VILLE DE LYON
(Direction des Assemblées)
2017/2680
Demandes de subventions de fonctionnement auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Rhône- Alpes (DRAC) et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, pour les expositions et activités 2017 du Musée des Beaux-Arts, Musée d’Art Contemporain, Musée de l’Imprimerie et de la Communication Graphique, Musées Gadagne et le Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation
Direction des Affaires Culturelles
Rapporteur : M. KEPENEKIAN Georges
SEANCE DU 16 JANVIER 2017
COMPTE RENDU AFFICHE LE : 18 JANVIER 2017
DATE DE CONVOCATION DU CONSEIL MUNICIPAL : 9 JANVIER 2017
NOMBRE DE CONSEILLERS MUNICIPAUX EN EXERCICE AU JOUR DE LA SEANCE : 73 RECU AU CONTRÔLE DE LEGALITE LE : 18 JANVIER 2017
DELIBERATION AFFICHEE LE : 25 JANVIER 2017
PRESIDENT : M. COLLOMB Gérard SECRETAIRE ELU : Mme HAJRI Mina
PRESENTS : M. COLLOMB, M. KEPENEKIAN, Mme BRUGNERA, M. SECHERESSE, Mme AIT MATEN, M. BRUMM, Mme GAY, M. CORAZZOL, Mme BOUZERDA, M. GIORDANO, Mme CONDEMINE, M.
CLAISSE, Mme DOGNIN-SAUZE, M. DURAND, Mme REYNAUD, M. LE FAOU, Mme RIVOIRE, Mme RABATEL, M. CUCHERAT, Mme BESSON, M. GRABER, M. DAVID, Mme NACHURY, M. FENECH, Mme LEVY, M. BLACHE, Mme BALAS, M. LAFOND, Mme ROUX de BEZIEUX, Mme SERVIEN, Mme BLEY, M. PHILIP, Mme CHEVALLIER, Mme ROLLAND-VANNINI, M. MALESKI, M. KISMOUNE, Mme PICOT, M. BRAILLARD, M. BERAT, M. TOURAINE, M. COULON, Mme FONDEUR, M. PELAEZ, M. LEVY, Mme HOBERT, Mme FAURIE-GAUTHIER, M. RUDIGOZ, Mme MANOUKIAN, M. JULIEN-LAFERRIERE, Mme HAJRI, Mme SANGOUARD, M. HAVARD, M. TETE, M. KIMELFELD, Mme PALOMINO, M. GEOURJON, Mme TAZDAIT, M. GUILLAND, Mme de LAVERNEE, M. ROYER, M. BROLIQUIER, Mme BAUGUIL, M.
HAMELIN, Mme PERRIN-GILBERT, Mme GRANJON, M. REMY, M. BOUDOT, Mme MADELEINE, Mme BAUME
ABSENTS EXCUSES ET DEPÔTS DE POUVOIRS : Mme FRIH (pouvoir à Mme HAJRI), Mme BERRA (pouvoir à Mme SANGOUARD), Mme BURILLON (pouvoir à Mme CONDEMINE), M. BERNARD (pouvoir à M. COULON)
ABSENTS NON EXCUSES :
2017/2680 - DEMANDES DE SUBVENTIONS DE FONCTIONNEMENT AUPRES DE LA DIRECTION REGIONALE DES AFFAIRES CULTURELLES RHONE- ALPES (DRAC) ET DE LA REGION AUVERGNE-RHONE-ALPES, POUR LES EXPOSITIONS ET ACTIVITES 2017 DU MUSEE DES BEAUX-ARTS, MUSEE D’ART CONTEMPORAIN, MUSEE DE L’IMPRIMERIE ET DE LA COMMUNICATION GRAPHIQUE, MUSEES GADAGNE ET LE CENTRE D’HISTOIRE DE LA RESISTANCE ET DE LA DEPORTATION (DIRECTION DES AFFAIRES CULTURELLES)
Le Conseil Municipal,
Vu le rapport en date du 16 décembre 2016 par lequel M. le Maire expose ce qui suit :
Dans le cadre de leurs activités culturelles, le Musée des Beaux-Arts, le Musée d’Art Contemporain, le Musée de l’Imprimerie et de la Communication Graphique, les Musées Gadagne et le CHRD sollicitent des subventions de fonctionnement auprès de la Direction Régionale des Affaires Culturelles Rhône-Alpes et de la Région Auvergne-Rhône-Alpes. Les opérations concernées par ces subventions pour l’année 2017 sont les suivantes :
1/ Musée des Beaux-Arts :
■ Exposition « Los Modernos » novembre 2017 – février 2018 (dates en cours de finalisation).
Après avoir été présentée Au Museo Nacional de Arte (MUNAL) à Mexico, du 11 novembre 2015 au 3 avril 2016, puis au Museo de las Artes Universidad de Guadalaraja (MUSA) du 21 avril au 10 juillet 2016, l’exposition sera revisitée au musée des Beaux-Arts de Lyon.
Cette exposition donnera l’occasion de repenser l’identité de la collection contemporaine du musée en la mettant en regard avec des œuvres issues des plus importants musées de Mexico (Museo Nacional de Arte, Museo de Arte Moderno, Museo de Arte Contemporaneo…). Enrichie de quelques prêts exceptionnels du Centre Pompidou et du musée Picasso de Paris, la collection du musée des Beaux-Arts s’animera d’une nouvelle perspective.
L’une en miroir de l’autre, les collections françaises et mexicaines reflèteront les problématiques et les thèmes qui leur sont propres, rappelant ainsi les bouleversements du XXe siècle, comme la Première et la Seconde Guerre Mondiale ou la révolution mexicaine, influences majeures dans les œuvres de l’exposition.
Cette disposition interrogera les relations que les artistes ont pu entretenir mutuellement et réaffirmera par ailleurs les leçons du fauvisme, du cubisme et du surréalisme ou des recherches abstraites de Léger, Matisse, Bacon, Braque ou encore Picasso pour les européens, et de Rivera, Siqueiros, Orozco, Khalo ou encore Tamayo pour les mexicains.
Le budget prévisionnel consacré à cette exposition est de 750 000 € (comprenant les salaires et charges de personnel du musée).
Le Musée des Beaux-Arts sollicite auprès de la DRAC une subvention de fonctionnement de 30 000 €.
2/ Musée d’art contemporain :
■ Exposition « Frigo » du 10 mars au 9 juillet 2017.
L’exposition « Frigo » est à la fois une rétrospective de la scène underground à Lyon dans les années 80, à travers les archives visuelles et sonores du groupe Frigo présentées dans un dispositif scénique conçu spécifiquement pour le Mac, mais aussi une réactivation de Radio Bellevue dans sa version vintage et dans sa nouvelle forme numérique.
Créée à Lyon, dans un quartier populaire, à l’orée des années 80, la galaxie Frigo est composée de plusieurs structures gigognes réunies en un seul lieu, une fromagerie désaffectée et, adjacente, l’ancienne "maison du patron", où s’installent les studios de Radio Bellevue 95.8 à sa création en 1981.
Cette immense chambre froide, à l’origine du nom du groupe, devient très vite lieu d’expérimentations artistiques radicales, mêlant vidéo, performance, peinture, musiques, concerts, danse, graphisme, théâtre, opéra… Au sous-sol se trouvent une galerie vidéo expérimentale, un studio son et une salle de répétition. Au premier niveau le secrétariat et un espace de travail commun, au-dessus un studio d’hébergement pour les artistes invités.
Ce lieu précurseur accueillera de nombreux artistes internationaux de toutes disciplines, tels Dieter Appelt, Benni Effrat, Fabrizio Plessi, Michael Sauer, M. Raskin Stichting, Stephan Eischer, Michael Nyman, Holger Hiller, Canope, Eva Ionesco, Lilliput, Régine Chopinot, Dominique Bagouet…
C’est à partir de ces rencontres que s’affirmera le rayonnement international de Frigo.
En 2013, l’Institut National de l’Audiovisuel (INA) engage la numérisation des centaines d’heures de vidéos et de sons constituant les archives de Frigo Bellevue, un pan essentiel de l’underground artistique des 80’s. Elles sont révélatrices de la pertinence des recherches et des expériences menées par Frigo durant plus d’une décennie.
Le budget prévisionnel consacré à cette exposition est de 110 000 €.
Le musée d’art contemporain sollicite auprès de la DRAC une subvention de fonctionnement de 10 000 €.
■ Exposition « LOS ANGELES, une fiction» du 10 mars au 9 juillet 2017.
Los Angeles, une fiction présente la scène artistique de Los Angeles ! 34 artistes et 84 écrivains des 50 dernières années créent un panorama fictionnel et subjectif de Los Angeles.
Los Angeles est souvent perçue au travers de clichés, son climat, Hollywood et plus généralement, son mode de vie ; il y a pourtant un côté plus sombre de Los Angeles, qui est défini par la complexité de sa société en termes de population et de classes.
C’est une ville avec une grande diversité d'artistes qui ont développé leurs propres visions et langages artistiques dans cet environnement social et géographique spécifique. Des artistes les plus célèbres, dont les œuvres sont devenues emblématiques de la ville, aux plus jeunes qui apportent un regard neuf, l’idée de cette exposition est de dresser un portrait de Los Angeles où la multiplicité des récits génère une synergie dynamique entre les œuvres.
L’exposition est réalisée par le Musée d’art contemporain de Lyon (France), en collaboration avec l’Astrup Fearnley Museet, Oslo (Norvège).
Le budget prévisionnel consacré à cette exposition est de 255 000 €.
Le musée d’art contemporain sollicite auprès de la DRAC une subvention de fonctionnement de 20 000 €.
3/ Musée de l’Imprimerie :
■ Projet « La fabrique résidence d’artiste » du 19 avril au 27 mai 2017.
L’objectif de la résidence est de faire vivre au quotidien dans le musée une technique issue du monde de l’imprimerie, à partir d’une demande ou d’un thème précis proposé par l’établissement. L’artiste ou le/la profession(le) retenu(e) pour l’édition 2017 devra ainsi permettre la réalisation d’œuvres illustrées du parcours permanent des collections du musée afin de mettre en avant et en perspective les objets, les figures, les supports et les techniques de l’histoire graphique, dans le cadre du développement de l’accessibilité de muséographie aux publics jeunes et familiaux par les équipes du service des publics et du service des collections.
Toutes les formes d’illustration pourront être envisagées.
L’artiste réalisera en lien avec les équipes du musée et les médiateurs, des visites de son travail, ainsi que des ateliers de pratique artistique en direction de tous les publics.
Pour 2017, la résidence aura lieu en relation avec l’exposition temporaire dédiée au travail de l’illustrateur américain Scott McCloud et de son œuvre intitulée « L’Art Invisible », éditée en 1989, parcourant l’histoire et la philosophie de la bande dessinée et des comics.
Plusieurs actions sont envisagées dans le cadre de la résidence d’artiste :
- réaliser une ou plusieurs œuvres illustrées qui seront ensuite proposées aux publics du musée pour l’accompagnement de la médiation et de la muséographie au quotidien ;
- réaliser des ateliers, des conférences/visites en temps scolaire et périscolaire pour sensibiliser les publics à la pratique artistique et la technique développée dans le cadre de la résidence ainsi qu’à l’œuvre, l’objet commandé par le musée.
Le budget prévisionnel consacré à ce projet est de 7 500 €.
Le musée de l’Imprimerie sollicite auprès de la DRAC une subvention de fonctionnement de 3 750 €.
4/ Musées Gadagne :
■ Exposition « Lyon et ses projets urbains, d’aujourd’hui à hier » (titre provisoire) d’octobre 2017 à juin 2018.
Les musées Gadagne lanceront, en octobre 2017, la première exposition annuelle (d’octobre à juin) sur l’histoire de Lyon « nouvelle formule », positionnant le musée comme un musée de ville ayant vocation de donner des clés de lecture de la ville contemporaine et d’apporter un éclairage sur les grands enjeux urbains actuels.
Accompagnée par un comité scientifique et la publication d’un catalogue, l’exposition sera le lieu d’expérimentation de dispositifs muséographiques innovants, aboutissant à une forme scénographique forte permettant de dépasser la « seule » exposition didactique. Le musée sera accompagné pour cela par un commissariat « géo-artistique » : le collectif pluridisciplinaire ANPU (Agence nationale de psychanalyse urbaine).
Créée en 2008, cette Agence est composée d’artistes, poètes, architectes, sociologues sensibilisés à l’urbanisme et à la psychanalyse. « Diagnostiquant les territoires qu’elle traverse par un langage puissamment poétique puisant dans la beauté des lieux et des personnes qu’elle rencontre, l’Agence cherche à résoudre les névroses et les troubles psychiques qui affectent nos villes et nos campagnes ».
Ayant déjà diagnostiqué une soixantaine de villes, l’Agence possède une réelle expertise dans la façon de révéler un territoire, de créer de nouvelles dynamiques de fabrique de la ville, contribuant à modifier la perception des paysages traversés. Ainsi l’Agence a mis en place un protocole d’enquête fondé sur des rendez-vous avec experts et des « opérations divan » menées in situ auprès des habitants. Cette démarche atypique et hybride associant art et ville, création artistique et production urbaine, permet ensuite, lors des moments de restitution de cette analyse de créer une réelle dynamique de territoire.
Cette exposition, forte de cette dynamique d’analyse poétique, sera consacrée aux grandes transformations urbaines qui ont façonné la ville et façonnent notre ville d’aujourd’hui.
Elle abordera ces questions au travers des regards des hommes et des acteurs de chaque époque, d’hier jusqu’à aujourd’hui : décideurs locaux et nationaux, techniciens ou hommes de l’art, habitants et usagers.
Seront abordés plus spécifiquement les points d’achoppement et les résonnances contemporaines, les espaces, rues ou quartiers qui aujourd’hui questionnent sur les nouveaux usages urbains :
- rues et percées haussmanniennes de la Presqu’île devenues ultérieurement piétonnes grâce au passage du métro et aujourd’hui centre commercial à ciel ouvert ;
- quartier de la Part-Dieu, ancien terrain militaire et réserve foncière opportune lorsqu’il s’agit de créer un nouveau centre « directionnel » entre 1960 et 1970 et aujourd’hui, renforcé dans sa vocation d’hub métropolitain avec son demi-million de déplacements journalier ;
- bas-ports et quais, espaces de travail de déchargement au XIXe siècle puis recouverts de parkings à ciel ouvert ou ouvragés au milieu du XXe siècle, avant d’être réinvestis et piétonnisés aujourd’hui dans une dynamique de revalorisation des berges et du rapport au fleuve ;
- quartier de Perrache, territoire gagné sur les eaux à la fin du XVIIIe siècle et, depuis, objet des projections et des rêves urbanistiques les plus fous, etc.
A chaque fois, cela sera l’occasion de saisir ce qui fait la multiplicité de la ville : ville imaginée et rêvée (avec les discours et utopies qui ont pu porter ces rêves) ville gouvernée et planifiée (avec ses outils, ses schémas qui ont pu accompagner cette mise en place) ville vécue (avec les modes d’appropriation, d’engouement, de résistance active ou passive des habitants et usagers).
Le budget prévisionnel consacré à cette exposition est de 168 050 €.
Les musées Gadagne sollicitent auprès de la DRAC une subvention de fonctionnement de 15 000 €.
■ Opération d’aménagement « Nouvel espace dédié aux marionnettes dans le musée des marionnettes du monde » (titre provisoire) novembre 2016 à avril 2017.
Huit ans après la réouverture des deux parcours permanents, il est nécessaire aujourd’hui de les faire évoluer pour qu’ils correspondent davantage aux attentes des publics et à la vocation du musée, dans le cadre de la reformulation de son projet culturel.
La refonte de ces parcours se fera de manière progressive, sans fermeture totale du musée, en alternant une exposition temporaire annuelle et les étapes successives de remaniement de la muséographie, salles après salles. Un certain nombre de contraintes et d’attentes sont communes aux deux parcours muséographiques, dans la mesure où ils sont « logés » dans les mêmes bâtiments et répondent aux mêmes logiques d’exploitation et de circulations. Mais les enjeux culturels et scientifiques des deux grandes thématiques sont bien différents et nécessitent d’être ici exposés de manière distincte.
En avril 2017, le musée des marionnettes du monde modifiera les trois premières salles de son parcours permanent. Cela permettra de proposer aux publics une présentation des arts de la marionnette plus dynamique et immersive, davantage en lien avec les pratiques traditionnelles et contemporaines de cet art vivant. Le musée, ne cherche ni à singer ni à reconstituer la scène théâtrale et assume d’avantage sa singularité muséale.
La nouvelle position du musée et donc la nouvelle façon de mettre en scène le parcours emprunte à l’imaginaire de la traversée du miroir, du dévoilement des secrets du marionnettiste. Ce terme, particulièrement pertinent dans le monde de la marionnette, renvoie à la question essentielle de la transmission.
Le musée, qui partage aussi cette mission de transmission, invite désormais le visiteur à déplacer son regard de spectateur à celui des artistes marionnettistes. C’est à travers cet angle que sera abordée l’universalité de l’art de la marionnette.
À l’issue de sa déambulation, le visiteur aura été acteur de sa visite et vécu une véritable expérience de visite mobilisant tous ses sens.
Cette séquence sera fondée sur une scénographie immersive, spectaculaire, parfois faite d’accumulation favorisant la confrontation directe avec l’objet marionnettique, et donnant la possibilité d’une rencontre avec cet art vivant.
Le budget prévisionnel consacré à cette exposition est de 134 500 €.
Les musées Gadagne sollicitent auprès de la DRAC une subvention de fonctionnement de 10 000 €.
5/ Centre d’Histoire de la Résistance et de la Déportation :
■ Exposition « Les jours sans – Alimentation et pénurie en temps de guerre » du 13 avril 2017 au 28 janvier 2018.
Le CHRD proposera une grande exposition consacrée à l’alimentation en temps de guerre.
Conçue comme le pendant de Pour vous, Mesdames ! qui dévoilait en 2013 un pan de la vie quotidienne des Français à travers l’étude de la mode et du vêtement, cette exposition entend explorer et analyser les effets réels et symboliques de la privation de nourriture dans une société où l’on manque progressivement de tout.
Ville refuge, Lyon voit sa population augmenter pendant la guerre et son ravitaillement devient vite problématique. Le manque endémique de nourriture est douloureusement perçu par une population urbaine qui avait acquis dans l’entre-deux guerres un niveau de vie acceptable. Les Lyonnais, comme les Français, sont alors, pour reprendre l’expression de l’historienne Dominique Veillon, totalement « submergés par les soucis quotidiens ».
Dès le début du conflit, des cartes d’alimentation sont mises en place pour répartir au mieux les denrées. Au fil des mois, la plupart des produits sont soumis aux restrictions et les ménagères, qui passent en moyenne 4 heures par jour en 1942 dans les queues, sont confrontées aux étals presque vides des commerçants.
Face aux pénuries de toutes natures, aux prélèvements massifs de l’occupant, à la désorganisation de l’économie, les inégalités sont nombreuses et la population diversement touchée : selon qu’on soit riche ou pauvre, qu’on ait ou non accès au marché noir, qu’on ait ou non de la famille à la campagne, etc. Pour tous les contemporains un souvenir domine cependant, qu’ils seront nombreux à transmettre à leurs descendants et qui résonnent aujourd’hui encore de multiples façons au sein des familles, celui de la faim.
Le projet bénéficie de l’expertise d’un comité scientifique réunissant des historiens et des chercheurs, spécialisés sur l’une des nombreuses facettes de ce sujet. Témoignages audio, archives audiovisuelles, extraits de films tournés pendant l’occupation et après-guerre, archives, photographies, objets du quotidien et objets des camps, miraculeusement parvenus jusqu’à nous, jalonneront un parcours didactique et immersif.
Le budget prévisionnel consacré à cette exposition s’élève à 236 650 €.
Le CHRD sollicite auprès de la DRAC une subvention de fonctionnement de 15 000 €.
Ouï l'avis de la commission Culture, Patrimoine, Droits des Citoyens, Evénements ;
DELIBERE
1. M. le Maire est autorisé à solliciter l’aide financière de la Direction Régionale des Affaires Culturelles sous forme de subventions de fonctionnement pour les événements suivants :
Musée Exposition ou Action Montant en €
Musée des Beaux-Arts Exposition Los Modernos 30 000
Musée d’Art Contemporain Exposition Frigo 10 000
Exposition LOS ANGELES, une fiction 20 000
Musée de l’Imprimerie Exposition La fabrique résidence d’artiste 3 750 Musées Gadagne Exposition Lyon et ses projets urbains, d’aujourd’hui à hier 15 000
Nouvel espace dédié aux marionnettes dans le musée des
marionnettes du monde 10 000
CHRD (Centre d’Histoire de la Résistance et de la
Déportation)
Exposition Les jours sans – Alimentation et pénurie en temps de guerre
15 000
TOTAL GENERAL : 103 750
2. Les recettes correspondant à ces subventions seront imputées comme suit : - Musée des Beaux-Arts : programme SUPPORTBA, nature 74718, fonction 322 ; - Musée d’Art Contemporain : programme EXPOCO, nature 74718, fonction 322 ; - Musée de l’Imprimerie : programme EXPOMI, nature 74718, fonction 322 ; - Musées Gadagne : programme EXPOGD, nature 74718, fonction 322 ; - CHRD : programme EXPOCH - nature 74718, fonction 322.
(Et ont signé les membres présents) Pour extrait conforme,
Pour le Maire, l’Adjoint délégué, Georges KEPENEKIAN