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Avant-propos

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Academic year: 2021

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Texte intégral

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HAL Id: hal-02830675

https://hal.inrae.fr/hal-02830675

Submitted on 7 Jun 2020

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Avant-propos

Bernard Desbrosses, Denis Poupardin, Sylvie Courtault, Pascale Inzerillo, Bertrand Nicolas, Rosemonde Pophillat, Joëlle Veltz

To cite this version:

Bernard Desbrosses, Denis Poupardin, Sylvie Courtault, Pascale Inzerillo, Bertrand Nicolas, et al..

Avant-propos. Archorales : les métiers de la recherche, témoignages, 9, Editions INRA, 196 p., 2003, Archorales, 2-7380-1087-3. �hal-02830675�

(2)

LES MÉTIERS DE LA RECHERCHE : TÉMOIGNAGES

ARCHORALES INRA TOME 9

(3)

AVRIL2003

ISBN : 2-7380-1087-3

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SOMMAIRE

Avant-propos . . . 5

Michel JAWOREK . . . 9

Maurice TRUNKENBOLTZ . . . 31

Charles THIBAULT. . . 47

Sabine WEIL . . . 85

Jean CAUSERET . . . 105

Jean SALETTE. . . 129

Index des personnes citées . . . 185

Index des organismes . . . 189

Index des mots-clés . . . 194

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A

vant —

P

ropos

Si l'on en croit le dictionnaire historique de la langue française, le terme de témoignage vient du latin t e s t i m o n i u m (attestation juridique), dérivé lui-même de t e s t i s(personne qui peut certifier une chose).

A t t e s t e r, pro t e s t e r, contester, détester, testament ont la même étymologie (1). Initialement le témoi- gnage désigne à la fois l'action de témoigner et la déposition même du témoin. Dans le langage juri- dique, le témoin est d’abord celui qui se présente spontanément ou auquel les autorités judiciaire s peuvent faire appel pour certifier de choses vues ou entendues. Il se distingue du simple spectateur par les déclarations qu'il fait et dont il se porte garant. Témoigner est au re g a rd du droit français un devoir auquel un individu ne saurait se soustraire si ce qu'il est en mesure d'aff i rmer peut contribuer à disculper un innocent ou confondre un coupable. Tout refus de sa part non motivé par le secret pro- fessionnel, toute relation des faits tronquée ou déformée délibérément (faux témoignage) sont pas- sibles de sanctions pénales.

Avec la multiplication des guerres et des génocides, le développement des moyens de communication, le témoignage s'est dégagé, au XXème siècle, du registre judiciaire pour prendre de nouvelles dimensions.

Mais si sa tonalité est devenue plus grave avec l'évocation par certains rescapés des souffrances endurées par leurs proches (au nom d’un devoir de mémoire), il est devenu parallèlement la négation de lui-même en se réduisant trop souvent aux bavardages insipides de "vrais gens" invités par les médias à donner leur avis à tout moment et sur n'importe quoi.

Les témoignages, re g roupés dans ce neuvième tome de la collection Archorales, ont été pro d u i t s dans une perspective (2) et dans un contexte bien particuliers : ils résultent de la transcription ( 3 ) des propos de collègues retraités de l'INRA, que nous avons enregistrés lors d’entretiens qu’ils ont bien voulu nous accord e r. Dans une optique d’échange intergénérationnel, ceux-ci ont accepté, en e ffet, de retracer à l'intention de leurs successeurs les grandes étapes de leur carr i è re et de leur faire p a rt de leurs réflexions à ce sujet. En écoutant les explications et les anecdotes dont ils ont pris la peine d'émailler leur récit, nous découvrons avec plaisir ou re t rouvons avec émotion certains per- sonnages et épisodes dont le souvenir commençait parfois à s'estomper. Mais nous compre n o n s mieux aussi les ambitions qui ont été les leurs, les obstacles multiples qu’ils ont dû vaincre ou c o n t o u rner pour atteindre les objectifs qu'ils s'étaient fixés. Nous allons le voir tout au long de cet ouvrage : les dépositions de nos interlocuteurs ne se réduisent nullement à des gro m m e l l e m e n t s passéistes ou à des plaidoyers p ro domo. Au-delà des éléments d'information qu'ils nous livrent, des confidences qu'ils nous font sur les motivations des part e n a i res avec lesquels ils ont eu l'occasion de collabore r, sur la cohésion des équipes au sein desquelles ils ont travaillé, nos guides nous font p é n é t rer dans les coulisses de la re c h e rche et nous aident à compre n d re plus finement l'histoire de leur Institut, l'évolution complexe de ses missions et de ses engagements, les tribulations de ses divers services et laboratoire s .

Il restera, bien sûr, aux historiens à procéder à la critique interne et externe des témoignages qui ont été recueillis (4) et à confronter les renseignements multiples qu’ils apportent à ceux fournis par les autres sources d’information. S’ils doivent renoncer, en raison de leur caractère rétrospectif, à l’espoir d’élimi- ner les reconstructions faites a posteriori, ceux-ci réussiront toutefois, par des contrôles et des recoupe- ments systématiques, à distinguer plus clairement les faits que les narrateurs ont réellement eu à connaître des souvenirs souvent remaniés qu’ils en ont gardés ou ont pu emprunter à d’autres. Ils pour- ront s'interroger, par ailleurs, sur l'origine de certaines défaillances ou déformations de la mémoire et la signification éventuelle à leur accorder. Mais les témoignages oraux, si prolixes sur la vie des laboratoires, la façon dont se prennent les décisions, l'ambiance qui y règne, risquent de devenir à terme la seule sour- ce d'information sur les métiers de la recherche à l'INRA, si ses responsables, en dépit des recommanda- tions qui leur ont été adressées (5), s'obstinent à garder une attitude aussi désinvolte à l’égard de ses archives scientifiques et administratives.

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B . J a w o re k

Mais foin des regrets et des complaintes inutiles ! Laissons la parole aux témoins que nous avons croisés sur la route et qui ont répondu à nos appels de phares (6). Prenons le temps de savourer et de méditer ce qu'ils ont eu l'obligeance de nous confier ! Chacun de nous y trouvera assurément son compte !

B. Desbrosses; D. Poupardin, S. Courtault, P. Inzérillo, B. Nicolas, R. Pophillat, J. Veltz

Notes

(1) Sans oublier testicule dont beaucoup s'accordent à dire qu'il est un des plus beaux joyaux de la famille !

(2) Les scientifiques sont convoqués généralement pour regarder vers le futur. La démarche, qui leur a été suggérée dans cet exerci- ce, leur est inhabituelle dans la mesure où elle les incite plutôt à faire un retour sur le passé. Mais s’agit-il pour autant d’une démarche allant vers ?

(3) Rappelons une fois encore, au risque de lasser le lecteur et d’effaroucher les témoins futurs, que ces transcriptions, complétées et corrigées par les personnes interviewées, n’engagent que leur seule responsabilité.

(4) "L’histoire se fait avec des documents comme le moteur à explosion fonctionne avec du carburant !" écrivait Henri-Irénée Marrou, le père de notre collègue Jean Marrou, dans son ouvrage "De la connaissance historique" publié au Seuil en 1954. Encore convient-il de sélec- tionner les bons. L’historien doit avoir à sa disposition un appareil critique pour apprécier la valeur de ceux qu’il utilise. Les témoi- gnages oraux qui s’appuient sur des souvenirs personnels se recoupent partiellement, mais présentent en même temps une très gran- de diversité tenant à la nature des faits et à la façon dont ils ont été rapportés. C’est la raison pour laquelle l’historien est tenu de se poser à leur sujet les questions suivantes : qui parle ? À quel titre l'a-t-il fait ? Qu'est-ce que le narrateur a bien voulu dire ou laisser entendre ? Qu’a-t-il cherché à masquer ? Quel moment a-t-il choisi pour s'exprimer ? Comment s’y est-il pris pour cela ? À qui son message était-il surtout destiné ? (Pour connaître le précautions à prendre dans l'utilisation des témoignages des rescapés de "la gran- de guerre", le lecteur se reportera avec profit à l'ouvrage de Jean Norton Cru, "Du témoignage", publié en 1930 aux Éditions Gallimard et récemment réédité).

(5) D. Poupardin, (1994), Une politique d’archivage à l’INRA ?, INRA-ESR, 110 p., D. Poupardin, (1994), Regards sur les archives de l’INRA. Contribution à l’étude de son futur du passé, INRA-ESR, 344 p. On trouvera un résumé des mesures préconisées dans M. Jean et D. Poupardin, (1997), Les archives des unités de recherche, le point de vue des scientifiques de l’INRA, la Gazette des Archives, n°176, 28- 49, Poupardin, (2000), Science ou patience ? That is sometimes the question in INRA, ronéo INRA, 90 p.

(6) Attachés à la vérité et n’ayant aucune raison de douter a priori de la sincérité de nos interlocuteurs, nous nous sommes interdit, cela va sans dire, de leur adresser des appels de fards !

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7

T

émoignages

figurant dans les tomes précédents

Tome 1

Robert ORTAVANT

Claude CORNU

Jean LOUVEAUX

Didier SPIRE

Stéphane HÉNIN

Jean BOUCHON

Maurice MOLÉNAT

Pierre RAIBAUD

Remi COUTIN

Frantz RAPILLY

Tome 2

Michel PLOMMET

Alain RÉRAT

Bertrand-Roger LÉVY

Marie-Esther DEROCHE

Roger COUSIN

Pierre CORNUET

Philippe MÉRAT

PierreDECONINCK

Jacqueline NIORÉ

Pierre RONSIER

Claude HUTIN

Suzanne MÉRIAUX

Bertrand VISSAC

Les témoignages des tomes précédents sont consultables sur le serveur INRA : http://www.inra.fr/archorales/

Tome 3

Jean-Pierre PRUNIER

Jean MAMY

Philippe CHARTIER

Paul STEVENS

Jacques HUET

Bernadette BESSON

Jean-Claude TIREL

Yves DEMARLY

Jack SCHNEBERGER

André CORNU

Pierre BOUVAREL

Tome 4

Jacques DELAS

Anne-Marie WINTER

Michel DESMAZEAUD

Pierre DAUPLÉ

Michel JOURNET

René MONET

Marie-Lise GALL

Alain PARAF

Édouard CHENNEVIÈRE

Gilbert LIÉNARD

Tome 5

Jacques STOCKEL

Jacques HOROYAN

Paul POPESCU

Éric GERMAIN

Henri AUDEMARD

Philippe GOUET

Jean MARROU

Pierre MARSAL

Tome 6

Raymond FÉVRIER

Tome 7

Daniel ROUSSELOT-PAILLEY

Daniel MARTOURET

Gilbert JOLIVET

Charles RIOU

Michel ADRIAN

Claude CALET

Paul-Édouard SCHOCH

Tome 8

Claude BÉRANGER

Georges SALESSES

Danielle BONIN

Jean-Pierre BOYER

Sylvain DREVET

François GROSCLAUDE

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