Distr.
LI'IITEF F
IECt.
!CPRI
3 9 maL 1987 FRANCJ.ISOriginal' ANGLAIS
NATIONS UNIES
CONSEIL ECONOMIQUE ET SOCIAL
CCYl'ISfI0N FC0N""I0uF ?~1j". L'I,F1<10U£
Groupe ce travail s~r les recoM~an~ati0ns Dour les rec€nse~ents rle la nopulation
~t ~e l'ha~it~t de 13 s0rie 1~~0 en f.frique Le.nis .:'~eh:l~ If' 'Ill 7.2 ""':!~i 1a R7
A~1FLYSE rr DIFl:~IC~-1 P~S RRsnLTt'":S· ~JlJ)Tl.."i'I(1N DF-S F.ECEtJSrl~ENTS
AFRIC,'I!T:- D'CP t.}llm,:S 80 FT RF.C0/11AN!'>ATIC'NS PF,LATIVES AUX RFCE~SEMFNTS DES ANNEES qc
TAPL~ DFS M!TIERES
P<1rap;raphes Pages 1. INTRCDnCTI"N
a , FVALUt.TIr:~lDH DCNllns
1-10 11-23
1-3
4-7
III, ANALYSr. Drs DQ;·;"EfS
IV. PUBLICI\T!(l;' ET l'IFTJSIC1!J DES RESULTl.TS v , cm;CLUSIONS ['1' RFC(,}!l~'liLlTIO;;S
21,-33 14-3Q 40-41
7-10 10-12 12-14
Le "-'oint sur l'fV.'lluati.on,~ l' ana l ys c , La nu.... Hc ation et Ie 1iffusinn des rpsult~ts" yecensenents africains
<.-1e s 2nneeB 80
ANNEXE I
Bref ancr cu des r anncrts .'1.n:11yti0ues~ r eceaaement ·~e
19P3 ~e la R~nu1--1i(1uE ·:-1u Soudan
Bref '1Dcr c; u -les ~:"!7"'fl(':rts a naLytLques ~ r ec en sec-enz
,-:11.1 ?'-.!'~li ~,£ 1?76
ANNEX)' II
EIECA1Cpl'l3
I. I~TRODUCTIGN
I. L'ip.dis~onibilitEdes donnees et de l'in'orm~tion requises pour la ~ise au point de nlnns et de nolitiques oe d€velopoe~ent
economique et social a ete l'un des pre~iers probleMeS auxquels lea pays africnins ont
ete
c o nf r o nt e s Lmm e di at em e nt; apr e sl'indenendanoe. 11 fnllait dono d'urgence cr£aniser In collecte des donnees de In maniere In plus d~taill€e et la nlus r~nide possible. Par cons~quent, jusqu'au milieu des nnnees 70
on s'etSit essentiellerent attache I cdmbler les lacunel observees nu plan aunntitntif. Les recensernents, enquetes et operations administrntives et autres organis~s au eours de cette p€riode tendaient tous vers ce but.
2. Au cours de la periode 1975-gu aui coincide avec celle des recensements des anaees 80, 47 des 50 pays de la region ont effectu€ au ~oins un recensement, Sur ce chiffre, 19 fais~ient leur oremier recenSi~nent mode r n e 0 En ce qui cone erne 1e8. -trois pays rest~nts.seul l'un d'e~t':e ,,,,, n'avait pas pu ef f e ct uer de recen- sernent jusque 11. ~e second ~ays avait mene le sien en 1985, c'est-a-dire avec un an de retard~ alors que Ie troisieme avait
ell des recense~ents nnt6rieurs.
3. Un recensernent rnoderne est tres ~iff~rent d'un si~ple denom- brement de nersonnes en ce sens qu'il s'int~ress~ Fgale~ent aux donnees socio-cconomiques et IDe~e
a
l'information sur IeLo g em e nt , qui sont sys t fmat i.querie nt recueillies dans Ie cadre r:1'un recensement global de la po~ulation et au logement. L'ltude
des .ty~es et des vari6tfs de ~onn~es collect~s rlans 1a r(~ion au cours des recensernents nes ~nn~es
Poe
indique claire~ent que les recensements afric~ins sont extrem~.ent ambitieux en" . ~ 11 d" f . ( 1 ) . .
m a t i e r e rte co eete ' r n f o r m at i o n • L e f a i t s une c o r a p a r a i s o n
des recensements des annees
PO a
ceux des annces 70 inrliqueclairem~nt que 1a couvertur0 s'est consid~rable~ent elargie.
0n observe que les besoins er, rlonn~es se sont multiplips av~c l'accroissement des besoins en planification. L'intensification de la 'collecte des donnees refletait In situation de nPnurie qui prevalait en mntip.re c'inforrnation. .
4.
L'objet primorcial d'un recensement rle l~ nonulation etdu
lopement consiste I produire des rlonn6es statistiques 9Ppropri€esdestinees aux aOMinistrateurs, planificateurs et ~8cideurs d'un pays. 11 ~nnardit ainsi que le travail de recensement ne doit ras s'arr~ter·~ In simple pro~uction de donn§es. Les donn5es collectees r,oivent etre fvalu€es~ an31yse£s~ publiees et
diffusfus souS une fcrme utili sable par leurs ~ivers rlestinataireso
(1) Cf. UN(FCA), Evaluation des recensements de la ponulation et de l'haritat de 19 serie des annees
rr
eri Afrique, R'ECA/PSD.4!40, Rcdis Abah~; 3-1" mars 1986, p.12-13.E!ECA!CPH /3 Page 2
S. Dans I e cadre af r Lc ai n , 1e8 r e c e n s erue nt s ~~e La n o p u l a t Lc n et du logement rev~tEnt ~ne imrortancc PArticuli~re pqrce qu'ils constituent la r.r Ln ci o a l e , e t s o uv ent La s e u La . source d'infor- mation disponibie en vue de 1a n13nification du d~veloppe~ent
social et cconomique; Ge la rpqlis3tion des objectifs administratifs:
de l'~lahoration ~'e politiques~ ~e 13 miSE en oeuvre d'activit€s
~e recherch€~ etc, •. On ne ,saurait done trop insister sur Ie c a r a ct a r e i~pi';ratif
c
c l'2nalys-e et r3e l'?iv;J.luQtion r!es rl.onneeso 6. Les reccnse~cnts font ~pnela
d'i~Dort~nts investissements~at~riels ct hUM~ins" ils ne ~euvent nar consequent ctre entreoris trls SDuvent. 11 est pcn~ralement recomm3nd~ d'effectuer un . recensement une f oi s t o u s les ?ix :'lUS. C.Jmpte ten u de cette r~alit~ et de liinL.~ist2~ce de Gource~ seconrlaires de rlonn~es d~Mographioue et socio-f~nnr~ique dana 13 r~Fiens i l s'av~re ess~ntiel d'opti~iser les' r6sultats rles recenseMents. Cela si?nifie que la collecte de" donn~es ~Qit etre ~enfe de fa90n
a
~ssurer l~ satisf~ction des besoins I~es ~ivers usn~ers~ ce qui iwplique l'pvaluation~ llan~lysei Ia ~ublic~tion et ladif-fusion' ~es rfsultats seus une forne inmfdiatement utilisable
d~ns la plnnification et dans la mi.se En oeuvre de proprammes, oinsi que ~aps If~l~boration de nol-itiques.
7. Les r~solutions pertinentes des Nations Unies Mettent rresque toutes l'accet't sur In n c c e s si t f de pouvoirl'analyse et l'utilisation des resultatB des recensenents c~ns tQutes les op~r~tions censitaires
anv i.sa ge e s. Pn r e x er-n l c , des Le 28 avril 1~6i ~ l:I r6so1ution 170Pb(11) de l'ECCSOC souli~nait la e~c£esite de l'analyse des connees ce recensements pour Der8ettre ~ux usurers de tirer Ie meilleur n~rti possible 0es rfsultats o~tenus. Toutefois~ l~
cl~finition 2u recense~cnt N~ns les Rnnees 6r ne couvrait p~s cet i~nort2nt ns~ect de l'op€rntion. Vne ~tude ~e 11~v61ution de la r1pfinition du recenseT1cnt au c o u r s des trois d e r ni o r e s
d~cennies ~ontre cl"lirement que 11~ccent est ~3SS~ fie l~ siMrl£
collecte et de l'~lahcr3tion des ~onn§es~ ~ l'an~lyse et ~ lq
~iffusion ~es r~sultats. En CG qui ccncerne les recensements
~es annfes ~0~ ItON~ d~finiss~it un recense~ent d6rnofra~hique
COM~e ~tant
"le
nroccSSus ~lotal 0e col1acte, ;1~l~ll~rqtio~ et de publication CtS donnees d~Mogranhioues~ £con0~jques et soci~les rel~tives ~ une p3rio2e au ~ rles n~ri04es sp§cifioues~ A tousles habit~nts ~'un
".y.
ou d'un territoire bien dflimit~ (2).Pour les recenseMents des annees 70 18 iefinition a ?te plargie pour couvrir l'fval1lation et l 1 a n a l y s e ~es jonnfes1' ( 3 ) . Pour
(2) !'rincipes ct r e c oromn nd a t i o n s pour Ie s recensements
na t i o nau x ..:le po~ulation~ series ~io n o v Z? New Yo r k , Jq6~·~r.3 (3) P'ri ncipe s
po!"'u1ation
et r ec o-n-and ati.ons pour Les r ec ens enents des a nn ie s 70~ S0rics M. no J.).6~ Nevl York,
rie
lQ~7, p.3
F If:'CA 'CPH-'3 Pa e e 3
les recense~£nts (les 3nn(es
cn
1a d~finition a une nouvelle fois ft€ €larrie ~cur inclure IlIa diff~lsinn ~8S dOLQ~esl'. ~'estainsi que 1a dffinition ~e lQsn ~~crit Ie recen~erent cO~me €tant
"1e n r o c e s s u s ;:!.1O.:U1L l '.: e. co11ect e ~ \_> " 1 '(~ a oo r a
t
i10n~ I..>'-eva ua1 t a o n ,'~'~nalyse et de nublicntion ou cl'3utres f0rMC~ ~c·fiffusion ~e
~onnfes 0~~o?ranhiques> 6ccnoniques £t sociales relatives
a
un n or- cnt (lonp..:;y 2., to ut c a le~ n e r s o n r c s 1'un pnys au [1'une ':J'Jrtie
bien
df1i~itfe d'uppays"(4).
8. Cela fait ~fij~ plus Je deux aus ql1e les derniers r~Ys ~e la r&pion ont bOl1Cl~ l£ur recensernent des nnn~8s 80. C2rtains pays ~e 1a r€~ion ont ~fj~ effectuf leur reCeDS€Ment des ann§es 90 et plusieurs ~utres nays s'a?~retent ~ leur e~ryOit2r Ie nas.
Dans ce contexte, il nnn3r~it tout ~
fgit
i~~iQu{ de ~roc~der ~ l'Fvalu~tion de 1a ~hase post censitaire dent l'inportancen'£ct3~ne
a
ryersonn~ I I s'~?it en subst~nc2 ~€ voir s i1·t6valuation~ l'an~lyse9 la ~ublic~ticn et 18 ~iffusiDn des
r'~sultats ont ft~ e,ffectufes J nOD seule~ent nc·ur identifier lEsDroble~es et prendrE note je l'exn~rienc~ ac~uise ~~isj chose Dlus i~rort~ntej pour Rtudier ces ecuei~s en vue
n'une
~eil1£ure ?r5n~ratio~ des ~rochains rEcense~ents
9. L~ ?r(sent€ 6tu~e rnsse er revue l~s quatres phases 1'un rEcense~ent ;nuR~rfes
ci-dessus
et essaie (ie Mettre enrelief
leurs ~cints forts ct leurs fciblesses. II est ~ossiblc qu'elle rfn~te ~ nlusiE\lrs r~'~rises c€rt~ins ~oints dfveloun~s ~ans
d lau tr c s p.tuncs trai ta n t de 1'1 col1eeu: C'U :::E;. 1 'rlabor:'!tion ees donnfes. Toutcfoi~ puis~ue les ~hases
finqles
sont lar?e~ent tribut~ires ~(S activitfs ~c 13 ryrrio'!e ~rrcen5itaire at des operations de denoMbre~€nt ct de nr~~ar~ticn ~es ~onn2es~ onc o n si dSr e c c s r,~~·~t{t~':"'ns cO~Tne one n;·,'"'.2ss.itp., en vue de s o uLign e r l.a contribution ~es ces ~ctivit€s i la qualit~~ i la quantit€
et A,l~ Dcrtinencc ~~S nonp8£s.
!O~ Pour ~uirer les hure~u~ de recensement et ~utres or~anisnes
de collecte ~e ~0nn5es ~~ns leurs efforts vis~rt ~ ~M~liorer
l'efficacitp ~es rccensements et ~ ~~~~uire des ~onnees qui
scient ~ 1a fcis nl!~ntitativeMent et rualit~tiv~Ment pertinentes, une sfrie 0e reca~~~n~~tions sont for~u12es ~ Ii fin ~e l'etude en vue dp 1~ ~r0~ar~tion 1e leurs nroch2ines o~~rations Q€
co11ecte de dnnnfes.
(4)
rn
Princi~eset
rec0mm?n~dtions de'l£1 ponulntioI'! ct ,~_e 1 "habitatnew York, IORO, n.'
pour Les r ec ens enent s Series }~. ~ TIf).67 ..
F !FCI 'cpp/3
Page 4
II.
FVALU~TInN DE~ ro~rfr~11" Iln r e c c n s c-i c nt Est u n c n - -:"r'1 tinn .le ~r·'1n-": f:-!-'.r~!' ::'J-;:"C qui Lnt rr e s s e 1:1 t otaLit" L-, ~-'. -'·c'·'1Jl.:'.tiC'T"t "fU~ ;'lays i~f~l":l.C "n2~i?re
ou d"u n e tutre. Des cc;:t·'1.inEs (:I :";.("E.nts dE. r e c c n s e c e nt s .Joiv€.nt
ren~~re vi8ite ~ ~ES ~illi~rs e l f ryer~0nncs viv~nt ~~ns l,e8
,-:liff,;:;rentes ;,-irtj ;,5 -'11 ...('1.ys
Cl
c s sFr~c~_t-"'.irES)~ ; c e.rtni n e s "l(;rSonr.€s n'aY3nt r~s'~c li2u ~fh1bit~tion nern1nert et ~ ~luEicurR ~utrcspe r s o r.n cs- c ui s c f·,":<r-,l::-.:::C'""lt ~i'jr l.o ut .'" l'C1.utre '-?U f:Gys, L'iP1-;;ortance
~~
In
r'orui~ti0n ~n~l~h~~~tc; l'i~nor~nccet
l'iL~iff~renccpf~;r31e ~u'in8rir[nt les ~ctivit[s statistinues auy ~~~ul~tion5
conc(-:rnf·E;~...-Ie ...£~c ~i!E: l.rir~exT'i-rier~c£:. (~U -er~cnn~::'l ut i Li s ,' font qu£ les rec€nSe~€ntE snrt; non sf"ulerent ~ifficile5 -~is Fgnlenent s uj et s 2 u n e i'r".nortC1Ptc C:U:l!ti:-( ~~I€'rrdllr£'." ~lE bi.ris et c.e
fl-":"ficien,::-'E:s. l,'f",.l,sencc ':c cr x t c s t.t 1.utr~~ tY1?'2·s '-'G. ...."l.tfricls
~~c~raphi~ues, les nr0bl~~es ~E ·tr~ns~ort et ~E c08~unic~tions cui c a r n c c c r Lse r t; 12- c o rvt Lt-cnt e t; 1e s ,.... u t r rs T1r ol--l?-':TT":2s j ' o r d r s T2tpr'iel cont~i~u~nt ~i-rler~nt R c0-Dli~ufr Ie Dr0~1?~c. ~3ns une l~r~E
• ' - - 1 " " .
-ne s u-r o , CFS co n t r oi n t es -nEUVC!'.t r tr o q t t l nuoe s ""·1r C ['1·1.1S de Ie.
nuhlicit~~ ~e ~r0nr?r-S8 2r~duc~ti0n et ~e for~3tion ~e l'a~flio
r~ti0n :~cs ~oye~s ~€ tr~rs~ort, ?G l':la~or~tior. ~E
certes
et ~funesupervision nt ~'\ln cortr81e stricts ~€S on~r~tions ~~ recenserent 17. Lc r(~li8~tio~ ~Iun reC0n~E~cnt i~~lique plusicurs ~heses.
h chncuce ~c CiS rh~ses il ~~iSt2 ,,(~ ~rSBi~ilit~s ~'erreu~ et ct£ ~i2i IJ f~l!t r~r consf1UGnt ~ssurer l~ ~l~nificntion
Miruticus~ ?f'S o~~r~tinnR ~t leur suivi conti~uo L~ ~ise cn ~lnc8
j9 u n ;'i~cositif ~rrv~ynnt Ie contr~lE ~s l~ 0u~lit~ {~es f0nn€es et
1~ su~crvisi0n strictE ~fS 0n~rations rC0tlises qinsi 0U~ ~fnutres ty'n(F'. F.. c or r ral c s !~t (I.e "":'(;s'~res :..:Icvrqit "er.""'Lttr,~ ,~fC2tt;:;!"'liE:r les
ris~lles ~2 11~-r~d~tinr ~(S !~onn{~s collcctfes g'lr Ie terrain.
13. ~'''~~e ("ll€:,~_cs ('11C soi v.rt lcs -::r(c~utions --:-r:"ses. 1'£5 r e c e n s e-i cn t s
cO~Gortert toujours un~ ccrt1inc ruqntit~ f'Err~~rs. I I est
5.11usoiY.'~':~ cherchF;r?'! r{e.liser un r c c c ... sl?l'·'l{.·nt '~2 -rr r c LsLo n
m,1.thr~~tir:u€; 1-!er-:f. "1Vf'.ccc:s fonds illiTTl.iti::s, on TIr2. 7}c1Jt pas obtenir u n tel r fso l.tat . 0n rvc ut; CI' a i L'l e u r s s e (lcr?;ln(~Er si C2 niv e a u
,ic nr:cision cs t ...·r~i~£nt nscess,"1ire. Pour bon :~:)~,:"r'2 (1.C nf.cisions ct ~V'actic~£ i2 Dlanificntion~ en ne neut 'chcrc~Er> et on DC
chcrche
rAS. ~ ~tt2indr~ un tel ~~~r~ d~ rcrfection. Pais ce cue lYon est €n froit de rechercher,c'cst de 'li~iter ~~ nayi~u~l'inte~vall,e ~0 v~riqticn ~~S ~onn'fes utilis~es ~~r~s tout j l'existence ~'UD i~t0rv~11c li~it~ C( v~ri~tion ccn~G~n~nt les
~ar~(£~ ?c ~~sc c'est-)"!ire l'inform~tinn yecucillio ~u cours
~fun reC2nsc~c~t. nc s~ur~it tr0n ~r€ter ~ conse~uer:~2 ~£~e lorsqufan
CiS~0S( C( ronn~~8 ~r(cises. st~nt C0~~0 ~U0 l~ -;lqni£ic~ti0n
DOUr l'3venir (~ui constitu~ l'une cles
utilisntions
les pl~s iM.-,c'r t ,1 p t ..:: S ":,Cf: .ton n r c s ) i r-r. Liquc Ia no s si b Ll dt" ,-19i~ccrtitur1£sct ~,~!, cons'?-"'J;(~nt ,..:I,: v~.ri,: tion r ~'1.p..s un s e ns au ,l~ns un .iutr e •
E IRCA ICPH /3 Page 5
14. L'eva1uation corre_Dond
a
une Mesure des rea1isatio~effectu€ea
1a 1u~ipre des objectifs cffinis. E11e s'avere souventnecessaire pour mesurer Ie succ~s OU l'echec des actions entre- prises, en particu1ier en ce qui concerne 1a co11ecte de donnees.
L'une des principales utilis~tions de l'evaluation consiste ainsi
a
fournir l'interva1le de variation possible des donnees.L'€va1uation per~et ep,ale~ent de faire des ajuste~ents ?our tenir compte de l'inperfection des donnees. Les etudes d'eva- 1uationfournissent egalement des renseignenents sur 1a
quantite et sur la qua1itS des donnees ainsi que sur 1es imper- fectionS de la co11ecte et de l'e1aboration des donnees, etc •.•
E1les i8rnetterit de la sorte de rectifier Ie tir pour 1es procha1nes operations de ~roduction de donnees
envisag€es au niveau national et cans d'autres nays. L'evaluation
4 d • ..:J , • •
apparslt one o~rne un processus contlnu ~! apprentlssaRe. SlBnalons~
pour £·inir, que l'€va1uation fournit aux usagers 111 c onfLr mat Lo n de l'accentabi1ite des donnnes et permet au producteur des donnees ee faire face aux critiques, obser~atio~rnises en question,
et c •• , Lnj u st Lf Ls e s 0
15. L'eva1uation pernet par ~onse~uent d'6tudier 1es asuects ouantitatifs et qualitatifS des donnees. C'est ainsi que 1es types d'erreurs examines nar les Etudes c'cvaluation ont
ete
classes. en deux gr a nd e s c at feo r d esi
a
s av o Lr les erreurs de couverture et l.es erreurs rl~ contenu.16. 11 existe deux ~rand·s techniques d' evaluation des donnees' 1es methodes·directes et indirectes. Parmi 1es methodes directes f i g u r ent 1es en q u et e s par Lnter r o z at o Lr e directet les control.es
.'.
..
.post-denorobrement. Les methodes indirectes couvrent 1es contro1es internes et externes de comnatibi1it6 et 1es instruments ana1ytiques du ca1cu1 d'indic~s et de param~tre qui, par 1e .biais de critlres de c-ornpatibilit~i de convergeance et d'acceptabilit~, peuvent ~tre utilises pour .1'evaluation des donnres. Ces "'ethodes permettent de proceder
a
l'eva1uation statistique des donnees nar 1e biais ce techniques d'analyse.17. Les nays africains ayant
cejl
ef·ectue des contr61es nost denombrements s o nt r a r i s s i.rae s et pour bon n omb r e de c e ux , q ui" ont eesaye.cdc 1. faire Ie tableau ohtenu n'est vulre plus{difiant que ce1ui fourni par Ie ceno"'brenent initial.
18.
Meme·si dans 1a plupart des pays ce 1a region une evaluation des donnees obtenues avaitete
entr€nrise;.celle-ci se concentrait essentiel1ement sur deux caract6risticues de base d'unepopulation, c'est-a-dire l'ap.c et 1e sexe. Il·y ~ eu ceoendant des cas ou 1es evaluations de ce type avaient permis non
'seu1ement d'identifier l'importance probable et 1es sources de tel1es imperfections, mais ?pa1e",ent de determiner leur effet sur 1a couverture de 1"- population. Toutefois, l'effet
E/ECl\.ICPF/3 Page 6
des erreurs et neg biais observes dans les donn~es sur It~ge et Ie sexe sur les nara~etres calcul?s
a
savoir les niveaux de la f~conditet ce la- mortalite etc.~ n'avait pasete
pris en consi- deration. Les relations entre les d~clarations concernant l'age et Ie sexe et les autres caractlristiques telles que la fecondite, la ~ortalite, les liens de parente au sein 0U ~enape, la migration, I'education, l'activitc econopique etc .. 0 n'avaient pas non plus~te etudiees. . .
19. On n'avait pas reellement cherchc
a
instituer de ~ani~re concertfe un systeme global d'pvaluation des donnees comprenant l'ensemble des param~tres dfmoRraphiques et des caracteristiques s o c Loe-ec o nom Lc ues . A ce ~u'il r-a r a Lt , les ev~luations entr epr Ls es , n'ont jamais StF planifiFes I l'avance. Elles se limitaient par consequenta
des operation8 tres si~ples et trps elementaires.II apparait egalement que les aspects qualitatifs avaient ete sacrifies sur l'autel G€ l~ qUGntit p, parce Gu'on esti~ait
qu'apr~s.tout Lrs donnees n o u r r ai an t etre ulterieureMent c o r r Lg e e s ou ajust~es.
70. L'accroissement ~e l'infor~ation disponible sur la ponulation de la rf~ion et la possibilite d'.utilisation ~e certaines
techniqu~s et instr~ments en rarticulier les ~od~les, nous
am e n e
a
recoMm.ander de f ai r er.e
l' 8v~luation une pa r t i e, Lnt Sg r a nt e des operations de recense~ents. t e e t {gard, des effortsdoivent itre dfnloyfs pour oDti~iser les b€nlfices susceptibles de dleouler de ces
on6ration~.
En f3it, nuisque l'evaluation constitue un nrealablea
l'analvse et I l'internretation des donnees, il serait touta
fait ;nrronrip que les operationsd'evaluation et d'analyse de donnees oecunent une place de choix ces la phase initiale de la preoara~ion cu recensement.
21. L'utilisation finale de l'information en vue de la p La n Lf Lc at Lo n et d'autres usages administratifs constitue un important aspect
de la collecte des ~onnees de~ographioues et soeio-economiques.
11 faut par consequent qUe les connees soient satisfaisantes~
en ter~es de quantit0 et de qualite. Les donnees biaisees OU.
imparfaites donnent lieu i d e s dfeisions erronees qui se
traduisent oar des pertes ~e temps, un raspillage de res sources et, chose plus r.rave~ nar la stapnation socio-cconoMique des
populatio~viseesnar les efforts de planification. Les erreurs et les iMperfections ces ~onnpes se repercutent non s€ulement sur les decisions pr L se s m ai s finissent tr a s s o u ve nt par s e
substituer
a
l'information de base nroorement dit~. 'Bussfies a~de~art, les estimations et les nrojections rros~ectives rroduisent ainsi des ehiffres qui oeuvent s'ccarter de maniere sensible
de la r6alite et cntrainer Ie nlanificateur et l'administrateur
~ans l'erreur, Stant de la sorte tout intErit aux ~onn6es.
22. II est evi~ent au'un recense~ent ryourrait itre sujet ~ des erreurs de couverture et de contenu. Les ~onnees doivent par cons~Quent
etre ajustees. On considfre, toutefois n6cessaire la Publication des donnees brutes
a
cot" des eonnfes ajustees et des techniaues d' evaluation et d' a j u st em e n r ut i Li scc s p o u r permettre BUX ' ; t i l i - sateurs ~e l'information de tirer leurs propres conclusions en ce qui concerne 1a qualit~ des donn~es~ les njuste~ents effectues~ etc ..• ·E IEeA lePM I)
p., ge 7
230 II i~!!rrte de s o u L'i c n a r " c e ni v e a u que l a c cr r c ct i o n ~l,CS d o n n e e s nc pEut se sul'stituer ~ une collecte soi~neuse ~ES ~onnfes et
!lu'e.n f ai t; , i1 so r ni t :J:,,"n':'erellX ~e c r oi r r. r;ue 1'':J.r:',f-lior'':1.tion
~e
la collecte res
clonn~esne
s'i~posepus
~~rce qu1 0 n pe~t toujours~rocE~cr ~ l~ C0rr3ctio~ ~es £r~Ptlrs. Les ~~t~0~es ct les
tech~iqucs f corrf~tioD et ~'~jvste~ent ser~ient tout ~ f3it
L n u t L l c s s i .~11es .-1cv~i2r,t pe r r - et t r c ~lE f n i r e fL d e I a c o n n a i s s n n c e
~r~r0Drif0 ~RS c:rcctr:risti0ces nu~ntitatives ?'une population~
de 58 fr0rr~,hie~ ~e S~ vie fcono~i0ue; r'e sa socioloRie~
~e ses ccutu~cs et ~e son histoire. Cel~ ~e si~rifie nas ~ue
les Jonn0CS ne .-1oive~t ~~s etr£ ajustees~ loi~ ~E la: ee qu'il feut c'est nu£ ~a~s ch~~ue cas s 1'8juste~ent sait ~(aptf ~ 1a situntion. II faut ~?~lenent (viter les c0rrecticne ey.cessiv€s
rle '~cnn6es qui ~inisssnt ~3r f1cipncr leur utili8ateur de 1a r~alit€o
2~Q tf~~c si les ,~on~~es l.rutes fourpies r~r les recensements ant un rale crucial ~ jouer ~ans Ie ~oMainc ~~~inistr~tif et dans Ie processus ~e ry!ise ~e 0~cision~ il invorte que l'irrforma.tion
Rinsi
Ghten~soit
anclys~c et i~ter~rft8e ~v~nt ~r~tre effectiveroentutilis~e p~r lea ~ouvoirs pu~lics et lES ~utres utilisateurs.
L'int&r~t ~es ~onn~es ~st ~insi renfDrefe n~r It€1~tor3tion de
r~rports an~lyti~ues ~ett3nt e n nRr~11e1e les ~hif:res GU recenscnent ~t d'afltres in~0r~ntirns ~y~nt une inci~ence sur cert~ines O~ti0PS n~liti~u8f et ~esures d'or~rs yratir:ue~ et
rroc~c~nt
a
leur ~v~1u~ti0n ~u~lit~tivE ~t ~u8Dtit3~ive eta
leu r inter pr s t at i o n ,~ 1'1 lu'ni~t".;, r1c eGS ne s u r e s c'ordre or at Lou e , Les relations cntr e 0'un£ ~qrt l c s c:"l!"t':'.ct?risti?'leS ~.'une rop~lation telles que la rimensiQn~ 12 croissance 13 structure~ 1~ cOM~osition.
les t c . n d e n c c s , 105 rliff[rsD-ee.s e t les pc r s r r c t fve s , e t L e s
po Lf t i c u c s I2t r La ns 02 ~.fvelo,!",--'e-:TlQnt ::conor~ic;,ucs\soci a uv et f1hysiques
d'~utre part,rlevierr2rt ~lus f~ciles ~ c0~nrer~re Et ~ internr~ter
L o r s c u e l e s :lr~::lysLe :':"":""1.1:[::_S s o nt f"~.cC'c.t:t;:cs0 F:::1 o u t r e , c c
n'est oU'3~rns nvcir. ~~nfon~~~ent nlonp.6 03ns les ~onnees aue I'on p::::rvient (1.'!ns le cq:-irE: c:e 1 i'rnaJyse d ,~v[4.1ui-~r Lcu r s forces "et leurs fai b Le s s e s et
a
"lfter~iner les c a r ac t r.ri st i nuc s "~E: leu r s o u a lLt ss , Celles-ci ~cr~~ttrcrt ~u ~ro~ucteur de ?onn5es ~9~border les situati0DS si~il~ires Rvec b~ucoun nlus ~e ri~ll~ur dana ses?rnchai~~s Q-~rationso L'~1,b0r~tion)c ~lnns r t de fiesures en vue ~e 1~ nrf~~r~tion ~e tels r3neorts 0ui constituent une partie i nt tr r ant c r1'un f\ro~r:lT'l'1.ne""'.e r e ce n s c ....,'2uthien c o n c u revet ':~onc
une i~rnrtnnce cnpi~ql~. tout C0~nE l~ r'u~lic~ti0; rRnirle et
~~~ro~ri(e ~ss t3rlcs ~2 hqsc 0U reccnse~ent.
7.:, l'une• cos" " ' ,e r Lnc i. ...\:".'1..-'--'' C S ,3::t ilVl.' t 'CS n r c-c an s r- ' t 'a tr e s di e v r at' t; par co~s~~uent consister ~ sn~cificr les ty~c~ et v~rirt~s' rle ~onnEes n(c(;sc~ires 1)O'-l~ les c n.iLy s c s envisnry2es, en vue r'le l ' 6turle des
~ultip1es ~snects ~'un~ ry0~til~ticn. Elle i~nli~ue la n~cessit~
-:.'.0. c o o r d o n n e r les --'cti~Ij_t,~s -tu r,ro(l'lctcur ·1Esrlonn€es~·etcelles
~es USPgers ct ues qn~lystes en vue n'ohtenir ~8S r~sultGts.
E /EGA/CPl' /3 T'.'l..<c ,0
Sur la h~S0 ~cs ~CCenf(~C;lts (:e5 a~n~e5 pr on reut ciire ~e cet
objecti~ ~u'il n'~ ~~~ r6~lis~ que nartiEl1e~c~t.
~f. En vus ~'o~timiser les r~sultqts i l s€r~it soubaitable que lE3 r£s~0ns~~10S ~u r~censp~~nt ~ient une id~c cx~cte dos types f'ana!yscs ~u'ils ~sti?€nt n(ccssair£s pour satisfnire les
beS 0 i n.s "cS f'l~r.i fie :;.t e u r s (,t ,r1 esC' r r:anEo.S ~C ~r;cis ion et nul i 1 s
'::1<1~or2pt rlf-S nLan s ~c nise E:l tnl-l e a u x ."1:),oro...,ri,"":s. Le qu e sti o nn aLre
(IU reccrsc~~nt Et Ie syst~~e de co~n~€ sent ensuite ~labor~s
?0Ur obtsnir les ty~~s et v~ri~t~s 1'infcr~~tions re01!is. Rares Bont les nqys ~p In rr~ion ~ui snut enqaf~s sur cette voie
j u squ" iei.
' ) i . L"ln;.' des »r LncLro.Les r f aLd s at i.o n s ....le s r cc e n s em ent s de 1a
.,.., G -:t:1 r;t i " n "C'S"'.r-n ' r-s f ~ 2.n f.f=r i ('lUc t 1 ent :!U f1 f t C1uti1 sont r~Y~lS ~VY rocvCrn(:~2nts Et aux institutions ~e cnilect£ de
'~n,~cs "le ~r~n~re conscience ~c l'i~portance rle l'~valuation
<.':t
ne
l'·'1.nalys.:. r12.£rr
a u l t.r-n
s ~eG r ec cn sc n ent s . II f a ut; to u t e>- f o ir r econnadt re q u e 1-:. '-'~U'r\art r~l;?R " " ; 1 . y s n l a v a i c nt P , ' 1 f v cc o r dsruffis~Mncnt ~ti~pDrt~nC( "I l'Cvaluatio~ £t § lran31y~e ~es ~onnfes
~u cours ~e0 ph~scs ~rf~~rntnires de leur recens€~ent. Signalons 2r'''l.:''':':l.ent- q:lf: ~1ns nne }~onnf2 'r'artie de c e s -iay s , c c tr a v ai I
~nnlytiql'c r'q ~AS enc~~~ ~t6 f,ntrepris sur les ~onn€es Dlus de
c i n q .in s 1.pr·;~ L e recenS0r-ent. F n o u t r e d a n s 1 , : 1 r-l u pa r t d e s c a a ,
on
1.'0TI 1 28SQY ~f2f~cctu£r lL trav~il '~'3nalyse~ les op~r~tionscntrerrises
ctQient
tout Q fnit th60riques et ~u ~isux~ 'rcli~in3irEs5 .~es {t"11€ S scctori~llcs ~r~r0fnn~i~s~ Lt£xp~rience mantre
{~~lerfnt qu"':n ~6tt~nt ~u point C2 rr0Fr~~r€ ~ini"u~ rl'~tude 1n~lytictlE, les ex~erts intern'tion~ux et les institutions locales snfci:'!lis:-es d'1r.1S l c s r rvva ux ~''''l71'"":lysc.. -iv-i ien t 0t~ invit::s .~
~vnle8r les bcsnins ~,~s or7qnis~es qcuvsrnE~€ptaux qui utilisent 125 ~nn~:~s t ~ t!~r~ ~~rti ~Cg co~~:t:rc~~ ~p ces or~a~iSMes.
Tout€~ois l~ ccll~tor~tion (~ns c€ conqins n~ ~cut etre qurrliinec
~e s~tisf1is~nt~ GU~ pour un n0~bre li~it~ .12 rays"(5).
7? L'~nneY2 I ~0nn€ ~~ situ~tion Qcturl1e Rn ce qui concerne
l'~v~lu~tinD~ It~nqlysc> la nuclication et l~ rifusion 0es
r~.sult'1ts :1t="S r€CEr'.seT"',e:rts des ann 12S °0 r1e.ns certains 'I')·~ys
dttfri~UE sur lesquels l~ CEA 1ispose dfinfor~aticns. Ce tahleau pourrnit n~eessiter ~cs ~odifications, com~tE tenll ~c l ' i n ? i s - ranil-ili t ( ~c (~·')nn~es f rsLcbe s .
C::<) UN (DT,::r) 0 TJt:Ufs<ltion ~es /~()nnfes ~e r ec en s er-e nt t-our 1a
rechcrch~ ACnGpr2?hique et 12. nl~nification ~u 0~vElo~oe~ent G0 !frique~ As~ects ~e la coor.(.r~tion technique~
TT!TCnfSTR-
EST-rcn
f~FR·'E,I1 New York, !9l\f., D.2.F. IECAiCPH!3 P,"'lpe 9
29. L'Annexe II nresente bri~vement Ie tablsau des an lyses ef f e ct u e e s ou envisagees 'J.U Mmi et au Soudan po u r illustrer
Ie type d'analyse effectufi dans la r~Rion. Seul un nombre limit~
de pays avaient nrenare des monogranhies detaillces couvrant des donn€es ~$rnographiques'et socio-~conomiquesde m~me cue des informations sur les menages provenant de recensements et d'autres sources, en sus de l'6laboration et de la diffusion de rapports destines
a
divers utilisateurs (rapnorts surl'~ducation~ Ie lopement~ la mai n e-dloau v r e , Is. s a nte , "e·tc.~.)
30.
Rares sont les nays de la region qui disposent au sein de leurs services de planification des experts reauis Dour mener des etudes detaillees sur la nopulation. II a~narait donenccessairE de ~ettr~ en ~lace c~ns chaque pays une apence centrale chargee d'effectuer de telles fitudes, faute de quoi les divers
depa~tements et mLni st e r e s p o u r r ai ent s'e:nbarquer 'clans la n r o d uct i o n de leurs p r o n r e s :lnalysess e st i.nat Lo n s et p r oj e ct Lo n s, au utiliser celles auxquelles iis ont qcces~ ce qui se tra~uirait Dar ~es
disparit€s extra~ement i~nortantes ~u niveau des chiffres.
Certains pays ont essaye d'encouraper les bur~aux de 1a statistique
~ co11aborer avec 1es utiltsateurs ~e 1onn~es ~e Itadministratio~.
Toutefois~ cette collaboration s'est tauj0urs born€e
a
l'etape de1"an a lys e , sans j amai s a t t ei.ndr e let phase initiale rte la co l Lccte , A cet
epa-rc)
i l 3 etf co n st at f I1U€ la Darticinati0n du oe r s on n c l local avait permis n'ottcnir des r~sult3ts ncn seulement ~lus~ositifs ~ais evalement plus 3rtaptes aux Lesnins
Aes
pays. Lafor~ation en cours de service et la formation ~e cadres inter~'
m€~iaires dans certains nays se sont av~r€s €cono~iquement at techniqu€nent rentarlc et ont ~ermis c-e ~ettre en r11ce un corns d'aeents qualifi~s en sus de l~ rea1is~tion ces travaux entrenris.
Toutefois, p1usipurs pays ~e la region n'avaient pas pu tirer- parti de ce mfcanis~es. De fait9 cert~ins 0V e n t r e
eux comptent encore sur ces eXDerts internntionaux eMDloy~s sur la bse de
contr~ts de longue 0ur?e pour e£fectuer Ie travail requis.
31. ,En ce qui cope erne Les r ecen sement;s des annce s 80, it impo):te de s o u Li g n e r que Ie d f.c a La c e entre 1.:1 co11ecte des d o nrtS'e a et r e
~oment de l'annlication fin~lc des rfsultats ~emeure excessif.
Cette situation a eu un impact n[~atif sur Ia poursuite rle l'~valu~tion~
de l'analyse,cle l'interp~~tation et ~c la niffusion des donnfies
a
l'intention de leurs utilisnteurso ~~ns un no~bre limit2 ~e cas~i l av~it ~eme fn11u li~ite l'envergure d~ l'nnalyse. A cJuse du
caract~re excessif ~es retaros enrep,istr~s; l'infor~ation
publife oerdait une bonne oartic de son inter%t lorsqu'elle ne rlevenait DRS carrCmant CR~uque. En vue de limiter
ces
~6cala?essdes efforts ont 1'te derloyes cans certains pays DOUr n r o d uire des rlonnpes au niveau de la province et
des
districts qU fur et&
mesure de la production ~AS donn€es gertinentes. Pour. acarcitre l'interet de cette inforID:ltion,les tableaux pubHfis prellentent certaines mesures de caractere somma ires et ces ~n~lys€s de type plementaire
immediatement utilisables par Ie p Lanif ica ceur et les adrninistrateurs 0 Dan s d'autres cas les tableaux sont
comolftcs
p a r La .le s c r Lpt Londes utilisations pctentielles de l'information. 0uoique louables,
E/ECA/CPH!3 Page 10
c e s effortsne devraient en a u c un ens contribuer
a
creuser Itecnrt entre 1e moment oe 1"1 oo11eete et ee1ui ~e l'ana1yse aporofondie des donnees n a t Lo na l e s , Ll s ne s a u ra Len c en outre c o n st Lt u er un substitut .' de te11es etudes. On note G!?alement leSeas o u destableaux ,basps sur l ' echttntil1onnap,e de s '-~onnDes o nt
ete
utilisfes pour les ~re~i~re~ a,~lyses en posant COmme hypoth~s€ que destableaux cnmplfte.e s e r a i cnt i?l:lbor.§s a n r e s achevc!'!ent des o r erni e r s essais. On ne sait pAS rlans quelle ~esure cette technique a pu retarder 1"1 publication des resu1tats du reeenseMcnt. A cet
enard~ il convient d'observer ~ue plusieurs pays 3vaient elabore des plans de tabulation tr~-s connlexes sanS in~iquer leur
n r Lo r L t o s et S:lDS stetre a p par ern e n t pr~f':lrEs
a
p r o d u ir e desprop,rammes nu des parametres sur 1"1 base de tels tableaux. crest a in si queeertains tableaux pertinentS avaient ete re1egue
au bout du processus alors que n'autres sans imnort3nces ~vaient Eti? pa r a c he vd s des la phase. de c o m me nc e ma nt de 1::1. r r ro d u c t ion des do n n e e s ,
32. L'uti1isation rle loficie1s pour l'analyse ~eMographique avait
contribu~ ~ accplerer la r~~lis~tion de telles Jnalyseso A
l'heure au l'qnalyse pure~ent ~€mographicue est en train de ceder sa place
a
celIe des donnees s0cio-fconomiques et ~e l'information sur les m6nages en vue de la r€alisation ~'~tudes nratiQues 3vocation nolitiquet it aonqrait n~cessaire ~e ~ett~e 'au'Doint des techniques ~t ~cs in~~ruments ~npropri~s Dour neneT ~e te11es etudes.
33. L'une d e s r c c o mma n d a t Lon s
nu
Gr"upe ad hoc d'exnerts c ba r z- ' _ O 'f n'flaborer Ie mRnuel ~'int0~ration des v~riables cl0mogrqrhi~uesdans la planification du d~veloDpe~ent aui s'est r6uni ~
New York· en 198r,~ so uLien e qu'en t a n t '1u'butil r1e planification pour les n~ys en develorynement. un tel ~anuel serait plus efficacsj
s ' i l €tait qccomparnf ~'un progiciel con~u pour micro-ordinateur(6)
L'acc~s rari~e de ces pays i c e s progiciels leurs ~ermettrait
~'entrepren0re des analyses
a
finnlit2 politique au cours de la prochaine decennie.IV. PUBLICATION ET DIFOSION
nrs
RE~ULTATS34, La pratique oans les bureaux ce recensement consiste g0ner31e~ent i; pub1ier les tableaux et, de t erms 8 autre les r a p o o r t s sur
l'eva1uation, l'~nRlyse et 1a m~thono1osie du recensement. On not~
que 1e simple fait de rublier les resultats n'a pas permis
d'obtenir l'i~pact souhait~ sur 1es uti1isateurs,en particu1ier les planificateurs et les orr~nes
ce
rlecisiono II c~nvient rar consequent~'organiser des s~rninairesj 2es prnu~e~ ~e travail_~ etc.~ ~our
assurer 1a diffusion nes rFsultati et pour ass0cier les uti1isateur.
des donnees I l'utilisation de l'information ~11a p1an~fication
de la production des donnees n2cessaires.
(6) Cite dans ,"Proc e ed i.ng s of the c:niten Nations Ad Hoc Expert grou!, Meeting on the I·bnua} on interrn.tins popul ation variables in to
..J~.~... ,,,, ... ,,, ... -.,l~T\T\inal'_ 11-1!.1 r10f"p.,..,hr-'::l 1QPlt t.;TploJ V,...r1r
EIECA ICPH /3 Pa
s
e J I35. Co~~e on 1 fa mentionn~ plus hQut~ la necessite d'un rapport technique et d'un ranport ~raticue "OUr satisfaire les besoins des di;ers utilisateurs ces donnees decoule directeroent des
le~ons tirees des recenserents des annees 80. La mise en oeuvre de ce principe permet aujourd'hui 'lUX olanificateurs, 'lUX or ganes directeurs et 'lUX 'ldministrateurs de tirer un meilleur
parti de l'interoretation des rcsultats, de leurs implications et des mesures sug~erees.
36. Le decalaee excessif qui s'0Dserve entre 1'1 collecte des donnees et leur oublication / di f f u si on finale reduit consi- derablement ltinteret et l'irpact de cette information souvent rassemblle A~cprix d'un effort humain et materiel extremement important. 11 faudrait par consequent tout mettre en oeuvre pour acce~f.rer Ie bouclar.e nu recenseMent~ avant
ce
s'e~b~r~uercans de nouvelles orerations de collecte. L'utilisation optimale des donnees deja rassembl~es devrait etre assuree dans des
delais faisonnahles. En outre, les planificateurs de 1'1 collecte, de ltanalyse et de 1'1 publication des donnees devraient etablir leurs ~1~n~ sur 1~ h3se des ~oyens mat~riels et bumains
disnonibles. Le manque d'interet et d'enthousiasme observe chez les executants des recensements at les penuries de fonds et autres devraicn't !tre contourn€s Dar Ie biais drune planification
adequate et oar 1'1 constitu~ion de provisions d~s 1'1 phasa initiale de la r'lreparation du recensement.
37. L'importance au travail d'introspection et d'evaluation dans un recenseMent est la Me~e que celIe qui s'attache
a
touteoperation imvliquent l'investissement de ressources substantie11es rnais rares. 11 faurlrait par constquent orsaniser des debats .
sur les enseigne~ents tir~s~es recensements~ et sur les" moiens i wettre en o€uvr'e pour 8M61ioreries prochaines op~rations
ann que Le p ays interess~ et les autres pays de la regi.on puissent beneficier de l'ex~6rience accuise. L'21aboration ~'un rap~ort
a dmi ni st rat df n r e s e nta n t les divers pr o b'Letne s r en c o ntr e s et .La maniere cont ils ont ~te ahord(s ~u cours de l'0peration s'avere digne d' interet. En effet, e1-le p cr met ·0' iHifier les futurs orga n Lsateu r s r..e recensements du pays et "l'informer les autres pays en deveIoPP£~Ent confroutQs aux menes probl~mes et pour- suivant les m~Mes "nbjectifs ..
38. L'int~ret des projections et des estiEations demograohiques nationales, sous-nationaies et sectorielles est notaire. Dans
leur prcsentation~ ces ?rojections cevraient toujours etre
accompagnees des imDlicatinns ce chacune des options politiques sugger~es pour fair~ face
a
In situation qui prcvaut. A cet egard, l'[laboration ,;e n r oj e ct i o n s s p e culat Lv a s ba s e e s sur divers parametres c~mop.raphiques pour indiquerau
planificateurles irnrlications des diverses ontions demographiques a ete consideree digne d'intfret.
E lEC/; ICPH /3 Page 12
39, Etant donn6 l'impossibilit~1e nrocuire ou de publier toutes les donnees et compte tenu ~e la diversite des nersonnes
interessees rar ces donnees i I'experience
ne
certains pays qui ont decic~ d'flaborer ces sorties d'ordinateur ou de produire des bandes de donnees spr,ciales devrait etrc etudiGe par les a utr e s rays,V, CONCLUSION~ ET RFCOMUANPATIONS
40, Si l'on considere Ie fait cue pour 19 des 47 pays qui ont effectue un recense~ent entre 1975 ct 1984,il s'aRissait de leur
preMi~re experience d~ns ce clonaine et que In plu~art des autres pays n'en etaient qu'a leur deuxieMe recensement a~res
l' indepenrlance nat Lona l e , i1 a p p a r a Lt; que les types et les
varietcs de donnees collectees par les Etats de 1a rc~ion ~taient i~pressionnants. II a f~alement 6t~ observG O\le la qualit~ des donnees par age et ~ar Stxe qui 3vaient 6te ~valupes s'etait
am~liorcc rar r~pport
a
celIe du premier recensement. Plusieurs pays ~e l~ re~ion s'etaient
enbarques dans l'evaluation et dans l'analyse de nonnees~ y conryris les varinbles socio-cconomiques.lIs avaient non seulement publie des donnees de recensement
et des resultats d'anglvse mnis c~alement orp,anise des seminaires destines aux nlanificat€urs et autres utilisateurs de donnees, en vue d'une plus large diffusion de l'information relative
a
la nopulation.41. Toutefois~ une etufe des recens€rnents effectues au cours de 1a pe r Lo d a 3 iSgalement ,rev,sIp. certains (l.es ~robli5rnes qui se posent et' certaines des' le~ons ~ retenir en-vue des prochains recensements et programmes de collecte de 'donn?es dans 1a r5gion.
Les r e c omm an d a t Lon s c Lr-de s s o u s r-o u r r ai ent aider les pays d e iLa region
a
tirer narti de l'exnerience de leurs voisins dans la planification de leurs pr o c hai n s recense~ent.(i) La collecte et l'flaboration ces donnees ne constituent que la phase pr0liminaire du recensemEnt; II ~onvient
toutefois d1ei~borer, des 1& 'preparation du r e c e n s em an r , des dans C~ trav~il en vue de l'2valuation~ de l'analyse de la publication et de 18 diffusion des resultats. Ces plgns ~evraient etre strictcment suivis et des ressources acequates ~ises en place nour mener
a
bien les diversespha s e s du r ac en s em e n t ;
(ii) Les utilisateurs des ~onn~es devraient non seulement
itre associ€s aux discussions rElatives aux questionnaire~
a
l~ mise en tatleaux et aux plans d'analyse, mais~galement
a
l'analyse eta
1'interpretation des resu1tats:(1' 1' 1' ) COnSlc.erant Ie oeca11aoe, - excessif qui existe entre la
collecte des donn2es ~ leur traitement et les nroblemes cecoulant d'une connRiss~nce inade~u?~e ces donnees
et de leur utilisation finale par les experts en traitement de donn~es, i1 8Dparait n&cessaire rt'associer les
r /r:n ~ '~~p 1'1
Pae" IJ
les c::~~~ts ~n traitc~~nt ~p 1r~Dn~es et les annlystes au ~eC6ns~~rnt d~s In phnRE initi31e £t ~e mettre au
point ~ES -~i)pr~mF~S at de& techclquEs Je tatulation bie n a v a nt. 1.'1 r::ce';'::tinn {~,es "o nn c c s r cc u ei l l Lc s sur Ie t e r r a i.n ;
(iv) LEoG (lonn'~8s ?:€ r cc en s e-i cn r ~f;vr::lient t o uj o u r s f ai re l'objet J'u~£ :v~:U3ti?n. 1~rS0u9un€ c~nuete.nost cGno~tre~~~t s'Qv~re n8ceSS~1r8) les nre~~ratlfs
.':!.200:J.:1tS r'rvraient
etrc
f c i t s ?; l'avance pour assurera
l'ooer-9.ticn une rr<JrJuctivi·t,: cptIma
Lo , L'evalu'1tion an at v ri o u e ,.:res dann£f.;S ',.l:c r eC2nse'!"!'(:;'nt (~evrait fgalement atrc ~n0nc~e c]nir0~ent et 1, qualit~ ~es donn~cs~ssur~c ~~r irs contr~lE5 a~ryrorriCs ~ chaquE Dhase du
r-r
o c c s s c s(v) L~ c0rrecti~n ~es ,'onn§es et l~s ~(justernants requis
n~ devr3i£n~ pes se substitilEr ~ 12 collccte soi?neuse cles ~rnn~es et ~ l'~nplication a~~qu~te des m€thodes
~t techni0uCS rl';V~l\lqtion ~e l'inforMation; Ie
tr~vail ~'adjust~~ent et r~'an~lyse rlevrait s'apnuyer sur tine COD.:l"1 i s sa n c c appr of ondLa des caracter Lat Lques GU'1ntit,"'.tives de I."! pOiJulntion, r1e sa E'~o?raphie, de
S0n '·conori...-::.- ,'~e se s '::''lrpctGristi'1ues so c Lo r-c u Lru r e l l e s 02 son histoi r e etc... II f au.l r a i t ,'C:zaleMent veiller
~ ~viter les ccrrections exccssiV0~ ~e 2onn6es qui risquent
~'in~uire en ErreUr l1utilis~tEur ~e l'information
c r-J 1:ct;~,(:·
(vi) Plusieurs P~ys co~~tEnt encore Sur ~es exnerts
L nt e r n a t L oa r . ux , r o c r u tc s rt3HS I e c a d r e
cc
c o n t r a t sce l~npuG 0urfc, DOUr e£fectu€r Iss trRv~UX n'Gval~ion
et r1' Cl n ,'11 y s c- ?c leur rec':;rt8~-;"':.2nto 11 est vrai que
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(vii) A c~USe 18 l'indispnnitilit~ ~~S c~~r~s oualifi6s Pour '~~t~'~~uitter des t~ches A'nn3].yse at ~'in~erpr6t~ti~n
~.es (10nn~Ls~ c n c on s i d e r e qu e Ie ncr-so n n e L -ie h a ut nivcau et l~s ~fents 0U ca~re in~0rD(~i~ir€ ~ev~2icnt etre f c r-rors sur Le t:1S c 111 mani p u Lat jo n dc s donnees.
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