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Le REÇU
0 4 ocr. 2012
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"1sommaire .
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EntretienavecGérardRameix,présidentdel'Autoritédesmarchésfinanciers" " ~~ P.4 .Indicateurs "
. Unebanquepublique, paslarévolution
. Fondssectoriels,moded'emploi
"~~P.6
,,~~P.8 ,,~~P.lO
.
Moninvestisseur, c'estplusquedel'argent'".
UneBoursedesPME, pourquoifaire?. Elleinvestitetjouecollectif...
,,~~P.14
"~~ P.16
"~~ P.18
. Prévenirlapannedetrésorerie'" "~~IP.20 . EntretienavecJean-LaurentBonnafé,
directeurgénéraldeBNPParibas, " ~~IP.24
.11n'ya pasquelecrédit
danslavie", ,,~~ P.26
SupplémentcoordonnéparAnne-SophieBellaiche Maquette:ChristineLiber
Supplémentde« L'UsineNouvelle})n°3301
du4 octobre2012[commissionparitairen°0712T819O3) Nepeutêtrevenduséparément.
UnepublicationdugroupeGisi,AntonyParc11-
10placeduGénéral-de-Gaulle- BP20156- 92186AntonyCedex Directeurdepublication:ChristopheCzajka
Impression:RotoFranceImpression77185Lognes Photosdecouverture:Corbis;LucPérénom'
L'USINE NOUVELLE 1N° 330114OCTOBRE2012
editorial
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FINANCEMENT DES ENTREPRISES-J
Sauver les PME
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près avoir frôlé le «credit crunch» (1'assèchement du crédit) en 2009, nombre d'entreprises indus- trielles se demandent si ce n'est pas un véritable cash crunch qui les guette aujourd'hui. Lorsque l'on quitte les ri.ves dorées des grandes entreprises du CAC40, la situation n'a en effet rien de très réjouissant. Des réserves pas encore reconstituées depuis la grande récession, des marges d'exploitation toujours plus faibles, une prudence des banques sous la pression de leur nouvelle réglemen- tation' une croissance qui cale et un projet de budget qui prévoit une ponction fiscale supplémentaire de 10 milliards d'euros sur les entreprises. Faut-il désespérer? Pas si vite.
Du côté des politiques, on a pris conscience qu'il fallait absolument préserver les PME. Non pas pour leurs beaux yeux, mais parce qu'elles sont le vivier de l'innovation et de l'emploi. Comme le soulignait la Commission euro- péenne dans une enquête publiée en janvier, les petites et moyennes entreprises ont assuré 85 % des emplois créés au sein de l'Union, entre 2002 et 2010.
Le projet de budget présenté la semaine dernière a donc eu à cœur de préserver leurs sources de financement. Les exonérations de l'ISF PME seront maintenues, les dispositifs Madelin, qui permettent des déductions moindres mais sur l'impôt sur le revenu, également., Ce qui poussera les mé- nages aisés à ne pas déserter l'investissement dans les PME.
Pour les moins introduits, un nouveau PEA spécial PME devrait voir le jour. La Banque publique d'investissement, qui devait être dotée de 20 milliards, pourrait finalement hériter de 30 milliards. Fin septembre, François Hollande a promis que des avantages liés au statut de jeune entre- prise innovante (du type exonéra-
tion de charges), qui avaient été réduits en 2011, seront rétablis.
Enfin les entreprises de moins de 250 salariés devraient bénéficier d'un nouveau compartiment du crédit impôt recherche leur per- mettant de déduire 20 % de leur
frais d'innovation: le petit coup de pouce pour aider à financer le prototype ou le démonstrateur qui accélère la mise sur le marché. Le gouvernement n'est pas le seul à se mobiliser sur le financement des entreprises. De nom- breux grands groupes, d'EDF à Orange, et même des plus petits comme SEB, ont monté des fonds d'investissement sectoriels pour aider les PME innovantes à grandir. Elle est pas belle la vie?Il
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ANNE-SOPHIE BELLAICHE, chefduservice économie-social
Les politiques sont conscients que les PMEsont le vivier de l'innovation et de l'em,loi.
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