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Sur le caractère quadratique du nombre <span class="mathjax-formula">$3$</span> par rapport à un nombre premier quelconque

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Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

R AOUL B RICARD

Sur le caractère quadratique du nombre 3 par rapport à un nombre premier quelconque

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 16 (1897), p. 546-549

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1897_3_16__546_1>

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(2)

[14]

SUR LE CARACTÈRE QUADR1TIQUE DU NOMBRE 3 PAR RAPPORT A UX NOMBRE PREMIER QUELCONQUE;

PAR M. RVOUL BRICARD.

Kuler, Legeudre et plus récemment Stieltjes (*) ont donné des démonstrations simples des théorèmes rela- tifs aux earaelères quadratiques d*'s nombres — i et 2 par rapport à un module premier. Je me propose d'in- diquer dans eetie Note comment 011 peut, par une mé- lliode élémentaire, déterminer les nombres premiers dont le nombre 3 est ou n'est pas résidu quadratique.

( ' ) Voir Y Introduction a l'Etude de la Theorie des Nombres et de VAlgibre superieure* de MM. E. Iîoiel cl .1. D i a c h

(3)

Soit p un nombre premier et m, un nombre quel- conque de la suite 2, 3, . . . , p — 1. On peut détermi- ner un nombre entier m2, inférieur à p et tel que Ton ait

miW2 = /»i—1 (mod/j).

11 est évident que l'on n'a. ni

m-i == o (mod/?), ni

m2 == 1 (mod/?);

7u2 appartient donc à la même suite q u e /?*<.

Le n o m b r e m2 ainsi o b t e n u p e r m e t de d é t e r m i n e r u n n o m b r e ra3, a p p a r t e n a n t à la suite 2, 3 , . . . , p — 1, tel q u e l ' o n ait

/n2/W3= #i2—* (mod/>), et ainsi de suite.

La suite de nombres ainsi obtenue, ni{, m2, m3, . . . donne lieu aux remarques suivantes :

i° Si m2 est différent de ///<, il en est de même de m3. En eiïét, on aurait, dans le cas contraire,

nn mx === m2 — 1 == mt — r ( mod p), d'où

ce qui serait contraire à l'hypothèse.

2° On a toujours, au contraire,

Écrivons, en eiï'et, de la manière suivante, les con- gruences qui déterminent successivement les nombres

;A/2, /7Z3, m't :

mi(m2—1)3=—1 ( m o d / ) ) , m2m3s ^ m2— 1 ( m o d / ? ) , ms( m3— I ) E = — 1 (mod/>),

3wi4 = / n3— 1 ( m o d / > ) . La seconde congrueuce est écrite de deux manières différentes.

(4)

( 548 )

Multiplions membre à membre la première et la deuxième congruence. Opérons de même sur la troi- sième et la quatrième. Il vient, après divisions par des facteurs incongrus à zéro,

; = — i ( moâp ),

= — i ( modyj>),

d'où Ton tire

{ni\—m± )m2 «^ ^= o (modp), et, par suite,

ml = /?^i.

3° Enfin il peut arriver que l'on ait m2 = ni\. Alors tous les termes de la suite />/,, /?z2, . . . seront iden- tiques. ///< est dans ce cas u n e racine de la congruence

x- — x - - i == o ( niod/> ),

(|ui admet aussi la racine /) -{- \ — m, et celle-là seule- ment, comme on le voit immédiatement. Cette nou- velle racine est nécessairement distincte de la première, si l'on suppose py^.Z. En elïet, on aurait, dans le cas contraire,

/>?! — p -+- i — ni. (I o u ni y = — y

et, par suite,

, . \ ••> / »^ I w

i ££= o ( i n o d / ? ) ,

congruence impossible.

On peut résumer ainsi ce qui précède : si la con- gruence

.r2 — x -H i == o (mod/?)

est impossible, les nombres de la suite 2, 3, . . ., p —i se répartissent en un certain nombre de groupes de trois

(5)

( 549 ) termes, et l'on a nécessairement

p — 2 == o (motl3), et le nombre p est de la forme 3q 4- 2.

Si au contraire cette congruence est possible, la même suite comprend deux nombres satisfaisant à celte con- gruence, plus un certain nombre de groupes de trois termes.

On a alors

p — i — •* == o ( mocl 3 ).

Le nombre p est de la forme 3q 4- i.

Les réciproques sont évidemment vraies.

Remarquons maintenant que la congruence

x1 — y + i = = o ( mod /; )

peut s'écrire

(ix—f)2-t-3=o ( m o d / ) ) .

Elle est donc possible ou impossible, suivant que Ton a

(9) -

P

et Ton en déduit le théorème suivant :

Le nombre — 3 est résidu quadratique des nombres premiers de la forme 3 c/ 4- i, et non résidu des nom- bres premiers de la f orme 3q •+- 2.

En combinant ce théorème avec les théorèmes rela- tifs au caractère quadratique du nombre — 1 , on ob-

(

- \ pour toutes3 \ les valeurs du nombre premier p. Je n'insiste pas sur le résultat bien connu que Ton obtient ainsi : mou but était simplement de montrer comment on peut y par- venir par les procédés les plus élémentaires,

Ann. de Wathémat., 3e série, t. XVI. (Décembre 1897.) ^

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