D. G UEGAN
Comparaison de tests d’hypothèses pour des processus gaussiens
Annales scientifiques de l’Université de Clermont-Ferrand 2, tome 69, sérieMathéma- tiques, no19 (1981), p. 57-65
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COMPARAISON
DE TESTSD’HYPOTHESES
POUR DES PROCESSUSGAUSSIENS
D.GUEGAN
Université de Paris-Nord
On se propose d’étudier des tests du maximum de vraisemblance
qui
sont une
généralisation
des tests deNaymann-Pearson.
Ce sont des testssup/sup.
On seplace
d’unpoint
de vueasymptotique
et non local.On va tout d’abord
présenter
un test étudié dans le cas deshypothèses séparées asymptotiquement,
test que l’an comparera ensuite à des tests étudiés dans le casd’hypothêsèô emboitées
OUcontigües.
Test
d’hypothèses séparées - Présentation du
Soit un processus stationnaire du second ordre
tem supposons
"
t~tR
observés
Xl’ . ’0 .,
et soit àtester @
centre1, hypothèses
composées.
En unpoint
a~. @ 0’
ladensité spectrale
du processus estnotée f(~a) ~
en unpoint S
E:g (À pe) .
Il leurcorrespond
une famillede
distributions
notéePo
sous0 0
etP 1
sous@ l’ définies sur un
espace
approprié
d’échantillonssatisfaisant
leshypothèses précisées
ci-dessous :
L’espace
desparamètres
estsupposé compact.
On note
f 1, g’,
... les dérivées des fonctionsprises par rapport
à À.(1) f(À,a), f 1 (À 1 ot) , f"(À,a) appartiennent
à(2) f(.,a)
est continûment dêrivablejusqu’à
l’ordre 2.est
intégrable.
Soit =
f-1 (À, a) ,
on suppose que ses dérivéespremière,,
secondeet troisième par
rapport
à À existent :(4) b 1 (À , a)
est absolument continue en(À,a).
(5)
etb Il 8 (À 1 a)
sont continues en(À,, ot) . (6) m 1
etnh
sont des constantes telles queVa,
VXOn l~e
log
vraisemblance du processus sousl’hypothèses
@ 0
etr.; (X, a) 1
salog
vraisemblance sous(à) 1,
alors sous leshypothèses
(1) - ( 6 ) ,
siIN(k) représente
lepériodogramme
du processus , on al’approximation
suivante du processus d11 à Whittle cf.[3] :
Sous
Sous
On note
SN
età,
les estimateurs du maximum de vraisemblancesupposés
existés et
uniques,
etsoit Ba
lepoint
de@ 1
leplus proche
deÉ) 0,
ilest défini par la relation :
On a alors le théorème suivant dcnt on trouvera une dénnonstration dans
~6~ .
Théorème 1
Sous les
hypothèses (1) - (2) aN ->
aPo
p. s .Sous les
hypothèses (1) - (4) P p 0
p, s .Sous les
hypothèses (1) - (5) aN
etSN
sont des estimateurs1
asymptotiquement
sousH @
0 et et@ 1 . 1
On fait
l’hypothèse supplémentaire
suivante :(7)
On. se fixe deuxvoisinages
de aet de Ba
tels que :alors les fonctions
sont
majorées
par des fonctions deL2 dX>
pour touta’ E Va
Si on note
e(X,,a)
et le vraisemblance du processus sous@
et
~ 1 .
on définit l’information de Kullback la manière suivante : étant donné la suite1 et on montre
(cf. [j6])
que sous leshypJthèses (1) - ( 6 ) ,
pour les processus elle vaut :Alors on dira que les
hypothèses @ 0
et(S)
1 sontasymptotiquement
séparées
si 2013 ~ ~~ B . ,. 2013 - .. -Nous considérons des tests basés sur la
statistique
, et pour un niveau a
donnée
on définit unerégion
derejet {~
>On note
f, g f h, D
les fonctionsprises
auxpoints aN
Sous
@ 0’ ZN tend
p.s. vers une constante dutype A
avecA - B = La distribution de
ZN
estsymétrique
sous@
0 et(S) ~
donc sous
@ l’ ~
tend vers la même constantepositive,
et leshypothèses
ne seséparent
pas à distance finie.On considère alors la
statistique L
=I~(X~.-).
SousL se
canporte
canneNK (ot
et tend donc p. s. vers +00 et parsymétrie
a
sous
H1,
L tend p. s. vers Leshypothèses
seséparent
bien et letest basé sur cette
statistique
estconsistant,
malheureusement lastatistique 1.
n’est pas libre sous(6)
et nepermet
pas de construire unerégion
derejet indépendante
de a. Onpeut
alorsespérer
avoir uncomportement
en loiqui
soit libre en modifiant cettestatistique,
d’où l’idée de la centrer et de la normer. Nous allons donc étudier lae - «C
distribution de la
statistique
suivante : oùE-
a etvar£
areprésentent l’espérance
et la varianceprises
pour P- .’IN
Etude de la distribution de
TN
Cette étude
peut
être trouvée en détail dans[6]
et[7] .
Nous endonnons les
grandes lignes
avant de passer aux résultats.L’Etude repose
- sur la non corrélation
asynptotique
desstatistiques
de testset d’estimation
(cf. [6])
- le
développement
deTaylor
à l’ordre deux des fonctionsf(À,a)
et h
(À)
auxpoints OEN et J3
- le théorème de Grenander et Rosenblatt
(cf. [5]
et[6] ).
Alors :
Théorème 2 : Sous les
hypothèses (1) - (7),
la distributionasynptotique
de la
statistique TN
sous(3)
est une loi normale centréeN (0 ,1 (a) )
avec1 -
°
1
on remarque que la
statistique
obtenue pourTN
n’est paslibre,
elle-
dépend
de a. On va donc estimerr (a)
parr(&N).
r( a )
ne fait intervenir que des ca1tantesdépendant
del’information,
obtenues parsimples
passages à la limite sous lesigne
somme.Par exemple :
· ·% 1%
a
est une fonction bornée et(oL. - a)
est unQ (-1-) .
Donc l’ erreurN
ccmnise par ce genre
d’approximation
est de l’ordre de20132013;
on a doncvÑ
VarT
=ra +0 1 et TN tend vers N(O,AN)
oùAN -r(a) +0(1).
var
TN
=r (a)
+ etN
tend versN (0, AN) où AN
= r(ex)
+ oThéorème 3 : Sous les
hypothèses (1) - ( 7 ) , T
x tend vers uneloi normale centrée réduite.
Et on montre sous
(H)
1( cf . [j7J ) ~
enfaisant jouer un rôle symétrique
auxhypothèses (H)
0 et@ l’
enparticulier
enremarquant
queThéorème 4 : Sous les
hypothèses (1) - (7),
la distribution de lastatistique T N
sousl’hypothèse HO 1
tend vers +~.Les théorèmes 3 et 4
permettent
de construire un test consistant basésur la
statistique TN
renonnée convenablement dont la distribution enloi est
libre,
avec unerégion
derejet indépendante
de a, de la forme{TN
>CN} correspondant
au niveau a défini parPo({TN
> = a.CN - NT(aN)
Alors la
puissance
de ce test est voisine dereprésente
la fonction de distribution de la loiN ( 0 ,1 )
ets an
=~- ~B/3
avec
Autres Points de Vue
Le test
TN
est un testd’hypothèses
Ilpermet
de testerpar
exemple
un processusautorégressif
d’ordre1,
aveca > 0 centre une moyenne mobile d’ordre 1,
Xt
=Et + SEt-l avec B > Bo = 0.
La situation
peut
être schënatisêe de la manière suivante :Mais si les deux familles ont un
point
et enparticulier
dès quece
point
communreprésente
la vraie valeur duparamètre,
alors on est dansle cas des
hypothèses
oontinues. On est alors dans une situation dutype
suivant :
~ ,
rH)
Un article
qui
nous semble décisif pour ceproblème
est celui deK.O. DZHAPARIDZE
[4].
Celui-ci étudie la distribution durapport
devraisemblance sous
@ 0
et@ l’
sous leshypothèses
de LE CAM181 ,
doncdans le cadre de la
contiguïté.
Il teste sousHo f (À ,a ,0)
contresous
(H)
1 avec B =0 (1),
soit donc B = 0contre B 1-
0. DansIÑ
ce cas DZHAPARIDZE montre alors que la distribution
asymptotique
deest un
La démonstration repose essentiellement sur les
hypothèses
de LECAM,
ledéveloppement
deTaylor
et la convergence des estimateurs à la vitesse·
En fait en seplaçant
sousl’hypothèse H 1,
il donne un résultat7N7 ’
-"de
puissance,
et étant dans le cadre deshypothèses cc:ntig1.ies,
cela luipermet
de définir unerégion
derejet
et d’obtenir ainsi un test.Le
point
de vue de DZHAPARIDZE nous semble le bonpoint
de vue dèsque l’on est amené à tester des
hypothèses emboitées,
ce que l’onpeut
schématiser par
-
En
effet,
si on doit tester un élément de larégion
I contre un élément dela
région
III onpeut
alors traiter ce cas par leshypothèses séparées,
le seul cas
posant
unproblème
est celui de larégion II ,
la frontière enquelque
sorte et ce cas entre dans le cadreenvisagé
par DZHAPARIDZE.Néanmoins on
peut
noter lepoint
de vue de AKAIKErepris
par BOUAZIZ dans sa thèse[2] ;
il étudie la distributionasymptotique
durapport
de vraisemblance par des estimateurssupposés asymptotiquenent
nonnaux et
convergeants
vers une même valeur a. SoitIl montre alors que si p est le dimension de
l’espace
desparamètres HO a
et r la dimension de
l’espace
desparamètres H~ ,
la loi durapport
devraisemblance est alors sous
H
o unX2 (p-r)
La démonstration revient à ccnsidérer
qu’il
est enprésence
d’unedifférence de deux formes
quadratiques qui
coincident sur un ensembleccmnun à cause des
hypothèses
emboitées.On
peut
dcnc remarquer en définitive que la situation étudiée par BOUAZIZ estenvisagée
par le testproposé
par DZHAPARIDZE etn’apporte
donc pas d’infornnationsupplémentaire,
et que le testTN
seplace
tout àfait hors du cadre étudié par DZHAPARIDZE.
BIBLIOGRAPHIE
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(à paraître).
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LECAM,
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Montréal