CERVEAU et ATTeNTION
teacher.pirouette
À la découverte de mon cerveau
SEance 1 :
representations
Qu’est-ce que le cerveau ?
Chacun commence en dessinant ce qu’il pense y avoir dans notre tête et que l’on nomme « cerveau».
Puis une discussion est engagée afin de donner nos représentations sur le cerveau. Des questions relancent le débat « Explique ton dessin. Qu’est-ce qu’il y a dans ta tête ? Comment ça s’appelle ? Etc. »
Présentation du projet Les Savanturiers du cerveau :
Mais alors c’est comment «pour de vrai »un cerveau ?
SEance 2 :
Notre cerveau
L’IRM :
Il existe une machine incroyable qui permet de voir l’intérieur de notre cerveau sans faire mal ! C’est l’IRM (Imagerie par Résonance Magnétique). Elle permet de prendre des sortes de « photos » de l’intérieur de notre corps. Grâce à ces images, les chercheurs peuvent comprendre comment nous lisons, comment nous parlons, comment nous calculons …
Extrait de
teacher.pirouette
Rôle du cerveau :
Il faut imaginer le cerveau comme un chef d’orchestre. Sans le cerveau, notre corps ne pourrait pas fonctionner ! Il reçoit les informations, les enregistre et donne les réponses.
Que l’on soit en train de respirer, de penser, de rêver, de faire du sport, de jouer, d’apprendre ou même de dormir, le cerveau y prend part d’une façon ou d’une autre. Il dit à chaque organe ce qu’il doit faire en fonction des situations.
Le cerveau contrôle tout ce qu’on pense, et presque tous les mouvements que l’on fait.
C’est aussi grâce au cerveau que nos 5 sens fonctionnent : la vue, l’ouïe, le goût, le toucher, l’odorat.
Anatomie du cerveau :
La maîtresse noua amené un cerveau de veau afin de voir réellement à quoi ressemble un cerveau. Pas du tout dégoûtés, nous le découvrons, le décrivons :
Le cerveau se situe dans la tête, il est protégé par les os du crâne. Il est rose et à la taille d’un petit chou-fleur. Il est de forme ovale et on voit trois parties, deux lobes appelés hémisphères, reliées entre elles et une troisième partie "derrière"
appelée cervelet. À sa surface, on aperçoit plein de petites lignes courbes comme des plis, ce sont les sillons.
« Qui veut le toucher ? » Beaucoup lèvent la main ! Nous sommes vraiment très intéressés ! Préparons-nous!
La maîtresse coupe et nous apercevons deux substances : l’une blanche _qui nous fait penser à une étoile_ et l’autre grise. C’est ce que l’on appelle : matière blanche et matière grise.
Que de découvertes !
SEance 3 :
cerveau et illusions d ’ optique
Quand le cerveau est trompé :
Une illusion d’optique est une illusion qui trompe le système visuel (depuis l’œil jusqu’au cerveau) et aboutit à une perception déformée de la réalité.
Elle peut survenir naturellement ou être créée par des astuces visuelles spécifiques. On l’appelle aussi parfois trompe-l’œil mais le terme trompe-cerveau serait plus approprié !
En effet, le cerveau cherche à mettre du sens partout, même là où il n’y en a pas. Alors, il en fait trop, amplifiant les contrastes, créant contours, couleurs, perspectives, reliefs, mouvements, en fonction de ce qu’il connaît.
En voici quelques exemples que nous testons en classe (illusions projetées puis d’autres sont proposées dans notre espace de découverte sur le cerveau):
« Qu’est-ce qu’il y a dedans ? »
« Ouvrons-le.»
Le carré irréel
Tu vois un carré au centre, il n’existe pourtant pas !
Explication : Le cerveau imagine le contour de ce carré irréel.
Image animée
Tu vois des lignes ou tubes qui bougent. Pourtant l'image est inanimée.
Explication : Ceci est une illusion de mouvement. À force de regarder cette image votre œil se fatigue...Aucune magie, ni hallucinations !
Le carré irréel
Le rond rouge de gauche est bien plus gros que celui de droite… et bien non ! Ils ont la même taille ! En classe, nous avons même mesuré pour vérifier !!
Explication : C’est une illusion géométrique. À gauche, les ronds bleus sont de petite taille, ainsi, le rond rouge au centre semble énorme par rapport à eux, alors que les ronds bleus à droite ont un diamètre supérieur au rond rouge central. Ainsi, il semble de petite taille.
Illusion de Ponzo
Quelle petite fille est la plus grande ? Et bien, elles font la même taille ! Ici aussi nous avons mesuré pour être sûrs !
Explication : Ceci est une illusion de perspective. Les deux petites filles sont de même taille, les piles de livres sont strictement identiques.
Nous avons testé encore de nombreuses illusions lors de cette séance. C’était très drôle !
À la découverte de l’attention
SEance 1 : decouverte
Être attentif ou inattentif vis-à-vis d’une personne:
La maîtresse sollicite Joseph pour chanter une chanson. mais, pendant que Joseph chante, la maîtresse ne l’écoute pas du tout (elle regarde des photos et les montre aux autres enfants ; elle gratte par terre, elle parle avec Tuana de ses chaussures, etc) !!!
Une discussion s’engage alors, avec quelques questions qui l’aiguillent comme :
« Étais-je attentive à ce que chantait Joseph ? ».
Puis la maîtresse lui demande : «Avais-tu l’impression que je t’écoutais ? ».
« Comment as-tu pu remarquer que je n’étais pas attentive ? »
Comment remarque-t-on que quelqu’un a l’air attentif (physiquement) ?
Regard
.Être attentif ou non dans la réalisation d’une activité
Discussion à partir de vignettes dont voici quelques exemples (projetées et imprimées en format A4):
« À votre avis, quelles sont les activités nécessitant d’être attentif ? »
« Les personnages _sur ces vignettes_ sont-ils attentifs ou non, d’après vous ? »
Récapituler les réponses : nous prenons conscience de ce qu’est l’attention et à quoi elle sert.
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« Savez-vous comment arriver à être plus attentif ? ».
« Cette année, nous allons apprendre à reconnaître ce qui nous empêche d’être attentifs et découvrir des petites solutions pour mieux se concentrer. Tout au long de l’année, nous allons apprendre à mieux maîtriser notre attention. »
Ensuite nous classons les images dans un tableau dessiné sur la table avec un woodie.
Puis nous visionnons, de très courtes vidéos pour illustrer ce point du programme et rediscuter de ce qu’il faut pour être attentif :
On regarde la personne qui parle.
On ne se laisse pas distraire.
On fait preuve d’écoute.
On est calme.SEance 2 :
attention et inattention
Rappel de la séance précédente.
Que se passe-t-il quand je fais quelque chose sans être attentif ?
Nous testons tous diverses situations, proposées par la maîtresse, où l’attention est primordiale :
Ainsi, marcher sur une table, sur un banc ou sur des chaises éloignées sans être attentif, est-ce possible ?
C’est presque impossible, et en plus on se met en danger : on peut tomber, se faire mal ou faire mal à un camarade (ici, aucun risque la maîtresse est là !)
Il faut être bien concentré et attentif en regardant où l’on va mettre les pieds.
Certaines situations ne nous mettent pas en danger si l’on n’est pas attentif mais se produisent de petites catastrophes. Ainsi, si l’on n’a pas son regard concentré sur ce que l’on fait lorsqu’on verse de l’eau ou de la semoule, on en renverse à côté ! Ou si l’on ne se concentre pas bien (se mettre dans sa petite bulle) : à certains moments, les camarades tentaient de nous
déconcentrer dans notre tâche en faisant des grimaces ou en nous appelant !!
On a bien ri à ce moment-là !
La vue
SEance 3 :
Attention , gout et odorat
Maintenant nous portons notre attention sur le goût et l’odorat en sentant et goûtant des aliments à l’aveugle ! Rappel sur les règles de sécurité vis-à-vis des aliments.
Les yeux bandés, à chaque ingrédient proposé, nous sentons, disons ce que nous sentons puis, tous en même temps, nous goûtons en silence. Après quelques secondes de concentration et de réflexion, nous essayons de dire ce que c’est et quelle saveur à l’ingrédient.
La maîtresse note ce que nous proposons après avoir essayé de nous mettre d’accord en argumentant nos choix et en décrivant nos sensations.
Doc. https://lecycle2.wordpress.com/
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À la fin du jeu, la maîtresse nous montre tout ce que nous avons goûté. Nous avons dégusté :
Nous essayons ensuite de les classer selon les 4 saveurs : sucré, salé, acide, amer.
boisson
type
Schwepp*s
carré de chocolat au lait cacao en
poudre
farine sucre
citron vert sel
raisin sec gâteau
citron vinaigre
balsamique
confiture de pamplemousse yaourt
nature chips de
lentilles
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Le goût
SEance 4 :
Attention , gout et odorat
La maîtresse nous donne un verre de jus sans nous dire qu’il s’agit de jus de pomme !
Elle nous demande de nous boucher le nez et de boire une première gorgée de jus en gardant le nez bouché.
Toujours le nez bouché, nous prenons une deuxième gorgée de jus, puis on se débouche le nez en avalant la gorgée (c’est en se débouchant le nez exactement au moment d’avaler la deuxième gorgée que l’impression est la plus forte).
Ensuite la maîtresse nous demande de décrire la différence ressentie entre la gorgée avalée nez bouché et la gorgée avalée nez débouché :
« Qu’est-ce que la langue nous donne comme information (situation nez bouché) ? Est-ce suffisant pour reconnaître un aliment/une boisson ? Quel autre sens intervient ? Qu’est-ce que le "goût d’un aliment" ? ».
Puis une discussion s’engage sur les "bonnes" odeurs et celles qui sont moins agréables… Nous avons bien ri !
L’odorat
SEances 5 et 6 :
AttentioN et TOUCHER
Retour sur la séance précédente.
Nous allons maintenant nous concentrer sur un sens, le toucher.
Nous commençons par un petit jeu pour découvrir quels objets sont cachés dans la boîte mystère.
Nous expliquons aux camarades qui n’ont pas réussi à reconnaître l’objet comment nous avons fait.
Puis nous continuons avec un jeu pour découvrir les différentes textures (piquant, doux, lisse, rugueux) que nous associons 2 par 2.
(Doc Sentosphère) Doc. https://lecycle2.wordpress.com/
Mais toute notre peau sert pour ce sens, pas seulement les doigts !
La maîtresse nous propose donc un parcours sensoriel à faire pieds nus (plus d’une trentaine de matières, telles que la jute, le coton, la laine, le bois, le liège, etc.); puis en fermant les yeux afin de mieux se concentrer sur ce que l’on ressent. Enfin, le parcours est fait à nouveau mais on peut aussi toucher avec les mains afin de comparer nos sensations.
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Retour sur nos sensations et l’attention portée.
Le toucher
SEance 7 :
attention et ouie
Dans l’activité précédente, nous avons vu le rôle de l’attention dans deux sens : le goût et l’odorat. Maintenant nous portons notre attention sur les bruits à partir d’un loto sonore des bruits familiers chez nous.
L’ouïe
Doc. https://lecycle2.wordpress.com/
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SEance 8 :
attention et sensations du corps
Il est possible également de porter son attention vers le monde intérieur, c’est-à-dire les sensations dans notre corps, mais également vers nos pensées, nos émotions, etc.
« Fermez les yeux et essayez de sentir votre respiration. »
« Est-ce facile de sentir sa respiration ? Est-ce que votre respiration est plutôt lente ou plutôt rapide ? » On fait de même avec les battements de notre cœur.
« Dans quel(s) cas cela peut être important ou utile de porter son attention sur des sensations internes corporelles ? »
Cela peut être utile pour savoir où on a mal exactement, ou encore quel type de douleur (brûlure, picotements, etc.) on peut ressentir par exemple.
SEance 9 :
attention et petite voix
Un ensemble de points est tracé au tableau. La maîtresse nous demande de les compter "dans notre tête ". Puis elle nous interroge: « Qu’avez-vous fait pour y arriver ? »
« Qui a eu l’impression de se parler "dans sa tête", en énumérant les chiffres comme si on les disait : un , deux , … ? », ou bien « Qu’est-ce que l’on entend dans sa tête quand on fait cet exercice ? »
La maîtresse nous fait remarquer que lorsque l’on compte mentalement, nous entendons une sorte de son « dans notre tête », qui peut ressembler à notre propre voix.
Cette impression auditive, on l’appellera : « la petite voix ».
Nous recommençons l’exercice en comptant avec une voix plus grave, plus aigüe ou plus forte, ou la voix d’un personnage bien connu (ex : Cornebidouille) ; toujours mentalement.
« Vous "entendez" la différence ? ».
La maîtresse nous fait remarquer que pour réaliser cet exercice, c’est bien l’attention qui s’est portée sur nos propres pensées, ici la petite voix.
Nous proposons dans quelle situation elle se manifeste le plus souvent pour nous.
Pour conclure, nous pouvons dire que la petite voix n’est donc « ni bonne ni mauvaise », tout dépend du contexte.
SEance 10 :
attention et images mentales
La baleine noire :
La maîtresse nous dit : « Je vais mettre le sablier et pendant tout ce temps-là, je vous demande d’être silencieux … de fermer les yeux quelques instants … et de ne surtout pas penser à une … baleine noire (en insistant) avec une tache blanche (en le répétant plusieurs fois).»
Durant cette minute de silence, elle nous répète
de ne surtout pas penser à une baleine noire avec une tache blanche
!!« A quoi avez-vous pensé ? ». Au début, on n’ose pas trop répondre …
« Où était la tache blanche sur la baleine ? ».
Nous répondons, et c’est l’occasion dont profite la maîtresse pour nous faire remarquer que, malgré la consigne qui a été donnée, nous avons sans doute imaginé une baleine, c’est-à-dire qu’on a "vu dans notre tête", une baleine.
Elle nous demande ensuite comment la baleine nous est exactement apparue : une vraie baleine ou un dessin, seule ou avec un décor par exemple, etc.
La manière dont nous nous sommes représentés la baleine est tout à fait personnelle (sous forme d’un dessin, ou bien d’une photographie réaliste, ou encore souriante …).
« Fermez les yeux et imaginez maintenant que la baleine a une tâche blanche sur le ventre, puis déplacez cette tâche pour la placer à côté de l’œil, sous la queue, …. Pouvez-vous aussi changer la couleur de la baleine ? »
Nous faisons plusieurs petits jeux sur ce principe.
Cette représentation interne est ce que l’on appelle une image mentale : ce n’est pas une vraie image, aussi précise que celle qu’on aurait sous les yeux, mais ce n’est pas un son, ni une odeur… c’est plutôt une image, qui peut avoir une couleur, une taille, … et que l’on peut modifier comme on le souhaite.
Pour faire cet exercice, notre attention s’est portée sur nos propres pensées, ici les images mentales.
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Une pensée peut prendre différentes formes : elle peut ressembler à une petite voix dans notre tête, mais elle peut également ressembler à une image mentale.
C’est en faisant attention à nos pensées que l’on peut en quelque sorte les contrôler comme nous le souhaitons.
SEance 11 :
attention et emotions
La maîtresse nous demande quelles sont les principales émotions que nous connaissons.
On peut se référer aux affichages crées lors du travail sur les émotions.
Elle nous explique qu’il existe de très nombreuses émotions, mais que les principales sont : la peur, la joie, la tristesse, la surprise, la colère et le dégoût.
Jeu : identifier les émotions sur les images présentées. En voici quelques exemples (format A4):
Quelles sont les parties du visage qui change de façon la plus évidente ? Rappel.
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Bien que le visage soit composé de plus de 60 muscles toujours enmouvement, deux parties bougent de manière évidente : la bouche et les yeux.
On observe la bouche et les yeux (+sourcils) des personnes ou personnages et on remarque que cela peut donc nous aider à identifier l’émotion chez l’autre.
Lorsque nous faisons attention à un camarade, nous sommes donc capables d’identifier ses émotions et l’aider ou prévenir la maitresse si besoin.SEance 12 :
emotions MIMEES
Trouve l’émotion que je théâtralise !
Nous jouons maintenant à retrouver quelle émotion essaye de mimer notre camarade.
« Est-il possible de porter son attention sur nos propres émotions ? Comment peut-on faire ? »
Il est possible d’identifier ses émotions en portant son attention sur le monde interne.
Les émotions font donc également partie des informations intérieures auxquelles nous pouvons faire attention.
SEanceS 13 a 19 : emotions ET MIME
Progression à partir de l’album L’ogre qui avait peur des enfants.
7 séances en parallèle (sport) dont l’évaluation (se faire comprendre par les autres en mimant une émotion)
SEances 20-21 : QUICK emotions
Jeu avec la maîtresse puis en autonomie dans notre espace « Laboratoire de recherche sur le cerveau ».
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Le contrôle inhibiteur
SEance 1 :
Mon cerveau peut se tromper !
Expérimentation :
La maîtresse nous demande d’effectuer rapidement des actions simples telles que : marcher, trottiner, courir, sauter à cloche- pied/pieds joints, reculer, se mettre debout, s’allonger, se mettre à 4 pattes, imiter un animal, imiter un robot, poser sa main sur l’épaule d’un camarade, etc.
Ensuite, on se regroupe et elle nous demande :
Pour exécuter les actions demandées, le cerveau a-t-il besoin de réfléchir ? Est-il possible de les réaliser de manière rapide et automatique ?
Il est facile de les réaliser. Pendant ce jeu, on n’a quasiment pas fait d’erreur !
La maîtresse nous présente donc le petit personnage correspondant : AUTOMATISME. Il est très rapide mais parfois il se trompe car il ne prend pas le temps de réfléchir.
Nous avons ensuite joué à
Jacques a dit
en réexpliquant bien la règle !Qu’est-ce qu’on a ri !
Enfin, on revient sur les difficultés de ce jeu et on refait une partie où le meneur de jeu est un camarade.
SEance 2 :
Le controle inhibiteur Kezako ?
Comprendre le principe du contrôle inhibiteur :
Quand on joue à ce jeu, le cerveau a envie de … ?
Faire ce que le meneur de jeu demande, réaliser l’action énoncée ! La maîtresse nous montre à nouveau AUTOMATISME et nous explique qu’il s’agit là de la réponse facile, rapide, que l’on connaît tous mais qui aboutit parfois à une erreur puisque certains d’entre nous se sont trompés !
Pourquoi notre cerveau s
’est-il trompé ?
Si le meneur ne dit pas « Jacques a dit », il ne faut pas effectuer l’action.
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La maîtresse nous présente maintenant le CAPITAINE INHIBITION. Il tient un panneau STOP et avec l’autre main il fait signe de s’arrêter.
Il est musclé et déterminé. Cela lui permet d’arrêter AUTOMATISME quand il se trompe ! Il possède deux bras articulés qui tiennent un détecteur de piège. Cet appareil lui permet de repérer les pièges et d’y faire attention. Il est jeune. Il va encore grandir, se développer et apprendre.
Son vêtement porte la lettre I comme Inhibition. Il porte aussi une casquette comme le capitaine d’une équipe. Il a l’air d’un super héros : c’est un peu le capitaine du cerveau !
Comment faire alors pour être certain de ne pas se tromper ?
Le cerveau doit
- bien écouter tout ce que dit le meneur de jeu, - attendre d’être certain d’avoir entendu « Jacques a
dit »,
- ne pas imiter ses camarades.
La maîtresse nous présente donc le personnage du RAISONNEMENT. Il a toujours la bonne réponse mais avance lentement.
La maîtresse nous joue une saynète avec les personnages. Nous essayons ensuite d’inventer des situations où les 3 personnages interviennent : nous trouvons des situations, par exemple, dans le jeu du relais et nous nous mettons en scène afin de rejouer le jeu avec nos 3 petits personnages !
Le cerveau agit de deux manières différentes : soit par automatisme, soit par raisonnement.Quand il doit faire quelque chose, il peut :
- soit activer un automatisme, c’est-à-dire une réponse rapide, qui marche souvent mais pas tout le temps ;
- ou bien faire intervenir le raisonnement, c’est-à-dire réfléchir. C’est plus lent mais on arrive à la bonne réponse ! Quand il détecte un piège, le cerveau peut bloquer AUTOMATISME, qui risque parfois d’aller trop vite et de se tromper ; et laisser passer RAISONNEMENT qui va trouver la bonne réponse. C’est le rôle de CAPITAINE INHIBITION : il détecte les pièges et permet d’y résister !
Information pour les parents :
Dans le cerveau, une HEURISTIQUE (ici, personnage de l’AUTOMATISME) est une stratégie très rapide, très efficace _donc économique pour l’enfant_ qui marche très bien, très souvent mais pas toujours ! Ceci à la différence de l’ALGORITHME EXACT (ici, personnage du RAISONNEMENT) qui est une stratégie lente et réfléchie, mais qui conduit toujours à la bonne solution !
Pourquoi entraîner le contrôle inhibiteur dès la maternelle ?
À l’école, on apprend souvent par la répétition, la pratique et l’automatisation. C’est très bien, mais le cerveau des élèves doit aussi apprendre à fonctionner par le schéma inverse : inhiber ses propres automatismes (ou heuristiques), c’est-à-dire ses façons habituelles de fonctionner, de répondre, pour changer de stratégie. Entraîner l’inhibition et la flexibilité, c’est apprendre à apprendre, en se dégageant des automatismes lorsqu’ils deviennent erronés.
Exemples : cela apporte déjà de nombreux avantages sur les apprentissages en maternelle mais cela peut aider, plus tard, votre enfant à ne pas se tromper (si cet entraînement est continué) lors d’exercices tels que :
- en conjugaison :
J’inhibe l’automatisme « On met un S quand il y a le déterminant les avant. » pour arriver à une conjugaison correcte.
- En résolution de problèmes :
J’inhibe l’automatisme « On a le mot PLUS donc on fait une addition. La réponse est : Amir a 15 billes » pour arriver à un calcul correct : 10-5 =5. Amir a 5 billes.
- Etc.
SEances suivantes : Jeux
…