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Applications en imagerie cérébrale

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Texte intégral

(1)

Applications en imagerie cérébrale

[email protected]

14 octobre 2015

(2)

Le cerveau : quelques notions d’anatomie

Le cerveau : quelques notions d’anatomie

Bref rappel sur l’IRM

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

(3)

Le cerveau : quelques notions d’anatomie

Cerveaux

(4)

Le cerveau : quelques notions d’anatomie

Les grandes divisions du cerveau

Hémisphères cérébraux

Cervelet Tronc cérébral

(5)

Le cerveau : quelques notions d’anatomie

Anatomie générale du cerveau (coupe coronale)

noyaux gris centraux

cortex

substance blanche

D’après John A.

BEAL, licence CC-BY-2.5, via Wikimedia Commons

Le cerveau baigne dans le liquide cérébro-spinal (LCS).

(6)

Le cerveau : quelques notions d’anatomie

Substance grise et substance blanche

La substance grise contient les corps neuronaux

La substance blanche contient les axones, qui transportent l’influx

(7)

Bref rappel sur l’IRM

Le cerveau : quelques notions d’anatomie

Bref rappel sur l’IRM

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

(8)

Bref rappel sur l’IRM

Champ statique et aimantation

Champ magnétique homogène et uniforme~B0=B0~uz.

~B0

· · · parallèle

· · · anti-parallèle 104protons

Aimantation résultante à l’équilibre~M0=M0~uz.

(9)

Bref rappel sur l’IRM

Précession de Larmor

L’aimantation est basculée hors d’équilibre par une impulsion électromagnétique (radiofréquence)

x z θ ~M(t)

I Précession à la fréquence de Larmorω0=γB0

x y

z

M~ (t) ω0

I Cette aimantation tournante génère elle-même une onde

électromagnétique à la fréquence de Larmorω0, qui peut être mesurée : c’est lesignal.

(10)

Bref rappel sur l’IRM

Précession de Larmor

L’aimantation est basculée hors d’équilibre par une impulsion électromagnétique (radiofréquence)

x z θ ~M(t)

I Précession à la fréquence de Larmorω0=γB0

x y

z

M~ (t) ω0

I Cette aimantation tournante génère elle-même une onde

électromagnétique à la fréquence de Larmorω0, qui peut être mesurée : c’est lesignal.

(11)

Bref rappel sur l’IRM

Précession de Larmor

L’aimantation est basculée hors d’équilibre par une impulsion électromagnétique (radiofréquence)

x z θ ~M(t)

I Précession à la fréquence de Larmorω0=γB0

x y

z

M~ (t) ω0

I Cette aimantation tournante génère elle-même une onde

électromagnétique à la fréquence de Larmorω0, qui peut être mesurée : c’est lesignal.

(12)

Bref rappel sur l’IRM

Séquences et contrastes

Le « jeu » de l’IRM consiste à manipuler l’aimantation du tissu pour obtenir un signal portant une information intéressante. Les possibilités sont très riches :

I pondérations « classiques » enT1,T2,T2, densité protonique ;

I préparation du contraste (FLAIR, saturation de graisse. . .) ;

I imagerie quantitative (T1,T2, susceptibilité magnétique. . .) ;

I Imagerie de diffusion ;

I Imagerie fonctionnelle par effet BOLD ;

I Angiographie, mesure de flux ;

I Mesure de perfusion des tissus ;

I Quantification d’agent de contraste ;

I Spectroscopie

I Etc.

(13)

Bref rappel sur l’IRM

Séquences et contrastes

Le « jeu » de l’IRM consiste à manipuler l’aimantation du tissu pour obtenir un signal portant une information intéressante. Les possibilités sont très riches :

I pondérations « classiques » enT1,T2,T2, densité protonique ;

I préparation du contraste (FLAIR, saturation de graisse. . .) ;

I imagerie quantitative (T1,T2, susceptibilité magnétique. . .) ;

I Imagerie de diffusion ;

I Imagerie fonctionnelle par effet BOLD ;

I Angiographie, mesure de flux ;

I Mesure de perfusion des tissus ;

I Quantification d’agent de contraste ;

I Spectroscopie

I Etc.

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Bref rappel sur l’IRM

Séquences et contrastes

Le « jeu » de l’IRM consiste à manipuler l’aimantation du tissu pour obtenir un signal portant une information intéressante. Les possibilités sont très riches :

I pondérations « classiques » enT1,T2,T2, densité protonique ;

I préparation du contraste (FLAIR, saturation de graisse. . .) ;

I imagerie quantitative (T1,T2, susceptibilité magnétique. . .) ;

I Imagerie de diffusion ;

I Imagerie fonctionnelle par effet BOLD ;

I Angiographie, mesure de flux ;

I Mesure de perfusion des tissus ;

I Quantification d’agent de contraste ;

I Spectroscopie

I Etc.

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Bref rappel sur l’IRM

Séquences et contrastes

Le « jeu » de l’IRM consiste à manipuler l’aimantation du tissu pour obtenir un signal portant une information intéressante. Les possibilités sont très riches :

I pondérations « classiques » enT1,T2,T2, densité protonique ;

I préparation du contraste (FLAIR, saturation de graisse. . .) ;

I imagerie quantitative (T1,T2, susceptibilité magnétique. . .) ;

I Imagerie de diffusion ;

I Imagerie fonctionnelle par effet BOLD ;

I Angiographie, mesure de flux ;

I Mesure de perfusion des tissus ;

I Quantification d’agent de contraste ;

I Spectroscopie

I Etc.

(16)

Bref rappel sur l’IRM

L’intensité du champ magnétique

Avantages des champs intenses

I Rapport signal à bruit :S∝B02,B∝B0 S B∝B0

I Nouveaux contrastes possibles, p. ex. susceptibilité magnétique

Difficultés liées aux champs intenses

I Hétérogénéité du champ statique (B0)

I Déformations

I Pertes de signal

I Hétérégénéité du champ radiofréquence (B1)

I Hétéréogénéité de signal et de contraste

I Déterminée par la longueur d’ondeλ=cf0=2πcγB0

0

(17)

Bref rappel sur l’IRM

L’intensité du champ magnétique

Avantages des champs intenses

I Rapport signal à bruit :S∝B02,B∝B0 S B∝B0

I Nouveaux contrastes possibles, p. ex. susceptibilité magnétique

Difficultés liées aux champs intenses

I Hétérogénéité du champ statique (B0)

I Déformations

I Pertes de signal

I Hétérégénéité du champ radiofréquence (B1)

I Hétéréogénéité de signal et de contraste

I Déterminée par la longueur d’ondeλ=cf0=2πcγB0

0

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Bref rappel sur l’IRM

Comparaison 3 T vs 7 T

Une même séquence d’acquisition (MPRAGE), pondérée enT1:

(19)

Bref rappel sur l’IRM

Image pondérée enT1à 3 T, résolution 1 mm isotrope

Image pondérée enT2 à 7 T, résolution≈300 µm

(20)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Le cerveau : quelques notions d’anatomie

Bref rappel sur l’IRM

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

(21)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Segmentation du cortex

À partir d’une image de résolution millimétrique pondérée enT1, on veut obtenir :

I Image comportant trois classes :

I Le cortex : substance grise

I L’intérieur : substance blanche

I L’extérieur : liquide cérébro-spinal (LCS)

I Garantie topologique

I cortex = sphère creuse 6-connexe

Applications de cette segmentation :

I Morphométrie : volume, épaisseur corticale, ouverture des sillons. . .

I Étude de la variabilité anatomique

I Projection d’autres modalités (diffusion, IRM fonctionnelle. . .)

I Etc.

(22)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Segmentation du cortex

À partir d’une image de résolution millimétrique pondérée enT1, on veut obtenir :

I Image comportant trois classes :

I Le cortex : substance grise

I L’intérieur : substance blanche

I L’extérieur : liquide cérébro-spinal (LCS)

I Garantie topologique

I cortex = sphère creuse 6-connexe

Applications de cette segmentation :

I Morphométrie : volume, épaisseur corticale, ouverture des sillons. . .

I Étude de la variabilité anatomique

I Projection d’autres modalités (diffusion, IRM fonctionnelle. . .)

(23)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

La chaîne de traitement Morphologist

I Distribuée avec le logiciel BrainVISA : brainvisa.info

I Développée par le CEA (NeuroSpin)

I Initialement créée par Jean-François Mangin en collaboration avec Télécom ParisTech (ENST)

(24)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Principales étapes de Morphologist

1. Correction d’orientation / normalisation 2. Correction de biais

3. Analyse de l’histogramme

4. Extraction du masque du cerveau 5. Séparation des hémisphères 6. Classification gris–blanc 7. Correction topologique

8. Détection des sillons, reconstruction de l’interface externe 9. Maillage des surfaces

(25)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Principales étapes de Morphologist

1. Correction d’orientation / normalisation Deux approches possibles :

I Sélection manuelle de points caractéristiques

I Recalage sur un atlas (p. ex. MNI152) 2. Correction de biais

3. Analyse de l’histogramme

4. Extraction du masque du cerveau 5. Séparation des hémisphères 6. Classification gris–blanc 7. Correction topologique

8. Détection des sillons, reconstruction de l’interface externe 9. Maillage des surfaces

(26)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Correction de biais

Les images sont affectées d’un biais dû aux imperfections de l’acquisition.

Le biais élargit les pics de l’histogramme

⇒brouille la séparation des classes

L’image est affectée par un biais multiplicatif variant lentement.

Un champ multiplicatif est optimisé (utilisant un recuit simulé) pour minimiser le critère d’entropie :

S=−

i

pilogpi

Mangin, 2000

(27)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Correction de biais

Les images sont affectées d’un biais dû aux imperfections de l’acquisition.

Le biais élargit les pics de l’histogramme

⇒brouille la séparation des classes

L’image est affectée par un biais multiplicatif variant lentement.

Un champ multiplicatif est optimisé (utilisant un recuit simulé) pour minimiser le critère d’entropie :

S=−

i

pilogpi

Mangin, 2000

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Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Analyse de l’histogramme

Les moyennes et écart-type de la substance grise et blanche sont extraites : µGGWW

(29)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Principales étapes de Morphologist

1. Correction d’orientation / normalisation 2. Correction de biais

3. Analyse de l’histogramme

4. Extraction du masque du cerveau

I Seuillage

I Filtrage morphologique

I Détection de la plus grande composante connexe

I Reconstruction morphologique 5. Séparation des hémisphères 6. Classification gris–blanc 7. Correction topologique

8. Détection des sillons, reconstruction de l’interface externe 9. Maillage des surfaces

(30)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Principales étapes de Morphologist

1. Correction d’orientation / normalisation 2. Correction de biais

3. Analyse de l’histogramme

4. Extraction du masque du cerveau 5. Séparation des hémisphères

I Érosion du masque⇒une graine par hémisphère

I Reconstruction morphologique

I Injection de connaissance a priori : modèle (template) 6. Classification gris–blanc

7. Correction topologique

8. Détection des sillons, reconstruction de l’interface externe 9. Maillage des surfaces

(31)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Principales étapes de Morphologist

1. Correction d’orientation / normalisation 2. Correction de biais

3. Analyse de l’histogramme

4. Extraction du masque du cerveau 5. Séparation des hémisphères 6. Classification gris–blanc

Régularisation markovienne

I Attache aux données (cf analyse d’histogramme)

I Régularisation par un potentiel de Potts 7. Correction topologique

8. Détection des sillons, reconstruction de l’interface externe 9. Maillage des surfaces

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Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Principales étapes de Morphologist

1. Correction d’orientation / normalisation 2. Correction de biais

3. Analyse de l’histogramme

4. Extraction du masque du cerveau 5. Séparation des hémisphères 6. Classification gris–blanc 7. Correction topologique

I Boîte englobante cubique : topologie sphérique

I Érosion homotopique jusqu’à coller à l’interface gris–blanc 8. Détection des sillons, reconstruction de l’interface externe 9. Maillage des surfaces

(33)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Principales étapes de Morphologist

1. Correction d’orientation / normalisation 2. Correction de biais

3. Analyse de l’histogramme

4. Extraction du masque du cerveau 5. Séparation des hémisphères 6. Classification gris–blanc 7. Correction topologique

8. Détection des sillons, reconstruction de l’interface externe

I Sillons : lignes de crête de l’intensité (maxima de la courbure moyenne des isophotes)

I Dilatation homotopique de l’interface gris–blanc 9. Maillage des surfaces

(34)

Étude d’une chaîne de segmentation du cortex

Principales étapes de Morphologist

1. Correction d’orientation / normalisation 2. Correction de biais

3. Analyse de l’histogramme

4. Extraction du masque du cerveau 5. Séparation des hémisphères 6. Classification gris–blanc 7. Correction topologique

8. Détection des sillons, reconstruction de l’interface externe 9. Maillage des surfaces

I Algorithme analogue auFast Marching

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