• Aucun résultat trouvé

Toute la philosophie du monde

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Toute la philosophie du monde"

Copied!
224
0
0

Texte intégral

(1)

Toute la philosophie du monde

Ou les rudiments de la philosophie

Par Ignacio Sierro

(2)

Quatrième de couverture

Oui, la philosophie a été mise au point. C’est incroyable mais vrai ! Et ce n’est pas une blague non ! …avec des rudiments oui et une

définition pour savoir enfin à quel genre de choses elle sert à réfléchir

… oui : A quel genre ? Toutes les matières en ont un genre de choses à réfléchir. Pourquoi pas la philosophie ? Elle réfléchit en effet à quelque chose et c’est dès l’école primaire que nous apprenons la connaissance indispensable à l’humanité ! Qu’y aurait il de plus important qu’une technique pour la philosophie ? … Je vous le demande. Et pourquoi ferme t’on les yeux là dessus ? Je vous le demande aussi. Ignacio Sierro.

Les enjeux de la méthode scientifique pour la

philosophie.

Je pensais naïvement oui ! qu’ayant apporté pour la première fois à la philosophie une véritable technique corroborée par une définition et des rudiments, la nouvelle serait accueillie les bras ouverts. Imaginez ! ha ! Une philosophie scientifique… scientifique ? Oui scientifique enseignable dès l’école primaire à nos enfants par des rudiments

(3)

simples. C’était difficile à faire, peut être pas avec la simplicité qu’il aurait fallu parce que la première fois que toute chose est crée elle ne peut l’être parfaitement, surtout seul, et tout en ne travaillant que les fins de semaines....Cela devrait nous rendre heureux quand même. Je me trompais… Je me trompais parce que tout est une question de bonne volonté. La situation n’est pas meilleure qu’aux temps où

Galilée fut jugé par l’église. Non seulement nous n’avons pas l’excuse d’être au moyen âge pour êtres tournés en ridicule mais avec la

détérioration de notre planète nous sommes à un moment critique de l’histoire. Les philosophes et leurs complices sont les nouveaux curés obscurantistes ici bas pour profiter de notre répugnance à renier la sagesse en détournant notre attention de la vérité pour la seule raison qu’ils puissent continuer d’exister eux et leur nouvelle église, sans science, sans Dieu, et sans espoir... Sans avenir pour nos enfants….

Parce que même pour ceux croyant en Dieu, la science n’est jamais que le fait de connaître son royaume tel qu’il est, tel qu’il a été fait, et c’est tout. Ignacio Sierro.

Avant propos de Ignacio sur la philosophie.

Je suis né à une époque de grands progrès scientifiques, et j’arrive à un âge de près de soixante ans, l’âge qu’il était nécessaire d’avoir pour mettre pour la première fois au monde la philosophie au point, la sortir de son carcan de préjugés, d’erreurs, de mystifications et d’expliquer pourquoi et comment elle n’est au final qu’une psychanalyse du réel…

… Elle est une psychanalyse du réel parce que nos mots, les mots de notre langage, sont tels que les choses que nous savons reconnaître sur l’image arrêtée d’un film. Ce n’est qu’en remettant le film en marche que nous pouvons alors interpréter la vérité qu’il raconte. En ce qui est

(4)

de la conscience nous sommes obligés de passer par les mots de façon entière « quantique » je dirais pour voir la réalité. Les mots sont la réalité de notre compréhension. Ainsi pour se lier ensembles

communiquent-ils entre eux par l’intérieur. Ils sont réglés les uns aux autres par leur « intérieur » si vous préférez... Or nous avons des mots plus importants que d’autres pour le fonctionnement de notre

conscience, des mots qui façonnent notre façon générale de penser. Ce n’est qu’en ouvrant ces mots très importants et en revérifiant la

connaissance qu’ils contiennent que nous pouvons résoudre le mystère de la philosophie…

J’arrive ainsi à l’âge qu’il fallait pour comprendre que le point de vue de notre conscience avait déjà uni « science » et « morale » en un tout à travers les mots…

C’est le secret de la philosophie : la science et la morale sont unies dans la conscience.

… mais je suis trop âgé… trop âgé pour perfectionner suffisamment la philosophie, lui faire prendre toute son ampleur devant le regard

incrédule des professeurs de philosophie eux mêmes et des soi-disant philosophes contemporains …

Comme si cela ne suffisait pas vient se greffer un autre problème : La question n’est pas de mettre la philosophie au point, de lui trouver des rudiments comme les autres matières en ont… Non non ce n’est pas la question. La question n’est malheureusement pas là. Elle est dans le fait de faire admettre qu’il en faut… C’est terrible. Peut être le plus grand Drame de l’humanité. Peut être le plus grand enjeu…

Pour l’instant non ! La philosophie n’a pas de rudiments non… C’est un peu comme un horloger qui ferait tourner entre eux des rouages pour s’amuser mais comme les rouages en question ne sont pas les bons, l’horloge mal formée ne donnera pas l’heure. Ca tourne, mais ça ne donne pas l’heure : C’EST À DIRE QUE POUR LA

PHILOSOPHIE : CELA NE DIT PAS LA VÉRITÉ.

Les rudiments sont pour l’instant faux !

(5)

Mais de toutes façons, je les ai les rudiments, c’est à dire je sais définir « à quel genre de choses la philosophie sert à

réfléchir exactement » ; je lui apporte une technique ; je la fais entrer dans la science… et bien ça ne sert à rien…

… ça ne sert à rien. Je suis quand même content de l’avoir fait parce que je forme sans doute une nouvelle génération, mais ça ne sert à rien pour l’instant… Pour changer la philosophie la faire entrer dans la science au sens commun comme par exemple la psychanalyse classique, il faudrait un énorme électrochoc… C’est malheureux à dire, mais il faut une volonté politique pour faire admettre la seule éventualité de ces rudiments et nous incitant avec force politique à y travailler ensembles dessus pour les mettre au point. C’est malheureux à dire oui, triste, mais c’est ainsi. Il faut faire « à la guerre comme à la guerre » c’est comme ça. Je vais vous expliquer dans quel pétrin nous sommes…

La philosophie part d’une erreur fondamentale : C’est que dans

l’antiquité, la sagesse, le mot sagesse, englobait la connaissance et la morale parce que c’était une époque où la science était peu avancée, et où toute connaissance rognait sur les superstitions terribles de

l’époque, aussi ignobles que nombreuses et variées… mais nous aujourd’hui… ne confondons pas la science (qui sert à acquérir la connaissance) avec le bien c’est à dire « quoi faire de la

science moralement? » d’après l’adage « science sans conscience est ruine de l’âme » … Nous, maintenant ne confondons plus science et morale (ou nous devrions ne plus confondre). Les temps ont changés.

Malheureusement la philosophie non ! Elle n’a pas changé. Elle est empêtrée dans cette confusion. Et si l’on demande à quelqu’un dans la rue : « qu’est ce que la philosophie ? » : Il vous répondra presque invariablement « c’est être amie de la sagesse ».

Mais c’est la morale qui est amie de la sagesse pas la connaissance (ni la science) ! … C’est la morale qui parle et qui étale dans nos vies ce que nous avons choisis pour vivre « du mieux que nous pensons pouvoir » … et nous l’avons choisi pour ce que nous croyons être le

(6)

bien. Nous nous trompons oui sur notre morale mais nous y croyons, puisque nous le faisons… sur un plan philosophique, c’est à dire « au plan de la psychanalyse de notre conscience » nous ne pouvons dire le bien que que que par la morale … et à travers une sorte d’écho général sur nos vies de la chose bonne et de la chose mauvaise.

En dehors de la morale qui dit le bien (est sensée le dire) : Tout le reste sont des phénomènes …

Mais la morale, et donc notre sens du bien, a un lien avec notre religiosité. Fatalement comme nous pensons que la philosophie est amie de la sagesse, nous allons lui attribuer une sorte de respect religieux dans notre inconscient. IL VA NAITRE UN PRÉJUGÉ À SON SUJET. Cette religiosité va provoquer la catastrophe : De se noyer dans des considérations semi-morales, devenant ainsi une matière semi- ésotérique voir semi-religieuse, sans objectivité pure comme les autres matières…

Ce phénomène consistant à mélanger « morale » et « prise de recul » en parcourant la conscience est le sophisme, ce que j’appelle

l’hallucination de la raison, expliqué dans huitième rudiment (oui moi j’ai des rudiments à la philosophie)

… Normal que j’en ai : n’importe quelle matière de la connaissance en a, c’est à dire « ce qui fait la source de la matière objectivement », même la psychanalyse a des rudiments. C’est quand même incroyable cette histoire… c’est une histoire de fous ! Mais vraiment, sans faire de métaphore du tout : de fous ! … Parce que de deux choses l’une :

- Ou bien la philosophie sert à réfléchir à la morale et alors il s’agit de la morale puisqu’en rien il n’est interdit de réfléchir (réfléchir c’est réfléchir tout dépend à quel genre de choses nous réfléchissons).

- Ou bien la philosophie est la prise de recul depuis la conscience humaine, et donc s’agissant de prise de recul : Il y aura bien une technique quelque part pour savoir le prendre ce recul !

Bon sang de bon sang quand même !

(7)

Une histoire de fous ! Moi je ne dis pas de fous. Je dis de salauds pour ne pas dire de criminels. Mais j’argumente… parce que toutes ces guerres à cause des mots « hiérarchie » et « système » qui ne sont pas correctement définis (nous ne nous doutons même pas que c’est

important) ; parce que toutes ces morts et ces luttes parce que les mots

« bien » « liberté » « justice » et « guerre » ne sont pas correctement définis ; parce que toutes ces misères parce que les mots argent et économie ne sont pas correctement définis ; parce toute cette non clairvoyance parce que nos mots les plus importants de la conscience ne sont pas correctement réglés entre eux (la philosophie sert en fait à régler les mots importants de notre conscience entre eux pour « y voir plus clair » avant de juger). Le monde actuel, qui est en train de

mourir, avec un réchauffement climatique et une extinction massive d’espèces animales n’a pas besoin d’une matière trompeuse,

menteuse, inutile, sotte, vaniteuse … qui accapare notre attention ailleurs de là où devrait être notre attention, et ce : Par l’espoir de la sagesse. Mais il nous est volé cet espoir ! les philosophes c’est un peu comme celui qui faisant un tête à queue sur la route et provoquant un carambolage en série avec des dizaines de morts, va ensuite se vanter d’être un bon conducteur parce qu’il a échappé à l’accident… Voilà des gens se disant amis de la sagesse, qui n’ont pas de définition à leur matière, pas de rudiments, et qui nous disent : « nous sommes

dépositaires de la sagesse mais nous ne faisons pas de politique : Pour la politique débrouillez vous ». Pourtant tout ce décide en politique ! S’il est un endroit où il faut être sage, dites moi que c’est bien en

politique et que c’est bien en politique qu’il faudrait savoir prendre du recul ! Cette matière que nous faisons mentir nous vole la sagesse pendant qu’elle qui dit vouloir nous l’apporter ! C’est le comble ! Elle porte l’erreur en elle et donc la mort… des salauds parce que si nous faisons examiner un philosophe par un expert psychiatrique il sera déclaré « sain d’esprit » pendant qu’il prône des choses semi-

religieuses, tout en nous disant qu’il s’agit de raison, victime qu’il est du sophisme (huitième rudiment de la philosophie dans mon système)

… mais non ! La seule raison pure c’est la science ! Nous ne pouvons pas appliquer la science à la morale en tout cas pas pour l’instant.

Par contre nous pouvons appliquer la science à la prise de recul.

(8)

La psychanalyse à bien réussi à devenir une science, pourquoi pas la philosophie ? … Je me tue à le leur dire : Parce que il y a mélange des genres en philosophie, mélange de morale et de prise de recul. Alors

… dans cette merde (il faut appeler un chat un chat) les professeurs de philosophie s’en sortent avec la méthode intrinsèque dirons nous des sujets du baccalauréat : de réfléchir simplement à « la relation au reste » par la logique et la raison (parce que la philosophie étant la prise de recul, elle est la relation au reste )… ils s’en sortent ainsi en laissant la philosophie à la prise de recul, sans jugements moraux…

c’est bien ! Mais c’est une catastrophe quand même, pour l’humanité, puisque cette matière enseigne encore des inepties comme l’ontologie l’épistémologie pour les plus flagrantes (et d’autres), sans que les types en démordent… c’est une catastrophe qui se constate sur les sites de discussion philosophiques et dans la rue. Sur les sites de

discutions parce que : Quelle ignorance ! Dans la rue parce que : Tout le monde s’en fou de la philosophie ! L’ignorance courre ainsi sur le grand public comme une immense chimère ... mais pas que : chez les philosophes contemporains aussi ! Ce que je dis là ne souffre

d’aucune contestation : ce sont des faits et les faits sont têtus. Il s’agit d’un drame se déroulant sous nos yeux parce que quand une chose est religieuse, mi raison et mi morale, elle devient fatalement allergique à une construction scientifique, allergique à dire une bonne fois pour toute : « Mais ?! … à quel genre de choses nous réfléchissons

exactement ? » à la morale ? tiens non ? Comment ça se fait ? Que reste t’il alors ?... Mais bizarrement il semble que nous ne voudrions pas répondre. Etrange non ? pourquoi ne pas répondre ? Si la

philosophie est en fait la morale et bien elle l’est et c’est tout. Je ne suis pas de cet avis : C’est la prise de recul … sauf que pour réfléchir à la morale il faut d’abord prendre du recul y compris sur la morale.

La confusion provient du fait que la philosophie consiste à prendre du recul sur notre conscience des choses, au sens général …. Or dans la conscience même, certaines de ces choses sont morales. La

philosophie en prenant du recul consistera à séparer les choses

morales, à les trier, à les séparer pour comprendre leur agencement en nous psychanalysant au sens réel. Ainsi elle consistera à prendre du recul en parcourant la conscience. Mais elle ne sert pas à réfléchir à la morale en tant que telle. Certes ! trier, séparer, établir la relation au

(9)

reste en prenant du recul est une ressource essentielle à la réflexion morale mais cela reste la prise de recul, pas la morale.

Alors soit « nous disons la morale » et y réfléchissons, soit nous

prenons du recul. Il faut arrêter de nous mentir ; d’être des parasites de la conscience ; des salauds détournant notre attention quand le monde a besoin de savoir réfléchir aux problèmes du monde ; d’être des salauds qui ne se savent pas qu’ils sont des salauds : Il n’y a aucune raison, mais alors aucune, que les rudiments de la philosophie, ceux de la prise de recul, ne puissent pas s’enseigner à l’école primaire.

Aucune ! parce que ses rudiments là en les adaptant ne sont pas au final plus compliqués que ceux des mathématiques. Nous enseignons bien les mathématiques à l’école non ? C’est bien à l’école primaire que nous apprenons le plus important pour la vie non ? Une histoire de fous !

Et donc j’arrive là moi Ignacio Sierro. Alors …. je suis bien le

meilleur philosophe de mon temps. Il n’y a pas à discuter dessus. De tous les temps je dirais … j’arrive là avec une vraie définition de la philosophie ! Une vraie cette fois, pas une définition de merde : Celle de la prise de recul et qui explique en même temps pourquoi la prise de recul…

(Entendons nous bien… moi-même ai écrit des absurdités sans nom comme tout le monde, des conneries ; moi-même ai eu une « enfance philosophique ». Je ne reproche à personne de ne pas avoir mis au point la philosophie …. Ce que je reproche c’est de ne pas le vouloir ! et ça : C’est un reproche parfaitement légitime)

… donc j’arrive là, au vingt et unième siècle alors que la philosophie est encore moyenâgeuse. Imaginez vous quand même que la science a évolué depuis le dix-septième siècle ! tellement évolué ! à la folie ! … et la philosophie ? Une histoire de fous aussi mais dans un autre sens ! Moi ça me fait penser à des forcenés montés sur un toit et que la

police essaye de ramener à la raison… Pouvez vous imaginer que les

« canons » de la philosophie datent encore de l’antiquité ? Bien entendu que les canons de la morale de l’antiquité valent ceux de maintenant en y réfléchissant… oui… mais c’est parce que la

(10)

philosophie mélange « morale » et « prise de recul ». Il va falloir choisir.

… et donc moi j’arrive là avec une technique pour la prise de recul face à des incompétents qui croient savoir. Je dis bien une technique, enfin ! … Je fais donc entrer la philosophie dans la science. Je la joins même à la psychanalyse classique (parce qu’elles ont des points

communs). Que croyez vous qu’il va se passer ? Mais que va t’il se passer ? Une explosion ? non…

Rien… Normal. La philosophie est perdue dans une jungle de

philosophie ! MAIS MON DIEU ! UNE JUNGLE ! Ses bons rouages sont perdus dans un tas de rouages à cause de la confusion perpétuelle avec la morale.

Je suis le premier philosophe à comprendre (plus ou moins) les bons rouages établissant ses rudiments, une véritable technique pour savoir prendre du recul.

Ici c’est mon avant propos… alors je ne vous mets sans doute pas à l’aise par ma critique féroce mais De quoi avez vous peur ? d’avoir enseigné des choses erronées comme l’épistémologie et l’ontologie, inutiles comme la métaphysique, et mal enseignées comme la caverne de Platon ? de quoi avez vous peur ? serait-ce de la simple vanité ? seriez vous vexés ? … la question n’est pas là !

Avez vous du cœur ? Voilà la question…

Je vais vous mettre à l’aise : personne ne peut faire ou créer une chose parfaite du premier coup. Je veux bien me comparer à celui ayant fait voler le premier avion … Plusieurs ont contribué à cette avancée plus ou moins en même temps. Celui qui l’a fait s’est servi des autres disciplines pour le construire et a mis du temps à le faire voler. Il a aussi un peu copié sur les autres. Mais au final il volait. Il en est de même à mon sujet : je me suis servi de la science pour mettre la philosophie au point, plus ou moins. Ensuite toujours comparant la philosophie à la construction du premier avion, c’est ensuite

(11)

ensembles que nous avons conçue l’aviation moderne, ensembles. Il faut travailler ensembles. Il faut travailler en équipe… Cependant sans quitter des yeux le bien commun : Enseigner la prise de recul dès

l’école primaire : Ce sera impossible perdus que nous sommes dans une jungle de philosophie subjective, mi morale, mi- ésotérique ; mi- prise de recul. Il faut ces rudiments pour cela et une technique pour nous permettre d’en retrouver l’objectivité.

Philosophie définition : Matière traitant de prendre du recul, de

« dérouler » notre conscience en nous ouvrant à la connaissance transportée par tous nos mots, engageant ainsi notre connaissance de leur emploi général...

La philosophie pourra utiliser la science pour vérifier le rapport

« connaissance intérieure/connaissance extérieure ». Son utilité est dans le fait de pouvoir nous détromper ou de nous interroger en prenant un point de vue plus large (dire comprendre le sens général des choses implique la prise de recul). Elle constitue une psychanalyse générale de « la relation au reste »

communautairement admissible par tous et réaliste (l’aspect communautairement admissible étant ce qui la distingue de la psychanalyse classique). Les rudiments de la philosophie

consisteront dans le réglage des mots les plus importants pour nous, ceux fondant notre façon générale de penser dans la vie. Ignacio Sierro.

Disons la définition complète de la philosophie :

Matière traitant de prendre du recul, de « dérouler »

notre conscience en nous ouvrant à la connaissance

(12)

transportée par tous nos mots, engageant ainsi notre connaissance de leur emploi général...

La philosophie pourra utiliser la science pour vérifier le rapport « connaissance

intérieure/connaissance extérieure ». Son utilité est dans le fait de pouvoir nous détromper ou de nous interroger en prenant un point de vue plus large

(dire comprendre le sens général des choses implique la prise de recul). Elle constitue une psychanalyse générale de « la relation au reste »

communautairement admissible par tous et réaliste (l’aspect communautairement admissible étant ce qui la distingue de la psychanalyse classique). Les rudiments de la philosophie consisteront dans le réglage des mots les plus importants pour nous,

ceux fondant notre façon générale de penser dans la vie. Ignacio Sierro.

Introduction de l’auteur de philosophie scientifique

Je ne suis pas écrivain ni nombreux : je suis seul. Je suis moi. J’ai donc « recomposé » la philosophie sans aide. Ce que j’ai pu constater à l’évidence c’est que voyager dans la conscience humaine équivaut à voyager dans une jungle inextricable et que si nous sachions

psychanalyser notre esprit en son entier nous saurions créer des

ordinateurs ayant conscience d’eux-mêmes. Or nous ne savons pas le faire. Si nous savions tout nous perdrions nos illusions sur la vie. Or il faut garder nos illusions sur la vie. C’est un menteur que le sage vous

(13)

disant « Je vais vous guider vers la sagesse ». Moi je vais juste vous apprendre comment prendre du recul ou si vous préférez vous

apprendre comment étaler la connaissance tout comme un pâtissier étale de la pâte à tarte…. Mais attention ! et c’est le secret de la philosophie : Depuis la conscience éveillée. Vous aller pouvoir regarder « comment vous regardez ce que vous regardez » en tant qu’humain avec tous vos sens, et donc vous allez mieux pouvoir accéder à la vérité parce que vous pourrez mieux voir par cet

étalement de ladite conscience si tout colle en un tout, si tout est bien rangé, si tout est bien lié, s’il n’y a pas « un kyste », une impureté, une erreur … La philosophie consiste à étaler certes, mais

paradoxalement pour réduire, pour séparer les choses, pour ne pas tout mélanger dans notre esprit. Tout philosophe qui s’étale est un

imbécile. Il faut au contraire réduire. Je n’ai pas dit résumer non non non, parce qu’il s’agit de s’occuper des limites que les choses ont entre elles. Et pour les dire : Inutile de s’étaler : Il suffit de les dire ! Il s’agit donc de la conscience s’observant elle-même en train

d’observer, au sens général, donc dans le but de repérer au sens large ce qui ne va pas, ce qui se sépare mal du reste, ce qui est à l’intérieur d’une autre chose … le tout équivalant à « une prise de recul ». La philosophie est une prise de recul depuis le point de vue de la

conscience ! Nom de nom les philosophes ! Mais qu’est ce que vous avez fait tout ce temps ? … Prise de recul et cela va de soi : Tout en pensant rationnellement … scientifiquement oui mais oui ! …aussi oui, puisqu’il s’agit d’observer et non pas de juger. La différence entre

« connaissance » et « jugement » est un rudiment de la philosophie.

Après évidemment il y a cette histoire de déni… de ce que nous avons devant les yeux et que nous ne voulons pas voir, le déni que la

philosophie doit évoluer vers des rudiments comme toute matière normale en a… Les philosophes sont enfermés dans un déni tel que celui des religions envers la science puisque la science n’est jamais que la méthode pour découvrir la connaissance et que la connaissance n’est pour le croyant en dieu que la façon dont Dieu a créé son

royaume, celui où nous vivons …. Et Dieu a créé son royaume comme il l’a créé et pas comme il ne l’a pas créé y compris dans l’immensité de son histoire : S’il a jugé bon de laisser la terre une éternité telle quelle, seulement peuplée par des animaux et des plantes avant d’y mettre des hommes au tout dernier moment : Ca le regarde. Nous ne

(14)

pouvons que constater. C’est ainsi. Et pourquoi nous permettrait il de voir qu’il en est ainsi sinon que pour le voir ? Dieu pour le croyant scientifique n’est pas prisonnier de sa journée de travail comme nous.

S’il décide de prendre plus de cinq cent millions d’années pour nous créer : C’est qu’il en a décidé ainsi. S’il a sculpter des poissons avant de nous sculpter nous : Et bien c’est que nous étions des poissons. Et s’il nous a fait d’abord marcher debout avec un cerveau de singe avant de nous donner le notre : C’est que nous marchions debout avec des cerveaux de singes. Qui donc voudrait aller vers Dieu pour lui dire qu’il a mal agit ? Pour ma part je ne le ferai pas. C’est pourtant ce que font certaines des religions. Je dis simplement en tant que scientifique que pour aller vers Dieu quoi que l’on en pense le mieux est de

connaître d’abord son royaume. Voilà une logique bien saine … C’est pourquoi au final la science est sacrée, parce qu’elle ne fait que

décrire l’univers pour le croyant comme pour le non croyant.

Malheureusement aujourd’hui nous opérons une sorte de recul de la connaissance par des religions envahies par des hommes voulant parler à la place de Dieu, proclamant de fausse informations,

confondant informations et savoir véritable, étalant leur fantasmes égoïstes dans le caniveau des réseaux sociaux. C’est regrettable que la science recule. Et il n’y a pas que les philosophes qui en sont

responsables de cette sorte de déni… oui mais il faudrait quand même, quand même oui mettre la philosophie au point… En philosophie

comme ailleurs nous sommes obligés de passer par la réalité pour êtres rationnels, voilà pourquoi la prise de recul peut être scientifique, oui : Ce n’est que de la prise de recul ! Ce n’est que ça. Pourquoi avoir peur de la vérité ? La philosophie a un rapport avec la vérité parce que la prise de recul permet d’y voir plus clair et c’est tout. La sagesse c’est autre chose, puisqu’elle se discute entre nous (nous ne pouvons l’éviter) et en fonction des circonstances et des vies (qui sont infinies).

Cela dit…la prise de recul est… elle est … la seule ressource valable pour la sagesse (qui elle je le répète dépend des circonstances) … Et puis : Sachant par les quelques rudiments que je vais vous présenter que le point de vue de la conscience au sens rationnel passe par « la connaissance rangée à l’intérieur de nos mots » vous comprendrez alors qu’il n’y a plus aucun doute : la philosophie peut devenir scientifique en « ouvrant » nos mots pour en revérifier la

connaissance, des mots importants comme Liberté, justice, devoir,

(15)

hiérarchie, état, argent, esprit, âme, raison, raisonnement, pensée, logique, vérité… Revérifions ce que nous entendons par les mots ! Mais bon sang ! Il suffit de les séparer et d’apprendre comment ils sont réglés entre eux depuis la conscience puisque séparés ! Je vous pose la question : « Que pourrait il exister de plus important au monde que d’enseigner les rudiments de la prise de recul dès l’école primaire, pour que la terre entière y voit plus clair ? » … je vous le demande…

Alors je me répète je sais, mais c’est parce que la philosophie réduit les choses. Elle ne s’étale pas. Ignacio Sierro.

Premier rudiment…

1 : La vérité

Notre hérédité nous a été transmise par nos ancêtres… Nous descendons d’eux. Nous avons reçu la vie d’eux.

Je ne fais pas de philosophie là. Je me contente d’énoncer de la connaissance. Je fais de la philosophie dès que je vais essayer de joindre cette connaissance au reste…. A tout le reste. La philosophie c’est le reste avec le reste (prise de recul) … Par exemple je pourrais dire qu’il serait faux de dire que nous devons la vie à nos ancêtres.

C’est faux en effet. Nous devons la vie à la vie. Si nous disions que nous devons la vie à nos seuls ancêtres cela impliquerait que nous sommes indépendants nous-mêmes et que nous ne devons rien à rien en dehors de nous… que nous n’avons aucune reconnaissance à avoir au reste du monde, à Dieu (ou aux lois du monde pour ceux ne croyant pas en Dieu), et que nous pourrions nous absorber dans le vice sans que cela n’ait d’importance. Ce n’est pas le sens de la vie que de s’absorber dans le vice. La philosophie part donc immédiatement en de multiples ramifications à partir d’une simple connaissance des faits si fait que les philosophes se sont perdus dans une jungle de

(16)

philosophie pour ne pas avoir su ne pas quitter les yeux de ce qui était le plus important…

Notre ADN est notre mémoire intemporelle, celle qui va au delà de chaque génération vers le passé …. De générations en générations, tout cela remontant à près d’un milliard d’années. Ce que nous sommes en vérité nous les humains est une représentation créée de cellules s’étant entendues entre elles (parce que nous sommes faits ainsi), se représentant elles mêmes oui, mais en vis à vis d’une excellence dans la capacité de survivre dans un bouillons de vie

parfois hostile. Nous sommes une excellence, oui. Et si une seule fois une génération avait été coupée de la suivante nous ne serions pas là pour le dire, nous n’existerions pas. C’est ainsi que de nombreuses espèces animales ont cessé de vivre au cours du temps (Comme les grands dinosaures nous laissant ainsi leur place sur la terre).

Il faut dire aussi que cette évolution de l’excellence a été permise grâce à un postulat incontournable de la philosophie : « nous

appartenons à ce que nous deviendrons » (et pas le contraire donc) … C’est ce qui a permis l’évolution des espèces pour la raison suivante : C’est l’avenir qui gouverne, pas le passé. Le passé soutient (comme le corps), l’avenir juge. Nous verrons tout cela en cours de route à

travers les rudiments de la philosophie.

Tout cela pour dire que chacun de nous est, représente, une sorte de puit d’informations plongeant dans le passé. Le propre de toute vie est de régénérer les générations, transmettre la vie, ce qui implique de transmettre la mémoire de ce qui a fonctionné lors des précédentes générations et cela … toujours prisonniers du présent !

(Nous verrons qu’en fait le présent constitue déjà notre représentation d’un avenir immédiat et donc de l’avenir)

Cette mémoire que nous avons et provenant des génération passées (notre ADN) est perpétuée tout en étant sélectionnée à chaque fois et nous voilà, nous, munis de toute la mémoire la plus aboutie de nos aïeux.

(17)

C’était pour vous expliquer en préalable pourquoi nous représentons une sorte de puit percé dans le temps nous attribuant notre nature.

C’est ce que j’appelle la pensée verticale, la mémoire qui dépasse chaque génération, qui dépasse notre propre vie.

Cette mémoire va donc en nous réclamer son dû. Elle va nous obliger à vouloir certaines choses et cela en dehors de ce que sont les choses.

Dans notre cerveau (je dis « notre cerveau » pour que tout le monde comprenne en réalité il s’agit de l’esprit)… Dans notre cerveau nous aurons donc deux sortes de pensées qui vont fatalement s’entremêler :

- Les pensées au sujet de « ce que sont les choses en soi ou de ce qu’elles pourraient êtres rationnellement, scientifiquement ».

C’est la pensée horizontale, c’est à dire le plan d’émergence de toutes les choses qui apparaissent, toutes, toutes, toutes, à la surface du passé, et donc nous aussi, oui nous les puits de mémoire plongeants jusqu’au origines de la vie…

- Ensuite il y a les pensées concernant ce que notre nature va réclamer face au monde : « quoi faire de ce que sont les choses en soi »… c’est la pensée verticale, c’est à dire notre ADN qui s’exprime en nous… (ce qui est inné en nous)

Evidement la nature a permis une adaptabilité. Nous sommes

d’ailleurs excellents à cause de ça. Nous nous adaptons en négociant, en composant, en trichant s’il faut avec la nature. Ceci rend pour tout a chacun les choses compliquées à comprendre (et c’est ce qui a fait que les philosophes se sont perdus dans une jungle de philosophie) … compliquée à comprendre sauf si nous apprenons à y voir clair : C’est le sens de la philosophie. Les principes que je viens de vous énoncer font partie des rudiments de la philosophie (nous y reviendrons) Et nous voici nous tous… Surgissant à la surface du passé comme toutes les autres choses du monde, toutes les autres créatures aussi…

avec la capacité de comprendre le monde autour de nous.

(18)

C’est là que les philosophes ont commencé à se perdre dans cette fameuse jungle de philosophie, à se compliquer inutilement la vie ….

A dire des âneries monumentales.

Nous reconstituons le monde dans notre cerveau. Voilà et puis c’est tout ! Na !

Peut importe comment ! Na !

Qu’est ce que c’est que cette histoire de se compliquer la vie ? La philosophie ne consiste pas à compliquer les choses mais à les réduire en séparant les mots ! Là, et puisque nous traitons le sujet de la vérité il s’agit juste de séparer le mot « vérité » de tout le reste. Il s’agit de séparer le mot vérité des autres mots comme génétique ou ancêtre ou réalité ou science ou passé etc. Non là nous parlons juste de la vérité, de ce que nous entendons par ce mot.

Et puis c’est tout ! na !

Ce que je viens de vous dire en préalable était afin de vous poser un contexte ; pour que nous n’oublions pas l’immensité du temps … mais ce n’est pas le problème de la philosophie de savoir comment le

cerveau humain fait pour reconstituer le sens du monde. Le problème de la philosophie c’est de comprendre que nous reconstituons le

monde dans notre cerveau et que donc nous n’avons droit qu’à l’interprétation.

Nous sommes condamnés à l’interprétation ! C’est normal puisque nous sommes prisonniers de notre corps et prisonniers du présent.

Nous n’y pouvons rien. C’est pas sorcier à comprendre !

Donc la vérité c’est le sens du vrai monde … celui qui n’est pas notre interprétation (Mais qui est sensé correspondre à notre interprétation).

La vérité est la reconnaissance en nous que nous avons du vrai monde et donc la reconnaissance qu’il existe cette dualité : -vrai monde-

interprétation.

Et puis c’est tout !

(19)

Nous n’y avons pas accès directement à ce vrai monde, évidement.

Par exemple il faut que la lumière imprègne notre rétine, puis que nous transmettions l’information au cerveau, que le cerveau interprète etc. Nous sommes obligés d’en passer par la réalité (toujours par

interprétation et donc expérience) pour établir une idée générale de ce qui est en train de se passer autour de nous : Nous pensons. Mais la vérité reste indépendante de notre interprétation.

La vérité est le vrai monde avec ou sans nous… par exemple si nous allons à une fête foraine, puis que nous partions, la fête foraine

continuera d’exister sans nous.

Le mensonge fait partie de la vérité (puisque c’est vrai que c’est un mensonge), l’erreur fait partie de la vérité, même notre interprétation fait partie de la vérité.

La vérité est ce qui existe avec ou sans nous. Si nous ne sommes pas là elle existe. Si nous sommes là elle existe aussi et nous en faisons partie. Ce que nous pensons en fera partie aussi.

Je vous propose ces deux allégories :

-Notre cerveau est comme une pièce de théâtre qui jouerait dans un scénario ce qui est en train de se passer à l’extérieur, dans le vrai

monde. Nous disons « c’est la vérité » quand nous sommes certains de ne pas nous tromper dans notre interprétation oubliant que nous

interprétons en fait … Nous entendons pourtant par là que si nous n’étions pas là pour le dire ce serait vrai quand même (si toutefois cette vérité ne nous concernait pas). Nous disons « c’est vrai » avec la prétention de détenir la bonne interprétation comme si nous étions certains que ce qui se joue dans la pièce était ce qui se passe vraiment dehors.

-Le complexe du miroir : C’est comme si nous étions un miroir créé par la vie. Nous sommes ce miroir chacun de nous (cette sorte de trouée dans le temps). Le miroir (nous-mêmes) produit un reflet… Ce reflet renvoie alors l’image du monde avec son sens. Le reflet du

(20)

miroir est donc l’interprétation du monde dont nous avons conscience… (il existe une nuance entre conscience et pensée) Le mot conscience renvoie à l’apparition du monde (ou le devrait).

« Conscience » est donc un mot très important pour la philosophie.

La conscience est notre reconstitution au sens global. La conscience c’est un peu comme si nous étions devant une fenêtre en train de regarder le monde extérieur (la vérité donc)…. Sauf que le mot conscience renvoie à pouvoir regarder sans réfléchir ni sans penser, tout en ayant des sentiments devant cette fenêtre ne pouvant pas s’exprimer rationnellement parlant…

La pensée est donc la rationalité exprimée de la conscience à travers la connaissance. C’est donc la pensée qui fait partie de la conscience et pas le contraire. On pourrait dire que la pensée est notre sens de

l’interprétation manipulant la connaissance.

Pensée = manipulation de connaissances réelles (Nous reverrons cela plus tard)

Pour revenir à ce complexe du miroir… Nous sommes donc tels des miroirs renvoyant une image du monde en pensées et en sensations (le reflet donc). Le miroir lui représente à la fois notre corps et notre esprit réunis … Nous verrons plus tard que le corps fait partie de l’esprit. C’est l’esprit qui est un tout et nous savons maintenant (scientifiquement) que notre sens de la réflexion n’a pas pour seul siège uniquement notre cerveau… Il faut donc considérer le corps comme notre composante organique mais nous sommes un esprit avant tout.

… Donc ce miroir (le corps et l’esprit) fera lui aussi partie de la vérité ; le reflet qu’il produit en fera aussi partie, mais sera en vérité de l’interprétation… le reflet est vérité, mais ce que dira le reflet est interprétation. le paradoxe est que : « il sera vrai que ce que dira le reflet pourra être vari ou faux ».

(21)

Le reflet du miroir représente ainsi une « copie » formulée du monde vrai copie avec des erreurs.

Le miroir est différent du reflet du miroir en ce sens que l’immense partie de notre connaissance reste inconsciente. Nous ne faisons

remonter à la conscience que ce que nous avons besoin d’observer de comprendre ou de juger. Nous ne faisons pas tout remonter à notre conscience à chaque moment ? Ce serait de la folie. C’est comme si le reste de notre interprétation restait lettre morte ou dans nos rêves….

La raison en est que la vérité est infinie. Elle se regarde donc toujours d’un point de vue et ne pouvons la parcourir que point par point. Elle ne peut pas se saisir de tous les côtés à la fois. Nous pourrions la comparer un peu à une pelote de laine : L’esprit se saisi d’un bout est par enchainements il en tire ce qu’il a à en tirer pour ce qui l’arrange.

Mais ce n’est pas parce que l’esprit n’en fait qu’un petit tour que ce n’est pas de la vérité dont il s’agit. Nous interprétons certes mais c’est de la vérité dont il s’agit qu’and même … Elle est l’alter égo de notre interprétation.

Autrement dit nous savons… parce que au fond de nous, nous le savons bien… nous n’avons droit qu’à l’interprétation pour observer le sens du vrai monde et nous n’avons le droit de l’observer que par petits morceaux… donc CQFD :

- Si nous n’avons droit qu’à l’interprétation c’est que son alter égo existe si non nous n’aurions pas droit à notre interprétation…

- Même si nous n’observons à chaque fois qu’une infime partie de la vérité cela ne changera pas le fait que notre interprétation restera son alter ego et pas la vérité.

Alors… la caverne de Platon était à l’origine cette idée du

dédoublement du monde de la façon suivante : - interprétation d’un côté - vrai sens hors de l’interprétation de l’autre…

Mais dite moi pourquoi le lien avec la vérité n’est il toujours pas fait ?

(22)

Voulez vous m’expliquer qui sont ces incompétents qui écrivent dans nos encyclopédies en se la pétant pour rendre les choses plus

compliquées qu’elles sont ! dites-le-moi ? … parce que c’est une honte pour la philosophie. Prenons une encyclopédie et regardez vous même à « caverne de Platon ». Cherchez y le mot « vérité » en tant qu’interprétation de la caverne de Platon … cherchez y que la caverne de Platon représente tout simplement une tentative de représenter la vérité….

C’est une honte pour l’humanité !

C’est une honte de torturer les élèves avec de telles inepties…

C’est une honte que de telles sornettes passent pour de la connaissance véritable hors de toute vérification scientifique.

C’est grave… (on est soumis à la dictature de la censure sans quoi je dirais que c’est criminel). Avons nous le droit de dire la vérité ?

(Traduction philosophique : ça veut dire « Avons nous le droit de dire une interprétation tellement évidente et qui crève tellement l’œil, qui colle avec tout ce qui est connu dans l’univers, que l’on est presque certain qu’il s’agisse de la vérité ?»)

La vérité est le rudiment le plus simple de la philosophie. Si on commence à déconner à partir de là : On est foutus. Ce que l’on va faire avec la philosophie sera un ramassis de réflexions semi

ésotériques et semi religieuses (oui parce que « être ami de la sagesse est sacré et donc on s’abrite derrière ça pour justifier de présenter à la face du monde de telles inepties)

Si encore… si encore cette complexité provenait de développer les dernières découvertes en psychologie et neuro sciences pour nous faire entrevoir comment l’esprit perçoit la réalité puis l’interprétation de la vérité à partir de la réalité etc. … mais non ! Mais non ! que nenni ! En lieu et place de dire que nous reconstituons le monde dans notre cerveau (en réalité il faudrait dire par notre esprit) … en lieu et place d’être simple, de dire que la vérité est l’alter égo supposé de

(23)

notre interprétation, il en est qui s’enfoncent dans une suite de

masturbations intellectuelles à n’en plus finir. La vérité c’est la vérité.

Il suffit juste de savoir ce que nous entendons pas là. Et puis c’est tout !

C’est la psychologie (neuro sciences etc.) qui s’occupe d’étudier comment fait notre cerveau pour reconstituer le monde. POINT. Ce n’est pas le sujet de la philosophie qui consiste elle à séparer les mots pour nous permettre d’avancer dans l’universel… Mais proprement, pas en se chiant dessus.

Autre imbécillité des philosophes s’étant perdu dans une jungle de philosophie et se masturbant à outrance pour rien :

« Je pense donc je suis »

Celle là elle est bien bonne ! … Il y en a qui ne doutent de rien. Là je ne critique pas Descartes qui ma foi était un homme de son temps (il ne l’aurait même pas écrit) … je critique ceux se servant de lui pour nous égarer et nous couvrir de ridicule ! En usant de cela pour nous perdre dans l’immense bulle spéculative qu’est devenue la

philosophie. « Bulle spéculative » oui ! … Une escroquerie intellectuelle.

« Je pense donc je suis » est une autre forme de ce complexe du miroir mais en compliquant là où il n’y avait nulle raison de se

compliquer….

Il ne s’agit là que d’un vulgaire pléonasme sans aucun intérêt et dont tout le monde se gaufre pour noyer le poisson. Se gaufre oui ! Où bien quoi ? Serait-ce pour expliquer les titres usurpés de

Professeur agrégé ? Je ne sais pas comment on peut raconter de telles inepties !

Ca veut dire quoi franchement ?

(24)

Je pense donc je suis parce que tout apparaît à la surface du passé ; moi avec le fait que je pense apparaissent à la surface du passé, et toutes les autres choses du monde avec moi apparaissent aussi à la surface du passé, nous apparaissons tous à la surface du passé sauf que moi je pense… et comme je pense je peux donc reconstituer le monde dans mon cerveau et voir que je ne suis pas le seul qui pense… Et nous revenons au point de départ… la belle affaire ! Nous sommes très avancés avec ça ! En effet, nous sommes des êtres vivant et tout apparaît à la surface du passé y compris les êtres vivants … La belle affaire !!! … Il suffirait de dire objectivement, et en effet, que le verbe être est le signifiant général de tout ce qui survient à la surface du passé ! Tout, vraiment tout : tant les choses que les êtres pensants, et qu’ainsi : Un être pensant « est » lui aussi ! !!! La belle affaire !!! … Quel désastre pour la philosophie ! Il nous faut revoir tout depuis le début ! … C’est le même problème que pour la caverne de Platon : Si encore l’on expliquait exactement aux élèves de quoi il s’agit ! Les philosophes se sont perdus dans une jungle de philosophie ! Mais une jungle ! …

Alors maintenant que nous avons dit qu’il n’était pas besoin de compliquer : compliquons (rassurez vous : pas trop). Il ne faut pas oublier que nous sommes génétiquement parlant des sortes de puits temporels ; par nature des puits d’informations génétiques : Une mémoire du monde immémoriale…

Et que comme vous l’ayant dit au début (mais je vous l’ai déjà dit) … l’être vivant va parler en tant que puit temporel d’informations… Il va vouloir (pensée verticale).

Mais il va aussi comprendre les choses telles qu’elles sont sans vouloir (pensée horizontale).

Et il va intégrer les deux pensées l’une dans l’autre. C’est la pensée horizontale qui sera notre compréhension, y compris au sujet de ce que nous voulons (nous verrons cela dans les rudiments à la suite) Mais nous n’allons pas seulement faire en sorte d’assembler les deux sortes de pensées… Cette mémoire intemporelle qui est la notre

(25)

représente ce qui nous a permis de survivre au cours de l’infinité des temps. Nous avons donc enluminé la vérité dans notre cerveau de façon à pouvoir l’observer plus confortablement. C’est normal puisque si nous n’avons droit qu’à notre interprétation autant « être assis confortablement comme dans une salle de théâtre pour observer le monde » … Pour autre comparaison je vous citerai la bible : La bible a été copiée et recopiée au moyen âge tout en l’écrivant de

manière stylisée pour la rendre plus belle. Elle a été aussi l’illustrée et couverte d’enluminures … Et bien nous pour la vérité c’est pareil.

Mais ça ne change rien : C’est quand même La bible qui a été écrite et nous savons que nous en lisons le livre. Idem pour la vérité : Même si la vérité n’est pas enluminée mais que notre interprétation oui :

Qu’importe !... C’est quand même la vérité que nous voulons lire dans notre cerveau ! Nous savons dans notre inconscient faire la différence entre interprétation et vérité mais nous devons, pour la philosophie, résoudre le problème définitivement. Nous devons Tuer les mots en philosophie et dans ce cas : décider définitivement et clairement ce que nous entendons par vérité … Si les philosophes arrêtaient de déconner (franchement !). Nous savons que cela fait partie de la vérité d’éprouver des sentiments et d’enluminer la vie parce que notre interprétation fait elle aussi partie de la vérité… mais ce n’est pas une raison pour les confondre !

C’est la psychologie encore une fois qui s’occupe de comprendre comment nous enluminons cette interprétation de la vérité, pas la philosophie. Mais nous en philosophie nous devons toujours essayer de retenir l’essentiel, l’important. Nous devons juste trier, séparer les choses pour ne pas les confondre et c’est tout. Le sens de la

philosophie consiste donc à prendre du recul. Mais nous ne pourrons le faire sans réduire les choses. Si nous nous élevons au dessus d’un paysage, nous n’allons plus considérer les microbes sans quoi nous deviendrions fous. Le sens de philosophie est donc de retenir ce qui est important, pour prendre un point de vue plus large (en sachant le faire) et donc pour voir si nos idées rétrécies étaient vraies… pour savoir si ce que nous pensions collait avec le reste. C’est en prenant du recul que nous pouvons nous rendre compte que des choses ne

collaient pas dans notre tête, que nous avions des préjugés qui étaient

(26)

irrationnels voir même non naturels. C’est à ça que ça sert la philosophie !

Et regardez ce que vous en avez fait vous… Vous qui ? Les enseignants en philosophie ? Les obsédés de la masturbation

intellectuelle qui écrivent sur les encyclopédies avec leurs médailles sur le torse ? (On dirait de grands généraux des armées avec toutes leurs médailles sur le torse) ... Nous sommes collectivement

responsables de cet échec cuisant de la philosophie en tant que matière rationnelle. Ce n’est pas la peine de se voiler la face. La philosophie est une vaste fumisterie, une escroquerie intellectuelle à l’heure actuelle alors qu’elle ne le devrait pas.

Toute grande matière de la connaissance doit s’apprendre dès l’école primaire avec des rudiments. Pas de rudiments= pas de matière.

Imaginez donc tous ces types, qui se prennent pour des grands hommes, ou des grands savants, alors qu’ils ne savent même pas définir la vérité, le plus simple de tous, le plus facile à définir de tous par rapport à son importance … Et qui écrivent comme ça dans des encyclopédies, ineptie sur ineptie (pas que, mais bon des inepties quand mêmes) … Mon Dieu !

Ne me dites pas que ce complexe du miroir est si difficile à

comprendre : Le miroir produit son reflet qui lui même peut observer le miroir avec son reflet… Et la vérité est tout. Tout y compris le reflet. Mais nous, nous, ne pouvons voir le monde que par le reflet du miroir. Ce n’est pas compliqué d’expliquer ainsi aux élèves. C’est honteux. Qu’est ce que je n’ai pas lu et entendu comme étranglements de la philosophie ! …(il n’y a pas de mot inventé encore) … Un

assassinat à force de mauvais traitements ! Une véritable escroquerie intellectuelle vous dis-je !

Ce que nous entendons par vérité est donc le premier rudiment de la philosophie, pour nous positionner en tant qu’être vivant parmi tout le reste de ce qui apparaît à la surface du passé : ce qui est (verbe être).

C’est le verbe être qui signifie que tout apparaît à la surface du passé.

Mais la vérité n’est pas figée… elle suit le temps parce que le monde à lui aussi tout comme nous un sens temporel au delà de la réalité.

(27)

Avec la vérité pour premier rudiment, le puzzle de la philosophie se met en place : la pensée verticale (mémoire vivante) ; la réalité ; la surface du passé ; le sens du monde indépendant de nous-mêmes ; le sens que nous lui donnons nous. Faisons évoluer la philosophie. Mon Dieu il est temps. Le monde en a besoin ! Ignacio Sierro.

2 : Le moi face au ça

Nous sommes génétiquement des sortes de puits d’informations

provenant du passé (vu dans le premier rudiment). Ce sont nos parents qui nous ont transmis la vie mais nous tenons la vie de la vie … C’est la vie qui nous a créé au fil de l’immensité du temps… Moi je dis des

« puits », vous pouvez dire des tunnels si vous voulez, mais je préfère des puits à cause de la théorie de l’espace temps (que nous verrons plus loin), elle aussi étant un rudiment de la philosophie (j’y parle d’ascenseur temporel en tant que métaphore du passage du temps d’instants en instants) …

Et donc nous émergeons tous à la surface du passé comme toutes les autres choses du monde (les rochers les arbres, la terre etc.).

Tout émerge à la surface du passé à chaque seconde. Nous sommes prisonniers de l’instant présent.

Le fait d’être prisonnier du présent est un élément incontournable de la philosophie. De nombreux philosophes l’on fait remarquer.

Ma façon de le dire est celle ci : Tout, tout émerge à l’instant présent.

Nous n’y pouvons rien : C’est le même moment partout dans l’univers

(28)

(même si ce n’est pas la même heure dans tous les pays c’est le même moment quand même).

Et puisque nous sommes des puits d’informations, des sortes de

trouées dans le passé, c’est comme si l’endroit où nous émergeons (la surface du passé) était transversale (perpendiculaire) à notre histoire personnelle …

Il y a transversalité entre notre histoire à nous dans le passé … et nous maintenant face au reste du monde, face au « ça ». C’est un rudiment essentiel à la philosophie parce que cette transversalité va faire qu’au fond ces deux choses ne pourrons se mélanger, jamais…

Jamais nous ne pourrons vraiment mélanger « ce que sont les choses en soi » et « ce que nous voulons en tant que créature vivante » … C’est comme l’huile et l’eau dans la salade : Ca ne se mélangera pas tout en étant obligées de cohabiter.

Notre nature sera dont toujours différente de ce que nous faisons à l’instant. Le tout de la philosophie sera d’en comprendre le rapport.

Et donc comment allons-nous faire pour comprendre ce qui se passe autour de nous ?

Et bien c’est tout simple : Nous allons apprendre à donner un nom à chaque chose qui émerge avec nous à la surface du passé.

Donner un nom c’est pouvoir identifier, c’est pouvoir définir, c’est pouvoir séparer les choses les unes de autres choses… oui… mais surtout c’est aussi pouvoir porter un regard général sur le monde.

Le piège est où ? Le piège est que le regard que nous portons sur le monde est composé de deux choses :

- De ce ce que le monde est à priori avec ou sans nous (la vérité passant pas la réalité)

- De ce que nous nous voulons à travers notre nature qui parle en nous … cela : indépendamment de la vérité apriori et faisant que

(29)

la nature de cette volonté de modeler le monde prendra une nature a postériori (en tant que volonté de modeler le monde).

Mais cette nature a postériori fera à son tour partie de la vérité comme nature a postériori.

La connaissance est donc apriori…

Le jugement est apostériori… et redevient apriori mais par connaissance du jugement.

Le piège donc est que dans notre connaissance il y existe deux sortes de nature différentes : Celle des choses en soi et celle des jugements cachés souvent dans ce que nous faisons…

Et il y a un autre piège ! …

Nous pouvons vouloir sans jugements un certain temps parce que comme le temps passe nous pouvons vouloir mais juste « vouloir faire » … et vouloir faire encore… et encore vouloir faire

rationnellement parlant, logiquement, sans porter des jugements.

Il s’agit là de la question du comment et du pourquoi… tout comment n’est fait que pour atteindre un pourquoi (une étape voulue) … puis nous à nouveau nous agissons pour atteindre une nouvelle étape (un nouveau pourquoi) et ainsi de suite… et toujours sans porter des jugements : Nous faisons et c’est tout, allant de comment en pourquoi……

Cela signifie évidemment que le jugement qui nous pousse à agir est caché dans notre inconscient, au dessus de cette ligne de comment et de pourquoi

La nature du jugement est « verticale ». Il tient de la nature humaine qui est en nous, de notre sens du bien, de notre morale.

Mais quand nous agissons, nous le faisons rationnellement… et en effet : cela peut durer une éternité d’agir et de penser rationnellement.

(30)

Le « moi » c’est dont « tout » ; c’est le jugement qui gouverne ce que nous faisons sans nous en rendre compte.

Mais comme nous sommes prisonnier du présent (le moi donc) ….

… Le moi est bien obligé de se représenter ce qui se trouve autour de lui pour pouvoir agir : C’est le « ça »

Le « ça » dans notre esprit représente le fait de pouvoir montrer la vérité, toute vérité, tant sur soi (sur le moi) que sur tout ce qui nous entoure…

C’est le complexe du miroir (dans le rudiment précédent) : Le miroir (si nous étions comme un miroir) produit un reflet (la conscience) permettant de se regarder lui-même : le miroir avec son reflet mais aussi avec les autres choses du monde dans ce reflet …

Le piège de la philosophie c’est que si nous voulons « prendre du recul », faire un bilan de tout ce qui se passe dans notre conscience, il nous faut une sorte d’étalon de la réalité… une sorte d’unité de mesure fiable pour comprendre a priori (par apprentissage et expérience) tout ce qui se trouve autour de nous (le « ça ») …. Mais une fois fait… une fois la connaissance détenue… il ne faudra pas la confondre avec un jugement … et comme je l’ai dit tout à l’heure l’action comme la pensée rationnelle peuvent durer longtemps : Tout projet peut se faire en de multiples étapes toutes rationnelles, ce qui fait que la

connaissance apriori peut s’appliquer aussi a postériori. Mais sa nature reste apriori parce que à tout moment nous émergeons au présent

depuis le passé.

Qu’elle est cette diablerie ?

C’est normal au final que la philosophie n’ait jamais réussi à être mise au point…

C’est parce que au sens rationnel, toute pensée se base sur des « objets de réalité » apriori.

(31)

Retenez ce mot : apriori.

Retenez : réalité = apriori

… ensuite… et puisque nous sommes prisonniers du présent… nous joignons ces objets de réalité pour comprendre dans une certaine durée. Nous sommes toujours dans le « ça » dans ce qui peut être compris et montré…

Mais … au dessus de ça … au dessus comme le sommet d’une hiérarchie, comme un gouvernement qui dirigerait l’esprit, au

dessus… au dessus il y a ce que veut la créature que nous sommes…

Au dessus il y a ce à quoi la créature que nous sommes croit. Elle croit ça et donc elle dirige ça …

Or comme je vous disais que nous étions des sortes de puits dans le temps, c’est comme si la croyance morale, « le bien auquel nous croyons » était « misé » sur l’avenir. Une croyance en un bien est un objectif à atteindre parce que même conserver l’état du présent est un objectif à atteindre. C’est comme si tout objectif à atteindre par nos croyances (celles du moi profond, de notre nature) était vertical alors que nous en agissant et en pensant rationnellement nous semblons aller de droite à gauche à la surface de la terre horizontalement.

J’appelle donc la raison, la connaissance apriori : « pensée

horizontale » et j’appelle les jugements portés par les besoins que nous avons : « pensée verticale ».

Donc « moi » c’est moi (la pensée verticale) qui arrive de générations en générations depuis la nuit des temps, qui suis capable de saisir l’instant présent, de comprendre l’instant présent comme si

j’émergeais à une surface de vie : le « ça » (la pensée horizontale) Mais… à cause du complexe du miroir … je peux aussi me regarder moi-même … je peux aussi me voir comme du « ça » … mais je reste moi : de la pensée verticale …

(32)

Voilà c’est un rudiment de la philosophie. Mais nous allons reparler de tout ça … Ignacio Sierro.

3 : La réalité et la philosophie

(Nouvelle version des rudiments)

La chose qui est incontournable dans les rudiments de la philosophie c’est que nous sommes prisonniers du présent…

En science cela va même fonder la méthode scientifique.

… Cela explique aussi pourquoi nous sommes pourvus d’une conscience (la philosophie servant à la ranger) … parce que les créatures que nous sommes savent depuis tout le temps qu’elles existent qu’elles sont prisonnières du présent.

Notre conscience représente cette ouverture au présent. Sans cela elle ressemblerait à un kaléidoscope.

Je veux dire que depuis plus de deux milliards d’années que la vie existe, elle s’est aperçue qu’elle était prisonnière du présent et qu’elle ne pouvait pas faire autrement, que partout dans l’univers c’est le même moment … partout partout partout, à tout endroit c’est le même moment … par exemple si vous êtes en Europe au soleil et que vous téléphonez en chine, vous allez réveiller notre ami chinois qui lui est en train de dormir mais c’est quand même le même moment…

(33)

Nous ne pouvons pas nous échapper de l’instant présent … un instant passe… et nous nous retrouvons encore prisonniers de l’instant

suivant et ainsi de suite…

Alors évidemment, comme nous reconstituons le monde dans notre cerveau, ce dernier a appris à comprendre que tout surgit à chaque instant au présent… oui mais d’où cela surgit-il ? … de l’avenir ou bien du passé ?

C’est à dire tout surgit il de la surface du passé ou tout surgit il de la surface de l’avenir ?

VOUS ALLEZ DIRE : « Mon Dieu ! Mais qui donc se pose de telles question ? ».

Et bien chaque chose vient du passé en tant qu’identité, par contre la confrontation entre tout ce qui survient à la surface du passé elle dépend de l’avenir.

Et donc comment notre esprit fait il pour reconnaître tout ce qui survient à la surface du passé ?

Et bien il a appris à le faire : Ca s’appelle la réalité. La réalité est notre apprentissage de la surface du passé.

La réalité, savoir ce que nous entendons par là, est un rudiment de la philosophie parce que le réalisme va engendrer la vérité. Nous ne pouvons pas comprendre la vie sans comprendre une chose aussi importante que celle là.

Sans réalité : il n’y a pas de vérité ; il n’y a pas d’interprétation

possible de la vérité. D’ailleurs pour nous la vérité est la théorie que le vrai monde existe (celui qui n’est pas interprété dans notre cerveau).

Donc si nous n’interprétions pas la réalité d’abord, cela voudrait dire que nous n’aurions pas envie de connaître la vérité.

La réalité de plus : ce sont nos mots puisque nos mots sont les choses que nous reconnaissons instantanément à la surface du présent sauf

(34)

que la réalité ne concerne pas tous nos mots : Elle concerne ceux montrant quelque chose qui se constate immédiatement, c’est à dire ceux montrant ce qui surgit en tant que « vérité identitaire » à la surface du passé. Tout ce qui est réel traine donc avec lui un signe matériel reconnaissable à la surface du passé. Par exemple si nous reconnaissons la colère réellement chez quelqu’un, c’est parce que nous avons appris à la reconnaître à des signes. Ce sont eux qui sont réels même si nous ne pouvons voir la colère en tant que sentiment … La réalité est donc le ça, ce qui peut être montrée comme du ça.

La meilleure façon pour expliquer la réalité consiste à la comparer à un arrêt sur image dans une vidéo ou bien dans un film.

Si nous arrêtons un film en pause. Nous tombons donc sur l’un des instants dont nous sommes prisonniers. Or en arrêtant l’image nous y reconnaissons les différents éléments : Une voiture, des maisons, des personnages, des routes etc. L’image est donc composée de différentes identités que nous pouvons reconnaître …. Mais le film est arrêté.

Nous ne pouvons donc comprendre ce qu’il raconte en regardant une seule image.

C’est la réalité que nous voyons …. Pas une interprétation de la vérité.

Mais pour autant la réalité (qui est un arrêt sur image) doit être vraie elle aussi sans quoi rien n’aurait de sens.

La réalité est donc une sorte d’interprétation de notre part (que nous considérons vraie) au sujet des identités qui sont reconnaissables immédiatement.

Ensuite en remettant le film en marche nous allons pouvoir

comprendre ce qui se passe, le sens de ce qui se produit par le passage du temps.

Donc si le temps passe par des instants de réalité, ce qui se passe dans le temps est réel aussi.

(35)

La réalité est donc pour nous « le préjugé basique » nous permettant d’interpréter le monde. Comme c’est la vérité qui est recherchée, nous ne pouvons pas parler de vérité sans parler de réalité.

La réalité est notre pratique des faits… c’est par la pratique, par corroborations, que nous avons appris à reconnaître un arbre, une maison, les routes, les autres, les circonstances (que nous nommons aussi) … tout… nous donnons un nom à tout mais la réalité représente quand même tout ce qui est reconnaissable à l’instant figé, « ce qui surgit immédiatement à la surface du passé » .

…Mais elle n’est pas juste utile pour reconnaître ce qui survient à la surface du passé… pas seulement. Elle nous est utile aussi pour corroborer les déductions puisque si nous remettons par exemple le film en route, pour revérifier si ce qui est dit est crédible, il faut

revérifier que ça ce soit vraiment passé ainsi. Un film est évidemment une fiction mais si nous comparons la vraie vie à un film : Si cela ne s’est pas passé réellement c’est que ce n’est pas vrai.

La réalité sert à corroborer les choses. C’est la base de la méthode scientifique

… Nous avons des idées, en philosophie par exemple, qui sont des concepts non constatables réellement, c’est à dire que ces idées comme l’épistémologie, que nous nommons, n’apparaissent pas à la surface du passé. Nous ne pouvons pas dire : « ho ! tiens regarde : une épistémologie ! » Nous ne pouvons pas le dire certes, mais pour que l’épistémologie ne soit pas un mirage (et donc possiblement vraie) il faut que cette idée puisse être corroborée par des choses réelles et donc constatables…. Par des faits …

Nous avons ainsi beaucoup d’interprétation fausses (comme

l’épistémologie nous verrons plus tard) en considérant comme « fait » une chose logique. Une chose logique n’est pas un fait de la réalité ! La logique n’intervient qu’après la réalité… Nous confondons la logique avec ce qui dit la logique à travers notre sens de la réalité.

(36)

Nous pouvons rejuger la réalité. Nous pouvons reconsidérer ce que nous identifions à la surface du passé. C’est même souhaitable. Mais la réalité restera notre position basique pour l’interprétation du monde.

Elle est l’arrêt sur image de notre conscience… Il ne peut pas y avoir de vérité sans en passer par la réalité. C’est une loi incontournable comme nous ne pouvons comprendre un film sans en passer image par image…

Et donc en effet : Nous avons un gros problème avec la philosophie, philosophie qui prétend ne pas avoir à en passer par la réalité pour dire la vérité. Ce n’est pas moi qui le dit : C’est écrit dans les

encyclopédies… Alors de deux choses l’une : Ou nous avons à faire là à une ignorance crasseuse de la part des philosophes, ou bien il est faux qu’il faille en passer par la réalité pour interpréter la vérité. Cela voudrait donc dire que nous ne serions pas prisonniers du présent.

Mais ce n’est pas tout… c’est surtout que la science, la science doit impérativement elle en passer par la réalité. Sans réalité il n’y a pas de méthode scientifique possible ! C’est ce que nous allons expliquer maintenant dans le rudiment suivant : La science, en expliquant que la philosophie comme les autres matières peut devenir scientifique.

Ignacio Sierro. ....

4 : La science

C’est incroyable ! Pincez moi, je dois rêver… Des philosophes ne sachant pas définir la science ?

Et d’autres parlant de ne pas vouloir de pensée unique … mais la science est … est… elle est une pensée unique !

Références

Documents relatifs

Je vous propose un très rapide découpage de l’histoire de la philosophie en quatre périodes: Du 6 siècle avant JC jusqu’au 2 siècle après JC Le temps des

un groupe, de classe ThreadGroup, getThreadGroup() par défaut, même groupe que la thread qui l'a créée une cible, représentant le code que doit exécuter ce processus léger.. Ce

antigénique capable d’induire chez la personne vaccinée une réponse immunitaire capable en cas d’exposition ultérieure à l’agent infectieux , d’éviter la survenue de

Sans le dire clairement bien des praticiens pensent : « Freud, c’est dépassé, nous autres, psychothérapeutes, nous le savons bien » Or, dans son essence, la psychanalyse

• Savoir contrôler son corps est également très utile au moment de l’accouchement : capable de se concentrer sur les mouvements à réaliser, la future maman sait quels

Le « criminel », pas plus que la victime, n’est qu’affaire de droit ; si celui-ci énonce, en conséquence d’un usage toujours instable, la criminologie, a à faire,

Depuis 2012, les agriculteurs et agricultrices présents sur le site Natura 2000 et volontaires pour s’impliquer dans la préservation de la Cistude d’Europe

Comme l’ont souligné certains auteurs, je pense que la géographie est et doit rester une place d’innovation, dont les contours sont à géométrie variable : c’est à ce prix