir capacités ci-dessus). Cette réflexion parallèle peut nourrir et être soutenue par les discussions et réflexions menées dans les deux autres modes de formation (en séminaire et en immersion).

Séquencement / modalités d’apprentissage

TEP : Travail en présentiel – TEA : Travail en autonomie – PER : Estimation du travail PERsonnel

Étape Libellé Nb

élèves Salle TEP TEA PER

1 Le choix du M2 d’approfondissement est laissé aux élèves-ingénieurs. Le planning des cours de M2 n’est pas géré par l’Ecole, sauf dans certains parcours de 3

e

année où un M2 peut s’intégrer.

La filière offre une certaine souplesse pour suivre le M2 choisi, mais seulement pendant les 8 semaines qui lui sont allouées : la correspondance des emplois du temps Ecole/M2 reste généralement très limitée et l’élève doit en tenir compte lors de son choix.

 28

2

3 4

Remarques

(8)

1 | 2

Filière : Chercheur

Libellé succinct : Edition scientifique LaTeX Semestre : S9 – S10

Code : Sera complété par l’administration Responsable : Thomas Bourdeaud’Huy

Langue : Français Équipe pédagogique

Enseignant : Thomas Bourdeaud’Huy Résumé

LaTeX est aujourd’hui le langage privilégié pour les documents scientifiques employant TeX. Il est particulièrement utilisé dans les domaines scientifiques et techniques pour la production de documents de taille moyenne ou importante (thèse ou livre, par exemple), des articles, des supports de présentation orale. L'utilisation de LaTeX pour les formules mathématiques est très répandue, elle est par exemple intégrée à MediaWiki.

L’utilisation de LaTeX est un standard incontournable pour les élèves de la filière métier Chercheur. Certains d’entre eux pratiquent déjà couramment cet outil et n’auront pas besoin de suivre ce module. Par contre, les élèves n’ayant pas une pratique approfondie de l’outil auront à suivre cette formation qui peut être vue comme un « permis de conduire en LaTeX ».

La formation se décompose en deux séances : une première d’initiation, une seconde sur les outils avancés.

Objectifs pédagogiques

À l’issue du séminaire, l’élève sera :

[C2a]

capable de produire un document scientifique de type article scientifique sous LaTeX, disposant d’une bibliographie.

[C5a]

capable de gérer une base de donnée bibliographiques, un index, de produire des diagrammes à l’aide de PSTricks, des présentations à l’aide de Beamer, des environnements et macros paramétrés (capacités utiles pour positionner un travail de recherche au sein d'une communauté scientifique).

Contribution du cours au référentiel de compétences ; à l’issue du cours, l’étudiant aura progressé dans :

C2

(maîtriser la complexité des systèmes et des problématiques qu’il rencontre),

C5

(s’inscrire dans une vision stratégique et savoir la mettre en œuvre).

Modalités d’évaluation

Evaluation (validé / non validé) individuelle :

- Choix optionnel par inscription préalable à chacune des deux séances (1- initiation, 2- approfondissement).

- Validation si présence aux séances auxquelles l’élève s’est inscrit.

- Les documents à produire pour les autres modules (immersion : rapport de stage ; séminaire : note de problématique et présentation orale) seront rédigés sous LaTeX.

Prérequis

Disposer d’un ordinateur portable sur lequel doit être installée une distribution LaTeX.

Ressources en ligne

En ligne sur Moodle : polycopié LaTeX, refcard LaTeX, tutoriel “the Not So short introduction to LaTeX”.

(9)

2 | 2

Pédagogie

Le module se présente sous la forme de chapitres permettant d’illustrer les différents éléments de syntaxe de LaTeX :

- Commandes - Saisir du texte - Sectionnement

- Environnements prédéfinis - Mathématiques

- Flottants

- Références croisées - Bibliographie

En articulation avec les autres modules de la filière, les documents à produire (immersion : rapports de stage ; séminaire : note de problématique et présentation orale) seront rédigés sous LaTeX (Beamer pour la présentation orale).

Séquencement / modalités d’apprentissage

TEP : Travail en présentiel – TEA : Travail en autonomie – PER : Estimation du travail PERsonnel

Étape Libellé Nb

élèves Salle TEP TEA PER

1 Initiation

 28

4

2 Perfectionnement

 28

4

3 4

Remarques

La pédagogie de la filière métier « Chercheur » repose principalement sur trois modes de formation schématisés ci-contre : approfondissement disciplinaire, immersion dans une équipe de recherche, séminaire d’accompagnement. Ce triptyque permet d’appréhender la complexité des métiers de la recherche sous des éclairages complémentaires.

Le module LaTeX intervient en supplément à ce

triptyque, pour permettre une mise à niveau de tous les

élèves en matière d’édition scientifique. Il est mis en

œuvre dans les documents à produire par les élèves dans

chacun des trois modes de formation.

(10)

FILIERE MÉTIER CHERCHEUR

Rappel (capacités et modalités, extrait du texte filière)

C1 – Formuler des questionnements : développer une réflexion personnelle originale, l’énoncer de façon appropriée, pertinente.

C2a – Connaître les langages et/ou technologies d’au moins un champ disciplinaire, connaître les grandes lignes de structuration du domaine concerné (institutions publiques ou privées, modes de publication, de valorisation, de financement, aspects règlementaires éventuels……)

C2b – Avoir partagé (avoir entendu témoigner, vu pratiquer, ou pratiqué soi-même…) un mode de questionnement ouvert lié au besoin de faire avancer les connaissances et à « l’invention d’un monde possible ».

C3a – Être sensibilisé aux choix faits par le chercheur professionnel : hiérarchiser ses axes de recherche, mener à terme celui (ceux) qu’il reconnaît comme essentiel(s) (publication, logiciel, valorisation…) en répartissant efficacement les ressources (humaines, techniques, financières).

C3b – Être sensibilisé à la reconnaissance des conditions qui peuvent favoriser l’émergence de résultats de rupture, avoir réfléchi à ce qui fait la valeur d’un résultat nouveau.

C3c – Avoir une vision générale des modes de financement, de programmation, de médiation, d’évaluation de la recherche.

C4 – Rester attentif aux modes de management spécifiques qui seront rencontrés dans le début de vie de chercheur/chercheuse, et être capable de les questionner de façon personnelle.

C5a – Etre capable de positionner un travail de recherche au sein d'une communauté scientifique.

C5b – Avoir réfléchi à la façon dont un chercheur professionnel anticipe la valeur potentielle des résultats visés pour alimenter sa stratégie de recherche.

C5c – Mûrir des choix professionnels et mieux connaitre le type d’environnement qui y correspond.

C5d – Être prêt à décider de son entrée ou non dans un doctorat.

Modalités : la filière s’appuie principalement sur trois modes de formation

1) Approfondissement disciplinaire : de façon à maîtriser des langages et/ou technologies d’au moins un champ disciplinaire, chaque élève-ingénieur inscrit dans la filière métier Chercheur sera parallèlement inscrit dans une formation de Master 2 du domaine de son choix (sauf cas exceptionnels, par exemple pour des élèves ayant déjà fait un M2 lors d’une année de césure).

De plus, ce type de formation montre aux étudiants un domaine scientifique non comme une discipline existante, mais comme un corpus en train de s’élaborer. Objectifs de formation associés : compétences C1, C2a, C3b, C5a.

2) Immersion dans une équipe recherche : de façon à rencontrer et partager des modes de questionnements représentatifs de la recherche, une expérience en laboratoire/équipe de recherche sera menée sous l’accompagnement d’un chercheur- tuteur. Objectifs de formation associés : compétences C1, C2b, C3a, C3b, C4, C5a, C5b, C5c.

3) Séminaire d’accompagnement des élèves pour les aider à formuler leurs questions/inquiétudes/ doutes, puis à y répondre.

Il s’agit d’amener les étudiants à une réflexion sur la recherche, le monde de la recherche, les possibilités de la recherche, et même à une confrontation avec elle. Objectifs de formation associés : compétences C1, C3a, C3b, C4, C5a, C5c, C5d.

Quelques autres aspects liés aux contextes de recherche pourront être abordés via des interventions ponctuelles de type conférences ou ateliers (par exemple : édition scientifique, point de vue institutionnel sur la recherche ; dispositifs relatifs au doctorat ; etc.). Objectifs de formation associés : compétences C2a, C3c.

(11)

Cours et capacités

:

- « période » groupe de 2 semaines (zones en rouge dans la figure du dessus) - « séminaire » = Séminaire d’accompagnement

cf. séminaire episteme de l’ancienne filière,

objectif élève = capacités C1, C3a, C3b, C4, C5a, C5c, C5d.

- « cours M2 » = Approfondissement disciplinaire objectif élève = capacités C1, C2a, C3b, C5a.

- « immersion » = Immersion dans une équipe recherche

type ancien projet recherche G2 (ou stage découverte école normale) avec tuteur et contrat d’immersion. 40h ?

objectif élève = capacités C1, C2a, C2b, C3a, C3b, C4, C5a, C5b, C5c.

- « aspects inst. » = Aspects institutionnels objectif élève = capacités C2a, C3c.

« latex » = Cours LaTeX

objectif élève = capacités C2a, C5a

M2 Sém. Imm. Instit. LaTex

X X C1 – Formuler des questionnements : développer une réflexion personnelle originale, l’énoncer de façon appropriée, pertinente.

X . X X X C2a– Connaître les langages et/ou technologies d’au moins un champ disciplinaire, connaître les grandes lignes de structuration du domaine concerné (institutions publiques ou privées, modes de publication, de valorisation, de financement, aspects règlementaires éventuels…)

. . X . . C2b– Avoir partagé (avoir entendu témoigner, vu pratiquer, ou pratiqué soi-même…) un mode de questionnement ouvert lié au besoin de faire avancer les connaissances et à

« l’invention d’un monde possible ».

X X X . . C3a– Être sensibilisé aux choix faits par le chercheur professionnel : hiérarchiser ses axes de recherche, mener à terme celui (ceux) qu’il reconnaît comme essentiel(s) (publication, logiciel, valorisation…) en répartissant efficacement les ressources (humaines, techniques, financières).

X X X . . C3b– Être sensibilisé à la reconnaissance des conditions qui peuvent favoriser l’émergence de résultats de rupture, avoir réfléchi à ce qui fait la valeur d’un résultat nouveau.

. . x X . C3c– Avoir une vision générale des modes de financement, de programmation, de médiation, d’évaluation de la recherche.

. X X . . C4 – Rester attentif aux modes de management spécifiques qui seront rencontrés dans le début de vie de chercheur/chercheuse, et être capable de les questionner de façon personnelle.

X X X . X C5a – Etre capable de positionner un travail de recherche au sein d'une communauté scientifique.

. . X . . C5b – Avoir réfléchi à la façon dont un chercheur professionnel anticipe la valeur potentielle des résultats visés pour alimenter sa stratégie de recherche.

. X X . . C5c– Mûrir des choix professionnels et mieux connaitre le type d’environnement qui y correspond.

. X . . . C5d– Être prêt à décider de son entrée ou non dans un doctorat.

4 7 9 2 2 sur 11 capacités

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1 | 2

Filière : Chercheur

Libellé succinct : Aspects institutionnels de la recherche (conférence) Semestre : S9 – S10

Code : Sera complété par l’administration Responsable : Virginie Devaux

Langue : Français Équipe pédagogique

Enseignante : Virginie Devaux Résumé

Cette conférence présente la recherche en France d’un point de vue institutionnel : ses enjeux politiques et socio- économiques, définition / structuration / organisation (rôles des Ministère, Europe, Région, Agences, etc.).

L’ingénieur/chercheur est placé au centre de cette navigation : une première ligne de force est de partir des enjeux qui seront les siens, en distinguant secteur public et secteur privé. Une autre ligne de force concerne la notion de collaboration, en particulier les points clefs qui permettent de l’optimiser.

La formation se déroule en une séance de conférence avec questions et réponses.

Objectifs pédagogiques

À l’issue du séminaire, l’élève sera :

[C2a]

capable d’identifier les grandes lignes de structuration de la recherche en France (institutions publiques ou privées, modes de publication, de valorisation, de financement, aspects règlementaires éventuels…),

[C5a]

doté d’une vision générale des modes de financement, de programmation, de médiation, d’évaluation de la recherche.

Contribution du cours au référentiel de compétences ; à l’issue du cours, l’étudiant aura progressé dans :

C2

(maîtriser la complexité des systèmes et des problématiques qu’il rencontre),

C5

(s’inscrire dans une vision stratégique et savoir la mettre en œuvre).

Modalités d’évaluation

Validation par présence à la conférence.

Prérequis

Ressources en ligne

- Liste des sites officiels les plus pertinents. Pour chaque site, une information complémentaire indiquera la cible que ce site représente pour un ingénieur en poste.

- Diaporama de la conférence et quelques documents du réseau Curie.

- Pédagogie

Les enjeux ont vocation à indiquer aux étudiants le rôle essentiel qu’ils auront dans la société de demain, insistant sur la finalité de leur action.

Le balayage des institutions est présenté de façon à ce que l’étudiant puisse se mettre en situation et appréhende

quel est le bon acteur ou le bon outil pour répondre à ses besoins professionnels et optimiser son action métier.

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Séquencement / modalités d’apprentissage

TEP : Travail en présentiel – TEA : Travail en autonomie – PER : Estimation du travail PERsonnel

Étape Libellé Nb

élèves Salle TEP TEA PER

1 2

3 Aspects institutionnels de la recherche

 28

3

4

Remarques

La pédagogie de la filière métier « Chercheur » repose principalement sur trois modes de formation schématisés ci-contre : approfondissement disciplinaire, immersion dans une équipe de recherche, séminaire d’accompagnement. Ce triptyque permet d’appréhender la complexité des métiers de la recherche sous des éclairages complémentaires.

Cette conférence sur les aspects institutionnels de la

recherche intervient en supplément à ce triptyque. Elle

permet de répondre aux questions transversales des

élèves concernant les aspects institutionnels qu’ils

rencontrent dans chacun des trois modes.

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Filière métier Chercheur

Contrairement à ce que j’avais pu croire, la démarche scientifique ne consistait pas simplement à observer, à accumuler des données expérimentales et à en tirer une théorie. Elle commençait par l’invention d’un monde possible, ou d’un fragment de monde possible, pour le confronter, par l’expérimentation, au monde extérieur. Et c’était ce dialogue sans fin entre l’imagination et l’expérience qui permettait de se former une représentation toujours plus fine de ce qu’on appelle « la réalité ».

François Jacob (prix Nobel de médecine 1965) : La statue intérieure, Edt. Odile Jacob, 1987, p.250-251.

Contexte

Les métiers de la recherche et leur tendance :

D’un point de vue mondial, l’Unesco indique +21% emplois recherche entre 2007 et 2013 ; +23% de publications entre 2008 et 2014 ; en 2013, 7.8 millions de personnes employées à temps plein dans des activités de recherche. « En matière de recherche, de nombreux dilemmes semblent être partagés par un grand nombre de pays, qu’il s’agisse de tenter de trouver le juste équilibre entre recherche entreprise à l’échelon local et recherche menée au niveau international, entre recherche fondamentale et recherche appliquée, entre création de connaissances nouvelles et production de connaissances à mettre sur le marché, ou entre science d’intérêt général et science moteur du commerce. »

Côté français, le rapport ministériel 2018 sur « L'état de l'emploi scientifique en France » annonce environ 166 000 personnes exerçant une activité de recherche/R&D en entreprise et 112 000 dans le secteur public. Comparé au rapport 2016, on a une augmentation de 7% (+12% privé, +3,7% public).

En 2013 en France, le diplôme le plus élevé de la majorité (54%) des chercheurs en entreprise était un diplôme d’ingénieur, pour 12% de docteurs. Cette faible présence des docteurs était semble-t-il une spécificité française et la tendance semble s’inverser. L’article « Doctorat et PhD, des valeurs sûres à l’international » dans Le Monde Campus (07/03/2017) cite l’exemple de l’Ecole polytechnique où 28%

de chaque promotion poursuit en thèse. Les Echos (11/01/2018) : « Le doctorat enfin un passeport pour l’entreprise », constatent l’intérêt croissant des entreprises en France pour les docteurs, soutenu par leur meilleure reconnaissance de la valeur ajoutée du doctorat et par les dispositifs d’incitation publics (CIFRE, crédit impôt recherche) : « On observe depuis ces dix dernières années une vraie prise de conscience de la plus-value du doctorat, toutes disciplines confondues, pour les entreprises. Elles savent désormais que l'innovation, qui détermine en grande part leur succès sur les marchés, passe par la présence dans leurs équipes de docteurs, parce que le doctorat, qui est un apprentissage de la recherche par la recherche, les a formés à cela. […] Savoir aussi bien interagir avec une administration tatillonne qu'un laboratoire étranger, se constituer un réseau international, organiser son temps et ses ressources sur les trois ans impartis pour boucler la thèse, forger ses propres protocoles d'expériences, défendre son point de vue dans des colloques en anglais... Autant de compétences appréciées par les entreprises, au-delà de l'expertise pointue sur un sujet donné.» Le doctorat et la formation par la recherche ne débouchent pas que sur des métiers de chercheur ou ingénieur R&D.

Les besoins de recherche vus par les entreprises

La notion de « R&D » varie selon les entreprises et leur secteur d’activité, le curseur variant fortement entre les deux pôles « Recherche / chercheur / concept » et « Développement / ingénieur / produit ».

Un rapport du Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche d’avril 2018 (« Les dépenses de R&D des entreprises en 2016 ») montre la progression globale des moyens alloués à cette R&D en entreprise (+1,4% en 2016, contre 0,7 à 1,2% les trois années précédentes). Cette progression est stable dans les branches industrielles ; elle est dynamique (+5,7%) dans celles relevant des services.

Du point de vue de l’emploi, les effectifs chercheurs et ingénieurs R&D progressent encore plus : +2,5%

en 2015, +2,7% en 2016 et, si on se restreint aux seuls chercheurs, +3% en 2015, +3,3% en 2016.

L’équilibre entre recherche fondamentale / appliquée

Selon le rapport de l’UNESCO sur la science (2015), « alors qu’ils se sont péniblement remis de la crise

de la dette de 2009, certains gouvernements ont été tentés de donner la priorité aux bienfaits

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commerciaux de la science, aux dépens de la recherche fondamentale et de la science dite « pour le bien public ». Le rapport suggère qu’une telle approche est ‘‘peu clairvoyante’’. »

Positionnement

Accompagner l’entrée en recherche : deux aspects peuvent être distingués, le quantifiable et le qualitatif. Le quantifiable est par nature plus facile à montrer, à enseigner et à comprendre, le qualitatif demande un « accompagnement » plus qu’un « enseignement ». Ainsi, l’expérience du doctorat inclut une production quantifiable in fine, mais est surtout une expérience qualitative au croisement d’un travail personnel et d’un accompagnement, sur une temporalité relativement longue.

Partie visible (science de jour) : l’accélération technologique est très visible (loi de Moore sur l’intégration des circuits, et aujourd’hui Beyond Moore avec le cloud computing. robotisation, etc.) ; l’accélération numérique l’est tout autant (hyper-connexion et internet des objets, apprentissage et IA, simulation qui prend le pas sur l’expérimentation en physique, biologie, climat…). La recherche par projet et la Big science sont aujourd’hui des modes importants de financement de la recherche, partant d’une idée identifiée comme développable, une « graine à faire germer ». On connaît par exemple ces grands équipements d’ingénierie de recherche : LHC (Large Hadron Collider) , ITER (International Thermonuclear Experimental Reactor) , ELT (Extremely Large Telescope) , ENCODE (Encyclopedia of DNA Elements) , TESS (Transiting Exoplanet Survey Satellite) … L’évaluation quantitative de la recherche utilise aujourd’hui une variété d’indicateurs numériques (impact des journaux, nombre de publications, contrats de valorisation…), sur lesquels les évaluateurs (« les pairs ») s’appuient pour estimer la qualité d’une recherche (et on imagine bien toute la difficulté d’une telle interprétation).

Partie cachée (science de nuit) : en regard de cette partie visible, des questions et pratiques de la recherche restent assez cachées. Peut-on identifier des invariants dans l’incubation des idées ? On est ici dans la construction, l’invention, l’hésitation, le combat avec les habitudes de pensée… « Ce qui guide l’esprit alors ce n’est pas la logique. C’est l’instinct, l’intuition. C’est le besoin d’y voir clair. » (François Jacob). Recherche amont et prise de risque : comment obtenir la « graine » pour le futur projet ? On sait qu’il n’y a pas de prédictibilité des résultats de rupture (autrement dit, ce n’est pas en améliorant l’existant qu’on obtient une rupture), donc pas de projet possible à ce niveau au sens calendrier, jalon, délivrable... Alors comment s’adapter aux nouveaux modes de financement ? Il faut ici des témoignages de chercheurs. Comment évaluer qualitativement la recherche ? Cela semble impossible à court terme, seulement à très long terme (théorème du point fixe Banach 1920 pour google page rank 1998, petit théorème de Fermat 1650 pour le chiffrement RSA breveté en 1983…).

Modalités : en écho à ces questions, la filière s’appuie principalement sur trois modes de formation, renvoyant aux objectifs de formation présentés dans la section suivante. 1) Approfondissement disciplinaire : de façon à maîtriser des langages et/ou technologies d’au moins un champ disciplinaire, chaque élève-ingénieur inscrit dans la filière métier Chercheur sera parallèlement inscrit dans une formation de Master 2 du domaine de son choix (sauf cas exceptionnels, par exemple pour des élèves ayant déjà fait un M2 lors d’une année de césure). De plus, ce type de formation montre aux étudiants un domaine scientifique non comme une discipline existante, mais comme un corpus en train de s’élaborer. Objectifs de formation associés : compétences C1, C2a, C3b, C5a. 2) Immersion dans une équipe recherche : de façon à rencontrer et partager des modes de questionnements représentatifs de la recherche, une expérience en laboratoire/équipe de recherche sera menée sous l’accompagnement d’un chercheur-tuteur. Objectifs de formation associés : compétences C1, C2b, C3a, C3b, C4, C5a, C5b, C5c. 3) Séminaire d’accompagnement des élèves pour les aider à formuler leurs questions/inquiétudes/

doutes, puis à y répondre. Il s’agit d’amener les étudiants à une réflexion sur la recherche, le monde

de la recherche, les possibilités de la recherche, et même à une confrontation avec elle. Objectifs de

formation associés : compétences C1, C3a, C3b, C4, C5a, C5c, C5d. Quelques autres aspects liés aux

contextes de recherche pourront être abordés via des interventions ponctuelles de type conférences

ou ateliers (par exemple : édition scientifique, point de vue institutionnel sur la recherche ; dispositifs

relatifs au doctorat ; etc.). Objectifs de formation associés : compétences C2a, C3c.

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Objectifs de formation

La science en voie de se faire présente deux aspects, distingués par François Jacob (voir préambule) comme « science de jour » (mettre en jeu des raisonnements, des résultats qui ont la force de la certitude) et « science de nuit » (celle qui « hésite, trébuche, recule, transpire, se réveille en sursaut »).

Avant d’être valorisable et de conduire à l’innovation, la science a donc besoin de se construire. C’est cette dimension, liée à la recherche, qui fait la spécificité de la filière métier « Chercheur ».

Les objectifs de formation de la filière « Chercheur » sont de développer les compétences et capacités suivantes, qui sont argumentées à la suite.

C1 – Formuler des questionnements : développer une réflexion personnelle originale, l’énoncer de façon appropriée, pertinente.

C2a – Connaître les langages et/ou technologies d’au moins un champ disciplinaire, connaître les grandes lignes de structuration du domaine concerné (institutions publiques ou privées, modes de publication, de valorisation, de financement, aspects règlementaires éventuels…)

C2b – Avoir partagé (avoir entendu témoigner, vu pratiquer, ou pratiqué soi-même…) un mode de questionnement ouvert lié au besoin de faire avancer les connaissances et à « l’invention d’un monde possible ».

C3a – Être sensibilisé aux choix faits par le chercheur professionnel : hiérarchiser ses axes de recherche, mener à terme celui (ceux) qu’il reconnaît comme essentiel(s) (publication, logiciel, valorisation…) en répartissant efficacement les ressources (humaines, techniques, financières).

C3b – Être sensibilisé à la reconnaissance des conditions qui peuvent favoriser l’émergence de résultats de rupture, avoir réfléchi à ce qui fait la valeur d’un résultat nouveau.

C3c – Avoir une vision générale des modes de financement, de programmation, de médiation, d’évaluation de la recherche.

C4 – Rester attentif aux modes de management spécifiques qui seront rencontrés dans le début de vie de chercheur/chercheuse, et être capable de les questionner de façon personnelle.

C5a – Etre capable de positionner un travail de recherche au sein d'une communauté scientifique.

C5b – Avoir réfléchi à la façon dont un chercheur professionnel anticipe la valeur potentielle des résultats visés pour alimenter sa stratégie de recherche.

C5c – Mûrir des choix professionnels et mieux connaitre le type d’environnement qui y correspond.

C5d – Être prêt à décider de son entrée ou non dans un doctorat.

C1 L’ingénieur centralien crée de la valeur par l’innovation scientifique et technique

Dans le contexte du métier de chercheur, la valeur créée vient de la mise en place de concepts propres, de la construction de questions bien posées (y compris des problèmes ouverts), et de la résolution de problèmes nouveaux. Selon le contexte, elle peut aller jusqu’à la valorisation de ces résultats dans le monde socio-économique (innovation, développement).

C1 - Formuler des questionnements : développer une réflexion personnelle originale, l’énoncer de façon appropriée, pertinente.

Cette capacité à construire une pensée via un langage se développe au croisement de deux domaines : celui de la lignée scientifique (tenir compte des travaux existants dans son domaine de questionnement) et celui des alliances (s’approprier une réflexion en l’enrichissant hors des travaux existants). Il s’agit donc de ‘faire du propre’, expression à prendre dans au moins deux sens : développer une réflexion personnelle originale ; l’énoncer de façon appropriée, pertinente. Cette idée est développée par Gérard Engrand dans l’ouvrage « Accompagner l’entrée en recherche », Philippe Deshayes, Gérard Engrand, Augustin Mouze, Jean-Pierre Richard – à paraître.

• C2 L’ingénieur centralien maîtrise la complexité des systèmes et problématiques qu’il rencontre

La complexité, au sens fort du terme (incertitude, paradoxe, interaction dynamique, émergence de

nouveau…) est au cœur du métier de chercheur. Avant de penser à la maîtriser, le futur chercheur

devra d’abord apprendre à ne pas la rejeter, à la reconnaître comme un ingrédient nécessaire à la

construction de son questionnement. Souvent, ceci remet en question des certitudes et vérités que

les étudiants croient avoir acquises dans leur formation scientifique. Un autre type de difficulté, plus

lié à la complication (au sens du grand nombre de tâches ou données à gérer, du besoin de leur

intégration, de la prise en compte des liens de plus en plus nombreux entre elles, de leurs natures

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hétérogènes et de leurs domaines d’origine variés), vient des modes actuels de conduite, de financement et d’évaluation de la recherche, qui ont une forte influence sur les pratiques de recherche. Les financements sont souvent associés à des projets, grands programmes, grands instruments, grands instituts, etc. mais aussi à l’évolution rapide des disciplines en termes de résultats de recherche soumis, évalués, publiés.

Deux types d’aptitudes doivent être développés grâce à cette filière, à mettre aussi en regard des deux domaines « lignée » et « alliances » présentés dans C1 :

C2a – Connaître les langages et/ou technologies d’au moins un champ disciplinaire, connaître les grandes lignes de structuration du domaine concerné (institutions publiques ou privées, modes de publication, de valorisation, de financement, aspects règlementaires éventuels…)

C2b – Avoir partagé (avoir entendu témoigner, vu pratiquer, ou pratiqué soi-même…) un mode de questionnement ouvert lié au besoin de faire avancer les connaissances et à « l’invention d’un monde possible ».

- La première relève de la rigueur scientifique et du quantifiable : elle est déjà très présente dans les objectifs de formation avant la 3e année du cycle ingénieur. C’est celle qui apparaît dans les enseignements liés aux disciplines choisies par l’élève, qui devront être encore approfondies (dans le cadre de M2 spécialisés par exemple). L’élève est amené à traduire dans le langage existant de sa spécialité, à quantifier, à résoudre... Il doit également avoir une vue générale sur les structures de recherche liées au domaine qu’il a choisi.

- La deuxième relève de la construction des idées, de l’ouverture au questionnement, de l’intuition.

Totalement qualitative, elle est difficilement transmissible dans un enseignement, c’est pourquoi nous préférons parler d’accompagner l’entrée en recherche, via un séminaire spécifique. Il s’agira d’aider l’élève à formuler ses propres questions, ses doutes, ses enthousiasmes aussi, et de les confronter à l’expérience de chercheurs professionnels.

L’intersection des deux registres se fait typiquement dans l’expérience du doctorat qui inclut une production quantifiable in fine, mais est surtout une expérience qualitative au croisement d’un travail personnel et d’un accompagnement, sur une temporalité relativement longue. Elle pourra aussi se rencontrer à titre d’initiation dans le cadre de la filière : un travail en laboratoire lui donnera l’expérience des pratiques de recherche dans la discipline concernée et permettra de construire ses premières réponses personnelles aux questions formulées.

L’élève-ingénieur pourra ainsi éprouver cette intersection de registres durant quelques mois pendant la filière, pour mieux l’éprouver après la filière lors de son éventuelle thèse de doctorat.

C3 L’ingénieur centralien conduit des programmes

L’activité de recherche consiste à élaborer, conduire et financer un projet élaboré sur la base d’une idée directrice prometteuse. Autrement dit, après avoir identifié une « graine » considérée comme apte à germer, on veut l’amener à maturité. La gestion efficace d'un projet de recherche nécessite une organisation rigoureuse qui s’adapte en permanence à la progression de la compréhension du problème traité. C’est l’activité principale/quotidienne du chercheur. L’ingénieur centralien devenu chercheur professionnel aura à mener des projets de recherche qui peuvent s’inscrire dans des contextes très différents impliquant des démarches méthodologiques distinctes :

- Recherche par projet, programmes de recherche (science de jour) : certains projets, souvent à petite échelle financière, sont à haut risque d’échec (ou, plus positivement, d’arrivée à un résultat totalement différent de celui projeté). D’autres projets sont à haut investissement financier (souvent de nature internationale), faisant appel à une forte programmation (ingénierie de la recherche), à de grands équipements (voir plus haut LHC, ITER, ELT, ENCODE, TESS) ou à des challenges applicatifs (DARPA, H2020…). Dans les deux cas, les chercheurs organisent leur recherche, définissent des axes et des priorités, ainsi que les ressources qui doivent y être attribuées (humaines, techniques, financières). Ces types de recherche peuvent convaincre un financeur puisqu’ils se présentent en tant que « science de jour », avec les enjeux, des tâches, des collaborations, des jalons, des délivrables, une gestion des risques...

- Recherche non programmée (science de nuit) : le modèle précédent ne peut s’appuyer que sur une

« graine apte à germer », mais la génération de cette graine reste réfractaire à toute « conduite de

programme » : brassage des idées, impasses, sérendipité… Une recherche « libre » (ou ouverte) est

nécessaire, puisqu’on sait qu’il n’y a pas de prédictibilité des résultats de rupture ou, autrement dit,

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que ce n’est pas en améliorant l’existant de façon incrémentale qu’on obtient une rupture. En ce sens, la recherche fondamentale (programmée ou non) joue un rôle clé ; l’innovation technologique naît aussi souvent de ces explorations nocturnes. Comment cette recherche s’adapte-t-elle aux modes de financement actuels ? Ici, des témoignages de chercheurs sont utiles…

La distinction entre ces deux fonctionnements n’est pas si tranchée et, bien souvent, un programme peut en cacher un autre… ce qui est heureux pour la recherche. Un projet peut être financé sur base d’idées mûries, valorisables, défendues avec succès, et soutenir parallèlement des pistes de recherche non finalisée, aux retombées nulles ou absolument inattendues. Le promoteur ne les aura pas mises forcément en avant dans sa proposition, ou elles seront apparues en cours de projet, ou elles ne sont même pas encore reconnues comme des pistes...

Au stade d’une 3

e

année de Grande Ecole, on ne peut attendre une vraie maturité sur les compétences correspondantes, c’est pourquoi les objectifs sont ici formulés en termes de sensibilisation :

C3a – Être sensibilisé aux choix faits par le chercheur professionnel : hiérarchiser ses axes de recherche, mener à terme celui (ceux) qu’il reconnaît comme essentiel(s) (publication, logiciel, valorisation…) en répartissant efficacement les ressources (humaines, techniques, financières).

C3b – Être sensibilisé à la reconnaissance des conditions qui peuvent favorisent l’émergence de résultats de rupture, avoir réfléchi à ce qui fait la valeur d’un résultat nouveau.

C3c – Avoir une vision générale des modes de financement, de programmation, de médiation, d’évaluation de la recherche.

• C4 L’ingénieur centralien manage de façon éthique et responsable

Le management d’une équipe de recherche, quelle que soit sa taille – et ceci comprend l’encadrement de doctorant(e)s – demande au moins quelques ingrédients :

- Être soi-même un chercheur, reconnu comme tel par les membres de l’équipe. Le doctorat est un minimum pour bénéficier cette reconnaissance inter pares, mais n’est sans doute pas suffisant.

- Au-delà des compétences C3a et C3b, avoir soi-même contribué à l’invention d’un résultat original voire « de rupture » (ce qui correspond symboliquement à la thèse de doctorat) et avoir l’expérience du portage d’un ou plusieurs projets de recherche (ce qui, dans un cadre académique, correspond symboliquement à l’habilitation à diriger des recherches). La visibilité des résultats et l’insertion dans un réseau international sont sans doute souhaitables, car ils montrent que le manager connaît les modalités de travail très particulières d’un chercheur.

- Une compétence managériale est un atout mais n’est pas suffisante pour stimuler les dynamiques de recherche. Manager la recherche et les chercheurs demande d’avoir partagé leurs pratiques et compris les dynamiques créatives à l’œuvre. En particulier, il est délicat de construire l’adhésion à des objectifs communs sans obérer l’autonomie et la créativité du ou des chercheur(s). Ce rapport doit être géré dans toute tâche de management mais, dans le cas de la recherche, il faut en plus être capable de reconnaître l’intérêt qualitatif d’un travail non finalisé ou en cours.

- Parallèlement, la dimension managériale en recherche ne doit pas laisser de côté le respect des individus (en tant que personnes et non en tant que chercheurs), la promotion des membres de l’équipe, etc.

- Chaque domaine a sans doute d’autres critères et aspects règlementaires propres : expérimentation sur le vivant en biologie, développement logiciel en informatique, etc.

C4 – Les compétences de management de la recherche demandent une expérience minimum qui n’est pas celle d’un ingénieur centralien débutant : le doctorat (PhD) est une étape nécessaire. L’ingénieur centralien sortant doit simplement être capable de rester attentif aux modes de management spécifiques qu’il rencontrera dans son début de vie de chercheur/chercheuse, et de les questionner de façon personnelle.

C5 L’ingénieur centralien s’inscrit dans une vision stratégique et sait la mettre en œuvre

Dans son activité de professionnel, la vision stratégique du chercheur relève de sa capacité à savoir si une piste de recherche est originale, et à « sentir » si elle peut être fructueuse.

La première partie de cette double pratique relève de sa bonne connaissance des pistes de recherche

suivies dans d’autres équipes (veille scientifique, participation aux conférences, réseautage, etc.), et

de sa capacité à identifier des liens avec la sienne, l’ensemble lui permettant de positionner son projet

de recherche au sein d’une communauté scientifique : il peut s’agir d’une question jamais formulée

ou abordée différemment, ou bien d’une contribution sur une question restée ouverte, d’un

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