• Aucun résultat trouvé

Les Composants du BRÛLEUR FIOUL

N/A
N/A
Protected

Academic year: 2022

Partager "Les Composants du BRÛLEUR FIOUL"

Copied!
12
0
0

Texte intégral

(1)

Les Composants du BRÛLEUR FIOUL

Brûleur WEISHAUPT WL5 (Weishaupt)

(2)

Les brûleurs fioul sont généralement montés sur des chaudières.

La flamme du brûleur sert à chauffer le corps de chauffe de la chaudière.

Celui-ci transmet ensuite sa chaleur à l'eau contenue dans la chaudière.

Grâce au circulateur, l'eau ira à son tour chauffer les radiateurs (ou autres types d'émetteurs), qui finiront par donner leur chaleur aux pièces de la maison.

Le brûleur démarre et fonctionne UNIQUEMENT SI la température de l'eau de chauffage n'est pas suffisante.

C'est la régulation de la chaudière qui ordonne le démarrage du brûleur, lorsqu'elle juge la température d'eau insuffisante. Un contact électrique interne à cette régulation se ferme et laisse passer le courant jusqu'à l'entrée de la boîte de contrôle du brûleur, qui sait alors qu'il faut allumer la flamme.

C'est ce même contact du régulateur qui ordonne l'arrêt du brûleur, en s'ouvrant à nouveau, lorsque la température d'eau souhaitée est atteinte.

Pour que le brûleur puisse fournir une flamme et chauffer l'eau de la chaudière, il faut les 3 composantes du triangle du feu :

1-un combustible : le fioul aspiré dans la cuve par la pompe, et pulvérisé en fines gouttelettes à travers le gicleur lorsque l'électrovanne lui autorise le passage

2- un comburant : l'air, aspiré par la turbine de ventilateur, et rejeté dans le canon de la tête de combustion pour alimenter la flamme

3- une source de chaleur : l'arc électrique qui prend naissance entre les deux électrodes soumises à une forte tension électrique (plusieurs milliers de volts). Cette haute tension est fournie par le transformateur d'allumage.

La gestion du cycle de démarrage du brûleur est gérée par la boîte de contrôle qui alimente tour à tour les autres composants du brûleur.

Elle contrôle également, avec l'aide de la cellule, la présence de la flamme, et commande si nécessaire la mise en sécurité du brûleur.

(3)

1- Pompe fioul avec régulateur de pression 2- Moteur électrique avec condensateur 3- Turbine de ventilateur

4- Bobine d'électrovanne

5- Transformateur électrique d'allumage 6- Gicleur

7- Réchauffeur fioul 8- Boîte de contrôle 9- Electrodes d'allumage 10- Cellule photorésistante

11- Déflecteur ("Accroche flamme") 12- Volute

13- Tête de combustion

(4)

PRINCIPE DE FONCTIONNEMENT

(5)

LE CIRCUIT D'AIR

Le ventilateur aspire l'air ambiant de la chaufferie, parfois l'air extérieur à travers un conduit concentrique (un conduit dans un autre) de type "ventouse".

Afin de ne fournir que l'air nécessaire à la combustion, un volet d'air permet de régler le débit d'air fournit à la flamme. Il peut se trouver aussi bien en entrée qu'en sortie de ventilateur.

L'air est ensuite rejetée vers la tête de combustion. Le déflecteur, situé juste après le gicleur, divise cette quantité d'air en deux parties :

1- " l'air primaire " qui passe par le trou central et les fentes du déflecteur, pour se mélanger au fioul pulvérisé par le gicleur

2- " l'air secondaire" qui passe entre le déflecteur et la partie conique du canon. son rôle est de rabattre le fioul, qui pourrait être éjecté en dehors de la flamme, dans la flamme.

L'avancée du déflecteur dans le canon permet de régler la proportion air primaire / air

secondaire. Ce réglage est indispensable à une bonne stabilité de la flamme, donc à une bonne combustion, sans imbrûlés, sans monoxyde de carbone.

Déflecteur avec électrodes

Turbine de ventilateur

(6)

L'ALIMENTATION EN FIOUL

Entraînée par le moteur électrique, la pompe puise le fioul dans la cuve et le rejette en direction du gicleur "UNIQUEMENT SI" l'électrovanne fioul est ouverte et le laisse passer.

Un régulateur, intégré à la pompe, permet de maintenir une pression suffisante de fuel pour permettre sa bonne pulvérisation.

L'électrovanne fioul est commandée électriquement par une bobine. Lorsque cette bobine reçoit du courant électrique, elle se comporte comme un aimant. Son champ magnétique attire le clapet qui permet d'ouvrir le passage du fioul.

Lorsque la bobine n'est plus alimentée, un ressort referme ce clapet : le fioul ne peut alors plus alimenter la flamme.

Le gicleur est le dernier organe par lequel le fioul passe avant de brûler. Il permet justement de pulvériser le fioul liquide, en de très fines gouttelettes. Ainsi, le fioul se mélange plus facilement à l'air, condition indispensable pour avoir une combustion propre, sans imbrûlés.

Pour améliorer cette combustion, certains brûleurs sont équipés d'un réchauffeur fioul.

Il se trouve dans la tête de combustion, juste avant le gicleur. Son rôle est de réchauffer le fioul pour le rendre plus fluide (moins visqueux). En effet le fioul a tendance à s'épaissir" à basse température, en hiver.

Le réchauffeur fioul garantit une combustion régulière tout au long de l'année.

Il est composé :

d'une résistance électrique qui chauffe le fioul,

d'un thermostat qui informe la boîte de contrôle lorsque le fioul est assez chaud.

(7)

Pompe fioul (Danfoss)

Gicleurs (Danfoss)

Bobine d'électrovanne

(8)

Réchauffeur fioul (Danfoss)

(9)

LE CIRCUIT D'ALLUMAGE

Pour que le courant électrique puisse traverser l'espace entre les deux électrodes et ainsi former un arc électrique, il faut soumettre les électrodes à une tension au minimum de 1000 VOLTS par millimètre d'air à traverser.

Lorsqu'il reçoit une tension de 230 VOLTS, le transformateur électrique l'élève à une tension de 5 000 à 15 000 VOLTS, selon les brûleurs. Il fournit cette tension aux électrodes qui peuvent alors créer l'arc électrique nécessaire à l'allumage de la flamme.

Transformateur d'allumage (Danfoss)

Electrodes d'allumage

La cellule photorésistante

Elle détecte la lumière de la flamme et en informe la boîte de contrôle.

Cellule photorésistante

(10)

Le moteur électrique

Il entraîne en rotation la turbine de ventilateur et la pompe fioul.

En général, ce moteur est de type " ASYNCHRONE MONOPHASÉ " : il a besoin d'un condensateur pour pouvoir choisir son sens de rotation et s'élancer au démarrage.

La turbine du ventilateur se serre à l'aide d'une vis sur l'arbre du moteur.

La pompe est liée au moteur uniquement par un accoupleur, petite pièce en plastique destinée à s'user en cas de grippage de la pompe. Le moteur est ainsi protégé.

REMARQUE : Lorsqu'on entend le moteur vibrer sans entendre le souffle de la turbine de ventilation, alors il y a de fortes chances que le condensateur soit défectueux et à remplacer.

La capacité du condensateur doit être au minimum de 14 µF par ampère pour que le moteur puisse démarrer.

Moteur électrique

" ASYNCHRONE MONOPHASÉ "

avec condensateur

Condensateur

(11)

Accoupleur

Accoupleur monté sur l'axe de la pompe

Le boitier de contrôle

Aussi appelée " coffret de sécurité ", c'est le cerveau du brûleur. Dès que l'aquastat de la chaudière est en demande, le boîtier de contrôle va gérer toutes les séquences de démarrage du brûleur.

Il alimente en premier le réchauffeur fioul. Lorsque le fioul est chaud, le thermostat du réchauffeur l'en informe.

Il commande alors la mise en route du moteur et l'alimentation du transformateur. L'air arrive à la tête de combustion et l'étincelle apparaît entre les électrodes.

Après une temporisation, il décide d'alimenter la bobine d'électrovanne. L'électrovanne s'ouvre et le fioul est pulvérisé par le gicleur à proximité des étincelles qui allument la flamme.

(12)

MAIS le travail du boîtier de contrôle ne s'arrête pas là. Il doit recevoir de la cellule le signal de détection de flamme pour décider de couper l'alimentation du transformateur d'allumage.

Sans cela, il met le brûleur en sécurité.

Si le boîtier de contrôle perd le signal de détection de flamme alors que l'aquastat de la chaudière est encore en demande, alors il réalimente le transformateur pour tenter de rallumer la flamme. Si il n'y parvient pas, après une temporisation de quelques secondes, il met le brûleur en sécurité.

Après un défaut, le boîtier de contrôle peut être réenclenché par simple appui sur le bouton rouge de réarmement.

Boîte de contrôle " à bilames " LOA24 (Siemens)

Boîte de contrôle " électronique " LMO 14 (Siemens)

Références

Documents relatifs

Partager des informations et confronter des expériences qui ont déjà démontré leur pertinence, tels sont les objectifs de la ren- contre régionale «Coopération internationale dans

Mais toute sa vie elle aspire à un ailleurs mythique et quand, enfin, le docteur, à l’indépendance, propose de lui donner sa maison, elle refuse le cadeau malgré

L’énoncé [dxelt kursi] (U.C 6) marque un dysfonctionnement au niveau de la fonction du contexte, parce que l'expression est étrangère au thème abordé, ce qui reflète

de jeunesse Secrétaire général Pierre MONTAUDON Adjte : Naouel AMAR. organigramme djepva -

C’est notamment la mission de la fondation pour la mémoire de l’esclavage, dont la création nous réunit aujourd’hui.. Le 10 mai 2018, pour la journée nationale des mémoires

■ à l'encontre des Etablissements Bernoville, qui ont été ultérieurement absorbés par la société Les Distributeurs de Combustibles Associés, pour avoir adhéré à une

L’étude expérimentale des effets de l’hythane en oxy-combustion dans des jets séparés a permis de mettre en évidence que l’ajout d’hydrogène stabilise la zone

Pour s’enflammer, le fioul doit être vaporisé en fines gouttelettes pour favoriser le mélange avec l’air comburant et assurer ainsi une combustion de bonne qualité. Constitution