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Sur la théorie du saccharimètre Laurent

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Academic year: 2021

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Texte intégral

(1)

HAL Id: jpa-00237498

https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00237498

Submitted on 1 Jan 1879

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Sur la théorie du saccharimètre Laurent

U. Gayon

To cite this version:

U. Gayon. Sur la théorie du saccharimètre Laurent. J. Phys. Theor. Appl., 1879, 8 (1), pp.164-168.

�10.1051/jphystap:018790080016401�. �jpa-00237498�

(2)

I64

Une

indisposition

assez

prolongée m’empêcha

de

poursuivre

ces

expériences;

le

Gymnote

mourut avant que

je

pusse les re-

prendre ;

du moins avait-il

répondu

aux

principales questions

que

je

voulais résoudre.

Les difficultés pour faire venir en France des

poissons exotiques,

et même

l’impossibilité

je

me suis trouvé cet été de me procurer,

sur les côtes de

Normandie,

une Raie

vivante,

m’ont fait chercher

un autre moyen

d’analyser

la

décharge

des

poissons électriques.

Le

téléphone

m’a semblé se

prêter

fort bien à cette

analyse, puisqu’il

rend un son

quand

il est traversé par des courants successifs de

fréquence

suffisante.

M. G. Pouchet travaillait alors à

l’aquarium

de

Concarneau; je

lui

envoyai

un

téléphone

avec les instructions

nécessaires,

et

je

reçus presque immédiatement la nouvelle que

la décharge

de la

Torpille

donne lieu à un son

perceptible

à

distance,

mais dont

la tonalité est difficile à déterminer.

Tout récemment

j’eus

l’occasion

d’expérimenter

moi-même sur

une

Torpille

et constatai que des excitations

légères

de l’animal

provoquent

un coassement assez

bref,

chacune des

petites

dé-

charges provoquées

ne se

composant

que d’une dizaine de

flux

et

ne durant

guère

que

1 15

de seconde.

Mais,

si l’on provoque une dé-

charge prolongée

en

piquant

le lobe

électrique

du cerveau, le son

qui

se

produit

dure trois à

quatre

secondes et consiste en une sorte de

gémissement

dont la tonalité est voisine de

mi, (I65 vibrations),

ce

qui s’accorde

sensiblement avec le résultat des

expériences

gra-

plliques.

Ce son

augmente

un peu en intensité et

paraît

s’élever

un peu en tonalité

quand,

en remuant

l’aiguille,

on excite le lobe

électrique

du cerveau.

SUR LA

THÉORIE

DU

SACCHARIMÈTRE LAURENT ;

PAR M. U.

GAYON,

Chimiste en chef des Douanes, à Bondeaux.

Le saccharimètre Laurent est un

appareil

très-sensible dont

l’usage

est

général

dans tous les laboratoires où l’on fait des do-

Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphystap:018790080016401

(3)

I65 sages

rigoureux

de sucre cristallisable. Le

principe

et la construc-

tion de cet instrument ont été

déjà donnés ;

il a paru intéressant d’en déduire la théorie des formules ordinaires de

l’Optique.

SoitCP(fig. i)

le

plan

de

polarisation d’ unrayom de

lumière mono-

Fig. i.

chromatique,

etCV = I la vibration

correspondante.

Faisons Lom-

ber ce rayon successivement sur une lame de

quartz parallèle

à

l’axe dont la section

principale

est CS et sur un

analyseur

dont

la section

principale

est CP’.

Soit x

l’angle

PCS

et 03B2 l’angle

PCP’. La vibration CV

peut

se

décomposer

en

deux,

l’une suivant CS et l’autre suivant la per-

pendiculaire

CO :

Ch acun e

de ces vibrations

peut

se

décomposer

à son tour sui-

vant deux

directions,

CP’ et la

perpendiculaire CX,

et l’on a

Supposons,

pour

simplifier,

que

l’analyseur

ne donne

qu’une

(4)

I66

image

et que les vibrations suivant OX arrivent seules

"jusqu’à

l’oeil ; soit a

leur différence de marche.

L’amplitude

A de la vibration résultante sera donnée par la formule connue

dans

laquelle

a et a’ sont les

amplitudes

des vibrations compo-

santes.

Dans le cas

actuel,

on a

et, comme A2

peut

être

pris

pour mesure de

l’intensité,

on a

Dans le saccharimètre

Laurent,

la lumière

polarisée

traverse une

lame demi-circulaire de

quartz parallèle

à

l’axe, d’épaisseur égale

à une

demi-longueur d’onde ;

le faisceau

demi-cylindrique

cor-

respondant

a donc pour

intensité,

à la sortie de

l’analyseur,

Quant

à l’autre faisceau

demi-circulaire,

celui

qui

n’a pas tra- versé la lame

cristalline,

on sait que son intensité a pour expres- sion

Le zéro de la

graduation correspond

à

l’égalité

d’intensité de

ces deux

faisceaux,

et l’on mesure la rotation

imprimée

aux rayons par une solution saline ou par une lame

cristalline,

en tournant

l’analyseur jusqu’au

rétablissement de

l’égalité

des intensités.

Cette

opération

ne donne lieu à aucune remarque

particulière.

Il faut maintenant chercher à

quelles

valeurs de a et

de fi

cor-

respond

le

zéro,

et

quel

est le

degré

de sensibilité de

l’appareil.

Le Tableau suivant donne les intensités pour les

positions

res-

pectives

du

polariseur,

de la lame de

quartz

et de

l’analyseur :

(5)

I67

Ce sont les seules valeurs

de 03B2 qu’il

soit intéressant de considérer.

On déduit du Tableau

précédent

les

images

suivantes : Fig. 2.

Pour 6

= a., on a bien aussi des intensités

égales,

mais on déter-

mine le zéro par

l’égalité qui correspond à 03B2 =03C0 2

+03B1, parce

quelle

se trouve

comprise

entre deux

positions

de

l’analyseur

pour les-

quelles

une même moitié du

champ

passe du clair à

l’obscur,

tandis que l’autre moitié passe de l’obscur au clair. Il en résulte que le

plus léger déplacement

de

l’analyseur,

d’un côté ou de l’autre de

l’angle -

+ cr,

produit

dans le

champ

une différence

d’intensité

très-appréciable,

et que

l’appareil présente

une

grande

sensibilité.

Cette sensibilité

peut

être accrue autant

qu’on

veut, parce que,

en donnant à a des valeurs

décroissantes,

on

rapproche

de

plus

(6)

I68

en

plus

les

positions

extrêmes de

l’analyseur,

celles pour les-

quelles

les deux moitiés de

l’image

deviennent successivement obscures. On ne

peut

pas

cependant,

en

fait,

diminuer

trop

a,

car

l’égalité

des

intensités, qui

est donnée par

sin2 a,

coïnciderait

avec une intensité

trop faible,

et le

champ pourrait

n’être

plus

visible. Pour des

liquides limpides

et

incolores,

on

prendra a petit;

pour des

liquides

obscurs et

colorés,

comme les solutions de mé-

lasses,

on

augmentera l’angle

a. Dans

l’appareil

de M.

Laurent,

ces variations s’obtiennent aisément à l’aide d’un

petit

levier

qui

fait tourner le

polariseur

sur

lui-même,

la

plaque

de

quartz

restant fixe.

DU BOIS-REYMOND. 2014 Versuche am Telephone (Recherches sur le téléphone); Ver- handlungen der Physiologischen Gesellschaft zu Berlin, 4; I877-78, et Archives

de Genève, t. LXI, p. I20 ; t. LXII, p. 76; I878.

Lorsque

deux

téléphones

sont en

expérience,

le mouvement

de la membrane du

téléphone récepteur

n’est pas en concordance

avec celui de la membrane du

téléphone expéditeur.

Les deux

mouvements sont en désaccord d’un

quart

de

vibration;

de

plus, lorsque

le son transmis est

complexe,

ce

qui

est le cas le

plus

or-

dinaire,

les mouvements

pendulaires

dont il se compose se repro- duisent sans conserver les

grandeurs

relatives de leurs

amplitudes.

Du

moins,

c’est ce

que

M. du

Bois-Reymond

a cherché à dé-

montrer.

Supposons

d’abord

qu’un

son

simple

ou

pendulaire

soit émis

devant la membrane de

l’appareil expéditeur :

celle-ci exécutera les mêmes mouvements que l’air en

vibration,

et à

chaque

instant

la distance d’un de ses

points

à la

position d’équilibre

pourra être

représentée

par la formule connue

La membrane

qui

vibre excite une

perturbation magnétique

dans l’aimant

qui

est en

regard :

la valeur du

magnétisme

libre

qui s’y

trouve décroît ou s’accroît selon la

phase

de la vibration.

Mais,

comme le

déplacement

de la membrane est

petit,

on

peut

admettre que le

magnétisme développé

et le

déplacement qui

en

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