Influence des modes de gestion sur la diversité d’une plante ancienne, le
taro (Colocasia esculenta Schott), et d’une plante nouvelle, le manioc
(Manihot esculenta Crantz).
Julie Sardos doctorante VARTC / CIRAD (UR MV / UMR DAP)
Au Vanouatou (Pacifique Sud – Océanie), les plantes à racines et tubercules sont à la base de l’alimentation. Le taro et l’igname sont les plantes traditionnellement cultivées mais de nouvelles plantes, comme la patate douce ou le manioc, se sont ajoutées au portefeuille variétal paysan au cours des siècles.
Nous proposons ici une étude comparative de la dynamique de la diversité d’une plante ancienne, le taro (Colocasia esculenta Schott), avec celle d’une plante nouvelle, le manioc (Manihot esculenta Crantz).
Après une campagne de collecte dans 10 villages situés chacun sur une île différente de l’archipel, suivie du génotypage des échantillons collectés à l’aide de marqueurs neutres et co-dominants, nous nous sommes attachés à évaluer i) le nombre de variétés paysannes collectées, ii) le nombre
de génotypes définis par les marqueurs (MLGs) présents, iii) le degré de correspondance entre la diversité variétale et la diversité génétique. Pour chaque espèce étudiée, un deuxième jeu de données concernant l’estimation de la variabilité génétique intra-variétale à l’échelle du village et à l’échelle du champ nous a ensuite permis d’affiner la définition de la notion de variété paysanne. Eclairés par les modes de gestion paysanne observés sur le terrain, nous essaierons ensuite de dégager et d’expliquer les points communs et divergences observés, puis de discuter des implications possibles pour la conservation à-la-ferme des ressources génétiques de ces plantes.
Résumés et liste des participants