I N F O R M E R E T P E N S E R L I B R E M E N T
L’Echo Sportif L’Echo Sportif
Installation du nouveau commandant
des Forces terrestres
Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah préside la cérémonie
Rentrée de la formation professionnelle 2018-2019
Une offre de 400 000 postes
Solidarité
«L’action humanitaire algérienne jouit
de la reconnaissance et de l’estime de la
Communauté humanitaire internationale»,
souligne Benhabiles
Au nom du président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale et conformément au décret présidentiel du 16 septembre 2018, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a présidé, jeudi matin, la cérémonie de passation de pouvoir et l’installation du général-major Saïd Chengriha dans les fonctions de commandant des Forces terrestres, en succession au général-major Ahcene Tafer, mis à la retraite.
Quotidien National d’Information - 7
eAnnée - Samedi 22 septembre 2018 12 Moharem 1440 - N° 1897 - Algérie : 10 DA / 1 €
Equipe nationale
«Belmadi sera aussi l’entraîneur de la sélection des joueurs locaux», affirme Zetchi
Corruption dans le football algérien
Zetchi réagit à l’enquête de la BBC
Selon un rapport du département d’Etat américain
L’Algérie est un rempart contre le terrorisme
dans la région
Selon un rapport du département d’Etat sur le terrorisme dans le monde, publié récemment à Washington, l’Algérie a intensifié la sécurisation de ses frontières, maintenant la pression sur les groupes terroristes opérant dans la région. Se référant
aux constats établis par des analystes spécialisés en sécurité, le rapport soutient que les forces armées algériennes sont parvenues à neutraliser ces groupes extrémistes, s’imposant comme un rempart contre le terrorisme dans la région.
Oran
La peine de mort pour le meurtrier de Selsabil et son complice
Après l’affaire Audin
Le Président Macron appelé à reconnaître les crimes coloniaux en Algérie
Opep et non-Opep
La 10 e réunion ministérielle d’Alger se tiendra dans un contexte géopolitique mondial particulier
L’OPEP rendra un hommage spécial à Bouteflika
La 10eréunion du Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord de réduction de la
production pétrolière des pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole Opep et non-Opep (JMMC) se tiendra, ce dimanche, à Alger. Le JMMC a
été créé par la 171eConférence ministérielle
de l’Opep, tenue le 30 novembre 2016, et par la réunion ministérielle conjointe Opep et non-Opep le 10 décembre 2016 à Vienne.
C’est lors de la tenue à Alger de la 170e réunion extraordinaire de la Conférence ministérielle de l’Opep en septembre 2016 que les pays membres de cette organisation avaient décidé d’ajuster leur production,
dans un intervalle de 32,5 à 33 millions de barils/jour, et de créer un Comité de haut
niveau présidé par l’Algérie en vue d’élaborer les détails de l’accord. Ces détails
ont été définis dans une proposition algérienne adoptée lors de la 171e réunion ordinaire de la Conférence ministérielle de l’Opep tenue en novembre 2016 à Vienne...
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Compte N° :
L’
opération a eu lieu suite au repérage de l’embarcationpneumatique à 6 miles marins, au nord de la côte de Bouzedjar, ce qui a permis d’intercepter les 20 candidats à l’émigration clandestine qui voulaient atteindre les côtes espagnoles, a-t-on précisé de même source.
Les passagers de
l’embarcation pneumatique ont été conduits à la base maritime du port de Bouzedjar pour finaliser les procédures judiciaires adoptées dans ce genre de situation, avant de comparaître devant les instances judiciaires, a-t-on ajouté. Cette opération est la 4een son genre au cours des dernières 72 h, a-t-on
relevé, précisant que les éléments des gardes côtes de la même unité ont réussi, ce jeudi, à intercepter 18 candidats à l’émigration clandestine, dont 2 femmes et 3 mineurs, alors que l’unité de Beni Saf avait déjoué deux autres tentatives au large de la plage Sassel (Ouled Boujemâa) impliquant 33 personnes.
Aïn Témouchent
20 candidats à l’émigration clandestine arrêtés au large de Bouzedjar
Les éléments des gardes côtes relevant du groupement territorial de Bouzedjar (Aïn Témouchent) ont réussi à déjouer une tentative d’émigration clandestine en interceptant 20 personnes à bord d’une embarcation pneumatique,
a-t-on appris auprès de ce corps constitué.
Accidents de la circulation 12 personnes décédées et 314 autres blessées en une semaine
Douze personnes ont trouvé la mort et 314 autres ont été blessées dans 274 accidents de la circulation au niveau des zones urbaines durant la période allant du 11 au 17
septembre, a indiqué, ce jeudi, un communiqué de la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN). Une réduction du nombre de décès (8 cas), du nombre de blessés (31 cas) et du nombre d’accidents (26 cas) a été enregistrée par rapport aux statistiques de la semaine écoulée, a précisé le communiqué. Ces accidents sont dus essentiellement au facteur humain avec 98% en raison du non-respect de la distance de sécurité, l’excès de vitesse et la fatigue ainsi qu’à d’autres facteurs liés à l’état du véhicule et à l’environnement, précise-t-on de même source.
La DGSN appelle les usagers de la route à faire preuve de vigilance lors de la conduite, notamment avec ces intempéries qui marquent certaines régions du pays, au respect du code de la route et de la vitesse indiquée ainsi qu’à la soumission du véhicule au contrôle périodique.
Saisie de 9.100 euros à l’aéroport de Sétif
Les éléments des Douanes de l’aéroport 8-Mai-1945 de Sétif ont saisi, ce lundi, une importante somme estimée à 9.100 € sur un voyageur en provenance de France, a indiqué un communiqué des Douanes. Cette somme était minutieusement cachée dans un film protecteur et dissimulée dans les chaussures de ce voyageur.
Ce dernier a été présenté devant le Procureur de la République pour transfert illicite de devise.
Tamanrasset
Découverte d’une cache d’armes
6 narcotrafiquants interceptés
et saisie de drogue dure dans plusieurs wilayas
Dans le cadre de la lutte antiterroriste et de la sécurisation des frontières, et lors d’une opération de fouille menée à Tamanrasset - 6eRM, un détachement de l’ANP a découvert, le 20 septembre 2018, une cache contenant un pistolet-mitrailleur de type Kalachnikov et une quantité
de munitions», a indiqué, ce vendredi, un communiqué du ministère de la Défense nationale. Par ailleurs et dans le cadre de la lutte contre la crime organisé et lors d’une patrouille près de la bande frontalière, les éléments des gardes frontières de Bab El Assa à Tlemcen - 2eRM ont découvert 145 kg de kif traité caché dans les buissons. En outre, un détachement de l’ANP à Bordj Badji Mokhtar - 6eRM, a arrêté 4 individus et saisi 6 marteaux-piqueurs, 5 groupes électrogènes et 1 véhicule tous-terrains, ajoute la même source. Dans le même contexte, des détachements de l’ANP ont saisi à Souk Ahras, Tébessa et Al Tarf - 5eRM, 7978 litres de carburants destinés à la contrebande, tandis que les éléments de la gendarmerie ont saisi 2 fusils de chasse sans permis et une quantité de cartouches à Saïda - 2eRM et Guelma - 5eRM. Dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, des garde-côtes ont mis en échec à Oran, Aïn Témouchent et Mostaganem - 2eRM, des tentatives d’émigration clandestine de 60 personnes à bord d’embarcations de construction artisanale, tandis que 6 immigrants clandestins de différentes nationalités ont été appréhendés à Laghouat - 4eRM.
Six narcotrafiquants ont été interceptés, mercredi, par des détachements de l’Armée nationale populaire (ANP) qui ont également saisi une quantité de comprimés psychotropes et plus de 2 kg d’héroïne, a indiqué, ce jeudi, le ministère de la Défense nationale (MDN) dans un communiqué. «Dans le cadre de la lutte contre le crime organisé, des détachements de l’ANP, ont intercepté, le 19 septembre 2018, à El Oued - 4eRM, Saïda - 2eRM et Tébessa - 5eRM, 3 narcotrafiquants, tandis qu’un détachement de l’ANP a appréhendé, en coordination avec les services de sûreté de la wilaya de Tamanrasset - 6eRM, 3 narcotrafiquants et a saisi 2,2 kg d’héroïne, 195 gr de cocaïne ainsi que 6 véhicules tout-terrain, 320 litres de carburants et d’autres objets», a précisé la même source.
Par ailleurs, et dans le même
contexte, des détachements de l’ANP «ont arrêté, à Aïn Salah et Bordj Badji Mokhtar - 6eRM, 3 contrebandiers et ont saisi 32 160 unités pharmaceutiques, un camion chargé de 3900 litres d’huile de table et 6 tonnes de denrées alimentaires destinés à la contrebande».
En outre, et lors d’une opération menée en coordination avec les services de sûreté de la wilaya d’El Tarf - 5eRM, des éléments de la gendarmerie «ont découvert un atelier de préparation de munitions contenant 825 cartouches de différents calibres, des armes blanches et des substances de détonation, alors que 9 fusils de chasse, 5670 cartouches et une quantité de poudre noire ont été saisis par des éléments de la gendarmerie à Mila - 5eRM». D’autre part, et dans le cadre de la lutte contre l’émigration clandestine, des
garde-côtes «ont mis en échec à Chlef - 1eRM, Oran et Tlemcen 2eRM, des tentatives
d’émigration clandestine de 75 personnes à bord d’embarcations
de construction artisanale, tandis que 8 immigrants clandestins de différentes nationalités ont été appréhendés à Djanet, Relizane et Tlemcen», a rapporté le MDN.
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Actualité
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Selon un rapport du département d’Etat américain
L’Algérie est un rempart contre le terrorisme dans la région
Fête nationale de l’Arménie et de Malte
Le Président Bouteflika félicite ses homologues, arménien et maltais
Selon un rapport du département d’Etat sur le terrorisme dans le monde, publié récemment à Washington, l’Algérie a intensifié la sécurisation de ses frontières, maintenant la pression sur les groupes terroristes opérant dans la région. Se référant aux constats établis par des analystes spécialisés en sécurité, le rapport soutient
que les forces armées algériennes sont parvenues à neutraliser ces groupes extrémistes, s’imposant comme un rempart contre le terrorisme dans la région.
« C
ertains analystes estiment que les pertes continues (subies par les groupes extrémistes) ont consi- dérablement réduit la capacité des groupes terroristes à opérer en Algérie», relève ce rapport rédigé par le bureau du contreterro- risme du département d’Etat pour le Congrès. Ainsi, «la sécurité des frontières est restée une priorité de premier plan» pour se prémunir contre l’infiltration de terroriste venant de pays voisins, indique le rapport qui cite à ce titre les actions de coordination entre les Douanes algériennes et tunisiennes le long des frontières communes, le déploie- ment de soldats supplémentaires sur la fron- tière avec la Libye, le renforcement de la surveillance sur la frontière ouest et le recours accru aux technologies avancées en matière de surveillance aérienne.Actuellement, tous les postes frontaliers en Algérie ont accès aux bases de données d’Interpol, note, par ailleurs, ce document.
Bien qu’elle ne fasse pas partie de la coali- tion internationale contre le groupe terroriste Daech, l’Algérie a soutenu activement en 2017 les efforts visant à contrer la menace du groupe terroriste autoproclamé «Organisation de l’Etat Islamique (Daech) à travers les pro- grammes de renforcement des capacités des pays voisins et la coprésidence du groupe de travail sur le renforcement des capacités de lutte contre le terrorisme en Afrique de l’Ouest. Soulignant l’action menée par les forces armées et les différents services de sécurité en matière de contre-espionnage, d’enquêtes, de sécurisation des frontières et aussi de réponse aux crises, le rapport constate que le ministère de la Défense nationale a «fourni des rapports en temps opportun» sur les saisies d’armes et de drogue ainsi que sur les opérations d’élimi- nation de terroristes. En 2017, le gouverne- ment algérien a maintenu une politique stricte qui exclut toute concession aux groupes terroristes qui détiennent des otages, indique le document. Le départe- ment de Mike Pompeo note qu’au plan diplomatique, l’Algérie est restée en 2017
«fortement engagée en faveur de la paix et de la sécurité régionales», soutient le pro- cessus politique onusien en Libye et partici- pe à divers forums sahélo-sahariens pour discuter des politiques de développement et de sécurité dans la région et coordonner l’action des donateurs. Rappelant également son rôle actif comme membre fondateur du
Forum mondial contre le terrorisme et coor- donnateur de l’Afrique pour la lutte antiter- roriste, le rapport précise que l’Algérie abri- te les sièges d’Afripol et de l’Unité de fusion et de liaison du Cemoc (Comité d’Etat- major opérationnel conjoint) qui regroupe également le Mali, le Niger et la Mauritanie.
Le rapport met en exergue, par ailleurs, l’ap- proche algérienne pour contrer l’extrémisme violent qui inclut des programmes de réha- bilitation et d’intégration, y compris pour les terroristes repentis. Et souligne les actions menées dans le cadre de cette approche inclusive telle que la dépolitisation des mos- quées, la réaffirmation de la tradition sunni- te qui promeut la tolérance et la paix et le renforcement du rôle des «Mourchidates»
dans la prévention de l’extrémisme violent.
Dans le cadre de ces efforts, le ministère des Affaires étrangères a publié une brochure sur le rôle de la démocratie dans la lutte contre le terrorisme violent, rappelle-t-il encore. L’Algérie est le pays qui a combattu le terrorisme dans des circonstances particu- lièrement tragiques et son peuple a payé un lourd tribut et c’est la raison pour laquelle,
elle demeure plus que jamais mobilisée pour lutter contre cette menace, tout en appelant la communauté internationale à conjuguer ses efforts pour gagner cette bataille, qui est extrêmement importante pour toute l’huma- nité. De nombreux pays, faut-il le souligner, n’ont pas manqué, ces dernières années, de saluer le rôle pionnier de l‘Algérie dans la lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent, mettant en avant son expérience en matière de réconciliation nationale qui a jeté les bases de la paix et de la stabilité. Ils ont réitéré l’attachement de l’Algérie aux prin- cipes de sa politique étrangère, notamment en ce qui concerne le principe de non-ingé- rence dans les affaires internes des pays, le soutien aux causes justes dans le monde et aux droits des peuples à l’indépendance et à l’autodétermination. L’année dernière, le groupe international sur les crises n’avait pas tari d’éloges dans son dernier rapport sur l’Algérie, mettant en avant ses efforts en faveur de la paix et de la sécurité dans la région. Le rapport note que l’Algérie est en passe de devenir un acteur indispensable de la stabilité en Afrique du Nord et au Sahel,
à travers sa démarche de promotion du dia- logue comme solution des crises de ses pays voisins. Le rapport observe qu’au «moment où l’insécurité, l’ingérence étrangère et la polarisation augmentent partout dans la région, l’Algérie a promu le dialogue et le renforcement de l’Etat comme les meilleurs moyens pour faire sortir ses voisins de la crise et préserver dès lors sa propre sécurité à long terme». Ce retour de l’Algérie sur la scène politique régionale, après une longue absence depuis sa décennie noire dans les années 1990, a été «positif pour plusieurs raisons», selon le rapport qui mentionne que
«son approche de la promotion de l’inclu- sion et du compromis pour la stabilité de ses pays voisins offre une occasion à un système international qui a lutté pour faire face aux défis engendrés par les soulèvements arabes». Alger a joué un rôle important, plus particulièrement, en Libye, au Mali, et en Tunisie ou elle «a défendu les solutions poli- tiques plutôt que la polarisation, l’agitation sociale et les conflits armés», relève la même source, ajoutant que «compte tenu de la rareté des acteurs capables de jouer un rôle constructif dans la région, cela est très positif, en particulier au Sahel». Il faut rele- ver que ce n’est pas la première fois que le rôle de l’Algérie est salué par la communau- té internationale, puisque les Etats-Unis, première puissance mondiale, avaient forte- ment apprécié les efforts déployés par l’Algérie pour promouvoir la paix et la sta- bilité en Afrique du Nord et au Sahel.
Les Etats Unis avaient remercié l’Algérie pour ses efforts dans la médiation et son appui pour l’accord de paix au Mali, qualifié de feuille de route pour rétablir la sécurité et stimuler la bonne gouvernance ainsi que la réconciliation et la justice dans ce pays.
La diplomatie américaine avait affirmé que l’Algérie a joué un rôle de soutien «fonda- mental» dans le cadre des efforts de l’ONU pour parvenir à une solution politique dans ce pays, estimant que la réunion des parties libyennes en Algérie a été un jalon «très important». Cela confirme le leadership de l’Algérie dans la région, mais aussi l’enga- gement des parties libyennes envers le dia- logue comme étant la seule solution viable à cette crise, avait affirmé le secrétaire d’Etat américain, soulignant que son pays s’engage à continuer d’appuyer ce processus pour une Libye stable unie et en paix.
T. Benslimane
Le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a adressé un mes- sage de félicitations à son homologue arménien Armen Sarkissian, à l’occa- sion de la célébration de la fête nationa- le de son pays, dans lequel il lui a réité- ré sa «volonté» et sa «disponibilité» à œuvrer en vue de promouvoir et renfor- cer les relations de coopération qui lient les deux pays. «Il m’est particulièrement agréable, au moment où la République d’Arménie célèbre sa fête nationale, de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens et en mon nom personnel, nos chaleureuses félicitations accompagnées de mes vœux de santé et de bien-être pour vous-même, de pro- grès et de prospérité pour le peuple
arménien ami», a écrit le chef de l’Etat dans son message. «Je saisis cette heu- reuse occasion pour vous réitérer ma volonté et ma disponibilité à œuvrer, avec vous, en vue de promouvoir et ren- forcer nos relations de coopération afin de les hisser au niveau des attentes de nos deux pays amis», a affirmé le Président Bouteflika. Dans le même contexte, le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a également adressé un message de félicitations à son homologue de la République de Malte, Marie-Louise Coleiro Preca, à l’occasion du 54e anniversaire de son pays, dans lequel il a renouvelé sa dis- ponibilité à œuvrer à la promotion conti- nue de la coopération bilatérale.
«Il m’est particulièrement agréable, au moment où la République de Malte célèbre le 54eanniversaire de son indé- pendance, de vous adresser, au nom du peuple et du gouvernement algériens ainsi qu’en mon nom personnel, nos chaleureuses félicitations accompagnées de mes meilleurs vœux de santé pour vous-même, de progrès et de prospérité pour le peuple maltais ami», a écrit le Président Bouteflika dans son message.
«Je souhaite saisir cette occasion pour vous renouveler ma disponibilité constante à joindre mes efforts aux vôtres pour la promotion continue de la coopération bilatérale, au mieux des intérêts de nos deux peuples», a ajouté le chef de l’Etat.
4 Actualité
www.lechodalgerie-dz.comInstallation du nouveau commandant des Forces terrestres
Le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah préside la cérémonie
2 e édition du Forum Eurasien
Eddalia met en avant les acquis enregistrés en Algérie
Mali
Pompeo dit «attendre avec intérêt»
la pleine mise en œuvre de l’Accord d’Alger
Au nom du président de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale et conformément au décret présidentiel du 16 septembre 2018, le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale, chef d’état-major de l’Armée nationale populaire, a présidé,
jeudi matin, la cérémonie de passation de pouvoir et l’installation du général-major Saïd Chengriha dans les fonctions de commandant des Forces terrestres, en succession au général-major Ahcene Tafer, mis à la retraite.
A
l’entame et à l’issue de la cérémonie d’accueil, à l’entrée du siège du commandement des Forces ter- restres, le général de corps d’armée a observé un moment de recueillement sur l’âme du chahid Didouche Mourad, dont le nom est porté par le siège du commandement, où il a déposé une gerbe de fleurs devant la stèle commémorant sa mémoire et a récité la Fatiha sur son âme et sur celles de nos valeu- reux chouhada. Ensuite, et devant les carrés de formation des cadres et des personnels des Forces terrestres, le général de corps d’armée a annoncé l’installation officielle du général- major Saïd Chanegriha, nouveau comman- dant des Forces terrestres, et lui a remis l’emblème national : «Au nom de son Excellence, Monsieur le Président de la République, Chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense nationale et conformément au décret présidentiel du 16 septembre 2018, j’installe officiellement, le général-major Saïd Chengriha, commandant des Forces terrestres, en succession au géné- ral-major Ahcene Tafer». Après l’approbation du procès-verbal de la passation de pouvoir, le général de corps d’armée a tenu une ren- contre avec le commandement et les cadres des Forces terrestres, où il a prononcé une allocution d’orientation, diffusée via visio- conférence à tous les établissements de for- mation et toutes les grandes unités relevant du commandement des Forces terrestres, et à travers laquelle il a rappelé les efforts colos- saux consentis au service du développement et de la modernisation de toutes les compo-santes des Forces terrestres, confirmant que tous les acquis dont jouit aujourd’hui le corps de bataille de ces Forces en termes d’aptitude au combat, de haut état-prêt opérationnel et de grands pas de développement, sont sans aucun doute le fruit des efforts fournis tout au long de ces dernières années sur plus d’un échelon, et l’aboutissement du soutien excep- tionnel qui leur a été accordé par le Haut commandement grâce à sa vision clairvoyan- te des différents défis et enjeux : «A ce sujet précisément, je tiens absolument à ce que les fondements de l’état-prêt auquel nous aspi- rons, au niveau du corps de bataille de l’Armée nationale populaire en général, et au niveau des Forces terrestres en particulier, soient érigés sur les principes de la parfaite complémentarité et de la cohésion spontanée, de manière fonctionnelle et opérationnelle, entre les différentes composantes, de sorte à ce que ce corps de bataille soit une seule et même entité, qui ne saurait être en bonne forme sans que le soient tous ses organes sans aucune exception. Dans ce contexte, il incombe au commandement des Forces ter- restres, au regard de la dimension considé- rable de son corps de bataille, et vu la nature des missions qui lui sont assignées, une gran- de et sensible responsabilité, qui est de sécu- riser chaque parcelle du territoire de l’Algérie et de ses frontières, de préserver sa souverai- neté nationale et de la prévenir de tout danger qui pourrait la guetter.
Ceci est une immense et noble responsabili- té à la fois, car elle fait l’honneur de nos Forces armées, comme étant la source voire
le symbole, aux côtés de l’ensemble des autres Forces, de la puissance de l’Armée nationale populaire digne héritière de l’Armée de libération nationale, qui place la sécurité de l’Algérie et sa défense au centre de ses priorités, et continue pour ce faire, avec le soutien et les orientations du prési- dent de la République, chef suprême des Forces armées, ministre de la Défense natio- nale, d’être au summum de la préparation et du développement, implorant Allah le Tout- Puissant en permanence, de lui accorder force et courage pour le parfait accomplissement de ces nobles missions, en toutes conditions
et circonstance.» Le général de corps d’ar- mée a clôturé son allocution par un mot de remerciement et de reconnaissance à l’atten- tion du général-major Ahcene Tafer, pour tous les efforts laborieux qu’il a pu consen- tir tout au long de son riche parcours profes- sionnel, notamment pendant ses années aux commandes des Forces terrestres.
L’opportunité a été ensuite donnée aux cadres et personnels, pour exprimer leurs préoccupations, leurs intérêts et suggestions, et qui ont réitéré leur indéfectible engage- ment à accomplir leurs missions en toute conditions et circonstances.
La ministre de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, Ghania Eddalia, a participé du mer- credi au vendredi, aux travaux du 2eForum Eurasien des femmes, qui se déroule à Saint-Pétersbourg en Russie,
a indiqué, mardi, un communiqué du ministère.
Le forum a pour principal objectif le «renforcement de la coopération internationale, le développement de partena- riats et de communications afin de trouver de nouvelles solutions pour l’autonomisation des femmes et de renforcer leur rôle dans la réalisation des objectifs de développement durable», selon les organisateurs. Pour rappel, la première session de ce Forum, tenu en 2015 à Saint-Pétersbourg, a donné «une puissante impulsion» à la formation d’un nou- vel agenda et de nouvelles initiatives pour le développement de la femme, rappellent les organisateurs.
La ministre de la Solidarité de la Femme et de la Condition de la Femme, Ghania Eddalia a, depuis Saint Petersburg (Russie), mis en avant «les avancées» enregistrées en Algérie en matière de droits des femmes grâce aux réformes initiées par le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, a indiqué, ce vendredi, un communiqué du ministère. Intervenant à l’ouverture de la 2e édition du Forum Eurasien sur les femmes, qui s’est tenu 19 au 20 sep- tembre, la ministre a prononcé une allocution dans laquelle elle a mis l’accent sur «les avancées enregistrées en Algérie
en matière de droits des femmes grâce à la politique initiée par le président de la République Abdelaziz Bouteflika», précise la source. Elle a également souligné dans ce forum, qui a consacré sa 2eédition au «développement durable et la sécurité», le rôle important qu’a joué la femme algérienne dans le processus de paix et de réconciliation nationale durant la décennie noire.
Le forum a pour principal objectif le renforcement de la coopération internationale, le développement de partenariats et de communications afin de trouver de nouvelles solutions pour l’autonomisation des femmes et de renforcer leur rôle dans la réalisation des objectifs de développement durable.
La ministre a également assisté à un atelier organisé par les ministère des Affaires étrangères, de l’Industrie et du Commerce ainsi que de l’Organisation des nations unies pour le développement industriel (ONUDI) sur le développement de l’entreprenariat féminin, souligne le communiqué. Lors de cet atelier, l’accent a été mis sur le rôle de l’ONUDI en tant que réseau mondial permettant l’accès aux projets d’entrepre- nariat féminin au marché, aux investissements et aux techno- logies de l’information et de communication. A. S.
Le secrétaire d’Etat américain, Mike Pompeo, a déclaré attendre avec intérêt la pleine mise en œuvre de l’Accord de paix au Mali, issu du pro- cessus d’Alger, soulignant l’engagement des Etats-Unis à soutenir la paix et la prospérité dans ce pays sahélien en proie à l’instabilité.
«Les Etats-Unis se sont engagés à travailler avec le Mali pour parvenir à la paix et la pros- périté de tous les Maliens. A cette fin, nous attendons avec intérêt la pleine mise en œuvre de l’Accord d’Alger pour la paix et la réconci- liation au Mali», a déclaré le chef de la diplo-
matie américaine dans un message publié, ce vendredi, par le département d’Etat à l’occasion du 58eanniversaire de l’indépendance du Mali.
«Les Etats-Unis sont solidaires du Mali en maintenant l’amitié et le partenariat de longue date», liant les deux pays, a ajouté Pompeo qui a évoqué les efforts de Washington et Bamako pour «faire progresser les objectifs communs de renforcement de la sécurité, de la démocratie, de la protection des Droits de l’Homme, de la gouvernance, et de la croissance économique».
Mardi, les signataires de l’Accord de paix ont
décidé de donner un nouveau souffle à la mise en œuvre de ce document paraphé en 2015 à Alger. La décision, prise lors de la 27esession du Comité de suivi de l’Accord (CSA) qui s’est tenue, ce mardi, à Bamako, prévoit d’insuffler
«une dynamique nouvelle, plus productive dans la mise en œuvre de l’accord», a déclaré mer- credi le président du CSA, l’Algérien Ahmed Boutache. «Dans l’avenir, tout le monde consta- tera que les mécanismes de la mise en œuvre de l’Accord seront plus dynamiques, plus produc- tifs», a-t-il affirmé.
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Actualité
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Après l’affaire Audin
Le Président Macron appelé à reconnaître les crimes coloniaux en Algérie
DGF
Plus de 2000 hectares ont été parcourus par les feux de forêts en 3 mois
Le dispositif de prévention et de lutte contre les feux de forêts, mis en place depuis le 1erjuin 2018 sera maintenu jusqu’à la fin de la campagne, prévue le 31 octobre prochain, a rappelé la Direction générale des forêts. Entre le 1er juin et le 19 septembre 2018, plus de 2000 hectares ont été parcourus par les feux de forêts, selon un communiqué de la Direction générale des forêts (DGF). Cette superficie a été dévastée par 725 foyers de feux, soit une moyenne de sept foyers par jour et une superficie de 2,81 hectares par foyer, précise la même source. La région la plus touchée par ces feux de forêts, est celle de l’Est avec 1098,04 ha et 150 foyers, suivie du Centre avec 645,81 ha et 405 foyers et enfin de l’Ouest avec 298,87 ha et 170 foyers. Rien que pour la semaine du 13 au 19 septembre 2018, pas moins de 7 foyers d’incendie ont été enregistrés ayant parcouru une superficie totale de 11,08 ha affectant 2 ha de forêts, 2,08 ha de maquis et 7 ha de broussailles, soit une moyenne d’un foyer par jour et une superficie de 1,58 ha par foyer. Le dispositif de prévention et de lutte contre les feux de forêts, mis en place depuis le 1erjuin 2018 sera maintenu jusqu’à la fin de la campagne, prévue le 31 octobre prochain, a rappelé la Direction générale des forêts. Un appel est lancé par la DGF aux citoyens, notamment aux populations riveraines, afin d’observer plus de vigilance et d’apporter leur contribution sur le plan d’alerte et de la prévention, en raison des risques persistants durant cette période.
Biodiversité marine
L’Algérie plaide pour une approche mondiale globale
Nouveau complexe de phosphate
Ce projet permettra à l’Algérie de compter parmi les premiers sur le plan mondial
Le militant anticolonialiste Henri Pouillot a appelé, ce vendredi, le Président Emmanuel Macron à reconnaître les crimes coloniaux perpétrés par la France durant sa colonisation de l’Algérie.
« L
a France a (...) commis des crimes de guerre, crimes contre l’humani- té, crimes d’Etat... qu’elle n’a tou- jours pas reconnus, ni condamnés», a fait constater cet ancien appelé de contingent en Algérie (juin 1961-mars 1962) dans une lettre ouverte au président français, intitulée«Maurice Audin, et la suite ?», dont l’APS a obtenu une copie. Pour Henri Pouillot, qui été témoin à la villa Susini «de très nombreuses exactions commises dans cette période par l’Armée française (en particulier la torture), des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre, des crimes d’Etat dont la France porte la terrible responsabilité», il serait «important» qu’il n’y ait pas d’hiérarchie dans la reconnaissance des crimes commis. «Il serait important (...) qu’il n’y ait pas une hiérarchie dans la reconnaissan- ce des crimes commis, que tous le soient, que la France, pour retrouver sa légitimité de revendi- quer son statut de pays leader dans la lutte pour les Droits de l’Homme s’honore en reconnais- sant ces dérapages», a-t-il dit, expliquant que
«c’est à ce prix que la réconciliation des mémoires entre les peuples français et algériens pourra se faire totalement, et qu’ainsi la France retrouvera une parole écoutée sur le plan inter- national pour lutter contre les atteintes aux
Droits de l’Homme». Dans sa correspondance, cet antiraciste et défenseur des Droits de l’Homme rappelle les différents massacres et exactions à l’encontre des Algériens depuis le début de la colonisation. «Mais peut-être plus grave encore, c’est que la France se permette de donner des leçons de Droits de l’Homme dans ce domaine. En effet, vous semblez oublier que, pendant la Guerre de Libération de l’Algérie, le gaz (Vx et Sarin) a été utilisé (références des témoignages concrets publiés sur mon site per- sonnel). L’armée a aussi utilisé le napalm : entre 600 et 800 villages détruits. En novembre 2004, j’ai eu l’occasion de visiter les ruines du village de Zaâtcha, du moins ce qu’il en reste : c’était un village de 800 habitants (hommes, femmes, enfants) qui ont été brûlés vivants. Il est pos- sible de voir sur mon site les images que j’en ai ramenées. C’est terrifiant, et le musée souvenir, ainsi constitué, en montre l’horreur. Ce sont donc 600 à 800 Oradour-Sur-Glane dont la France porte la responsabilité», a-t-il témoi- gné. En ce qui concerne, l’ouverture des archives, demandée par le Président Macron, Henri Pouillot lui indique qu’ayant consulté les archives concernant la période de son passage à la Villa Sésini, «l’armée a généra- lement oublié de consigner, en particulier
dans des cas semblables, ou adapté», préci- sant que le fichier des Algériens «passés» à la Villa Susini «a été jeté et brûlé dans le jardin de cette villa le 20 mars 1962». Il rappelle également que dans la liste des crimes colo-
niaux concernant la France à l’encontre de l’Algérie, le 8 mai 1945, le 8 février Massacre au métro Charonne à Paris, les camps d’interne- ment, les essais nucléaires du Sahara, les viols, les «Crevettes Bigeard».
L’Algérie, au nom du groupe des Etats d’Afrique, a plaidé pour une approche globale pour la conserva- tion et l’utilisation durable de la biodiversité en haute mer lors des travaux de la Conférence intergouverne- mentale tenue sur ce thème à New York, a indiqué l’Organisation des Nations unies sur son site web.
Le cadre institutionnel du traité, qui doit émerger à l’issue de la conférence, prévoirait une conférence des parties qui en serait l’organe suprême et décision- nel, un secrétariat responsable de la gestion adminis- trative au jour le jour et un comité scientifique ouvert aux scientifiques et experts de toutes les régions du monde. Cet aménagement institutionnel proposé par l’Algérie au nom du groupe des Etats d’Afrique «a reçu le soutien de plusieurs participants», note le communiqué de l’ONU.
L’Algérie a précisé que le comité scientifique devrait examiner les propositions qu’on lui fait avec toutes les organisations pertinentes. «En dehors des Etats parties, les organisations compétentes pourraient
également être autorisées à faire des propositions pour la création des aires marines protégées», pour- suit le communiqué citant l’intervention de l’Algérie lors de ces travaux. En outre, les pays africains repré- sentés par l’Algérie ont plaidé pour que le nouveau traité établisse des normes et des exigences minimales pour les études d’impact. L’Algérie et le groupe des Etats d’Afrique, lit-on dans le communiqué, ont appe- lé à ce que le futur traité fixe des seuils en vertu des- quels les études d’impact deviendraient obligatoires, suggérant, comme là aussi fait le Brésil, de se référer à l’«annexe I du Protocole au Traité sur l’Antarctique, relatif à la protection de l’environnement».
A noter que les travaux de la conférence intergouverne- mentale sur la conservation et l’utilisation durable de la biodiversité marine en haute mer se déroulent entre le 4 et le 17 septembre à New York et doivent complé- ter le régime existant, notamment fixé par la Convention des Nations unies sur le Droit de la mer.
A. A.
Le ministre de l’Industrie et des Mines, Youcef Yousfi, a annoncé, ce jeudi, à l’APN lors d’une séance plénière consacrée aux questions orales que le montant d’investis- sement du projet de réalisation du complexe de production du phosphate prévu à l’est du pays est estimé à 6 milliard de dollars.
Il a fait savoir que ce projet sera réalisé avec une société mixte algéro-chinoise dont la création se fera avant la fin de l’année en cours. La partie algérienne est représentée par la Sonatrach et le groupe Manal.
Quant à la partie chinoise elle sera égale- ment représentée par deux sociétés à savoir CITICO et Winco. La mise en production est programmée pour 2022, a précisé le ministre. Versant dans les détails, Yousfi a indiqué que cette enveloppe sera répartie à hauteur de 1,2 milliards de dollars pour la réalisation de la mine de Blad El Hadba (Tebessa), de 2,5 milliards de dollars pour la réalisation de la plateforme de Hadjer El
Soud (Skikda), de 2,2 milliards de dollars pour la plateforme de Oued El Kabrit (Souk Ahras) et enfin 200 millions de dol- lars pour l’extension du port d’Annaba de 42 ha lesquels serviront de plateforme d’ex- portation des produits finis et l’importation du soufre. Tout en affichant son souhait de voir ce projet concrétiser dans les meilleurs délais, le ministre a mis en relief son impact sur le plan économique qu’il considère
«très important, voire même positif».
Il poursuivra pour dire que ce projet vise la valorisation de la production de 500 mil- lions de tonnes qui sera puisée de la mine de Blad El Hadba pour sa transformation en acide phosphorique, ou en acide fluorhy- drique, à du silicium à Oud El Kabrir, mais également en engrais à Hadjer El Soud.
Yousfi a précisé que projet consiste à la pro- duction de 6 millions de tonnes de phospha- te et de 3 millions de tonnes d’acide phos- phorique. Après transformation, cette pro-
duction permettra, selon lui, d’enregistrer annuellement 60 000 tonnes d’acide fluor- hydrique, 57 000 tonnes de silicium, 1,2 millions d’ammoniac et 4 millions d’en- grais. D’après le ministre ce projet revêt une importance capitale d’autant qu’il est pourvoyeur non seulement de la valeur ajoutée, mais également de création de plus de 2500 postes d’emploi direct dont 963 à Hadj El Soud, 654 à Oued El Kebrit et le reste au niveau de la mine de Blad El Hadba. Il ajoutera dans le même contexte qu’un flux de production annuel de 17 mil- lions de tonnes sera transporté via voie ferré. «Ce projet permettra à l’Algérie de se positionner parmi les premiers sur la plan mondial, notamment en matière d’exporta- tion d’engrais avec des volumes estimés entre 1,2 et 2 milliards de dollars» a-t-il dit.
Passant à la 2equestion qui lui été destinée lors de cette première séance de la session automnale, le ministre a été appelé à donner
des explications sur l’état d’avancement du projet relatif à la création des zones indus- trielles. Tout en rappelant que ce dernier constitue la réalisation de 50 zones indus- trielles d’une superficie globale de 12 000 hectares réparties à travers 39 wilayas, Yousfi a souligné que l’ANIREF chargée de ce chantier a lancé un appel d’offres et à même choisi un groupement de bureau d’études. Ce dernier a déjà réalisé les études préliminaires et d’exécution. S’agissant de la zone industrielle prévue dans la wilaya de Djelfa, qui a fait l’objet de la question d’un député, le ministre a fait savoir que celle-ci a été classée parmi les zones prioritaires pour le lancement des travaux d’aménage- ment. Sauf que ce projet a été bloqué pour deux raisons : contraintes techniques et contestation de la population.
Si le premier problème a été résolu, aucun accord par contre n’a été trouvé pour satis- faire la population locale, a-t-il conclu.
6 Actualité
www.lechodalgerie-dz.comRentrée de la formation professionnelle 2018-2019
Une offre de 400 000 postes
Prix national de lutte contre la violence à l’égard des femmes
Le ministère de la Solidarité organise la 4 e édition
Gestion des catastrophes naturelles
Citoyens et autorités main dans la main pour y faire face
Quelque 400 000 postes de formation, couvrant 23 branches professionnelles, sont proposés dans près de 1300 établissements publics répartis à travers tout le territoire national, à l’occasion de la rentrée, prévue demain, de la formation et de l’enseignement professionnels,
un secteur dont le rôle intégrateur, tant économique que social, s’affirme d’année en année.
C
omparativement à l’année passée, 67 nouveaux établissements entreront en fonction, parmi lesquels 13 instituts nationaux spécialisés (INSFP), 24 centres de formation professionnelle et d’apprentissage (CFPA) et 3 instituts de l’enseignement pro- fessionnel (IEP). L’ensemble de ces établisse- ments seront encadrés par plus de 28 000 enseignants-formateurs. Plus de 200 nouveaux équipements technico-pédagogiques sont, en outre, en cours de réception ou d’acquisition dans les ateliers de formation, dont 88 sections d’équipements devant être fonctionnelles avant la fin de l’année. En matière d’offre de formation, 478 spécialités sont proposées aux demandeurs de formation, dont 54 nouvelles pour l’année 2018, sanctionnées par des diplômes d’Etat. Une nouvelle branche, Art, Culture et Patrimoine, a été introduite, dans la nomenclature des branches professionnelles.Selon le ministre de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Mohamed Mebarki, qui va donner à partir de Relizane le coup d’envoi officiel de la rentrée 2018-2019 du secteur de la Formation professionnelle, près de 450 000 jeunes quittent, annuellement, l’enseignement général classique sans diplômes ni qualifications et, chaque année, quelque 300 000 candidats qui échouent à l’examen du baccalauréat s’orientent vers des instituts de formation professionnelle.
Durant tout l’été, une campagne de communi- cation en direction des jeunes a été menée, en collaboration avec plusieurs ministères et organismes, pour les informer des condi- tions d’inscriptions aux différents diplômes et certificats, à savoir les filières et spéciali- tés ouvertes et leur localisation, ainsi que les
possibilités d’internat. Le ministère de la Formation et de l’Enseignement profession- nels estime que la communication doit être une action «permanente», pour intensifier l’in- formation sur les spécialités, vulgariser les modes et dispositifs de la formation profes- sionnelle et la nouvelle organisation du cursus de l’enseignement professionnel. L’intérêt pour les filières de formation considérées prio- ritaires a augmenté de façon graduelle ces der- nières années. Selon des données du ministè- re, les spécialités de l’industrie représentent 25,40% de l’offre globale en 2018, alors qu’elles ne dépassaient pas 22,7% pour la ses- sion de septembre 2017. La filière hôtellerie, tourisme et artisanat représente, quant à elle, 15,69% de l’offre globale et le BTP 12,41%.
Les nouvelles règles sur l’apprentissage per- mettront, d’autre part, et conformément aux objectifs fixés, d’atteindre, en 2019, la forma- tion en apprentissage de 60% des inscrits à un diplôme. Dans ce cadre, plus de 120 000 postes d’apprentis sont déjà programmés pour la rentrée de septembre et «ce chiffre peut être revu à la hausse en cas de besoins, grâce au partenariat qui se renforce avec le monde éco- nomique», a indiqué le ministre de la Formation et de l’Enseignement profession- nels. Le secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels s’attelle à
«prendre en charge les besoins en ressources humaines nécessaires au fonctionnement de l’entreprise et du développement économique et à répondre à la demande sociale de forma- tion professionnelle aux côtés des autres seg- ments du système éducatif national», a souli- gné Mebarki. Il a ajouté que la qualité et la promotion du partenariat avec l’environne-
ment socio-économique sont considérées comme un critère de performance dans le management des établissements de la forma- tion professionnelle, rappelant que plus de 13 000 conventions de partenariat ont été signées entre le secteur de la Formation et de l’Enseignement professionnels et le secteur économique depuis 2008 et ont permis la for- mation de 650 000 travailleurs.
Cette démarche de partenariat est renforcée par des organes de concertation, réorganisés et mis
en place au cours de l’année 2018 : au niveau national, un Conseil de partenariat de la forma- tion et de l’enseignement professionnels et, au niveau local, des commissions de partenariat de wilaya. La coordination et la concertation avec l’environnement socioéconomique sont consi- dérées comme un axe majeur de la politique du secteur pour une «meilleure adéquation des for- mations aux réalités du pays».
Moussa O.
Le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme a annoncé l’organisation de la 4e édition du Prix national de lutte contre les violences faites aux femmes qui sera consacrée cette année au meilleur tra- vail associatif en matière de lutte contre la violence faite aux femmes. Le prix de cette année a été consacré à la
«meilleure campagne de sensibilisation et travail de prise en charge des associations dans le domaine de la lutte contre la violence à l’égard des femmes durant les années 2017 et 2018», a précisé le communiqué du ministère.
La date limite de dépôt des demandes de participation est fixée pour le 15 octobre, a ajouté la source, indiquant que ce concours est ouvert à toutes les associations nationales et locales agréées opérant dans le domaine de la protection et de la promotion de la femme. Le retrait du formulaire de candidature doit se faire sur le site électronique du minis- tère : www.msnfcf.gov.dzselon des conditions détermi- nées et le dossier doit être déposé à l’adresse suivante : RN1, les Vergers, Birkhadem, Alger. Selon les conditions du Prix, les associations souhaitant participer, doivent soumettre un seul travail pour la candidature et que le
candidat n’a pas déjà participé aux éditions précédentes de ce prix, et le travail soumis n’a pas déjà obtenu un prix. Ce travail doit être présenté en sept exemplaires sur papier et CD. A noter que le ministère de la Solidarité nationale avait mis en place, en 2015, un Prix national de lutte contre la violence faite aux femmes afin d’encoura- ger les différentes œuvres contribuant à la sensibilisation et à la prise de conscience dans le domaine de la lutte contre cette forme de violence.
Cette initiative vise à «renforcer les efforts consentis par le gouvernement en matière de sensibilisation aux dangers de ce phénomène multidimensionnel» à travers l’adoption, en 2007, d’une stratégie nationale de lutte contre toutes formes de violence contre les femmes aussi bien au sein de la famil- le qu’en milieu professionnel. Pour rappel, l’Algérie s’était engagée, en 2013, à respecter les 16 recommandations de l’ONU relatives à la consécration du principe d’égalité homme/femme. La loi modifiant et complétant le Code pénal, adoptée en mars 2015 par les deux chambres du Parlement, prévoit également de nouvelles mesures inhérentes à la pro- tection de la femme contre toutes formes de violence.
Gérer les crises et les situations de catastrophes natu- relles demande la mobilisation de toutes les sphères de la société, à commencer par les autorités locales, les services de la sécurité, la Protection civile jusqu’à en arriver au citoyen, ce dernier étant le premier à être sur les lieux du sinistre. En cas de danger naturel, les premiers à intervenir après l’annonce de l’alerte, se sont les services de la Protection civile, mobilisant tous leurs moyens matériels et humains pour faire face et procéder au sauvetage afin de réduire les dégâts, comme l’affirme le colonel Drarja Ahmed, directeur de la Protection civile de Constantine.
«En cas d’inondation par exemple, nous utilisons des motopompes et les grands camions pour aspirer les eaux, nous mobilisons des ambulances et tout le matériel de sauvetage pour sauver les vies humaines.
Le secours et le sauvetage, c’est notre métier.
La Protection civile est toujours en alerte, prête à intervenir dans n’importe quelles circonstances (..) Les bulletins météo sont exploités quotidiennement, à chaque fois ; nos unités sont prêtes pour l’interven- tion». Faire face aux catastrophes naturelles relève de plusieurs acteurs et demande de trouver une stratégie commune et fiable, tel que l’affirme Mohamed Smaïl, chargé du Plan directeur de résilience à la wilaya d’Alger : «La gestion d’une catastrophe c’est un peu l’affaire de tous, les autorités locales, les services de sécurité, le citoyen, les associations, les médias, etc.
Notre ville est exposée aux catastrophes naturelles, nous devons apprendre à être en mesure d’y faire face ensemble parce que la première personne à être sur place, c’est bien le citoyen».
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Economie
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Opep et non-Opep
La 10 e réunion ministérielle d’Alger se tiendra
dans un contexte géopolitique mondial particulier
La 10eréunion du Comité ministériel conjoint de suivi de l’accord de réduction de la production pétrolière des pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole Opep et non-Opep (JMMC) se tiendra, ce dimanche, à Alger. Le JMMC a été créé par la 171eConférence ministérielle de l’Opep, tenue le 30 novembre 2016, et par la réunion ministérielle conjointe Opep et non-Opep le 10 décembre 2016 à Vienne.
C’
est lors de la tenue à Alger de la 170eréunion extraordinaire de la Conférence ministérielle de l’Opep en septembre 2016 que les pays membres de cette organisation avaient déci- dé d’ajuster leur production, dans un inter- valle de 32,5 à 33 millions de barils par jour (mbj), et de créer un Comité de haut niveau présidé par l’Algérie en vue d’élaborer les détails de l’accord. Ces détails ont été défi- nis dans une proposition algérienne adoptée lors de la 171e réunion ordinaire de la Conférence ministérielle de l’Opep tenue en novembre 2016 à Vienne. Le haut comité a également tenu des réunions avec des pays non membres de l’organisation. Ces discus- sions ont abouti à la signature de l’Accord de coopération entre les pays membres de l’Opep et les pays non-Opep participants à la réunion de décembre 2016. L’Opep a ainsi décidé d’une réduction de sa production de pétrole d’environ 1,2 mbj à compter du 1er janvier 2017, rejointe par la suite par 11 pays non membres ayant accepté de réduire leur offre de 600 000 b/j. Une année après, l’Organisation et ses partenaires décidèrent de prolonger jusqu’à fin 2018 leur plafonne- ment de la production au profit du prix du baril. Le JMMC est chargé de veiller à ce que les objectifs de cette Déclaration de coopération soient réalisés grâce à la mise en œuvre des ajustements volontaires de la production de pétrole des pays Opep et non- Opep signataires de cette Déclaration.Ce Comité facilite également l’échange d’analyses et de perspectives conjointes, ce qui fournit une contribution précieuse à l’évaluation du processus de conformité.
Présidé par le ministre saoudien de pétrole et co-présidé par son homologue russe, le JMMC est composé de quatre pays membres de l’Opep (Algérie, Arabie saoudi- te, Koweït et Venezuela) et de deux pays non membres (Russie et Oman).
Œuvrer pour maintenir l’équilibre du marché
Cette 10e réunion du JMMC permettra de
«connaître la situation du marché pétrolier international et d’œuvrer au maintien de son équilibre», avait expliqué récemment le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, qui avait avancé que l’issue de cette réunion sera couronnée de «décisions unifiées».
Ayant dépassé les objectifs de l’accord, avec des niveaux de conformité record dépassant parfois même les 150%, l’Opep a convenu en juin dernier de limiter à 100% le niveau de respect des engagements, induisant une augmentation effective de l’offre de l’ordre de 757 000 barils/jour. «Cet accord nous ramène à réaliser 100% de la production (fixée par l’organisation). En mai 2018, nous avons réalisé un taux de conformité de 152% par rapport aux quotas mis dans l’ac- cord (de la baisse). Les 52% de plus, soit les 757 000 barils/jour qui n’ont pas été pro- duits, vont être repris», avait expliqué le ministre dans une déclaration à l’issue de la 174eConférence ministérielle de l’Opep.
C’est dans un contexte marqué par la néces- sité de maintenir la hausse des prix, d’assu- rer la continuité des investissements dans le domaine pétrolier et de garantir l’offre face à une demande qui augure d’augmenter que se tiendra la réunion du JMMC à Alger.
Par ailleurs, les conséquences que pourrait avoir l’embargo pétrolier des Etats-Unis contre l’Iran, devant entrer en vigueur le 5 novembre prochain, accaparent l’attention.
En effet, le président américain Donald Trump avait annoncé en mai dernier son retrait unilatéral de l’accord international de 2015 relatif au dossier nucléaire iranien,
rétablissant ainsi toutes les sanctions améri- caines levées dans le cadre de cet accord, et interdisant également aux pays d’acheter le pétrole iranien sous peine de sanctions contre eux. Troisième plus grand producteur de l’Opep, l’Iran voit déjà ses ventes de brut fondre à l’approche de l’application de ces sanctions sachant que sa production est esti- mée à 1,4 million de barils par jour.
Ce pays détient les quatrièmes réserves mondiales prouvées de pétrole alors que nombre de pays, en Asie particulièrement, ont besoin de se fournir en brut iranien.
D’autant que leurs raffineries sont spéciale- ment conçues pour traiter la variété due pétrole iranien (Iran Heavy). Mais à l’ap- proche de l’échéance prévue de ces sanctions, la production pétrolière iranienne a atteint ses niveaux les plus bas depuis juillet 2016, alors que, par ailleurs, le Venezuela connaît aussi une érosion continue de sa production.
Pour l’Opep, l’Iran reste «un membre très important (...) et nous n’avons pas d’autre choix que de continuer à travailler avec tous les membres», a soutenu le secrétaire général de l’Opep, Mohammed Barkindo, sans préci- ser comment les producteurs mondiaux allaient compenser la baisse des exporta- tions iraniennes avec l’entrée en vigueur des sanctions américaines. La 10e réunion du Comité ministériel mixte de suivi Opep et non-Opep (JMMC), prévue demain à Alger, va se tenir «dans un contexte géopolitique complètement différent» de celui des réunions précédentes et de la réunion d’Alger de septembre 2016, a indiqué l’ex- pert dans les questions énergétiques, Abdelmadjid Attar. Selon lui, l’objectif de tous les membres est, certes, de garantir un prix de baril «acceptable» et «supportable», ce qui est le cas aujourd’hui avec un prix entre 70 et 80 dollars. Cependant, poursuit- il, «les discussions ne seront pas dominées par le mécanisme de surveillance qui ne posera pas de problème», mais la question réside plutôt dans «la compréhension de chacun des acteurs de la définition du niveau de production : Faut-il parler du niveau de production global, ou du niveau de chaque producteur (quota), de ce que chaque producteur peut mettre sur le marché ou ce qu’on lui permet de produire ?».
Pour cet ancien ministre de l’Energie, le contexte géopolitique dans lequel se déroulera cette rencontre, qui est lié non seulement aux sanctions américaines contre l’Iran et la Russie ainsi qu’aux guerres com- merciales lancées par le président américain contre notamment la Chine, «va peser de tout son poids non seulement sur cette
réunion, mais aussi sur celle de l’Opep pré- vue en novembre prochain.» Plus explicite, il dira que, d’une part, le respect satisfaisant de l’accord de réduction de la production et l’actuel prix de de pétrole 70 à 75 dollars
«devraient, en principe, permettre au JMMC de faire des recommandations pour la pro- chaine réunion de l’Opep afin de maintenir le niveau de production/réduction ou de l’adapter en fonction de la demande sur le marché 2019 comme le souhaitent certains pays.» D’autre part, relève Attar, «il y a les conséquences liées aux sanctions améri- caines contre l’Iran dont le niveau de pro- duction a déjà commencé à se réduire et dont on ne sait, pour le moment, jusqu’à quel niveau va-t-il se réduire du fait que cela dépendra en grande partie de la position du principal client chinois, lui-même en conflit commercial avec les Etats-Unis.»
L’Iran, souligne-t-il, «ne souhaite surtout pas que sa part de production ou sa réduc- tion, du fait des sanctions, soit récupérée par l’Arabie saoudite qui fera tout pour la récupérer». En outre, avance-t-il, la Russie fera, pour sa part, tout pour partager la part de l’Iran avec l’Arabie saoudite car «ce sont les seuls pays en mesure de faire face à un déficit de production important en ce moment, qui entraînerait une forte augmen- tation du prix que l’Arabie saoudite ne sou- haite pas». «C’est vraiment une équation qui va être très difficile à résoudre, et je pense qu’elle le restera tant qu’on n’aura pas une appréciation fiable des consé- quences des sanctions américaines sur la production iranienne», relève cet expert.
Le marché pétrolier a atteint un niveau d’équilibre
Faisant le point sur l’accord historique décroché lors de la réunion d’Alger en sep- tembre 2016, Attar considère qu’il avait per- mis «de faire revenir l’Opep à presque ce qu’elle était et pouvait faire en 1973, année au cours de laquelle elle avait décidé d’un embargo ayant donné naissance au 1erchoc pétrolier et fait monter le prix du baril de 3 à 12 $ de l’époque.» Toutefois, aux yeux de cet expert, «l’Opep n’est plus ce qu’elle était, et le monde non plus, et ce, en raison des mutations géopolitiques, économiques et bien sûr énergétiques». D’où «la nécessité de s’adapter ou de disparaître.»
Interrogé sur les perspectives du marché pétrolier à moyen terme, Attar considère que le marché pétrolier a atteint, en ce moment, un niveau d’équilibre qui peut satisfaire tout
le monde, à condition que des considéra- tions d’ordre géopolitique ne viennent pas le perturber. Car «si cela devait intervenir, nous ne serons pas à l’abri d’un choc pétro- lier, dans un sens ou dans l’autre, en matiè- re d’évolution du prix du baril.»
L’OPEP rendra un hommage spécial à Bouteflika
Les travaux de la 10e réunion du comité ministériel mixte de suivi Opep et non- OPEP JMMC (Joint Ministerial Monitoring Commitee) s’ouvriront, demain , à l’hôtel El Aurassi ou l’on célébrera aussi le second anniversaire de l’accord d’Alger. A cette occasion, un hommage «spécial» sera rendu par le cartel pétrolier au président de la République Abdelaziz Bouteflika. Il sera question de revenir sur la forte contribution de notre pays à la stabilisation du marché pétrolier. L’accord d’Alger sera évoqué.
A rappeler que lors de la tenue à Alger en septembre 2016 de la 170eréunion extraor- dinaire de la Conférence ministérielle de l’OPEP, les pays membres de l’ organisation avaient décidé d’ajuster leur production de 32,5 à 33 mbj et de créer un Comité de haut niveau présidé par l’Algérie en vue d’élabo- rer les détails de l’accord. Ces derniers ont été définis dans une proposition algérienne adop- tée lors de la 171e réunion ordinaire de la Conférence ministérielle de l’Opep tenue en novembre 2016 à Vienne. La cérémonie d’hommage sera suivie par la présentation du OPEC’s World Oil Outlook 2040 (WOO).
Il s’agit d’une publication annuelle de l’OPEP. «C’est un moyen de mettre en évi- dence et de mieux comprendre les nombreux défis et opportunités auxquels l’industrie pétrolière pourrait faire face à l’avenir.
C’est également un moyen d’encourager le dialogue, la coopération et la transparence entre l’OPEP et les autres parties prenantes du secteur», lit-on dans le communiqué du ministère de l’Energie. Publié pour la 1ère fois en 2007, le WOO constitue un outil de référence important. Il fournit des informa- tions sur l’amont et l’aval de la production pétrolière, les questions liées aux coûts, aux investissements et à l’impact potentiel des politiques et des nouvelles technologies.
Pour la 1ère fois, une Smart APP pour le WOO sera mise à la disposition des inté- ressés. Et pour la 4e année consécutive, une version interactive complète sera éga- lement disponible.
Moussa O. /Ag.