L i b e r t é d u J u d a ï s m e
L a l e t t r e d e L . D . J .
N° 94 Mars-avril 2008 Le numéro 2,50€
La première association laïque et humaniste en France et dans la communauté juive
(Le Monde, 4/3/1990)
Siège social 1 rue Pixérécourt 75020 Paris 01 47 97 30 63
ÉDITORIAL
LAÏCITÉ
Aujourd’hui, une fois de plus, la loi de la séparation de l’Église et de l'État est contestée par un gouvernement qui devrait être son gardien.
En France, les dernières décennies du XIX°
siècle ont été marquées par un long débat contre l’hégémonie de l’Église catholique. Dans les années 1880, la législation de Jules Ferry a institué l’enseignement obligatoire, gratuit et laïque. Les conservateurs catholiques s’y sont opposés.
La lutte se poursuit. Elle aboutit le 9 décembre 1905 au vote par le parlement de la loi de la séparation de l’Église et de l'État. La République garantit le libre exercice des cultes, mais « ne reconnaît, ni salarie, ni subventionne aucun culte ». Supprimés par cette loi, les
établissements religieux se sont transformés en associations cultuelles. Elles devaient trouver parmi leurs adhérents les moyens nécessaires pour leur réorganisation et leur adaptation aux changements sociaux, économiques et culturels.
La loi de la séparation de l’Église et de l'État concerne aussi les protestants et les juifs qui, en majorité, ont considéré cette loi comme une confirmation de leur égalité en tant que citoyens.
Sommaire
Éditorial………...………...………...p. 1 Être juif aujourd'hui...p. 2 Une naturalisation ambiguë...p. 4 Tarn et mémoire...p. 5 Activités...p. 6
Pour les Juifs, une des premières conséquences de leur transformation en associations cultuelles était la possibilité de s’échapper de l’emprise du Consistoire central. En 1907, rue Copernic, a été fondée la première synagogue réformée et les immigrés originaires d’Europe orientale ont construit leur synagogue, rue Pavée, pour la célébration des offices selon leurs rites.
Mais la principale conséquence de la loi de la séparation de l’Église et de l’État est la liberté de conscience face aux croyances religieuses et aux convictions agnostiques et athées.
Au début du XIX° siècle, les musulmans n’étaient pas nombreux dans l’Hexagone.
Aujourd’hui, leur intégration dans la société française pose quelques problèmes qui nous engagent à lutter contre le racisme, contre toute discrimination, mais aussi contre les intégrismes religieux. Une révision de la loi de la séparation de l’Église et de l’État ne changera rien à cette situation. La laïcité est inscrite dans les
constitutions de 1946 et 1958. Dans sa conception, par rapport à d’autres pays
occidentaux, elle est une spécificité qui permet le
« vivre ensemble » de tous les habitants. Elle est une exigence de l’ouverture à l’Autre que nous préconisons en tant que Juifs laïques.
Doris Bensimon
ÊTRE JUIF AUJOURD’HUI
À la vue du titre, les lecteurs vont probablement s’exclamer : une fois de plus le même poncif ! Prendre la parole, prendre la plume sur ce sujet, et emprunter encore une fois la même formule ressassée ?
Laissons de côté cet étonnement : je préfère la simplicité d’un titre apparemment banal, mais limpide.
Car si l’on pose la question qui se profile derrière lui, on est forcé de constater que « rien n’est évident », pour emprunter la formule du langage courant. La définition du « Juif non pratiquant », et plus encore incroyant, est plus ardue et fluide que jamais.
Aux yeux des non-juifs, comme pour un grand nombre de Juifs, le fait d’être Juif est inséparable de la religion juive, les deux ne font pratiquement qu’un. Ils s’étonnent qu’un Juif puisse ne pas croire en Dieu, même s’ils admettent qu’il puisse négliger à un degré ou un autre les commandements (mitsvot).
Quand on affirme que le fait d’être Juif signifie l’appartenance à un peuple – qui serait en somme semblable à tous les autres – sans y intégrer totalement le fait religieux spécifique du judaïsme, on se heurte à l’incompréhension des uns, tandis que d’autres crient au blasphème ! Une judéité sans religion paraît un non- sens.
Le Juif laïque affirme que se dire juif constitue un choix, un acte volontaire de la part de l’individu autonome et souverain, indépendamment de tout dogme religieux. Mais ce phénomène est loin d’être simple et univoque : l’individualisme contemporain a certes proclamé l’unicité et la souveraineté de l’individu, censé se définir de lui-même, sans céder à aucun diktat venu de l’extérieur, d’une quelconque papauté ou d’un rabbinat institutionnel. Mais sauf à vivre en ermite solitaire, loin de l’humanité, aucun n’est réellement un
« électron libre » : il est toujours défini aussi par son environnement – c’est-à-dire ses origines, la langue et la culture qu’il pratique, la mentalité et les coutumes dominantes, les structures sociales et même les conditions matérielles de son existence. Ainsi que l’a démontré notamment Isaiah Berlin, il n’y a ni « totale détermination » de l’individu qui lui serait imposée de l’extérieur, ni « libre arbitre » qui serait total et sans limites.
Pour employer le langage de la Théorie des systèmes, chaque être humain constitue un « système ouvert » en relation avec l’environnement, constamment en situation d’échange avec lui – pas un « système fermé » qui ne recevrait ni ne donnerait rien. La chose n’est
ont des échanges avec les autres dans le temps long de l’histoire. Aucune civilisation n’est née sui generis, sans avoir rien appris ni hérité des précédentes ni des voisines ; et toutes laisseront un héritage plus ou moins considérable aux civilisations à venir.
En résumé, si nous considérons la réalité dans toute son ampleur et sa complexité, la condition de l’homme moderne, autonome et réputé rationnel, se distingue en ce qu’il est simultanément déterminé de l’extérieur, et auto-déterminé par lui-même. Rappelons-nous aussi le débat chez les existentialistes autour de la question de savoir si « l’existence précède l’essence », ou l’inverse : nous affirmons qu’il n’y a aucune préséance entre les deux, elles sont inséparables, et l’une ne va pas sans l’autre. Et Jean-Paul Sartre n’a eu que partiellement raison de prétendre que « c’est l’autre » qui fait le Juif ». C’est une chose de ne pouvoir échapper à sa qualité de Juif que par la faute du regard, du doigt pointé sur l’autre. On n’est jamais uniquement l’un ou l’autre, on est toujours à la fois l’un et l’autre.
Jusque-là, ce n’était qu’un préambule. Mon axiome est qu’un « Juif laïque » n’est jamais exempt de l’héritage religieux de son peuple ! Aucun Juif ne peut impunément proclamer qu’il « se moque de la religion juive comme d’une guigne ». Et même quand il le dit, il s’est déjà défini comme « Juif d’opposition ». Du fait même qu’il est encore connu et reconnu comme Juif, il a toujours la faculté de renouveler partiellement ou entièrement la pratique des 613 commandements de la tradition juive. Quant aux fameux « Dix Commandements » généraux, même s’ils appartiennent aujourd’hui au patrimoine de l’humanité au sens large, et aux religions monothéistes en particulier – ils constituent un « programme d’action » aux répercussions immenses pour chaque Juif, même pour celui qui récuse le verset « Tu n’auras qu’un seul Dieu » et nie l’existence d’un Être Suprême. Même quand il ne pratique pas les Commandements bibliques, ni les prescriptions détaillées que la « Loi orale » a jugé bon d’énumérer et de spécifier, le Juif porte toujours sur ses épaules le poids de la substance de ces commandements : je veux dire leur noyau moral et conceptuel qui est discuté et débattu avec minutie dans le Talmud. C’est à cause de ce débat lui-même, contradictoire, riche et animé, qu’il faut lire et étudier le Talmud – avec les yeux de Chimène, d’une part, sans y chercher la Divinité ni la transcendance extra-terrestre, de l’autre. La tradition juive elle-même vous dit : « Ceci n’est pas au Ciel ». Et aussi : « Ces choses-là et ces choses-ci – toutes sont paroles de Dieu vivant, les avis des uns comme ceux des autres ». S’entendant que Dieu est ici pour le laïque la Sagesse « personnifiée ».
D’autant plus que les Sages ont rapporté à la fois les
l’emportent » !
Au contraire, le Juif laïque expliquera que c’est précisément à cause du noyau moral et conceptuel de son héritage religieux qu’il n’applique pas les prescriptions matérielles de détail édictées par les rabbins : pour lui, l’essentiel et le cœur de sa condition juive résidant dans l’esprit du message hérité ! Par- dessus tout, il a en horreur les contradictions internes criantes de la pratique dite « orthodoxe », « qui coupe les cheveux en quatre pour définir ce qui est un aliment cacher » alors qu’elle ferme les yeux sur certaines conduites immorales des individus ou du collectif juif : des conduites qui sont en fait sacrilèges par rapport au message intrinsèque du Codex juif. Par exemple, quand une opinion circule dans les milieux ultra-orthodoxes, disant que les Juifs sont une « espèce séparée », différentes des autres hommes et donc supérieure à eux – y compris les Juifs non-orthodoxes, qui ne sont pas de vrais Juifs, mais des faux-semblants.
Après tout, c’est le peuple juif qui a inventé Dieu avec un grand D., le seul, unique, omniprésent et omnipotent ; c’est le peuple juif qui a inventé Jérusalem – une idée, un concept avant d’être une cité, qui dit tant de choses à peine explicables pour deux à trois milliards d’êtres humains, une ville sainte qui appartient à une espèce séparée à laquelle on ne touche pas (puisque c’est le sens fondamental de « saint », sacré). Deux créations immenses sans lesquelles notre monde ne serait pas ce qu’il est : 45% de l’humanité pratiquent une religion monothéiste, et ce n’est pas mince !
Donc, le Juif laïque est cet individu, homme ou femme, qui sait d’où il vient, à quoi il se rattache, quels sont les contenus qu’il a en héritage. Mais comme le riche laboureur de La Fontaine, il sait et dit à ses enfants :
« Gardez-vous de vendre l’héritage… Remuez votre champ dès qu’on aura fait l’août. Creusez, fouillez, bêchez, ne laissez nulle place où la main ne passe et repasse ». Son champ, c’est son histoire nationale, avec toutes ses tribulations et tous ses aspects. Comme le disent les historiens, l’histoire est « la somme de tous les faits et actes des hommes jusqu’à ce jour ». Tous les actes et toutes les créations y participent – pour le Juif cela comprend aussi forcément tout ce que ses ancêtres ont créé au plan de la religion et des croyances, philosophiques y compris.
Le Juif laïque est donc celui qui est sans cesse occupé à creuser, fouiller et retourner son champ historique !
Yaïr Biran Yaïr Biran est un écrivain israélien, ami de L.D.J.
VALISKE – Cercle Wladimir Rabi Strasbourg Nos amis organisent du 15 au 21 juin 2008 un voyage en Pologne. Ce parcours vous mènera au cœur de la vie juive et à la découverte des hauts lieux de la culture yiddish passés et présents sur les traces des grands auteurs yiddish
Date limite d’inscription : 30 mars 2008
Ils organisent aussi du 25 juin au 5 juillet 2008 un voyage en Galicie orientale et Bukovine (Ukraine de l’Ouest) sur les traces de la présence juive millénaire dans cette partie oubliée de l’Europe. Rencontre avec des survivants de la Shoah et avec des jeunes engagés dans la sauvegarde de la mémoire ainsi qu’avec des écrivains, intellectuels, artistes et musiciens.
Date limite des inscriptions : 31 mai 2008
Pour plus d’informations contactez André Kosmicki tel. : 03.88.97.86.02
E-mail :
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UNE NATURALISATION AMBIGUË
« Tu ne peux pas abandonner une telle occasion, qui s’offre à toi d’être Français » dis-je à Miloud, cet ami marocain rencontré chez des amis communs, arrivés à Paris il y a quelques années. Marié à une Française, il avait deux enfants et vivait à Arras où il était enseignant des sciences de la vie dans le lycée technique de la ville.
Au cours d’un entretien que nous avons eu ensemble, il réfléchissait à la proposition qui lui avait été faite de devenir Français. Celle-ci émanait du principal de son établissement, qui l’avait en haute estime pour ses qualités humaines et sa compétence à transmettre son savoir. Surpris par une telle demande, il lui demanda un temps de réflexion. Le principal ajouta que rien ne devait changer dans ses activités professionnelles sinon le passage d’un statut de contractuel à celui de fonctionnaire de l’État français.
Miloud avait obtenu l’autorisation du rectorat de partager son temps entre ses élèves d’Arras et ceux de Rabat : pour eux, il séjournait souvent au Maroc.
Miloud s’intéressait beaucoup à l’enseignement qu’il pratiquait avec un réel plaisir. À cela, s’ajoutait l’attachement particulier pour ses jeunes
compatriotes avec lesquels il s’était lié d’amitié, comme avec ses collègues enseignants. L’opportunité offerte par le principal lui faisait le plaisir d’être reconnu. Mais en même temps, cette proposition lui laissait un sentiment de vide. Il croyait qu’il allait se couper définitivement de ses racines marocaines, en quelque sorte devenir traître vis-à-vis des siens, perdre la nationalité marocaine, ce qui n’était pas le cas pour lui, puisque celle-ci ne disparaissait pas par l’acquisition d’une autre. En fait, cela le rendrait dépendant de son ancienne communauté, à laquelle il aurait des comptes à rendre.
Il en parla à sa femme. Celle-ci, qui s’était convertie à la religion musulmane pour permettre leur mariage au nom des règles coraniques, se trouva à court d’arguments. Elle aussi hésitait et ne voulait pas l’influencer.
Miloud eut l’idée de m’en parler, sachant que j’étais un autre Marocain, Juif de surcroît, qui avait choisi d’habiter en France et d’y vivre en tant que Français, dans le but de trouver auprès de moi, son aîné, une solution à son problème.
Je comprenais, pour ma part, combien il se sentait gêné vis-à-vis de ses compatriotes, mais cela ne pouvait pas devenir un obstacle insurmontable. Je
avait prospéré, mais qui était celle de nombreux dieux païens, pour celle de Canaan. Dieu dit à Abraham : LEKH, LEKHA, « Va, quitte ton pays pour un nouveau pays que j’ai choisi pour toi ». Et Abraham y devint l’ancêtre de la croyance en le Dieu unique.
Je lui citais également le cas de Maïmonide, dit Rambam, qui, s’adressant aux Juifs de la diaspora, leur dit : « la coutume et les lois du pays qui vous a accueillis sont les vôtres, sous réserve qu’elles ne soient pas en contradiction avec celles, universelles, dictées par Moïse ».
Miloud me regardait en souriant, alors que je tentais de le convaincre de choisir la naturalisation. « Ma mère, ajouta-t-il, aboutit aux mêmes conclusions que toi. Comprenant la portée d’une telle action, elle dit que je me devais d’être réaliste, en me rappelant que j’ai épousé une chrétienne, une femme de là-bas, ce faisant, j’avais déjà accompli un pas vers
l’émancipation, pas à moitié accompli puisqu’elle avait consenti à devenir musulmane. Tu ne dois pas t’arrêter dans cette voie que tu as déjà tracée, ton avenir professionnel et celui de tes enfants en
dépendent. En devenant Français, tu as ouvert la voie à l’aventure occidentale, sans perdre pour autant tes racines marocaines.» En s’adressant à moi et en me confiant ses difficultés de choix, il savait déjà, que j’abonderais dans le sens préconisé par sa mère.
J’ajoutais : « tu n’es pas le seul à te poser des questions. Il est vrai que tu aurais pu aussi conserver ta nationalité d’origine, tout en vivant en France comme étranger. Mais c’est vrai que remplir une mission de service public tel que l’enseignement ne peut être effectuée que par un Français, compte tenu des lois françaises. »
Nous en sommes restés là. Je n’entendis plus parler de Miloud pendant quelques mois. Un jour, il me téléphona pour m’annoncer que ses démarches en vue de la naturalisation étaient en bonne voie…
C’était gagné !
Armand Lévy
UNE QUESTION
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TARN ET MÉMOIRE
Une République en bronze, les bras ouverts et projetés vers l'avant se dresse à l'entrée du Cours Jean Jaurès. Érigée en 1889 pour le centenaire de la Révolution dans une période où le combat pour la laïcité, qui se conclura par la Loi de séparation des Églises et de l'État de 1905, bat son plein, elle est comme le symbole d'une France qui se veut accueillante à tous dans ce pays où naquit le "Petit Père Combes", le pourfendeur des Congrégations religieuses.
Une terre de culture radicale-socialiste qui n'exclut pas la présence très structurée d'une Église catholique qui dans les années noires de 1942-1944 faillit perdre son âme dans son soutien au gouvernement de Laval-Pétain.
C'est sur ces terres que jaillit la première réprobation de l'Église à l'encontre de la politique antisémite du gouvernement de Vichy.
Le cri de Monseigneur Saliège, archevêque de Toulouse le 23 août 1942 :
"Les Juifs sont des hommes, les Juives sont des femmes…
…ils font partie du genre humain. Ils sont nos frères", suivi le 30 août de la lettre pastorale de l'évêque de Montauban, Monseigneur Théas, puis un peu plus tard, le 20 septembre de celle, ô combien alambiquée, de l'évêque d'Albi, Monseigneur Moussaron, ont ouvert les cœurs et les asiles.
"Que personne ne voit dans notre parole une atteinte porté au loyalisme que nous devons au gouvernement…(de Pétain et de Laval) proclama Monseigneur Moussaron, mais... "des femmes ont été séparées de leurs maris, des enfants de leurs parents. La religion et l'humanisme ne peuvent que protester contre cette violation des droits sacrés de la personne humaine".
Parmi les asiles qui se sont ouverts, les couvents, et en particulier celui de la Congrégation des Sœurs de St Joseph d'Oulias à Salvagnac, village du Tarn ou trône la République de bronze dont
nous avons parlé plus haut. Parmi les cœurs, celui de Mère Saint-Léon (Rose Bonnet) Supérieure de ce couvent.
C'est à la nièce de Mère Saint-Léon que, le 28 novembre, Mme Simona Frankel, Consul d'Israël pour le sud de la France, a remis la médaille des Justes décernées par l'institut Yad Vashem à sa tante pour avoir, entre autres, recueilli et protégé une petite fille, âgée de 5 ans à l'époque, de janvier à août 1944.
Un geste de reconnaissance pour la petite fille, qui près de soixante ans après, a entamé cette procédure, mais aussi une récompense pour l'abbé Pierre Mathieu
(1), qui encouragea et soutint cette démarche avec la volonté de montrer, sinon de démontrer, qu'à coté des Protestants dont on connaît les actions importantes dans le sauvetage des Juifs, les Catholiques ne sont pas tous restés les bras croisés et les yeux clos à l'exemple de Pie XII.
Ce sont des actions comme celle-là, ajoutées à de centaines d'autres, qui ont permis qu'en France les trois quarts de la population juive de l'époque échappent à la destruction.
Isidore Jacubowiez
(1) Abbé Pierre Mathieu, Monique Jullien : "Des chrétiens au secours de Juifs dans le Tarn (1942-1944)" Cahier n°24 de la Société culturelle du Pays Castrais
La Lettre de L.D.J./ Mars-avril 2008 Rédaction et administration
1 rue Pixérécourt 75020 PARIS Tél. : 01 47 97 30 63 Directeur de la publication : Doris Bensimon Comité de lecture: Doris Bensimon, Mireille Florent-Saül,
Flora Novodorsqui, Simone Simon Dépôt légal à la parution ISSN 1145-084
ACTIVITÉS DE L.D.J
Dimanche 10 février 2008 – 14 h Visite de la Cité nationale de l’histoire de l’immigration Palais de la Porte Dorée
293 avenue Daumesnil 75012 Paris
RDV à 14 heures précises dans le hall d’entrée Téléphonez à Doris Bensimon 01.47.97.30.63 C’est indispensable pour nous retrouver
Dimanche 17 février 2008 – 16 h Cercle de Lecture
Paula Jacques, Gilda Stambouli souffre et se plaint, Gallimard, Folio, 2003
Réunion chez Doris Bensimon. Téléphonez-lui une semaine avant la réunion au 01.47.97.30.63
Mercredi 20 février 2008
Conférence-débat 13 rue du Cambodge 75020 Paris Accueil 19 h 30 – Conférence 20 h
Changer de nom
Par Nicole Lapierre, directrice de recherche au CNRS, auteure de ce livre paru chez Gallimard, folio essais, en 2006
Mercredi 19 mars 2008
Conférence-débat 13 rue du Cambodge 75020 Paris Accueil 19 h 30 – Conférence 20 h
Immigration et syndicalisme par Daniel Richter, syndicaliste CFDT métallurgie
Dimanche 30 mars 2008 – 16 h Projection Vidéo Entretiens avec Joseph Minc
Parcours d’un militant syndical et politique au XX°
siècle
Film (en DVD) réalisé par Philippe Lazar
Mercredi 2 avril 2008
Conférence débat 13 rue du Cambodge 75020 Paris Accueil 19 h 30 – Conférence 20 h
Dimanche 27 avril 2008 – 19 h
PESSAHC’est le dernier jour de la fête. Nous lirons quelques passages de la Haggadah. Puis nous fêterons la Mimouna pendant le repas.
Réunion chez Doris Bensimon téléphone 01.47.97.30.63
Places limitées. Inscrivez-vous au moins une semaine avant cette rencontre.
Mercredi 14 mai 2008
Conférence-débat 13 rue du Cambodge 75020 Paris Accueil 19 h 30 – Conférence 20 h
JUIFS DANS L’ESPAGNE CONTEMPORAINE par Danielle Rozenberg, chargée de recherche au CNRS, auteure de L’Espagne contemporaine et la question juive. Les fils renoués de la mémoire et de l’histoire, Toulouse, Presses universitaires du Mirail.
Dimanche 18 mai 2008 – 16 h 30 Cercle de lecture
Theo Klein, Une manière d’être juif. Conversations avec Jean Bothorel.
Réunion chez Maryse Sicsu
Téléphonez-lui une semaine avant la réunion au 01.46.55.73.83
Dimanche 25 mai 2008 – 14 h Visite de l’exposition ISRAËL : présent composé.
Photographies de Barry Frydlender
Lieu : Musée d’art et d’histoire du Judaïsme, 71 rue du Temple 75003 Paris
RDV à14 heures précises dans le hall d’entrée.
Téléphonez à Doris Bensimon – 01.47.97.30.63 C’est indispensable pour nous retrouver.
Littératures juives de l’imaginaire Cycle de conférences présentées par Irène Wekstein et Martine Grinberg
Mercredi 26 mars 2008 – 20 h à 22 h Les Visions de Peretz
Mercredi 16 avril 2008 – 20 h à 22 h L’univers fantastique de DerNister
Mercredi 7 mai 2008 – 20 h à 22 h Le rêve comme raison de vivre chez Bruno Schulz