%
APOLOGIE
DU CLERGÉ CATHOLIQUE
DE FRANCE.
'(3)
Apologie du Clergé catholique de France.
L E
clergé conflituîionnel, c'eft-à-direlecierpé j»re.r
, prenant ]. titre de clergé
catholS
cerner llrr',-"
' '^"^•P""^dlftingrXa-' cément
1„n de ]autre
, je devrois défigner
U
le
COUD
I,-""JO""» «qm
recevrab eiitôt 'ecoup
de la ,nort de lamain mpme
dec™J
(
4 V
S'appeller catholique
&
parce queles mimftresde
cettekSts
agonifante ont l'impudeur desar- rocher ce titre,ou
craindroit,enledonnantaux
Dafeurs perfécutés, à qui feuls il convient, deL
pas les déligner fuffifamment. Si quelquuti èn prenoit occafion de confondre les prêtres iureurs avec ceux qui ne le fontpas, fon erreur feroit inexcufable ; il ne fe tromperoit que parce cu'i! voudroit fe tromper; fou ignoranceou
fon entêtement ne doitdonc
pas nousempêcher de
défK'ner^ le clergé martyr parle
nom de
..Mo/.;.e,nomqui
lui convient d-atitant im^^^^^^^qu'il fe
montre
le digneémule du
cierge des plusbeaux
liècles de l'églife. _J'ai cru cette réflexion néceffiiire pour
main-
tenir les pafteurs perfécutés enpoffeffion.de leurs droits,
&
pourempêcher
que laqualification de prêtre infermenté, quoique affurément très g.o- rieufe, neprévale danslelangage dela multitude,&
le lui faffe, en quelque façon, oublierle titremille fois plus glorieux depafteur en
communion,
avec l'éslife catholique.La
religion de Notre Seigneur Jéfus-Chnftfut , perfécutée'dès fa naiifance,&
fi '''"l?
étoit l'auteur, ns l'eût couverte fes aies,
'
elle auroit
péH
dans fon berceaus esfeaatetd^s
deux
religions qui partag.oient alors1universe^' ier, les j^iis
& les%ayeas
, montrèrentune
éoale fureur ; ils fe firent
un
tourment de la^'ïédication de l'évangile,
&
tout ce qui pouvo.te.i arrêter les progrés leur parut légitime.
Dans
l'impuiffauceoù
fe trouvoientlesennemis de la religion chrétienne d'enRemontrer la fauffeté, ils eurent recours a 1»"P°Î^"^/^
"
'
lomnièrent les apôtres
&
leurs difcples,&
ceL'on
ne croiroitpas,
fitous les hiftonensne r ttcftoient ,
&
fi les livres faints n'en faifo.entfo des imputations dont la faulTete etoit
palpable, des calomnies plus abfurdes les unes
qiie les autres, des
menfonges
qui fe détruifoieiiîd'eux-mêmes
furent écoutés avec un rcOpcÔ re- ligieux , Oïl cruî tout ce qu'on'débiîoit,*&
lesfages
du
fiècle ne parurent .pas moiar. crédulesque
le peuple ignorant&
gro/Iier.Les
prédi- cateurs de révangi'e fe proporoient de détruire l'empire dudémon,
de délivrer legenre liismain deet
honteux efclavage, de mettre uîi frein au?s pafîions, de rappeller aux lioiiimes l'excellence
,
Ja fainteté de leur origine
&
de leur dellinaîioo,, de leur faire connoîîre le prix&
la beauté de Ja vertu, de leur en faire goûter les douceursces
hommes
, dontlemonde
n'étoiî pas ds'^^îrç 5 ,furent repréfentés
comme
lesennemis
de feurs frères,comme
des corrupteurs&
lesfuppôîs deTange
des ténèbres.Ils prêchoient la foumiffion aux puilTances, le
paiement
"des impôts, l'amour del'ordre^on
les dépouilloit de leurs biens,on
les entafToit dans des prifons,on
les réléguoiî dans des pays bar- bares,on
les égorgeoit,&
bien loindemaudire
leurs perfécuteurs, ils ne laifToient pas raêm.e échapperdes paroles de
murmure
; quedis-je, ils prioient pour leurs bourreaux,&
ceshommes
éîoient fans cefTe accufés auprès des puiiiances de porter les peuples à la révolte , d'exciter des féduions, de fémer par-tout le trouble
&
le dé/brdre.Mais comment
de pareilles impofturespou-
voient-elles s'accréditer? Parce que de hardis fiélérats les avançoieaî avec eiïronterie,
& que
Ja multitude prévenue les admeîîoiîfans
examen.
En remontant
à la fource, en forçant les ca-^
Jomniateurs des apôtres
&
des premiers prédi- cateurs de l'évangile à produire des preuves dece^ qu'ils avançoient ,
on
fe feroit aîfemeot coi4«Vaincu de
h
faufll^îé de leu.rs iippuîaîions , mais.(6).
les
hommes
, alorscomme
aujourd'hui, parefTeuxou méchans
, trouvoient bien pluscommode
de croirecesmenfonges
,tous grofficrsqu'ils ctoieut 9que
de fe donner la peine de dévoiler la four- berie deceuxquine rougilToientpas delespublier; d'ailleursles peuples ,accoutumés
à ne voirdans les apôtresque
lesennemis
de leur religion&
de leurs
Dieux
, fe perfuadoient aifément qu'il n'y avoit pas demal
dont ils ne fulTenî capables,.Trois fiècles d'une patience
&
d'une charité jufqu'aîors fansexemple
, purent à peine faire ouvrirlesyeuxà
la multitude,&
l'univers, quoi-que
témoin de la fainteté des premiers chrétiensà
deleursminières , attendit troiscens anspour
Tendre
homm'^ge
à leur innocence&
pourconvenir de la fcélératelTe de leurs perfécuteurs.
Après de(i rudes
combats
, la religionfembloit devoir jouir jufqu'à la fin des fiècles du fruitde fesvictoires; elle en jouira malgré leselTorts des impies,
Dieu
l'a promis, fa parolem
paffera pas ; les impies périront , leur
nom
s'efFacera
du
fouvecir deshommes
, ou n*y fera gravé quepour
être à jamaisun objet d'horreur5 le bruit qu'ils auront feit dans lemonde
fe dif- iîperacomme
la paiîk que le ventemporte
,&
lafoien Jéfus-ChriR, fils deDieu, Dieu
lui-même
fubfiflera dans tout fon éclat ^ fon églifc fera toujours i'égîife catholique. Il faudra ians doute qu'elle foutieiine fans celle denouveaux
©IFauts 5 mais les efforts de fes ennemis ferviront toujours à fagloire, leshérétiques
&
lesimpies,
îout
comme
les juifs&
les infîdelles, ne pourront jamais l'attaquer qu'en la calomniant. Pendantdiî^ huit fiècles, n'ont ils pas été toujours forcés d'employercontreellerimpofcure
&
le miCnfonge?Qiît-ils
pu
jamais lui faire un reproche fondé,§C QÇtîQ impuilTancc foutenue de former contre
«Ileuneobje£lîon
même
en apparenceraifonnabîe,
n'cft-ellepasune preuve de fou
éminente
fainîeté?Fatigués
de
l'inutilité de leurs eiForts ,&
«onvaincus, par une longue expérience,
que
la religion catholique étoit inacceffibleà leurstraits,
les impies ont dirigé leurs coups contre fes
mi-
niftres, iisfavenî, ces
hommes
perfides ,que
le culte fait partie de la religion ,que
les peuples donneroient bientôtdans l'erreur,&
tomberoientmême
dans les derniers excès, fi les alTemblées religieufes, fî les cérémonies touchantes qu'ony
pratique5 fîlesexhortations qu'on leury
fait yne
leur rappelloientl'idée de la divinité&
lefouvenir de fes bienfaits,
&
ne les foutenoient dans Texercice de la vertu par l'efpoir de fesrécompenfes &
par la crainte falu taire de fes châtimens 5 ils favent qu'il n'y aura jamais de culte fans pontifes,& que
le vraimoyeu
par conféquent d'atteindre leur but, je veux dire îanéantilîèment de la reh'gion catholique ,feroit d'avilirou
d'exterminer fes minières5 il psroît qu'ils fé font tracés ce plan de conduite^ c'eftîà
^
que
teiideut toutes leurs manoeuvres, c'elî:évidemment
l'uniqueterme de leurs eiFortsdepuis ijSpfjufqu'à ce jour.On
les a vus tantôtem-
.ployer
Vaûuce du
ferpent,&
pour rendre le clergéméprifable, s'eiForcerdeluifaireapprouver l'erreur5 ils couvroient de fleursks
pièges fan*nombre
qu'ils lui tendoient^ ils le poullbient dans l'abyme avecménagement^
ils prenoientun
ton amical,un
airmême de refpeé
pourla religion, àlaquelle, difoient-ils, ils n'avoientni le droit, ni l'intentionde toucher5 le nienfong^le plus perfide fe repofa fiir leurs levre^
,
combien
de fois, pour tranquilliferlesprêtres ca- tholiques juilement effrayés des fermens qu'on exîgeoit,
combien
de fois les impies ne décla- rèrent-ils pas contrek
cri leur coufçicaçq^qw*en
demandant
le maintien de la conftitiittoii civile du clergé ,de
la liberté&
de l'égalité ,ilsne réclamoient qu'une garantie
purement
civile qu'on ne pouvoit refufer fous aucun prétexte, tantôton
les a vus lever lemafque
, fe livrer ouvertement à lafureur qui les poirédoit, lafTer,
défoler la patience des pafteurs caîholiviues par des vexations de toute efpèce,
&
défefpérant de leur ravir la foi, décréter que par-touton
leur donnât lamort,
qu'on fîtmême
périr ceuxqui auroient afTez d'humanité pour les fouïlraire
au
glaive deleursbourreaux.Mais
ni laviolence, ni la rufe n'ontpu
remplir leurs vues, îe clergé par fes lumières&
par fon courage a déjouéleurs deiïeios irréligieux
&
fanguinaires^ lepeuple défabufé admire fes prêtres,&
voit avec édifica-tion que,les minières deTéglifecatholique favent pratiquer ce qu'ils enfeignent. Il feroit
temps que
les impies, frappés fans doute des grands exemples de fageffe&
de patience que leur ûoniiQ le clergé qu'ils perfécutent, ceiFafFent de le perfécuter, maisnon,
à toutes les atrQcitésqu'ils fc font permifes contre lui, ils ajoutent
&
fur-ajoutent fans celle denouveaux
traitsde
méchanceté. Difciples fîdeiles des juifs&
despayens, ils fe font gloire de raarcher fur les traces de cespremiers ennemis duchrilHanifme,
& combien
de fois n'enchérifTent-ilspas fur leursmaîtres? ils entalfent calomnies fur calomnies.
Labfurdité de leurs imputations ne les rebute pas, ils inventent tous lesjours quelquenouvelle impollure : hélas ! leur malice les aveugle.
L'évidente fauffeté des reproches qu'ils font au clergé catholique, eft fa plus brillante apologie:
combien
eneffet ne doit-ilpasêtreirréprochable,
puifcju
on
ne peut efpérer de îe décrier qu'en le calomniant.On
acçufa d'abordle clergé catholique dqm
refbferîeferment demaintenirlaconflftiitîon cîviîè
du clergé que pour coiiferverles dixmes ,
^ ks
dîxmesavoiem
éîé fupprimées quinze mois avant qu'oo oe parlât de ce fèimeiu ^^
les pafleurs catholiques5aulieu de s'élever contre
ua
décret qui les deponilloiî d'undroitdout ils jouilToient paiOblement depuis une longue fuite de (iècles , fupportèrentcette injuftice.fansmurmure
,mon-
trèrent par leur prodigieux filen^e, que s'ils
ne
favoient pas approuver le pillage , ils favoient le foulfnr. Quelledémarche
firent-ils daus Fefpace de quinze mois pour recouvrer ce qu on venort de kurenlever?quelsfoins fe donnèrent-ils ?qoelsmouvemens
excitèrent-ils ? IVloins fenfiblesaumal
,qu
on
leur faifoit^qua ceîui.dontunepareillecon--dune
menaçoiî chaque individu, ils fe contenté- rent de gémir furies malheurs que fe préparoit iHie nation dont ils éîoient les pères, Se qui (ans aucun^égard pour toutce qui pouvoit les rend e
ou
refpectables,ou chers à la patrie, les traiîoitavec autantd'irréligion que d'inhumanité.
Mais
aumoins
, diî-on, ils refusèrent le fer-ment
pour recouvrerles dixmes.On
prqoddonc
îous les prêtres catholiques pour unîasd'infenfés, C'étoit en effet un étrangemoyen
de recouvrer les dixmes, que de perdre
,par îe refus dufer-
ment,
le Jalaire qui en remplaçoit la perte, de s'cKpofer*, par ce refus, à l'indionation du gou-vernemenî,
à la fureur de fes fuppôts,
& de
courir mille fois le rifque de la vie.
On
indfte encore ,&
l'on accufe les pafteurs catholiques d'avoir agi dans cemoment
parun motifd'intérêt.Eh
quel intérêthumain
pouvoit les engagerà fa-crifier leurrepos, leurs biens , leursparens, leurs amis, le paj/squi les /avoitvu naître
, pour ail f
dans une terre étrangère , dont ils ne coonoif- foient ni les habirans, ni les
mœurs
, ni le lan- gage , fkns autre reifource pour esiller que laB
commifératîonpublique!
Quel co"«ge
,que1ne
failoit-ilpasavoir pourbraver tan de danf,er - tous les motifs liumains ne"
s°èîr» réunis pour ébranlerles prêtres ? Auffi plu
fc
r;eureutL
le malheur de^'é^^^^-^-
f, ieeérais furie .lombre des apoftats , corabien Se'
fIT
l-^ édiûéde lafermeté que fitparo.t«
dL,:ce'te^n-confencela'^^^^^^^^^^^'^^
On
le vit s'éleveravec forceau^ehu
de,^
&
de la nature, fermer ForeiUe a la vox
la chair
&
du fang,&
avec unea<^^-
ble docilité les faintes ^P^^^ff'?"^^!/!.^^'^^
Etoit-ceaaflî par ^
'''''''l^J^Z
pidité que refusèrent le ferment
"nt
de «ulherSde
curées à portion congrue, de vica.res ,de refipierdont
le fortétoit^évidemment atu.bore pk
nouvelordre dechofesîEn
jurant, dsfe le
toieut
ménagés
une exigenceplusdouce,
tatid.s;:^ir .^rdofent
«ut ^Sc
s'expofoiem e>.cor^^^!r-reurs de la perfécution en refufant de urer cTfons douc'hardimeat que fi quelqumtere.
a
rot.te.u les
.^^^^^^z^;^::tz^^:
:-:aCrde^^rfr,re%élepour.afo^
Lu
attachement àFEgUfe
"thol.que, le dd^^^L
fi. facrifi»rpourDieu
,&
des'alTurerles.ecom
f f Leur
fuppoferd'autres^mot,tsS
renverfer'toutes les idées reçues,&
reuou"'^^l'ïird^it
moinsévidentque ce ^talrermel^ ^épuguoit ^ ^^^^^^^^^^^^^
^^'^'f^ria'irertt dlf opi^i.
,&
q-^eft-ceHbÏté
f legouvernement
fe réferve leT"-M
viôl"«r
è confciences ,&
d'exigerdesr'°
i
fu des objets religieux, dont le pour^"'Tco
tre eft entièrement étra.tger à l'or- dï.Svu t
temporel.Qu'tmpcrtou
au bott.hèm
deh
nationquela Gonftitutîoncmh
àiclergt fut maintenue avec éclat , ou traitée {'don feâ mérites,c eft-è-dire, repoulfée avecmépris; l'état CKiftoit avant elle^ l'état a bien fu depuis s'ert paffer.La demande
de ce fer/nent n'étoftdcna
qu'une pure vexation,&
rien de plus ^ un mr-.yea de profcrire en maile les pail.-urs caîhojiques,&
la religion avec eux * c'cie-à tlîre5 pour parler plus clairement^ un
moyen
defuppnmer
le cuit©dont on décrétoit la liberté , en
condamnant
àIoxjIou àla
mort
les paileurs qui avoienî feuls le droit d'exercer.Ceux
qui ont l'Impudeur d'ac- dufer les prêtres d'avoir rep^uflc ce ferment paf éQS motifs de cupidité, favent bien euJc-mèmeS/par quels
monîs
ils en ordonnèrent la prcRa- don. Qu'ils foient debonne
foi,&
ilsnou^
diront que la liaine qu'ils avoieîït Vouée à la re^
iigion de Jéiiis-Chrift leur fuggéra ce
moyen da
faîisfaire leur rage. Ils pourroient encore faire Utilement cet
humble
aveu 5 lecœur
deDieu
leur e{1: encore ouvert mais encore quelques îTJomens^ &:lerègne de la milericorde va faire placé à celui d'une juftice inexorable^ impies , èâîez-votîs , le Dieu que vous avez outra.gé faîis îîiénagement vent encore vpus traiter
comme
le plus tendre des pères mis bientôt il ne fera pluâque
votre juge&
votre implacableemicml
pen*^«lanî l'eternîté toute entière*
Si je n'ccrivoîs
que
pour les Ir-cirmcshUnuts^
j'aurois pufons doute
me
difpenfer de répoiulie à .cette première imputation , parce qu'ilnV'a
ja- mais eud'homme
éclairé qui n'ait été convaincuîle fa fîuiîéîé
^ qui nel'ait môîîie regaroée
comme
line plate
&
fotîè calomnie ; mais j'éîois redé- vable à tous, je dévois éclairer les i^norjns fur quice
méafouge
groilier fitdans le îeaîps ,&
fait^ encore une forte impredion, je devois leur prou- ver que le clergé
caîho%ue
iie nt que ce\uil
(12)
devolt faire,
&
que ceux là feuls agirent parintérêt,
&
furent les dupes de leur ambition 8c de leur cupidité , qui prêtèrent ce malheureux ferment,&
qui,parcettedémarche
,rompirent ouvertement avec réglife catholique 5 je devois a-derle peupls très-peu verfé dans l'art de rai- f^nner furles matières de lareligion^ je devois , d^S'je9 l'aiderà tirer cette conféquence ^ puifque îe^ clergé qui a refufé le ferment a fait fon de-%'oir, les prêtres qui l'ont prêté s'en font
donc
écartés, puifqu'enlejefufant,les pafteursfe con- duifirent d'après les principes de leur foi ? les conîlituîionnels en le prêtant renoncèrentdonc
auxvéritésque
jufqu'alors ilsavoient fait profef- lion de croire^ auffi les vit>on peu de temsaprèsconfommer
cettepremière apofîane ,&
déclarerfans pudeur qu'ils n'avoient jamais cru ce qu'ils avoient jufqu'alors enfeigoé j
& comme
Jéfus-Chrift ne fauroit être divifé , puifque les prêtres catholiques ont fuivi fa voix 5 lesprêtres jureurs l'ont
donc méconnue &
méprifée ^donc
les pré- tendus fideîles qui affiftent aux offices des conf- îitutionnelsméconooliTent8cméprifent toutcomme
eux
lavoix de Jéfus-Chrill, leurdoâeur &
leurfouverainmaître, doncles chrétiens qui font caufe
commune
avecles jureurs, feperdent&
fedam-
nent avec eux.
Se féparerde l'églife catholique, cefl fe
met-
tre
foi-même
hors d@- la voie dn faluî^ orileft évident que les jureurs fe font féparés de cette égiife par ladémarche
qu'ils ont faite,&
qu'ilsfènt ouvertement en oppoiition avec elle ^ car c'ell un fait inconîeflableque le pape
&
les évê-^ques du
monde
entier les regardentcomme
leseonetiiis dela foi de Jéfus Chrifl, cSc lesrejetent de leur
communion
: puifque les confdîuîionneîs font hors du feindel'églife,lesprétendus fidelles quicommuniquent
avec eux5quipar conféquentîie fontqu un avec eux ,font donc horsdel'égliTe
comme
eux.Les
jureurs ont beau dire qu'ilsfont loumis aupape
, cette alferîioneft une impof»
ture groffiere
; c'eft de'leurpart ou crime deplus, mais un crime qui dansce
monde même
doitles couvrir de coofuflon, parce qu'il prouve invin- ciDlement Jencèsdeleurfourberie ; car s'ils con- viennentqu'il faut être fournis au
pape
^ quelle Idée doit-on feformer de leurmauvaife foi,puif.que
tout en convenant de îanécemté
de cette ioumiiïion, l's font
conaamoieot
à fonégard dans un état dlaflureâion&
derévolte ,&
depuis fept ansils refufent de faire ceque depuis cetteépoque
le fouverain ponîifen'a jamaisce/fé d'exi- ger de*ux.O hommes
qui par ignorance avezdonné
dansle iciiifme,
combien
je vous regrette ! il ceane
vous hfezdanscemoment
ne vousfait pas ouvrirles
yeux,
ècne vous engage pas à rentrer fur lechamp
dansle fein de cette églifc qui prit on flgrand
fomdc
votre enfance, qui vous fooîintcon- tre les aiïauîsde vos pallions oaiffantes, quivous
diitribuafi fouvent le pain de la divine oaroie qui purifia vos
ames
dans les eauxTalutaires
de
la pénitence, qui vous a conduits plufîeurs fois a la tgbiede votre
Dieu,&
que malgrétantde
"
bienfaits, vous avez lâchement
abandonnée
, peut-etre crueileraent déchirée.Avez-vous jamais gouîe dans l'églife conftitotionuelle les confola- tions queDieu
vous prodiguoit dans le feinde
l eghfe catholique ? Il eft tems encore de fortir de 1
abyme où
vous vous êtes précipités.N'en-
durciffez pas vos
cœurs,
parce qu'i^vous coûtera de reparer voîre faute, ne vous expofezen par
par une pluslongueobilinaîion à mourirfans
1avoir reparée.
^
Qu'oppofe-t^on encore au clergé catholicrue ? JNe nous lalToos pas de revenirfur cet article
j fa
(
t4
)Conduite n'a rien à craindre de In difcuffion la Dhis fcvère ; grâces en ioient rendues au
U.ca
dont a difcndlacaufe ,&
qui[.ar làréco.n..enle fon courage&
fa fidélité.Quoiqu'on compte
parmilliers les palkurs cathoi.ques ,a-t-oa pu
, pen-
«lantle cours de la révolution, en trouver un letil
coupable d'une faute réelle
&
vraimentd.gne de;„ni»on
? Il a fallu , pour qu'ils f«ffe>^ crnnuIs
yeux
de la loi , que la loile"
A'du
caraaèrefaccrdotal ;&
pour que 'oiput. atteindre un feul , il a fallu
qu
elle les trappat^
tous fans dift.nilion ,
&
qu'elle es pro!cr,v> en maire.On
a bien ofé dire qu'ils prechoicntU
jévolte,qu'ilsperfécutoient lesa:qnereursdes bi.ns nationaux,qu'ils faifoien,égorgerles
pa'"»'";^^
arépétélcent&
centfois laméraecalomme, coa
.nel
une faufl-eté cent&
ceut fois reproduite ceîoit parcettéfaftidieuferépétidon dou comme
fi l'on avoiî droit d'eipererde la rea dre croyable, parcequ'on aur. l'impudence de leproduirefans ceffe.On
adonc
ofe dire qu us prêchoient l'anarchie , le pillage lemeurtre
Mais
quelles preuves a t-on fournies dece e Odieufe accufation/quels témoins a-t-onproduits?
a-t-on défigné leslieuxoù ces,cnmes avpien ete
commis
? en a-t-onnommé
lesauteurs?en a-t oidreiré des
Focès
verbaux ? les a-t-on revenusde
(Ignatures impofantes ? on devoit ala p.us rigoureufe juftice de prendre toutes ces preca.
-
iiSns.
Les
a-, on prifes?On
a faU '^t;
^^r
France
de vagues^«1--^"°"^ v comme
s.1M
fifoit d'accuferles prêtres, pour que u.r le
champ on
dût les croire atteints&
/or.vauicus des t.r-faits dont on les accufd.
Ames
honnêtes faites desvœux
pour q»'un pareil procédé naitjamais force de loi;
&
c'cft ainfi néanmoins qtron seltconftammcnt
conduit à l'égard du c!=tge=^«0-
îi^ue.Dès
l'origine de la révolution, lad.poua-
iion d'un prêtre étoit-eiie
demandée
par fis ci- toyens probes ou fcélérats , n'importe , il falloitque
ce prêtre clioiliî ou 1exil ou la mort.Les
prêtres, dîfoitonvaguement,
foafflent le feu de, ladifcorde , fanaîifeut les peuples ,mena-
cent tout d'une ruine prochaine ,&
fans entrer dans aucune difcuffion9 fans qu'ilfôtmême
permisaux
prêtrescatholiques de fejuflmer , onles enraf- foit dans les priions, on leur refafoit les (ccoursque
dans tous les pays dumonde on
accordeaux
plus grands fcélérats,on
les livroit fans pitié à toutes les horreurs de riîidigc'nce&
de la faim ,on
appelloit fur eux lamort
à grands cris, oïi sabreuvoit deleurfang^ce tableaun'eftpaschargé,&
quoique ces faits paroiiîent incroyables, ileftcependant très-certainqu'ils ne préfenîent que l'a-
brégé de leurs fouffrances.
On
les accufenéan- moins
de fémerpar-toutle trouble&
le défordre,mais
puifqu'oQ n'allègue aucune preuve d'un fart qui, s'il étoit vrai, feroit atteilé par ini millionde
témoins, je pourrois fans doute en conclureque
cette imputation e(î auffi fauffe qu'elle eil odieufe, car cen'eilpas, fans contredit,parmé
-nagement
pour le clergé caîhoîique qu'on négligedele
convaincre juridiquement des îorîs qu'on lui fuppofe.Avec
quelle, forte dejouifiance fes en- nemis n'en produiroient^ils pas les preuves , s-illeur étoit poflîbîe d'en fournir?
Oui,
je pourraisme
borner à dire (&
je croirois avoir remplima
tâche ),îes prêtres fontinnocens, puirqu'on n'apas encore prouvé qu'ils font coupables.
Mais
je v;risplus loin,
&
j'entreprends de détruire, par desf^îitsincontefcables,les calomnies c^u'on fé
permet
contre eux, &Lje pourroisciterautant de témoinsjle ce que j'avanceraiqu'il
y
a d'ames honnêtesen
France, autant de témoins qu'il'y
amême
de fcélérats capables encorede.vouloir dire la vérifé*Rendez donc homaiage
à ia dauceur 3^ à la pa-(
i6
\tience 5 à rétonnante charité des pafleiirs catho- liques, vous qui les avez Ci fouvent enteoclus,
&
qui dansle cours de cette révolution avez eu le
bonheur
de converfer avec eux.Dans
les exhortations publiques (k dansles inf- trnétions particulières n'ont-ils pas paru toujours animés dumême
efprir?La
violenceckla longueur de la perfécuîion5leur ont-ellesjamais arraché des paroles d'aigreur&
de vengeance? vous ont ils jamais permis de fuivrelesmouvemens
de dépit&
de colère qu'esciîoit dans vos cœurs la conduire féroce des impies? ont-ils rien négligé peur étouffer en vous tout fentimentde haine?Je n'en dis pas alFez, ils vous prêchèrent
&
vousprêchent encore une bien plus haute perfedtionoMalgré
toutes les raifons que vous avez de vous plaindre desennemis
de la foi , ils vous ordonnent de les aimer5 d'être dans la difpofitiondeleur fairedu
bien , ils vous firent&
vous font ondevoir de folliciter avec zèle leur converiion Ôc leur pardon,Cette morale vons a paru quelquefois trop févère 5 le fouvenir atoer des
maux
que ceshommes
vous avoient fait foufîlir,&
raffreufeperfpeéiive de ceux qu'ilsvous préparoient, fou- levoient
&
révoltoient votrecœur
^ les prêtres catholiques,qu'on ne celîè de repréfèntercomme
altérés de fang,ont-ils fait grâceà votre reifenîi- jnent? il paroifibit excufable aux
yeux
de lana- ture , l'ont-ils jamais excufé ? parlez ,&
pour, îa gloire de la religion catholique
&
de fes mi-nières 9 racontez-nous avec quelle force ils con-
damnèrent
votre fenfibilité ?Pour
vous in(i:)ircr l'amour de vos perfécuteurs, ils vous tranfpor- tèrent dans cesabymes
de feuoù
l'éternelle juftice doit tourmenter à jamais les cœurs vindi- catifs 5 ils vous firentmonter
en efprit dans le j^iel3 pardonnezyvous dirent-ils ,&
vous vousafTurez une place dans ce féjoiir de gloire Se d'immortaiiîé^ feriez-vous afTez enneinis de vous-
mème
pourpréféreràcebonheur Je féroceplaifirde la vengeance.
Tous
les grands motifs de la foi furent mis fous vos yeuK; unDieu
qui or- ttonne de prier&
qui prie lui-même pour fesbourreaux, un
Dieu
qui ne fe laffejamais d'offrir le pardonau pécheurqui l'outrage^&
voîrecœur
s'aîreî:drît,
&
le précepte de î'amour desenne-
mis&
du pardon des injures qui révolîoit tous vys fens,^ vous parut poffible
, il vous parut
aiic ,
&
l'on vous vit traiter avec bonté deshommes,
que jufqu'alors vous n'aviezpu
voir qu'avec horreur,O
vous ! qui contre toutepudeur,
accufez le clergé catholique de foupirer après i'elFufiondu
iàng ! croyez-vous par ce hardimenfonge
faire oublier à la France ceque
la France elîtièrea yu ? malheureux! quelle eft la noirceurde voîre ingratitude? il n'eft pas poffible qne vous ayez oublié ce quQ les bons prêtres firent en1795
,pour
appaifer les cœurs que vous aviez exafpé- rés par des torts 5 dont lenombre
fe ul égaioit 1énormité ^non non
, vous n'avez pas oublié cequ'ils obtinrent
&
ce que leur zèle feul pouvoit obtenir. N'eft-il pas vrai que , dans lescampa-
gnes furîout5où
leshommes moins corrompus
que dansles villes , font anffi plus fenfibles aux impreffions de la grâce5 n'eft-ilpas vrai quepar- toutoù
un prêtre catholique put exercer libre-ment
fon mioiftère, il parut bientôt qu'on avoit perdu le fouvenir de" vos forfaits?&
lorsmême
que^vouseûtesl'airde ne pas vous repentirde vos excès9n'eft-ilpasvrai qu'on nefe vengea
devons
qu'envousplaignant ?Vous
n'oferez paadirelecon- traire5 j'aivucelademes
yeux,&
cefpeâacîeaîîen- dri/Tantme
pénétrade vénération& d'amour
pourlareligion
&
fes minières-. Faut-il êtrefurpnsquelai
Fnnce .h
é.é plongée ^l-"'^/"^^"^
fÏÏ
couvertede deuilaux approches dece
morne
fataloù
l'impiété devoit prévaloir denouveau ?
en
^
rirt'rexerctcepublicde la-Ug-ou
catho K,u., touthomme
raifon.iable a le«. que dans1ou.re„,ême
temporel, il perdoit leP'- f
'fcs bieus.
La
nouvelleF^f^l^""
''''^f^l
très n'a-t-elle pas été regardée
comme
unm
-heur public , ou plutôt cotrune le i""^}' bla^e de tous les
maux
,&
chaqueparoiife,temo
m
5
"départ du pafteur fidelle qui faifo.t fou bon-„eur/na-.telle pas pouffé des crts vers
le cel ,
6
ceffe-t-elle depuis cetteépoque
de lui rpdemander
fou confolateur&
fon pere ._
Dieu
tout-puiffant exaucez lesvœux
deva
fidelles ferviteurs ,
&
les prêtres catholiques, pardfùruveaux
.rai'ts de de chantevou
gagneront les cœurs des impies
&
les fo-^"^"'^
l/convenir que
s'ils avoientP"f !f
niftres avec tant de fureur ' P^'
.^^^
ji'avoient pas le
bonheur
de les conno.tre.' mT
aioute-..on,n°-
voulons une repubh-^.e,
ceft le'-'^^-^^.Jj ,,^^^11
fout les
ennemis
irréconciliablesnugou
républicain, les faftidieuK fl^"f"-.,
|„
fnnt montrés vos véritables atins
&
vos plusdrfouveruement
républicain, tatiol toute feuleP^'^^^^^
^ U
ft , elomuiateurs du clergé '
i'
penfe,
impoffible d'avanceraucun f4it doat
I
(19)
foh plus aifé de démontrer la fauiïets.
On
con- çoit enEurope
pîufieurs républiques ,& û
l'on en excepte la Hollande&
la moitié des cantonsSuifTes5 il n'en eft pas une
où
la religion catho- lique ne foit ouvertement profcffée& même
profeffée exclufîvement à toute,autre.Il eftdonc évident que la religion catholique s'adapte tout auffi bien aux républiques qu'aux monarchies, il
efi:
donc
évident qu'opment
avecimpudence
lorfqu'on accufe les pafleurs catholiques de dé- tefter legouvernement
républicain.La
religion catholique , difent fes ennemis , infatué les rois, les enhardit au crime, en fait des tyrans&
desdefpoîes, en les trompantfur la véritable fourca de leur autorité, Se tout cela fe dit fur un ton tranchant
&
avec un air d'alîîirance qu'on ne prendroit pas peut-être fi l'on avançoit desmaxi- mes
inconteftables,&
cependant cette affertioarenferme autant de menfonges que de paroles
,
puîfque la religion catholique eft la feule qui fe foit maintenue en pofîeffion de parler aux
po-
tentats le langage auftère de la vérité ^qu'elle feule infpire à fes minières afTez de courage
pour
faire connoître aux rois les devoirsde
leurs places
&
pour leur en reprocher les tranf- greiïions ^ qu'elle feule peut mettreim
frein à leurs pafîions 5 en leurmontrant dans le roidm
ciel
&
de la terre , le témoin , le juge&
levengeur inexorable de leurs défordres
^ qu'elle feule peut efpérer de les éloigner du vice par
la crainte d'uii affreux avenir, &; de les porter au bien par i'efpoir des récompenfes éternelles, parce qu'elle feule conferve fans altération le dépôt de ces faîutaires vérités,
&
qu'elle feule areçu le droit de les pîêcher avec ^autorité, C'eft suffi par cette raifon qu'elle feule a
formé
des faiatsfur le trône^&
qu'elle feule a fait briller( )
ïes plus héroïques vertus dans les palais des princes.
AfFranchiffez ceuxqui gouvernent les étatsdes liens de la véritable religion , de cette religion qui porte empreint fur fon front le fceau de la divinité , bientôtils abuferont de leur pouvoir ,
ils penferont que tout leureftpermis, ils oublie- rontqu'ilsfont
hommes
, iisfecroiront desDieux,
mais quelsDieux
, hélas ! Ils dévoient êtrelesamis
&
les fauveurs des peuples, ilsen
ferontles perfécuteurs
&
les fléaux. Ici j'entends lesdétradeurs
du
clergé s'écriercomme
à l'envi , quelque élogeque
vous puiffiez faire de la reli-gion catholique, il n'en
eH
pas moinsvraique
jamais fes minières ne fraterniferont aveclaré- publique 5que
toujours ils travailleront à la dé- truire,&
pour cette fois , difent-ils, nous lesprenons fur le fait &: ils nous fourniiTent eux-
mêmes
une preuve fans réplique de leurs crimi- nelles idifpofitionso Si l'on n'étoit pas depuis îong-temsaccoutumé
à ce ton tranchant8^déci- lîf, il l'on ne favoït pas qu'on le prend furtout îorfqu'on veut dpnnerdu
crédit auxmenfonges
les plus groffiers,
on
craindroit que le clergé catholique , jufqu'à cemoment
toujours irrépro- chable , n'eût enfin prévariqué.Mais
nenous
effrayons pas mal-à-propos ,demandons
à fesennemis
des preuves des fentimens qu'ils luifup- pofent.Les
prêtres refufent de prêter le ferment de haine à la royauté^ voilàdonc,
s'écrient leurs calomniateurs, voilà le clergé catholique atteint&
convaincu d'être l'ennemi dé la république&
de la nation par conféquent , qui fe trouveheureufe
&
qui croit ne pouvoir l'être quefousce genre de gouvernement. Cette conféquence
eft abfurde
aux yeux
de touthomme
intelligent,
ceux qui
du
refusde
prêter le ferment dehaîne à la royauté en concluent
que
les paflenrs qui le refufQin ont en horreur le régime républL cain5 font bien convaincuseux-mêmes
de la fauffeté de cette imputation 3 mais ils faventque
la multitude ne raifonne
pas,
que lepeupleen
général eft aveugleou
dumoins
très-borné,
que
h
premier qui lui parle le gagnecommuné-
ment.Eh
qu'importe aux perfécuteursdu
clergéque
leiars imputations foient faulFes, pourvu
que
par cemoyen
ils arrivent à leurs fins,&
leur£ij
&
leur unique but efl: de foulever la multistude contre les parieurs catholiques , de le-
rendre odieux au peuple ,
&
de juftifîerà fesyeux
les vexations de ^oute efpèce qu'on fe
permet
contr'eux !Détrompons
le peuple , déchirons le voile qui lui dérobe peut-être l'innocence de fes légitimes pafteurs. Peuple écoutez, c'efi un an- cienami
qui vous parle,&
qui, effrayé des pièges qu'on ne ceffe de tendre à votre fimpli- cité 5 confacrc fes foins à votre inUrudion 8s s'expofemême
à des dangers pour vous inftruire.Ce
n'ellpas ainlî que vous aiment ceuxqui font fonner fi haut leur zèle pour votrebonheur
5 déjà plus d'unefois vous vous êtes apperçn qu'ilg vous déchiroient en vous careifant.Mais un
dif- cipîe de la religion catholique a bien d'autres fenîimens 3 non-feulement il plaint, ilaime
la niuititude^ qu'on égare&
qu'on foulève contre lui5 il faitmême
regretter ôc chérir les princi-paux
auteurs de tant demaux.
Prêtezdonc une
oreille attentiveà
mes
leçons ,&
dans les paf-- leurs qu'on vous préfente fous de fi noires cou- leurs, vous verrez les véritables difciples de Jé- fus-Chriil, deshommes
qui n'ont pasmoins
fuc- cédé au courage qu'au miniftère des apôtres,deshommes
qui favent faire le facrifîce de leurs biens, de leur liberté , deleur vie,maisquinefa- vent pasfaire celuideleurconfciençe &ldeleurfoi.(
il
>,
Le
clersé catholicpie, vous ait-on,abhorrela république , puifqu'ilKfufe deprêter lekrmen.
de haine
à
la royauté5 fi l'on éto.t debom.e
foi ,
on
concluroit de ce rétiisque les prêtres catholiaues ne favent détefter&
haïr que cequi eft effentiellement mauvais ,
qu
ilç ne iavei>tLer
haine qu'au péché, qu'ils ne fontdonc pasLs
capables de haïr la républiquequela royauté ,
&
que leur vertu vamême
juiqua iouttnrla
mort
plutôtque
de parler coutre leen
de leur confcience.Que
penfez-vous de lenr cotna- ge , de leur religieufe&
inflexible prob.te ? Il!ft évident que la royauté n'eft^pas un
mal; un
roi n'eft pas un monftre,préciiemeut parce qu
U
eft roi ,
&
fi tout mauvais prince eftunHeau
>tout
bon
prince eft un tréfor; legouvernement
l'a bien fenti, puifqu'il a fait la paix avec d«s
monarques,
qu'il a fait avec euKd«
d'allianc^e offeufive
&
défenfive;f
'"^faire
un
crime decettedémarche
!U
cen fermt„„
cependant de fe lier&
de faire caufecom- mune
avec des fcélérats, tandis quefesarm|.es,partout
viaorieufes ,luif-nùT-ent
desmoyen,
faciles deles
e«eUBiner Les
pontifes deMaho-
met &
des Idoles, lesRabbms
,les munft.estoutes le, feaes,aidés des feules
l-^^-^J^^
* raifon,devroient
donc
avoir horreur 0. (ermc..qu'on propofe. Certains
même deotreus,
]oitrXer^
reculeront d'effroi,&
puiUe eur ze.e ,pour une
vérité particulière , les ':omu,.re a connoiiiance&
à l'amour de tant dautreswrj
,és qu'ils ont le malheur de
mécom.oure &
deteietlr! (l)
Mais
penfez-vousque leg""^
' bredes feVaires ail le courage de repouffcr ce(0
Je viens d*apprc,„!r= parle^^f
j^J.f'.^^^ljfP",tettJ. de la ville de Tculoufe ont fenne le.r
t™
ne pas être espolésà prêterle fcrmeut de h*i«ea
,
u
r j-I