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Remarque sur la valeur de <span class="mathjax-formula">$i^i$</span>

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(1)

N OUVELLES ANNALES DE MATHÉMATIQUES

V LADIMIR V ARICAK Remarque sur la valeur de i

i

Nouvelles annales de mathématiques 3

e

série, tome 14

(1895), p. 258-262

<http://www.numdam.org/item?id=NAM_1895_3_14__258_1>

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(2)

REMARQUE SUR LA VALEUR DE «*;

PAR M. VIAMMIR VARICAK, Professeur à Osijck (Esscg), en Slavonie.

La vraie valeur de cette expression a été déterminée déjà par Euler. Prenant pour point de départ

cos z -h i sina =

(3)

équation fondamentale dans la théorie des imaginaires, on trouve

1T

— l

i — e2 .

Élevant de côté et d'autre à la puissance i, on obtient __ -

Jusqu'à ce moment j'estimai ce résultat incontes- table*, maintenant je trouve dans la Géométrie de po- sition de Moucbot (*), à la page i46, le raisonnement que voici :

Comme il est certain que

il

Euler ne fait pas difficulté d'en conclure

V = e 2,

ety par suite,

Vallès conteste> non sans raison, l'exactitude des deux dernières formules, puisqu'il en résulterait

e 2 H- f 2 — o ;

dok

conséquence absurde, et qui ne saurait provenir que d'une fausse hypothèse.

(*) A. MOUCHOT, Les nouvelles bases de la Geometrie superieure.

Paris, iRcy*.

(4)

Afin de donner les valeurs exactes, M. Moue hot évalue par son procédé purement géométrique les logarithmes de /' et de — i1. A la page \/\i de l'Ouvrage cité, il donne les égalités

V- = ± i et — v- — zp i\

d'où il suit que il et — il ont pour logarithmes, l'un zh - i, l'autre z p - /. Il en résulte

et, si l'on applique à ces nouvelles formules le raison- nement de Vallès, on trouve

e 2 + e 2 = o ;

d'où

e±izi = — i ,

résultat exact (J).

Tout cela m*étonnait bien. Je lus plusieurs fois ce passage; cela m'eût coûté beaucoup d'admettre que la déduction d'Euler soit erronée. Celle de Mouehot- Vallès me semblait l'être du moment où j'ai lu à la page i3o, de l'Ouvrage cité « qu'élever une vectrice à la puissance i, c'est la convertir en une autre vectrice ayant pour logarithme le sien changé de mode », et pourtant quand l'auteur opère avec les angles, dont la tangente excède l'unité, il ne suit pas cette règle (2) . Sur cette déduction douteuse s'appuie la détermination des logarithmes de i' et de — i'.

Je regrette que M. Mouchot n'ait pas dit où se trouve

( ' ) Ouvrage cité, p. 1^7.

(J) Voir le-» quatre dernièro lignes de la page 189.

(5)

la remarque de Vallès sur l'inexactitude de la formule d'Euler, car je voudrais bien connaître son analyse et savoir d'où il a tiré l'égalité

Elle est évidemment fausse, et c'est bien difficile de croire qu'elle se trouve dans Euler. Après tout, il me semble qu'elle dérive d'un lapsus calami.

En faisant

co-; a — i sin a = e~iy- et, pour a = - >

' — f> 2

on a, élevant à la puissance i,

Si l'on oublie de mettre la base — i entre paren- thèses, on a la seconde équation en question. Au moins j'ai en vain tenté de la déduire d'une autre manière.

Mais il n'est pas permis d'omettre les parenthèses;

(— i)1 n'est pas égal à — i1. D'ailleurs on a

et enfin

comme la seconde équation. Avec elle on ne peut ti- rer aucune conséquence absurde, mais avec celles de M. Mouchot on le peut de la manière suivante : nous

(6)

avons vu qu'il est arrivé à l'égalité

ii = e~ 2" ' ;

prenons les logarithmes népériens, nous aurons

ili = ± i

et, quand l'on supprime le facteur 1, il vient

conséquence absurde et qui est en contradiction avec l'expression donnée à la page 146,

H = l*k -f- -JTJ,

k désignant un nombre quelconque ou zéro.

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