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Submitted on 1 Jan 1953
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Observation de composantes interdites dans l’effet
Zeeman, dues au spin nucléaire
Jean Brochard, Pierre Jacquinot
To cite this version:
132
un servomoteur
diphasé
etauquel
est fixé le crayoninscripteur.
Suivant la forme dudiaphragme,
l’échelle d’intensité est linéaire(D carré),
en V’I
(D
triangu-laire)
oulogarithmique.
L’échelle enB/7
estpratique
pour des raies d’intensités très différentes et facile à réaliser avec
précision.
Le faisceauB,
convenablementatténué est ensuite
polarisé (par
unpolaroïd)
àangle
droit du faisceau Aauquel
il estmélangé
au moyen d’uneglace
inclinée. Unglazebrook
tournant à la vitesse de12,5 t/s
« module » l’ensemble desfais-ceaux A et
B,
qui
est ensuite reçu sur une cellule àmultiplicateur
refroidie à l’azoteliquide.
Des lentilles convenablementplacées
formentl’image
del’objectif
duspectrographe
sur laphotocathode.
Le flux lumineux reçu par la cellule est
Schéma de principe de l’ensemble.
Les lettres placées dans les divers plans optiques indiquent les plans conjugués
(l’échelle
optique n’est pas respectée).a et b étant les flux
transportés
par les faisceaux Aet B. Seule la
partie alternative,
non nullelorsque
a -b ~ o et dont la
phase
change
de x suivant lesigne
de a - b est transmise à unamplificateur
accordé sur 2 5 Hz : un enroulement du servomoteur est alimenté par cet
amplificateur,
l’autre par une tension à 25 Hz, enquadrature, produite
par unpetit
alternateur solidaire duglazebrook
tournant. Lesys-tème
s’équilibre
ainsiautomatiquement
defaçon
àmaintenir constamment a = b.
Toutes choses
égales
parailleurs,
lesystème
estd’autant
plus rapide qu’à
une variationdy
dudépla-cement du couteau
correspond
une variation daplus
grande;
sid
augmente
(raies intenses),
leservo-dj
mécanisme
risque
de devenir instableet,
d’autrepart,
les fluctuationsstatistiques
absolues delumière,
proportionnelles
à ,la,’ sont
plus grandes.
Nous avonsdonc introduit un
dispositif
d’asservissement dugain
général
G del’amplification
au niveau de lumière. Onpeut
songer à asservir legain
G au flux incident de telle sorte que leproduit
a G reste constant : cettesolution conduirait à travailler
toujours
aussi len-tementqu’avec
lesplus
faibles niveaux de lumière.Aussi avons-nous utilisé un
système
qui
rend GBra
consta,nt etqui
ne nécessite aucuneamplification
decomposante
continue. Il suffitd’amplifier
lesfluctua-tions du courant
photoélectrique produit
par(a
+b) :
ces fluctuations convenablement
amplifiées,
filtrées à N > 50o Hz(pour
ne pas êtregêné
par lesignal
(a - b)
cos 2 w tbeaucoup plus intense)
etdétectées fournissent un
signal
continu dequelques
volts,
de valeurx: Gv
a + b ==
G y/2a
suffisant pouragir
sur ledispositif
d’alimentation de la cellule àmultiplicateur
d’électrons de telle sorte queG Ja
reste constant. Dans delarges limites,
cesystème
donne,
sans toucher auxréglages,
des fluctuationsenregistrées
sensiblementconstantes,
tout en per-mettant unerapidité
d’enregistrement
proportion-nelle à la racine carrée de l’intensité maximum
enregistrée.
Les
enregistrements
se font surpapier
ordinaireformat 2 I X 27 cm : la
dispersion
utilisée egénéral,
de 10cm/.v
dans le bleu etpeut
être aisc modifiée.[1] COUDER A.- J. Physique Rad., I937, 8, 99 S.- BROCHAR J. 2014 Ann.
Physique, I95I, 6, I5.
Manuscrit reçu le 27 décembre 1952.
OBSERVATION DE COMPOSANTES INTERDITES
DANS L’EFFET
ZEEMAN,
DUES AU SPINNUCLÉAIRE
Par MM. Jean BROCHARD et PierreJACQUINOT,
Laboratoire Aimé Cotton, C. N. R. S., Bellevue.
L’étude des
composantes
interdites de l’effet Zeeman ordinairepermet,
enprincipe,
de mettre en1.r--
La
dissymétrie
d’intensité des composantes permises(échelle
en
VI)
est due à l’effet Paschen-Back du multiplet (sur l’enregistrement les intensités ne sont pas comparablesaux intensités ’1 à cause de la
polarisation
par leprisme).
133 évidence le
spin
nucléaire avec unpouvoir
deréso-lution
beaucoup plus
faible que celuiqu’exige
l’étude de la structurehyperfine,
à condition que l’on sachedétecter des raies faibles.
En
effet,
lorsque
l’on passe de l’effet Zeeman de structurehyperfine
à l’effetPaschen-Back,
lafigure
de
décomposition tend,
si l’onignore
la structurehyperfine
de chacune descomposantes,
vers lafigure
que l’on obtiendrait en l’absence despin
nucléaire(à mj
= o en;., + T en
7).
Mais il
existe,
enoutre,
descomposantes
évanes-centes
(Am., ==
0, 2,
en cr, =t i en;.)
situellement des
composantes (Am, == - 3
en cr, enx)
siainsi de suite.
Dans tous les cas, les
composantes
7: serontmas-quées,
du fait de ladépolarisation
instrumentaleinévitable,
par lescomposantes ?
autoriséesqui
ontmême
position,
mais onpeut
observer les compo-santesor, !Am/’>i
et en tirer desrenseignements
utiles.
Considérons,
parexemple,
lescomposantes
m/ = ±
2. Au lieu d’utiliser le calculgénéral
telqu’il
a étéexposé
par Goudsmit et Bacher[1],
onpeut
calculer leurs intensités relatives par un calcul de
perturbations
dupremier
ordre(oH,
écart normal,4 ,
constante de structure
hyperfine).
On trouve ainsi pour l’intensité de l’ensemble des
composantes
m,, , m, - 2 : :Le facteur K est donné par les formules suivantes :
pour
avec
(mj/m/2013i) représentant
l’intensité de l’unequelconque
des transitionspermises
?.De même pour .1’ = J + i :
avec
et pour J =: J - J :
avec
Dans le cas où l’on
peut
négliger
A’ parrapport
àA,
la mesure de l’intensité relative des
composantes
3m,j
= ± 2 donne alors laquantité
A 21(1
+i).
L’observation, beaucoup plus
difficile,
descompo-santes m = v
3 donnerait de mêmedonc A et
Si l’on
pouvait,
en outre, résoudre la structurehyperfine
descomposantes
évanescentes,
larègle
desélection Am/==o
étantviolée,
onpourrait
obtenirla valeur du moment
magnétique li
directement sanspasser par l’intermédiaire de A. Dans le cas
parti-culier.
de AJ=o,
lescomposantes
évanescentescor-respondant
àont,
en observationlongitudinale,
despolarisations
circulaires inverses et leur distancepourrait
êtremesurée,
même si elle était notablement inférieure à la limite de résolution.Nous avons cherché à
observer,
à titre devérifi-cation,
lescomposantes
3,M., == 2
dans le casde
Na,
dans unchamp
de 30 ooo gauss, avec legrand
spectrographe
àprisme
liquide
deBellevue,
sur la raiejaune 3s2S - 4p2P (R
= 6o ooo dans cetterégion).
Lafigure
montre unenregistrement
direct[2]
avec une
échelle y
= K/7
[2].
Les raies interditessont
plus
faciles à observer si la source estpoussée
(courbe
a,autoabsorption intense),
mais alors lescomposantes
permises
sontélargies
et saturées et les mesuresd’intensité
sont difficiles. Avec une source .moins
poussée (courbe b),
onpeut
encoreapercevoir
la raie et l’évaluation de l’intensité est
plus
sûre,
parrapport
auxcomposantes
dont lespositions
et les intensités relatives vraies sontindiquées
sur lafigure.
L’intensité relative estiméed’après
cesenregistrements
est en bon accord avec l’intensité calculée
(o,oo4
rap-portée
à lacomposante
Zeemanpermises
laplus
faible).
L’intensité des
composantes
évanescentes3m,1
= lvarie en raison inverse de H2
et,
à la distance (propor-tionnelle àH)
où elles sesituent,
lapente
dupied
des
composantes
permises
voisinesvarie,
auplus
mal,comme H- 3
(diffraction, élargissement
parréso-nance,
etc.) :
lescomposantes
doivent donc se déta-cher d’autant mieux que lechamp
estplus
intense,
bien que leur intensité relative soit
plus
faible. Mais leur intensité absolue étant alorsfaible,
toute la difficultéexpérimentale
est l’obtention de sourcestrès intenses. L’intérêt de la
méthode, qui,
enprin-cipe, pourrait
permettre
de déterminer I et A reste donc assez limité dans l’état actuel de latechnique.
[1] GOUDSMIT S. et BACHER R. F. 2014 Z.
Physik, I930, 66, I3.
[2]
BROCHARD J. et JACQUINOT P. 2014 J.Physique Rad.,
I953, 14.
Manuscrit reçu le , )