• Aucun résultat trouvé

Note sur la décomposition d’une forme quadratique à <span class="mathjax-formula">$m$</span> variables en une somme de <span class="mathjax-formula">$m - n$</span> carrés

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Note sur la décomposition d’une forme quadratique à <span class="mathjax-formula">$m$</span> variables en une somme de <span class="mathjax-formula">$m - n$</span> carrés"

Copied!
8
0
0

Texte intégral

(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

B ENOIT

Note sur la décomposition d’une forme quadratique à m variables en une somme de m − n carrés

Nouvelles annales de mathématiques 3e série, tome 5 (1886), p. 30-36

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1886_3_5__30_1>

© Nouvelles annales de mathématiques, 1886, tous droits réservés.

L’accès aux archives de la revue « Nouvelles annales de mathématiques » implique l’accord avec les conditions générales d’utilisation (http://www.numdam.org/conditions).

Toute utilisation commerciale ou impression systématique est constitutive d’une infraction pénale. Toute copie ou impression de ce fichier doit contenir la présente men- tion de copyright.

Article numérisé dans le cadre du programme Numérisation de documents anciens mathématiques

http://www.numdam.org/

(2)

\OTE SIR LA DÉCOMPOSITION tt L\E FORME QUADRATIQUE A /// VARIABLES EX l!\E SOMME DE m - n CARRÉS;

PAR M. BENOIT.

On sait que, pour exprimer qu'une forme quadratique à m variables peut se décomposer en une somme de ni — 11 carrés, il faut écrire que tous les déterminants mineurs de Tordre n — i de; son discriminant sont nuls*, mais Jes équations ainsi obtenues ne sont pas distinctes : je vais chercher quelles sont celles d'entre elles dont les autres sont des conséquences.

Soit d'abord le déterminant

A = a'?

Considérons l'un des mineurs de l'ordre // difièrent de zéro, soit

11 m n

(3)

( 3 . ) formons le déterminant suivant

a\

«m-n am-n a'm-n

dans lequel i et j peuvent prendre les n valeurs

ni — n -f- i , . . . , ni.

Posons

D ; " - "+ 1 = o, D ; - "4-2 = O. . . . , D;1 = o.

Je dis qu'il résulte de ces équations que tous les mineurs de l'ordre n — i de A formés au moyen des éléments des m — n premières lignes et de la ligne de rang y sont nuls. En effet, désignons par A'n A',, . . . , Al/N_n1 Al} les coefficients des éléments a ' , a\^ . . ., alm_rn alj du déve- loppement de \Yf par rapport h la dernière colonne, et soit

a';

'l m - n

l'une quelconque des colonnes des déterminants en question, /> pouvant prendre toutes les valeurs suivantes

i , ? , . . . , m. On aura, quel que soit p,

A\ af H- V2 aq-h.. .-^ \lM.nafn_a-h k)a.j = o;

car le premier membre de cette équation n'est autre chose que le déterminant D j , où la dernière colonne est rem- placée par celle que nous avons considérée plus haut.

Pour les valeurs de p plus petites que m — n ou égales à /// — /z, ce déterminant est nul, puisqu'il a deux co-

(4)

lonncs identiques, et, pour les valeurs de p supérieures à m — 7Z, il est encore nul, puisqu'il est alors égal au premier membre de l'une de nos équations.

Si maintenant nous donnons à p les ni — n -f- 1 valeurs correspondant aux rangs des colonnes de l'un quelconque des mineurs de l'ordre n — i formés au moven des élé- ments des m — n premières lignes et de celle de rang y, nous obtiendrons m — n - j - 1 équations linéaires et h o - mogènes par rapport aux ni — n -f- i quantités A ' , . . . , Al/fl__,n A'i dont l'une au moins Ay, qui est égale à S, est diil'érente de zéro} leur déterminant, qui n'est autre chose que l'un des mineurs considérés, est donc nul.

Ainsi donc tous ces mineurs sont nuls.

En donnant successivement ày les valeurs ni—/^—h-1, ..., m, on est amené à poser les n- équations suivantes

ï \m-n 4-1 __ n -\)/it-n — ft

et il en résulte que tous les mineurs de l'ordre n — i de A formés des éléments des m — n premières lignes aux- quelles on joint successivement l'une quelconque des suivantes sont nuls.

En général, tous les mineurs de l'ordre n — i de A sont nuls sans exception. Si, en effet, nous considérons l'une quelconque des combinaisons des m colonnes m — n -f- i à ni — n -f- i , les mineurs de l'ordre n — i formés en prenant les ni — n premières lignes de ces co- lonnes successivement avec les suivantes sont nuls, ainsi que nous Fa vous reconnu précédemment, et si, dans chaque combinaison des colonnes, l'un des mineurs de l'ordre n formé au moyen des éléments des m-~n pre- mières lignes n'est pas nul, en raisonnant par rapport

(5)

( •« )

aux colonnes, comme nous l'avons fait par rapport au\

lignes, nous démontrerons que, dans chaque combi- naison des colonnes, tous les mineurs de l'ordre n— i sont nuls; donc tous les mineurs de l'ordre n— i de A sont nuls.

Examinons maintenant le cas où A est le discriminant d'une forme quadratique à m variables. 11 est alors sy- métrique par rapport à la diagonale a\a™t\ si l'un des mineurs de l'ordre n ayant ses éléments symétrique- ment disposés par rapport à cette diagonale n'est pas nul, on pourra l'amener à la place du déterminant o sans détruire la symétrie. Celles des équations (t) qui sont symétriques par rapport à la diagonale D^I'^JDJ""'' ont leurs premiers membres identiques à cause de la sy- mélrie du déterminant A; ces équations se réduiront donc aux suivantes :

\\m n^\ ,. f)/«—//+ 2 n \\m-n _ r,

Lfm / / M - ° ' Lf,n__n+l — O, . . . , l>m_,Hl — O, FU/Z-// + 2 — <, I\m n ..

Leur nombre est égal a

_ n ( // - ^ i ;

En \ertu de ces équations, tous les mineurs de l'ordre n—î de A seront nuls si, dans chacune des combinaisons des m colonnes ni — n -f- i à /// — n -f- i, l'un des mineurs de l'ordre n compris dans les m — n premières lignes n'est pas nul.

Prenons, comme exemple, le polynôme suivant

Ann. de Mathémat., 3e serie, t. V. (Janvier 1880-)

(6)

( M )

il se décomposera en un carré si tous les mineurs du premier ordre de son discriminant sont nuls. On a

*

\ - S B" B' B" \ ' — S B B' B A" — S

Soit A — S 7^ o *, si, en outre, B" ou B' n'est pas nul, soit B ^ ^ o ; dans chaque combinaison des colonnes deux à deux, l'un des mineurs du second ordre compris dans la première ligne ne sera pas nul *, les conditions sont alors

o u

Cn

= o,

A — S B"

B" A ' — S

\ — S B' B" B A — S IV

B' A"—S

La deuxième équation montre que B et B' sont tous deux diiïérents de zéro ou tous deux nuls-, dans le pre- mier cas, on tirera de cette équation la valeur de S, et, en la reportant dans les deux autres équations, on aura les conditions

S A B ' B " V B"BA " B B'

dans le deuxième cas, l'équation (3) donne S = A", et l'équation (i) donne

A — V' B'

B"

V—A"

(7)

Prenons encore comme exemple le polynôme -i- 9. Byz

\ j?« H- A ' j2 -4-

— *B'xz - on a

-1 B"xy -+• 'iCxt -\-<i C'y t -+- 2C" zt -*- D t- ;

A =

Pour que le polynôme se décompose en une somme de deux carrés, il faut que tous les mineurs du premier ordre de A soient nuls. Soient

A B"

B' G

B*

A' B G'

B' B A"

G"

G G' G"

D

A B"

B"

A' ^ o et BB' G'G

alors, dans chaque combinaison des colonnes trois à trois, l'un des mineurs du second ordre compris dans les deux premières lignes n'est pas nul ; les conditions seront donc

A B"

B' B"

A' B

B' B A"

= <>, A B"

B' B"

A' B

G G' G*

= 0,

ou

A B" G B" A' G'

G C' D Pour que ce même polynôme soit décomposable en un carré, il faut que tous les mineurs du second ordre de A soient nuls.

Supposons qu'on ait À 7^0, et qu'en même temps deux des autres éléments de la première ligne ne soient pas nuls, par exemple W et B'} alors, dans chaque com- binaison des colonnes deux à deux, les mineurs du troi- sième ordre compris dans la première ligne ne sont pas tous nuls, et l'on a les conditions

D| = o.

(8)

l 36 )

A B' A B'

B"

A' B' A'

= o.

= 0.

A B"

A B'

B' B

G G"

= °>

= °» .

A B' A G

G G' G D

Références

Documents relatifs

en p parties égales, peut être trouvée dans le Mémoire sur la Théorie des nombres de Cauchy (Mémoires de l’Académie des Sciences, t. Pour d’autres détails

our parametric description of all binary m-dependent sequences, m &gt; 0, that are Markov of order 3. Pour les suites binaires les plus petits n et m admissibles sont

LEMME 3.1. — Soit un anneau de Banach quelconque et soit i un nombre entier positif. — Soit F un foncteur de la catégorie des anneaux de Banach dans celle des groupes abéliens.

Considérons maintenant une famille infinie (F) de demi-espaces ouverts Q telle que tout point de E&#34;\ appartienne à un élément au moins de (F); supposons que l'on puisse extraire

Soient alors k un entier et £ un nombre réel positif quelconque, il résulte du résultat préliminaire que l'on peut trouver un nombre premier p tel que l'on

on peut toujours supposer les entiers /ii, n^ ..., rip positifs; pour les v nombres ni la chose est évi- dente, car on peut évidemment changer les signes des deux mem- bres des

Si, par un procédé quelconque, on forme à l'aide de r variables Ui, ..., u r un continuüm à ir dimensions, on peut toujours déter- miner des fonctions univoques de u K , ..., w r ,

Soit donc / une fonction réelle mesurable positive, il existe d'après le théorème 2 une suite croissante (f n ) neN de fonctions étagées positives convergeant vers /, alors on