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Table des matières

1 Généralités sur les fonctions 4

1/ Opérations sur les fonctions . . . 4

2/ Sens de variation . . . 5

3/ Représentations graphiques . . . 6

2 Polynômes du second degré 8 1/ Généralités sur les polynômes . . . 8

2/ Polynômes du second degré . . . 9

3 Dérivation des fonctions 13 1/ Généralités . . . 13

2/ Calculs de dérivées . . . 14

3/ Applications de la dérivation . . . 18

4 Limites 20 1/ Limites d’une fonction en l’infini . . . 20

2/ Limite d’une fonction en un point . . . 21

3/ Asymptotes obliques . . . 22

4/ Opérations sur les limites . . . 23

5 Vecteurs de l’espace 25 1/ Rappels . . . 25

2/ Vecteurs de l’espace . . . 28

3/ Caractérisation vectorielle du parallélisme . . . 30

4/ Repérage dans l’espace . . . 31

5/ Repère orthonormal, distance dans l’espace . . . 33

6 Barycentres 35 1/ Barycentre de deux points . . . 35

2/ Barycentre de trois points . . . 38

3/ Barycentre d’un nombre quelconque de points . . . 41

7 Produit scalaire 42 1/ Définition . . . 42

2/ Autres expressions du produit scalaire . . . 42

3/ Règles de calcul . . . 44

4/ Vecteurs orthogonaux . . . 45

8 Applications du produit scalaire 46 1/ Équations de droites . . . 46

2/ Équations de cercles . . . 47

3/ Longueurs et angles dans un triangle . . . 47

(3)

9 Angles orientés 50

1/ Définitions . . . 50

2/ Propriétés . . . 51

10 Trigonométrie 52 1/ Lignes trigonométriques . . . 52

2/ Résolution d’équations . . . 54

3/ Repérage polaire . . . 55

11 Suites numériques 56 1/ Généralités . . . 56

2/ Sens de variation . . . 57

3/ Limites . . . 58

4/ Suites arithmétiques . . . 60

5/ Suites géométriques . . . 61

12 Probabilités 64 1/ Introduction . . . 64

2/ Vocabulaire des évènements . . . 65

3/ Calcul des probabilités . . . 66

4/ Paramètres d’une loi de probabilité . . . 67

5/ Variables aléatoires . . . 68

13 Transformations du plan et de l’espace 70 1/ Généralités . . . 70

2/ Propriétés . . . 71

3/ Images des figures usuelles . . . 73

14 Statistiques 75 1/ Généralités . . . 75

2/ Paramètres de position . . . 76

3/ Paramètres de dispersion . . . 78

4/ Influence d’une transformation affine . . . 80

5/ Résumé d’une série statistique . . . 80

(4)

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GENERALITES SUR LES

FONCTIONS

(5)

Chapitre 1

Généralités sur les fonctions

1/ Opérations sur les fonctions

a) Égalité de deux fonctions

Soientu etv deux fonctions. On dit que u etv sont égales et on note u=v si : – u etv ont le même ensemble de définition D.

– Pour toutx ∈D,u(x) =v(x).

Définition

Exemple : Les fonctionsuetvsont-elles égales ? 1/ uetvsont définies par u(x) = 3 2

x+ 1 etv(x) = 3x+ 1 x+ 1 2/ uetvsont définies par u(x) =xetv(x) =x2

x

1/ uetvont le même ensemble de définition :R\{−1}

Pour toutxR\{−1},

u(x) = 3 2

x+ 1= 3(x+ 1)2

x+ 1 =3x+ 1 x+ 1 =v(x) doncu=v.

2/ uest définie surRetvest définie surRdoncu6=v.

b) Opérations sur les fonctions

Soientu etv deux fonctions définies surD etλun réel.

– On définit les fonctions u+v,uv, λu, u+λde la façon suivante : (u+v)(x) =u(x) +v(x)

(λu)(x) =λ×u(x)

(uv)(x) =u(x)×v(x) (u+λ)(x) =u(x) +λ – Si, pour toutx∈D,v(x)6= 0 alors on peut définir la fonction u

v par : u

v

(x) = u(x) v(x) Définition

Exemple : Soituetv les fonctions définies sur Rpar u(x) =x2 et v(x) =x+ 3. Déterminer u+v, uv, 2u, u+ 2et u

v.

– Pour tout réelx, (u+v)(x) =x2+x+ 3 ; (uv)(x) =x2(x+ 3) = x3+ 3x2; (2u)(x) = 2x2 et (u+ 2)(x) =x2+ 2

– Pour tout réelx6=−3,u v

(x) = x2 x+ 3

(6)

Généralités sur les fonctions 5 c) Composition de fonctions

Soituune fonction définie surDuetvune fonction définie surDv et telle que pour tout x∈Dv,v(x)∈Du.

On appelle fonction composée dev paru la fonction notéeu◦v et définie surDv par : Pour toutx∈Dv,u◦v(x) =u(v(x))

Définition

Dv //Du //R x v //

_

u◦v

OO

v(x) u //u(v(x))

Remarque : Il faut faire attention à l’ordre des fonctions.u◦vetv◦usont en général des fonctions différentes. Il se peut qu’elles aient des ensembles de définition différents voire que l’une existe mais pas l’autre.

Exemple : Soit f la fonction définie sur [0; +∞[ par f(x) =

x1 et g la fonction définie sur R par g(x) =x2+ 3. Définirgf etfg. Sont-elles égales ?

gf est définie sur [0; +∞[ pargf(x) =g(f(x)) = (

x1)2+ 3 =x2 x+ 4 fgest définie surRparfg(x) =f(g(x)) =

x2+ 31

gfetfgne sont pas égales car elles n’ont pas le même ensemble de définition. On peut ausi remarquer quegf(0)6=fg(0)

2/ Sens de variation

a) Sens de variation de la fonction u+λ Soit uune fonction défine sur un intervalle I etλun réel.

Siu est monotone surI alorsu etu+λont même sens de variation surI. Propriété

Démonstration

Cas oùu est croissante Soientaet bdeux réels de I.

a6b=⇒u(a)6u(b) caru est croissante surI.

=⇒u(a) +λ6u(b) +λ La fonction u+λest croissante surI.

b) Sens de variation de la fonction λu

Soit uune fonction défine et monotone sur un intervalle I etλun réel.

– Siλ >0 alors les fonctionsu etλuont même sens de variation sur I.

– Siλ <0 alors les fonctionsu etλuont des sens de variation contraires sur I.

Propriété

Démonstration

Cas oùu est croissante

Soientaetbdeux réels de I. Si a6b alorsu(a)6u(b) car u est croissante surI. – Siλ >0 alors λu(a)6λu(b) doncλuest croissante surI.

– Siλ <0 alors λu(a)>λu(b) doncλuest décroissante sur I.

(7)

6 Chapitre 1 c) Sens de variation de la fonction uv

Soit u une fonction définie et monotone sur un intervalleJ. Soit v une fonction définie et monotone sur un intervalleI et telle que pour tout x∈I,v(x) ∈J.

– Siu etv ont même sens de variation alors u◦v est croissante sur I.

– Siu etv ont des sens de variation contraires alors u◦v est décroissante surI. Propriété

Démonstration

Cas oùu est croissante

Soient aetb deux réels deI. Sia6b alors v(a) ∈J,v(b)∈J etv(a) 6v(b) car v est croissante surI.

– Si u est croissante sur J alorsu(v(a)) 6u(v(b)) donc u◦v(a) 6u◦v(b) donc u◦v est croissante surI.

– Siuest décroissante surJ alorsu(v(a))>u(v(b)) doncu◦v(a)>u◦v(b) donc u◦v est décroissante sur I.

3/ Représentations graphiques

a) Représentation graphique d’une fonction x 7→u(x+a) +b Soit uune fonction et v la fonction définie parv(x) =u(x+a) +b.

Dans un repère (O;−→ı ,−→ ), on appelleCu etCv les courbes représentatives des fonctions u etv.

Cv est l’image deCu par la translation de vecteur−a−→i +b−→j , autrement dit le vecteur de coordonnées −a

b

! . Propriété

x v(x)

x+a u(x+a)

b

a Cv

Cu

Démonstration

SoientM(x;y) etM(x−a;y+b).

M Cv ⇔y+b=v(x−a)⇔y+b=u(x−a+a) +b⇔y=u(x)⇔M Cv

(8)

Généralités sur les fonctions 7 b) Représentation graphique d’une fonction λu

Soit u une fonction etv la fonction λuDans un repère (O;−→ı ,−→ ), on appelleCu etCv les courbes représentatives des fonctions u et v. Si M est le point de Cu d’abscisse x alors on obtient le point d’abscisse xde Cv en multipliant l’ordonnée deM parλ.

Propriété

x 2u(x)

u(x)

x u(x)

1 2u(x)

u(x)

3

4u(x)

x

(9)

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POLYNÔMES DU SECOND

DEGRÉ

(10)

Chapitre 2

Polynômes du second degré

1/ Généralités sur les polynômes

a) Définition

On appelle fonction polynôme toute fonction f définie surR par : f(x) =anxn+an−1xn1+· · ·+a1x+a0a0,a1,. . .,an sont des réels donnés.

Définition

Exemple :x7→ −x35x2+ 7x1est un polynôme.x7→ x44

x2+ 2 n’est pas un polynôme.

b) Propriétés (admises)

1/ SoitP le polynôme défini parP(x) =anxn+an−1xn−1+· · ·+a1x+a0. P est le polynôme nul⇐⇒ a0 =a1=· · ·=an= 0.

2/ SoientP etQles polynômes définis parP(x) =anxn+an1xn−1+· · ·+a1x+a0 etQ(x) =bpxp+bp−1xp−1+· · ·+b1x+b0 avecan6= 0 et bp 6= 0.

P =Q⇐⇒

( n=p

a0 =b0;a1=b1;· · ·an=bn

Propriété

Conséquence : L’écriture d’un polynôme est unique.

Exemple : Si, pour toutxR,ax3+bx2+cx+d= 2x3x+ 2alorsa= 2, b= 0,c=1etd= 1.

c) Degré

Soit P un polynôme défini par P(x) =anxn+an−1xn−1+· · ·+a1x+a0 avec an6= 0.

Le nombre nest appelé degré deP. Définition

Exemple :x7→ −x35x2+ 7x1est un polynôme de degré 3.x7→3xx5 est un polynôme de degré 5.

(11)

Polynômes du second degré 9 d) Racines d’une fonction

Soit f une fonction. On appelle racine def toute solution de l’équationf(x) = 0.

Définition

Exemple : 1 est une racine dex7→ −x35x2+ 7x1. 0 est une racine dex7→3xx5.

2/ Polynômes du second degré

Dans tout le paragraphe, P désigne un polynôme défini par P(x) = ax2+bx+c avec a6= 0.

a) Forme canonique

Il existe des réels α etβ tels que :

Pour toutx∈R,P(x) =a (x+α)2+β. Cette écriture est appelée forme canonique deP.

Propriété et définition

Remarque : On appelle parfois forme canonique l’écriture deP sous la forme P(x) =a(x+α)2+γ

Démonstration

P(x) =ax2+bx+c=a

x2+ b ax+ c

a

=a x+ b 2a

2

b2 4a2 + c

a

!

=a x+ b 2a

2

+−b2+ 4ac 4a2

!

Exemple : Écrire la forme canonique du polynôme défini parP(x) = 2x2+ 4x+ 6.

P(x) = 2x2+ 4x+ 6 = 2 x2+ 2x+ 3

= 2 (x+ 1)21 + 3

= 2 (x+ 1)2+ 2

b) Discriminant

On appelle discriminant deP le réel ∆ défini par ∆ =b24ac.

Définition

Exemple : Calculer le discriminant du polynôme défini parP(x) = 2x2+ 4x+ 6.

∆ = 424×2×6 = 1648 =−32.

c) Racines

Les racines de P peuvent être déterminée de la façon suivante : – Si ∆<0 alors P n’a pas de racine réelle.

– Si ∆ = 0 alors P admet une racine réelle : b 2a. – Si ∆>0 alors P admet deux racines réelles : −b−√

2a et −b+

∆ 2a . Propriété

(12)

10 Chapitre 2 Démonstration

P(x) =a x+ b 2a

2

+−b2+ 4ac 4a2

!

=a x+ b 2a

2

∆ 4a2

!

– Si ∆<0 alors

x+ b 2a

2

4a2 >0 donc pour tout x,P(x)6= 0.

– Si ∆ = 0 alors P(x) =a

x+ b 2a

2

doncP(x) = 0⇐⇒x= b 2a. – Si ∆>0 alors P(x) =a x+ b

2a

∆ 2a

! x+ b

2a

+

∆ 2a

!

donc

P(x) = 0⇐⇒

x+ b

2a

2a = 0 ou

x+ b 2a

+

∆ 2a = 0

⇐⇒x= −b+

2a ou x= −b+

∆ 2a

Exemple : Déterminer les racines deP etQdéfinis par

P(x) = 2x2+ 4x+ 6 et Q(x) =−x22x+ 1

PourP : ∆ =−32<0 doncP n’a pas de racine.

PourQ: ∆ = (2)24×(1)×1 = 4 + 4 = 8>0 doncQadmet deux racines : x1=(2)

8

2×(−1) = 22 2

−2 =−1 + 2 x2=−(−2) +

8

2×(−1) = 2 + 2 2

−2 =−1 2

d) Liens entre coefficients et racines

SiP admet deux racinesx1 et x2 alors

r1+r2 =−b a r1r2 = c

a Propriété

Démonstration x1+x2 = −b−√

2a +−b+

2a = 2b 2a =−b

a x1x2 = −b−√

2a ×−b+

2a = (−b)2

4a2 = b2−b2+ 4ac 4a2 = 4ac

4a2 = c a

e) Factorisation

– Si ∆<0 alors P ne peut pas être factorisé.

– Si ∆ = 0 alors P(x) =a

x+ b 2a

2

– Si ∆>0 alors P(x) =a(x−x1)(x−x2) oùx1 etx2 sont les racines deP. Propriété

(13)

Polynômes du second degré 11 Démonstration

Le premier résultat s’obtient en remarquant que siP pouvait se factoriser, on au- rait deux facteurs du premier degré auquel cas l’équationP(x) = 0 admettrait au moins une solution, ce qui est contradictoire avec le résultat obtenu précédemment.

Les deux autres résultats ont été obtenus dans le cours de la démonstration pré- cédente.

Exemple : FactoriserP etQdéfinis par

P(x) = 2x2+ 4x+ 6 et Q(x) =−x22x+ 1

PourP : ∆ =−32<0 doncP ne peut pas se factoriser.

PourQ: Les racines sont−1 +

2 et−1 +

2 doncP(x) =−(x+ 1

2)(x+ 1 + 2).

f) Signe

– Si ∆<0 alors x −∞ +

Signe de P(x) Signe de a

– Si ∆ = 0 alors x −∞ 2ab +

Signe de P(x) Signe de a 0 Signe dea – Si ∆>0 alors

x −∞ x1 x2 +

Signe deP(x) Signe dea 0 Signe de −a 0 Signe de ax1 etx2 sont les racines de P etx1 < x2

Propriété

Démonstration – Si ∆<0 alors

x+ b

2a 2

4a2 >0 doncP(x) est du signe dea.

– Si ∆ = 0 alors P(x) =a

x+ b 2a

2

qui est du signe de asauf pour b 2a. – Si ∆>0 alors P(x) =a(x−r1)(x−r2) où r1 et r2 sont les racines de P. On

peut donc dresser le tableau de signe suivant :

x −∞ x1 x2 +

a Signe de a Signe dea Signe dea

x−x1 0 + +

x−x2 0 +

Signe de P(x) Signe de a 0 Signe de−a 0 Signe dea

Exemple : Déterminer le tableau de signe deP etQdéfinis par

P(x) = 2x2+ 4x+ 6 et Q(x) =−x22x+ 1

PourP : ∆>0 donc

x −∞ +∞

Signe deP(x) + PourQ: Les racines sont1

2 et1 +

2 et de plus1<0 donc

x −∞ 1

2 1 +

2 +

Signe deP(x) 0 + 0

(14)

12 Chapitre 2 g) Représentation graphique

Soit (O;−→ı ,−→ ) un repère du plan.

La représentation graphique de P est l’image par la translation de vecteur −→u 2ab

4a

!

de la parabole représentant la fonction x7→ax2. C’est donc une parabole de sommet S2ab ;P(2ab ).

Propriété

Illustration :

>0 ∆ = 0 ∆<0

Factorisation deP(x) a(x−x1)(x−x2) a(x−x0)2 pas de factorisation Équation P(x) = 0 2 solutions x1 etx2 une solutionx0 pas de solution

a >0

b

2a

P(b

2a)

x1 x2

x0=2b

a b

2a

P(b

2a)

a <0 2ab

P(2b

a)

x1 x2

x0=b

2a

b

2a

P(b

2a)

(15)

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DERIVATION DES

FONCTIONS

(16)

Chapitre 3

Dérivation des fonctions

1/ Généralités

a) Limite en 0

Soit f une fonction définie sur un intervalle I contenant 0 etL∈R.

On dit que f(x) tend versL quand x tend vers 0 si on peut rendre f(x) aussi proche de Lque l’on veut pour xsuffisamment proche de zéro. On note : lim

x→0hf(x) =L Définition

Exemple : lim

x→0xx2= 0 lim

x→0xx+ 1 = 1 lim

x→0x

x+x2 =−2...

Déterminer la limite en 0 de x22x 3x . Pour toutx6= 0, x22x

3x =x2

3 donc lim

x→0xx22x 3x =2

3.

b) Nombre dérivé

Soit f une fonction définie sur un intervalle I. Soit a∈I eth6= 0 tel quea+h∈I.

On appelle taux de variation def entre aeth le réel f(a+h)−f(a)

h .

On dit quef est dérivable enasi, lorsque htend vers 0, le taux de variation def entre aeth tend vers un réel Lautrement dit si lim

h→0

f(a+h)−f(a)

h =L.

Ce réelL est appelé nombre dérivé de f en aet se notef(a).

Définition

Exemple : Démontrer que la fonctionf:x7−→x2 est dérivable en 2 et calculerf(2).

Démontrer que la fonctiong:x7−→

xn’est pas dérivable en 0.

Pour touth6= 0, f(2 +h)f(2)

h =(2 +h)24

h = h2+ 4h

h =h+ 4 Ainsi lim

x→0hf(2 +h)f(2)

h = 4.

fest donc dérivable en 2 etf(2) = 4.

Pour touth6= 0, g(0 +h)g(0)

h =

h h = 1

h. Or, 1

h n’a pas de limite finie lorsquehtend vers 0 doncgn’est pas dérivable en 0.

(17)

14 Chapitre 3 c) Interprétation graphique

Soitf une fonction définie surI etCf sa représentation graphique dans un repère. Soit a∈I.

Si f est dérivable en a alors f(a) est le coefficient directeur de la tangente à Cf au point A(a;f(a)). L’équation de cette tangente est alors : y=f(a)(x−a) +f(a).

Propriété

Illustration : SoitA(a;f(a))∈Cf. Soith6= 0 etM(a+h;f(a+h))∈Cf. Le quotient f(a+h)−f(a)

h représente le coefficient directeur de la droite (AM). Lorsque h tend vers 0, M se rapproche de A et la droite (AM) tend à se confondre avec la tangente àCf enA.

a f(a)

a+h f(a+h)

Démonstration

SoitT la tangente à la courbe au pointA. Son coefficient directeur estf(a) donc l’équation réduite deT est de la forme y=f(a)x+b.

A∈T doncf(a) =f(a)a+b doncb=f(a)−af(a).

L’équation deT est doncy =f(a)x+f(a)−af(a) soity=f(a)(x−a) +f(a).

d) Approximation affine

Soit f une fonction définie surI et dérivable en a∈I.

– Il existe une fonctionϕ telle que pour tout réel havec a+h∈I : f(a+h) =f(a) +hf(a) +hϕ(h) et lim

x→0hϕ(h) = 0

– La fonction h7−→f(a) +hf(a) est une approximation affine de f pour h proche de 0.

Propriété

Démonstration

Pourh 6= 0, on poseϕ(h) = f(a+h)−f(a)

h −f(a).

f est dérivable en adonc lorsqueh tend vers 0,ϕ(h) tend versf(a)−f(a) = 0.

De plus,hϕ(h) =f(a+h)−f(a) +hf(a) soitf(a+h) =f(a) +hf(a) +hϕ(h)

2/ Calculs de dérivées

a) Fonction dérivée

Soit f une fonction défine sur un intervalleI.

– Si, pour toutx de I,f est dérivable enx, on dit quef est dérivable surI.

– La fonction définie sur I par x 7−→ f(x) est appelée fonction dérivée de f. Cette fonction est notée f.

Définition

(18)

Dérivation des fonctions 15 b) Dérivées usuelles

Fonctions constantes

Sif est la fonction définie surR par : f(x) =k alorsf est dérivable sur Ret pour tout réelx : f(x) = 0.

Propriété

Démonstration

Pour tout réelaeth6= 0,

f(a+h)−f(a)

h = k−k h = 0 f est donc dérivable enaetf(a) = 0.

Fonctions affines

Sif est la fonction définie surR par : f(x) =mx+p alorsf est dérivable sur Ret pour tout réelx : f(x) =m.

Propriété

Démonstration

Pour tout réelaeth6= 0, f(a+h)−f(a)

h = m(a+h) +p−ma−p

h = mh

h =m f est donc dérivable enaetf(a) =m

Fonction carré

Sif est la fonction définie surR par : f(x) =x2 alorsf est dérivable sur Ret pour tout réelx : f(x) = 2x.

Propriété

Démonstration

Pour tout réelaeth6= 0, f(a+h)−f(a)

h = (a+h)2−a2

h = 2ah+h2

h = 2a+h

De plus, 2a+h tend vers 2a lorsque h tend vers 0. f est donc dérivable en a et f(a) = 2a.

Fonctions puissances

Soit nun entier tel quen>1.

Sif est la fonction définie surR par : f(x) =xn alorsf est dérivable sur Ret pour tout réelx : f(x) =nxn−1.

Propriété

Résultat admis.

(19)

16 Chapitre 3 Fonction inverse

Sif est la fonction définie sur ]− ∞; 0[ ]0; +[ par : f(x) = 1 x alorsf est dérivable sur ]− ∞; 0[ et sur ]0; +[ et pour toutx6= 0 : f(x) = 1

x2 Propriété

Démonstration

Pour tout réela6= 0 et h6= 0, f(a+h)−f(a)

h =

1 a+h 1

a

h = a−(a+h)

ha(a+h) = 1 a(a+h) Or 1

a(a+h) tend vers 1

a2 lorsqueh tend vers 0.

f est donc dérivable enaetf(a) = 1 a2

Fonction racine carrée

Sif est la fonction définie sur [0 ; +[ par : f(x) = x alorsf est dérivable sur ]0 ; +[ et pour tout réelx >0 : f(x) = 1

2 x. Propriété

Démonstration

Pour tout réela >0 et h6= 0 tel quea+h >0, f(a+h)−f(a)

h =

√a+h−√ a h = (

a+h−√a)(√

a+h+√a) h(√

a+h+√a)

= a+h−a h(√

a+h+√a) = 1

√a+h+ a Or, lorsqueh tend vers 0, 1

√a+h+

a tend vers 1 2√a f est donc dérivable enaetf(a) = 1

2 a

Fonctions trigonométriques

Les fonctions sinus et cosinus sont dérivables surR et pour tout réelx : sin(x) = cos(x) et cos(x) =sin(x) Propriété

Résultat admis.

c) Opérations sur les fonctions et dérivées

uetv désignent deux fonctions dérivables sur un intervalleI etλun réel.

La fonction u+v est dérivable sur I et (u+v) =u+v. La fonction λuest dérivable sur I et (λu) =λu.

Propriété

(20)

Dérivation des fonctions 17 Démonstration

Pour touta∈I eth6= 0 tel quea+h∈I : (u+v)(a+h)−(u+v)(a)

h = u(a+h) +v(a+h)−u(a)−v(a) h

= u(a+h)−u(a)

h +v(a+h)−v(a) dont la limite estu(a) +v(a) lorsqueh tend vers 0. h

(λu)(a+h)−(λu)(a)

h = λu(a+h)−λu(a)

h =λu(a+h)−u(a) h dont la limite estλu(a) lorsquehtend vers 0.

Exemple : Calculer la dérivée de la fonctionf définie sur]0 ; +∞[parf(x) = 3x2+ 1 3x5

x+ 2 fest dérivable sur ]0 ; +∞[ car elle est la somme de fonctions dérivables sur ]0 ; +∞[

et, pour toutx∈]0 ; +∞[,f(x) = 3×2x+1 3×

1 x2

5× 1 2

x ainsi : f(x) = 6x 1

3x2 5 2 x

La fonction uv est dérivable sur I et (uv) =uv+uv. La fonction u2 est dérivable surI et (u2) = 2uu.

Propriété

Démonstration

Pour touta∈I eth6= 0 tel quea+h∈I : (uv)(a+h)−(uv)(a)

h = u(a+h)v(a+h)−u(a)v(a+h) +u(a)v(a+h)−u(a)v(a) h

= u(a+h)−u(a)

| {zh }

tend versu(a)

×v(a+h) + v(a+h)−v(a)

| {zh }

tend versv(a)

×u(a)

dont la limite estu(a)v(a) +v(a)u(a) lorsqueh tend vers 0.

Ainsiuv est dérivable et (uv) =uv+uv.

Exemple : Calculer la dérivée de la fonctionf définie surRparf(x) = (x2+ 1)(x5+ 2) f(x) =u(x)v(x) avecu(x) =x2+ 1 etv(x) =x5+ 2.

fest donc dérivable surRen tant que produit de fonctions dérivables surRet f(x) = 2x(x5+ 2) + 5x4(x2+ 1)

Siv ne s’annule pas sur I La fonction 1

v est dérivable sur I et

1 v

=−v v2 La fonction u

v est dérivable sur I et u v

= uv−uv v2 Propriété

Démonstration

Pour touta∈I eth6= 0 tel quea+h∈I : 1

v(a+h)− 1 v(a)

h = v(a)−v(a+h)

hv(a+h)v(a) =−v(a+h)−v(a)

h × 1

v(a)v(a+h)

(21)

18 Chapitre 3 dont la limite est−v(a)× 1

(v(a))2 lorsqueh tend vers 0.

Ainsi 1

v est dérivable et 1

v

=−v v2 De plus

u v

=

1 v

=u×1 v +

−v v2

= uv−uv v2

Exemple : Déterminer la dérivée de la fonctionf définie sur]2 ; +∞[parf(x) = 3

2x4 et de la fonction gdéfinie sur Rpar g(x) = 3x+ 5

2x2+ 1 Pour toutx∈]2 ; +∞[,f(x) =λ× 1

u(x) avecλ= 3 etu(x) = 2x4.

fest donc dérivable sur ]2 ; +[ etf(x) = 3×

2 (2x4)2

= −6

(2x4)2. Pour tout réelx,g(x) =u(x)

v(x) avecu(x) = 3x+ 5 etv(x) = 2x2+ 1.

gest donc dérivable surRet

g(x) = 3(2x2+ 1)4x(3x+ 5)

(2x2+ 1)2 =6x220x+ 3 (2x2+ 1)2

Soit f une fonction définie et dérivable sur un intervalle J et u une fonction définie et dérivable sur un intervalle I telle que, pour tout x de I,u(x)∈J.

La fonction f◦u est dérivable et, pour tout réel x deI : (f ◦u)(x) =u(x)×f(u(x)) Propriété

Exemple : Calculer la dérivée de la fonctiongdéfinie surRparg(x) = cos 2x+π

3 .

Pour tout réelx,g(x) =fu(x) avecu(x) = 2x+π

3 etf(x) = cos(x).

gest donc dérivable surRetg(x) =−2 sin 2x+π

3

3/ Applications de la dérivation

a) Dérivée et variations

Soit f une fonction dérivable sur un intervalleI.

f est croissante surI si et seulement si pour toutx deI,f(x)>0.

f est constante surI si et seulement si pour toutx deI,f(x) = 0.

f est décroissante surI si et seulement si pour toutx de I,f(x)60.

Propriété

Propriété admise.

Remarques : On utilise souvent les résultats suivants.

– Si, pour toutxde I,f(x)>0 alors f est strictement croissante surI.

– Si, pour toutxde I,f(x)<0 alors f est strictement décroissante surI.

Exemple : Étudier les variations de la fonctionf définie surRparf(x) =x3+ 2x.

fest dérivable surRet pour toutxR,f(x) = 3x2+ 2>0.

La fonctionf est donc strictement croissante surR.

(22)

Dérivation des fonctions 19 b) Extremum local

Soit f une fonction définie sur un intervalle I etx0 ∈I.

On dit que f(x0) est un maximum local (respectivement minimum local) de f si l’on peut trouver un intervalle ouvert J inclus dans I et contenant x0 tel que pour tout x∈J,f(x)6f(x0) (respectivement f(x)>f(x0)).

Propriété

Exemple : Une fonction est représentée ci-contre.

Son minimum est−2 Son maximum est 2.

−1et−2sont des minimums locaux 1 et 2 sont des maximums locaux.

Soit f une fonction dérivable sur un intervalleI etx0∈I.

Sif(x0) est un extremum local def alorsf(x0) = 0.

Propriété

Remarque : La réciproque de cette propriété est fausse.

Soit f une fonction dérivable sur un intervalleI etx0∈I.

Sif s’annule en changeant de signe en x0 alors f(x0) est un extremum local de f. Propriété

(23)

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LIMITES

(24)

Chapitre 4

Limites

1/ Limites d’une fonction en l’infini

a) Limite réelle en l’infini, asymptote horizontale

Soit f une fonction définie sur un intervalle de la forme [A ; +[. On dit que f tend verslorsquextend vers +si tout intervalle ouvert contenantcontient aussi toutes les valeurs de f(x) pour xsuffisamment grand.

On note lim

x→+f(x) =ℓ.

Propriété

Remarque : on peut définir de même lim

x→−∞f(x).

Exemple : Soitf la fonction définie sur [1 ; +∞[ par f(x) = 1 +1

x. Démontrer que lim

x→+∞f(x) = 1.

SoitaR.

f(x)∈]1a; 1 +a[1a <1 +1

x<1 +a

⇔ −a < 1 x< a

x > 1

a car xest positif.

Ainsi pour x > 1

a, f(x) ]1 a ; 1 + a[ donc

x→+∞lim f(x) = 1.

0

Cf

Soit f une fonction définie sur un intervalle de la forme [A ; +[ et C sa courbe représentative dans un repère. Si lim

x→+f(x) = ou si lim

x→−∞f(x) = ℓ, on dit que la droite d’équation y=est asymptote à C.

Propriété

Limites usuelles

xlim+

1

x = 0 ; lim

x→−∞

1

x = 0 ; lim

x+

1

x2 = 0 ; lim

x→−∞

1

x2 = 0 ; lim

x+

1x = 0.

Propriété

(25)

Limites 21 b) Limite infinie en l’infini

Soit f une fonction définie sur un intervalle de la forme [A ; +[. On dit que f tend vers +lorsquextend vers +si tout intervalle de la forme ]M ; +[ contient toutes les valeurs de f(x) pour xsuffisamment grand.

On note lim

x+f(x) = +. Propriété

Remarque : on peut définir de même lim

x→+f(x) =

−∞...

Exemple : Soitf la fonction définie sur [1 ; +∞[ par f(x) = x2+ 3. Démontrer que lim

x→+∞f(x) = +∞.

SoitM R.

f(x)> Mx2+ 3> Mx2> M3

x >

M3 pourM >3.

Ainsi pourx >

M3,f(x)> M donc lim

x→+∞f(x) = +.

0 M

Cf

Limites usuelles

x→lim+x= +; lim

x→−∞x=−∞; lim

x→+x2= +; lim

x→−∞x2 = +; lim

x→+

√x= +. Propriété

2/ Limite d’une fonction en un point

a) Limite réelle en un point

Soitf une fonction définie sur un intervalleI eta∈I. On dit quef tend versLlorsque x tend vers asi tout intervalle ouvert contenant L contient aussi toutes les valeurs de f(x) pour x suffisamment proche dea.

On note lim

x→xaf(x) =L.

Propriété

Remarque : lim

x→xaf(x) =L⇔ lim

x→h0f(a+h) =L

Exemple : lim

x→0xx= 0; lim

x→0xx2= 0; lim

x→0x(1 +x)21 x = 2.

b) Limite infinie en un point, asymptote verticale

Soit f une fonction définie sur un intervalle I et a I. On dit que f tend vers + lorsquextend versasi tout intervalle de la forme ]M ; +[ contient toutes les valeurs de f(x) pour x suffisamment proche dea.

On note lim

x→xaf(x) = +. Propriété

Références