• Aucun résultat trouvé

Avant-propos

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2021

Partager "Avant-propos"

Copied!
3
0
0

Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00243361

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00243361

Submitted on 1 Jan 1970

HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.

L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.

Avant-propos

P. Grivet

To cite this version:

P. Grivet. Avant-propos. Revue de Physique Appliquée, Société française de physique / EDP, 1970, 5

(1), pp.1-2. �10.1051/rphysap:01970005010100�. �jpa-00243361�

(2)

1.

AVANT-PROPOS

Par P. GRIVET,

Président du Comité d’Organisation, Professeur à la Faculté des Sciences,

Directeur de l’Institut d’Électronique Fondamentale, 9I-Orsay.

REVUE DE PHYSIQUE APPLIQUéE TOME 5, FÉVRIER 1970, PAGE

Le Colloque international sur « les champs magné- tiques faibles d’intérêt géophysique et spatial », qui

s’est tenu à Paris du 20 au 23 mai 1969, a été organisé

à l’initiative de l’Union Radio-Scientifique Interna-

tionale et avec le concours du Centre National

d’Études Spatiales.

Je tiens à remercier MM. les Prs S. Silver, président de l’U.R.S.I., et J.-F. Denisse, président

du C.N.E.S., qui m’ont encouragé à organiser ce colloque et qui ont ensuite mis à ma disposition les

moyens importants, nécessaires aujourd’hui, pour assu-

rer le succès d’une telle manifestation.

Notre reconnaissance va aussi à la N.A.S.A. et à l’Office of Naval Research des U.S.A., qui nous ont

aussi accordé une aide efficace, en particulier à

M. Arnold W. Frutkin, Assistant administrator for International Affairs N.A.S.A., et à M. E. A. Edelsack,

Chef de la branche électronique O.N.R. Leur bonne volonté à notre égard s’est manifestée de manière très active et méritoire malgré des circonstances géné-

rales difficiles. Enfin, la Société Française des Élec-

troniciens nous a apporté un parrainage précieux et

a fait connaître notre symposium à son vaste public

de chercheurs et d’ingénieurs; j’en remercie son pré-

sident M. Fagot.

Le programme de ce colloque a été établi en 1968

en collaboration avec le Pr William S. Goree (Stan-

ford University) et c’est grâce à ses efforts que le

colloque a connu une participation aussi brillante de chercheurs américains de la côte Ouest, dans un

domaine de pointe ils se distinguent actuellement;

qu’il soit remercié d’avoir ainsi contribué efficacement

au développement de l’amitié scientifique franco-

californienne. Nous n’avons pas manqué, non plus,

d’amis venus de l’Est des États-Unis, car M. Frutkin

et la N.A.S.A. ont bien voulu nous assurer le concours

de quelques-uns de leurs spécialistes les plus émi-

nents en matière de magnétométrie spatiale. Nous

avons été heureux de souhaiter la bienvenue à tous ces chercheurs des États-Unis, des pays les plus proches d’Europe, à ceux aussi de Russie qui ont bien

voulu abandonner pour une semaine leur laboratoire

et entreprendre un long voyage pour animer ce

symposium.

Comment cette réunion a-t-elle vu le jour ? J’ai

d’abord proposé, puis fait accepter son inscription au

nombre des colloques dont l’U.R.S.I. encourage l’ins-

titution, entre ses Assemblées plénières tous les trois

ans, pour bien préparer la XVIE Assemblée Générale de l’U.R.S.I. à Ottawa, en septembre 1969.

Le choix du thème général de nos discussions a

donc été fait pour apporter une documentation toute

fraîche aux physiciens de l’U.R.S.I. qui, dans leur majorité, s’intéressent à la physique de l’environne-

ment terrestre, c’est-à-dire à la solution des problèmes

très variés qui relèvent de la géophysique ou de la physique spatiale. La mesure des champs magnétiques

faibles s’est montrée très précieuse dans tous ces

domaines et l’on a enregistré durant ces cinq dernières

années des progrès spectaculaires dans la prospection

du sous-sol comme dans la connaissance des courants

ioniques qui entourent la Terre ou qui viennent la

baigner à partir du Soleil. On y parvient par la mesure des perturbations que ces petites actions apportent

au champ nominal magnétique que l’on s’attendrait à observer en leur absence, c’est-à-dire celui du dipôle magnétique terrestre, en première approximation. Ce

dernier n’est sans doute pas fixe, mais il détermine

cependant l’ordre de grandeur des faibles champs

naturels dont l’intensité moyenne va de 0,6 (G) à

la surface de la terre au voisinage des pôles magné- tiques jusqu’à quelques dizaines de microgauss à une

distance d’une vingtaine de rayons terrestres, zone la contribution proprement terrestre se fond dans le

champ interplanétaire. La valeur de l’unité géophy- sique courante, le gamma (y),

3

10-5 (G) fournit

l’ordre de grandeur de l’amplitude des variations intéressantes sur terre; il descend à 0,1 (lLG) dans l’espace et c’était là la sensibilité limite atteinte

vers 1966 par nombre de magnétomètres basés sur

la résonance magnétique nucléaire ou sur la réso-

nance paramagnétique électronique des vapeurs alca- lines pompées optiquement. Il semblait alors que l’oeuvre des physiciens et des ingénieurs dans les

années suivantes serait d’adapter au mieux ces excel-

lents instruments aux fonctions variées et toutes très

spécialisées qu’on s’attachait à leur trouver, en parti-

culier à les « qualifier » pour de nombreuses missions

spatiales. Ce développement prévisible a effectivement

eu lieu et tous ces magnétomètres ont été considéra-

blement perfectionnés ces dernières années, comme

l’a montré la journée qui leur a été consacrée. Mais deux découvertes importantes ont apporté un progrès

révolutionnaire : en Californie la mise en oeuvre des interféromètres supraconducteurs, dans les mains du Pr Mercereau et de ses associés, à Paris la rénovation de l’effet Hanle par le pompage optique, au Labora-

toire du Pr Kastler par le Pr Cohen-Tannoudji et

ses élèves, ont permis de pousser la sensibilité ultime de nouveaux magnétomètres jusqu’à 10-1° (G). Ces

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/rphysap:01970005010100

(3)

2

savants ont pu montrer, dans des applications à la Physique fondamentale, qu’il ne s’agissait pas là d’une estimation théorique, mais bien d’une sensibilité réa- lisée et pratiquement utilisable au laboratoire, à l’abri

de blindages qui éliminent les perturbations que sont alors les fluctuations naturelles. Le problème sera à

l’avenir de mettre en oeuvre ces nouveautés pour la

mesure des fluctuations naturelles elles-mêmes.

C’est avec un plaisir particulier que je remercie le

Pr J. E. Mercereau (California Institute of Techno-

logy) d’avoir bien voulu animer l’exposé et la dis-

cussion des propriétés des supraconducteurs, qui sont

en jeu ici. Venu une première fois en 1964 exposer

ses travaux sur les gyroscopes supraconducteurs, il a grandement contribué à cette époque à encourager

l’étude expérimentale des supraconducteurs dans ce

pays. L’intérêt de ce sujet reste aujourd’hui considé- rable, comme l’a montré brillamment l’exposé pros-

pectif du Pr W. M. Fairbank (Stanford University).

C’est ce qui se marque aussi dans le développement

actuel des magnétomètres supraconducteurs d’extrême

sensibilité sous plusieurs formes distinctes. Quatre

années auront été nécessaires pour passer du premier S.Q.U.I.D. (Superconducting Quantum Interference

Device) de 1965, dont la sensibilité commençait alors

à peine à rivaliser avec celle des magnétomètres optiques, à la forme évoluée, que décrit le Dr Nisenoff

et qui décèle effectivement une variation de champ

de 10-1° (G).

Le Pr Cohen-Tannoudji et ses élèves MM. Haroche

et Dupont-Roc (E.N.S.) ont décrit l’exceptionnelle

finesse des raies qu’ils ont obtenues cette année, dans

une nouvelle variante d’effet Hanle. Ces chercheurs

ont découvert que le pompage optique pouvait créer

une aimantation ordonnée d’une vapeur alcaline, par orientation des moments atomiques, selon l’axe du faisceau de lumière primaire, et cela en champ nul :

le faisceau lumineux d’excitation suffit à assurer l’exis-

tence d’un axe de quantification. Par contre, l’aiman- tation ainsi produite peut être détruite par un champ magnétique transversal extrêmement faible et l’évo- lution de cette action avec l’intensité de la composante transversale se déroule suivant la courbe en cloche qui

définit une résonance ordinairement.

La largeur est extrêmement fine et permet de mesu-

rer la composante magnétique transversale avec l’ex- trême précision déjà citée, c’est-à-dire 10-1° (G) près, lorsqu’on adapte soigneusement l’électronique de me-

sure à la nature de cet effet; on peut observer le dis-

positif en action au Laboratoire de Physique de l’École

Normale Supérieure.

Tous les magnétomètres modernes sont nés au labo-

ratoire et l’expérience a montré que leur développe-

ment et leur mise au point ne pouvaient pas se faire dans les observatoires géomagnétiques, qui sont trop isolés et n’ont pas été outillés dans ce but. C’est ainsi que s’est trouvé posé, il y a quelques années déjà, le problème des écrans magnétiques; petits ou grands,

ils rendent possible l’expérimentation dans les labo-

ratoires ordinaires malgré le niveau élevé qu’attei-

gnent en général les perturbations magnétiques am- biantes, quelques milligauss par exemple.

L’avenir des nouveaux magnétomètres est lié de

manière plus critique encore au perfectionnement des

écrans à cause de leur sensibilité d’abord, mais aussi

parce que de nouvelles applications sont apparues

qui exigent un volume protégé très important. Le

meilleur exemple est celui des champs magnétiques

faibles d’origine animale, et plus particulièrement

humaine. Le premier système d’écran qui doit être

réalisé dans ce but est actuellement en construction

au National Magnet Laboratory, sous la direction du

Pr D. Cohen (M.I.T.) qui décrit ici la technique ori- ginale qu’il a mise au point à cet effet; il a de bonnes

raisons d’espérer mesurer jusqu’à l’activité magnétique

du cerveau humain dans cette remarquable installa- tion ; dans un avenir plus lointain, on peut espérer

améliorer ces résultats déjà si spectaculaires, en recou-

rant aux écrans supraconducteurs moins commodes mais déjà très efhcaces.

La dernière journée du colloque a été consacrée aux

applications géophysiques et spatiales actuelles. Plu- sieurs spécialistes de la N.A.S.A., MM. B. G. Ledley (Goddard Space Flight Center), E. J. lufer (Ames

Research Center) et D. I. Gordon (U.S. Naval

Ordnance Laboratory et Ames Research Center) ont

décrit l’état de perfection remarquable de cette tech- nique qui nous étonne par sa stabilité et sa fiabilité.

Il ne faut pas oublier, en effet, que les satellites scien-

tifiques restent petits et que la puissance disponible

pour une expérience est faible : aucun magnétomètre

n’a encore profité du confort que la cabine « Apollo »

apporte aux conquérants de la Lune. Enfin, une séance

de prospective a été consacrée à la discussion des pro- blèmes d’instrumentation que les géophysiciens et les physiciens spatiaux désireraient voir résoudre et les formes d’évolution et de spécialisation qu’ils estiment

souhaitables pour leurs magnétomètres.

Il y a quelque six années, le pr N. Bloembergen et moi, nous nous sommes vus chargés d’organiser un symposium sur les masers, ces amplificateurs quanti-

ques à très faible bruit, qui commençaient à se mon-

trer très utiles en radio-astronomie et pour les radio- communications lointaines par satellites. A six mois de la date d’ouverture de ce colloque, les communica- tions affluaient toutes de haute qualité, mais accident

imprévu, une bonne moitié d’entre elles portaient

sur les lasers, dont la première réalisation était due

au Dr Maiman. Après quelques hésitations, ce grand changement dans le programme fut accepté et au- jourd’hui personne ne regrette cette décision après que le laser eut rencontré un succès peu commun en phy- sique pure, comme dans les applications; je souhaite

aux magnétomètres qui sont décrits ici et aux techni- ques nouvelles qui les accompagnent cette même évolution heureuse vers le succès qui fut l’apanage du

laser après le Ijle Congrès International d’Électro-

nique Quantique à Paris en 1963.

Références

Documents relatifs

Du social dans On ne badine pas avec l’amour, Il ne faut jurer de rien et Il faut qu’une porte soit ouverte ou fermée de Musset Essai de sociocritique du proverbe

Puis i mesure que la densité diminue, les collisions deviennent moins violentes (avec des impulsions relatives plus faibles) mais mettent en jeu des interactions de plus en

La première phase, presqu’entièrement financée et en cours de construction, permettra d’accéder à un programme scientifique concernant l’étude des noyaux super­lourds,

L.  Bertrand coordonne (avec I. Pallot-Frossard) la participation française dans l’infrastructure européenne de recherche en sciences du patrimoine dont il est directeur depuis

Il a paru en effet souhaitable, par une initiative concrète et symbolique, de conforter les liens entre les premières, dépositaires d'un passé d'essor et de progrès de la

pour le contrôle en ligne des traitements d’hadronthérapie avec GATE..

Mathématiques Générales première année Année 2012-2013 Analyse appliquée aux équations aux dérivées partielles.. Partiel du 25

Jusqu’ici j’ai parlé lentement pour que au moins vous entendiez quelques vérités fondamentales, mais je dois vous dire ceci : c’est que, comme j’enseigne depuis