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ECOLE POLYTECHNIQUE D’ABOMEY-CALAVI
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DEPARTEMENT DE PRODUCTION ET SANTE ANIMALES
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Rapport de fin de formation pour l’obtention du diplôme de Licence Professionnelle en Production et Santé Animales
Thème :
ETAT DES LIEUX DES FACTEURS D’INFLUENCE DE L’ELEVAGE TRADITIONNEL DE PETITS-RUMINANTS DANS
LES COMMUNES DE DASSA-ZOUME ET GLAZOUE.
11ème promotion Année académique 2017-2018
Présenté et soutenu par : Sêtondji Romaric HOUNMASSE Superviseur :
Dr. Camus ADOLIGBE Maître-Assistant des Universités
(CAMES)
Enseignant-Chercheur à l’EPAC/UAC
Président : Pr Jacques T. DOUGNON, Enseignant Chercheur à l’EPAC/UAC Examinateur : Dr Eric Roland YESSINOU, Chercheur à l’EPAC/UAC
Superviseur :Dr Camus ADOLIGBE,Enseignant Chercheur à l’EPAC/UAC Soutenu le 20 Février 2019 devant le Jury composé de :
UAC/EPAC/PSA Romaric Sêtondji HOUNMASSE i
Dédicace
Je dédie ce travail à :
Dieu, lui qui m’a donné la vie, me protège, m’assiste partout et en tout et me guide sur tous les chemins jusqu’à ce jour ;
mon cher papa Pierre C. HOUNMASSE, toi qui me soutiens en tout instant, sache que tu es un père attentif, déterminé, persévérant ; tes prières et tes soutiens m’ont permis de surmonter toutes les difficultés jusqu’à ce jour. Reçois à travers ce rapport ma reconnaissance et que Dieu te garde afin que tu puisses bénéficier des fruits de tes efforts ;
ma chère et tendre mère Ernestine WITCHEDE, femme forte qui a le souci du devenir de ses enfants. Tous tes conseils et ton attention m’ont permis d’arriver au bout du parcours. Que le Tout Puissant t’accorde santé et longévité.
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Hommages
Je rends hommage :
à mon superviseur, Docteur Camus ADOLIGBE, Maître-Assistant des Universités (CAMES), Enseignant-Chercheur, pour avoir accepté de superviser ce travail. Ses précieux conseils, son appui scientifique et sa disponibilité malgré ses multiples occupations tout au long de ce travail nous ont permis de le mener jusqu’au bout. Nous gardons de lui le souvenir d’un maître dévoué, rigoureux, soucieux du travail bien fait. Recevez nos sincères hommages ;
au président de Jury pour avoir accepté malgré vos multiples occupations, de juger ce travail en y apportant vos critiques. C’est un grand honneur que vous me faites en présidant ce jury. Recevez nos sincères hommages ;
aux membres de Jury pour avoir accepté de juger la qualité de ce travail.
Vos observations et vos critiques seront d’un précieux concours pour l’amélioration de ce travail ;
aux enseignants de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi et particulièrement ceux du Département de Production et Santé Animales ; vous qui n’avez ménagé aucun effort en nous élevant à ce niveau d’étude.
Recevez ici mes sincères hommages.
UAC/EPAC/PSA Romaric Sêtondji HOUNMASSE iii
Remerciements
Nous tenons à remercier tous ceux qui nous ont soutenu pour la réalisation de ce travail notamment :
A notre Chef de Département, Docteur Phillipe SESSOU, Maître- Assistant, Enseignant-Chercheur au Département de Production et Santé Animales de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi, pour tous les efforts que vous avez eu à fournir en notre nom ;
au Professeur Jacques DOUGNON, Professeur Titulaire des Universités CAMES, Enseignant-Chercheur au Département de Production et Santé Animales de l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi, pour ses nobles conseils ;
au Docteur Clément Abiola OGNI, pour son soutien lors de la rédaction de ce rapport ;
au Docteur Eric Roland YESSINOU, pour son soutien lors de la rédaction de ce rapport ;
à mes frères, sœurs, cousins et cousines pour le soutien, le courage et l’amour qu’ils n’ont cessé de manifester à mon endroit ;
aux ainés Christian FAKAMBI et Ange-Régis ZOCLANCLOUNON pour leurs contributions et leurs conseils ;
A tous nos camarades de la 11ème promotion de Licence Professionnelle en Production et Santé Animales et en particulier Bienvenu TRAHINTA, Grace-Noel YOROU, Rizikiyath ALABI, Firmin AGOGNON, Arélys AMAVEDA, Edwige HOUESSOU, Raymond HOUNKPONOU, Faustin SETO, Monique KOFFI, Narcisse BOUCARI, Eunyce HOUNKPEVI ;
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tous ceux qui de près ou de loin ont contribué à la réalisation de ce travail, à travers leur soutien moral, technique et financier. Que Dieu vous bénisse.
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Table des matières
Dédicace ... i
Hommages ...ii
Remerciements ... iii
Table des matières ... v
Liste des tableaux ... viii
Liste des figures ... ix
Liste des sigles et abréviations ... x
Résumé... xii
Abstract ... xiii
Introduction ... 1
PREMIERE PARTIE : Généralités et présentation du cadre de stage ... 3
1 Généralités ... 4
1.1. Contexte du stage ... 4
1.2 Présentation de la DDAEP Collines ... 5
1.2.1 Historique et description de la DDAEP ... 5
1.2.2 Missions et attributions de la DDAEP ... 8
1.2.3 Organigramme de la DDAEP ... 10
1.2.4 Forces, faiblesses, opportunités et menace de la DDAEP Collines ... 11
DEUXIEME PARTIE : Activités menées, difficultés rencontrées et problème identifié ... 13
2 Activités menées, difficultés rencontrées et problème identifié ... 14
2.1 Activités menées ... 14
2.1.1. Inspection des carcasses et abats ... 14
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2.1.2. Vaccination ... 17
2.2. Difficultés rencontrées ... 18
2.3. Problème identifié ... 18
TROISIEME PARTIE : Etat des lieux des facteurs d’influence de l’élevage traditionnel de petits-ruminants dans les Communes de Dassa-Zoumé et Glazoué. ... 20
3.1 Synthèse bibliographique ... 21
3.1.1 Races ovines existantes au Bénin ... 21
3.1.2 Races caprines existantes au Bénin ... 22
3.1.3 Habitat... 23
3.1.4 Les systèmes d’élevages ... 24
3.1.5 Alimentation : ressources alimentaires disponibles pour l’alimentation des ovins et des caprins. ... 26
3.2 Matériel et Méthodologie ... 28
3.2.1 Matériel ... 28
3.2.2 Méthode de collecte de données et analyses statistiques ... 32
3.3 Résultats ... 33
3.3.1 Caractéristiques socio-démographiques des éleveurs. ... 33
3.3.2 Mode d’acquisition, système d’élevage, mode d’alimentation et d’abreuvement ... 35
3.3.3 Motivation, objectifs et difficultés rencontrées... 37
3.3.4 Contribution aux dépenses et part de l’élevage dans les recettes annuelles39 3.3.5 Reproduction ... 39
3.3.6 Répartition selon la race ... 40
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3.3.7 Facteurs influençant la taille des troupeaux de petits ruminants ... 41
3.4 Discussion ... 45
Conclusion et suggestions ... 48
Références bibliographiques ... 49
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Liste des tableaux
Tableau 1: Récapitulation des pathologies rencontrées et saisies effectuées au
cours des inspections réalisées ... 17
Tableau 2: Caractéristiques socio-démographiques des éleveurs ... 34
Tableau 3 : Mode d’acquisition, type d’habitat, système d’élevage, mode d’alimentation et d’abreuvement ... 36
Tableau 4: Motivation, objectifs et difficultés rencontrées ... 38
Tableau 5 : Contribution aux dépenses et part de l’élevage dans les recettes annuelles ... 39
Tableau 6: Reproduction des petits-ruminants. ... 40
Tableau 7 : Répartition selon la race ... 41
Tableau 8 : Analyse de variance ... 42
Tableau 9 : Comparaison multiple (Tukey HSD) ... 43
Tableau 10 : Prédiction par régression linéaire multiple ... 44
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Liste des figures
Figure 1: Organigramme de la DDAEP ... 10
Figure 2 : Vaccination des bovins contre la PPCB et la pasteurellose ... 18
Figure 3: Bouc guinéen (Youssao, 2015) ... 21
Figure 4 : Bélier sahélien (Youssao, 2015) ... 22
Figure 5 : Chèvre naine (Baguima, 2011) ... 22
Figure 6 : Chèvre du sahel (Baguima, 2011) ... 23
Figure 7: Carte des Communes du département des Collines (INSAE, 2016) ... 31
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Liste des sigles et abréviations
DAP : Division Analyse et Programmation
DARH : Division Administrative des Ressources Humaines.
DCI : Division Coordination des Interventions
DDAEP : Direction Départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche DDSR : Division Documentation, Synthèse et Rapports
DE : Direction d’Elevage
DEASA : Division Enquêtes et Analyse Statistiques Agricoles DFM : Division Finance et Matériel
DRCAER : Division Réglementation et Contrôle des Aménagements et Equipements Ruraux
DRCPHA : Division Réglementation et Contrôle des Produits Halieutique et Aquacoles
DRCVPV : Division Réglementation et Contrôle des Végétaux et produits Végétaux
DSADA : Division Suivi des Actions de Développement Agricole DSAN : Division Surveillance Alimentaire et Nutritionnelle
DSE : Division Suivi-Evaluation
DSFIG-OPA : Division Suivi du Fonctionnement Institutionnel et de la Gestion des Organisations Professionnelles Agricoles
INSAE : Institut National de la Statistique et de l’Analyse Economique
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SA : Service Administratif
SAF : Service administratif et Financier
SESSEC : Services de l’Enquête, de la Statistique, du Suivi-Evaluation et de la Capitalisation
SPCI : Services de la Programmation et de la Coordination des Interventions.
SRC : Service de la Règlementation et du contrôle SRC : Service de la Règlementation et du Contrôle
SSPDA : Service de Suivi de la Promotion du Développement Agricole.
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Résumé
Pour l’obtention de notre diplôme de Licence Professionnelle, nous avons effectué du 23 Juillet au 6 Novembre 2018 un stage de fin de formation à la DDAEP collines. Ce stage nous a permis de renforcer nos connaissances dans les domaines de compétence de la DDAEP d’une part et d’autre part de mener une enquête sur l’élevage traditionnel des petits ruminants dans les Communes de Dassa-Zoumé et de Glazoué. Le but est de caractériser l’élevage des petits-ruminants à travers l’analyse de ses facteurs de production et contraintes afin d’orienter les acteurs à son amélioration pour le développement de l’élevage au Bénin. Dans ce cadre, 84 éleveurs répartis dans les 2 Communes ont été enquêtés sur la base d’un questionnaire préétabli. L’élevage des petits ruminants dans les communes de Dassa-Zoumé et de Glazoué est plus la responsabilité des hommes (63,51% et 90% respectivement). La passion pour l’élevage représente la principale motivation de ces éleveurs, 75,68% à Dassa-Zoumé et 27,16% à Glazoué. A part l’élevage, l’agriculture, le commerce, l’artisanat et les activités du secteur public ont été cités comme activité principale. Le mode principal d’acquisition des animaux dans les deux communes est l’achat, rarement le don, le confiage ou l’héritage. Le système d’élevage pastoral est respectivement de 48,65% à Dassa- Zoumé et 70% à Glazoué. Les principales races rencontrées dans ces communes sont les Djallonké pour les ovins et la race naine en ce qui concerne les caprins.
Par ailleurs, l’élevage des petits-ruminants dans les Communes de Dassa-zoumé et Glazoué est significativement influencé par le type d’habitat, la rentabilité économique, la contribution des revenus de l‘élevage à la scolarité des enfants, les difficultés d’accès aux soins vétérinaires et l’activité principale.
Mots clés : élevage traditionnel, ovins, caprins, facteurs influençant, Dassa- Zoumé, Glazoué
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Abstract
In order to obtain our professional bachelor's degree, we carried out from July 23 to November 6 an internship marking the end of our training at the Departmental Direction of Agriculture, Livestock and fisheries of Collines. Our stay out there, not only gave us the opportunity to strengthen our knowledge in the respective areas of competence of this institution but also allowed us to conduct a survey on the traditional breeding of small ruminants in the communes of Dassa-Zoumé and Glazoué. This survey aimed to characterize this breeding through the analysis of its production factors and constraints in order to guide the actors involved in this field for its improvement. For this sake, 84 farmers in these two communes were surveyed on the basis of a pre-established questionnaire. Breeding of small ruminants in the communes of Dassa-Zoumé and Glazoué is more the responsibility of men (63.51% and 90% respectively). Passion for breeding is the main motivation of these breeders, 75.68% in Dassa-Zoumé and 27.16% in Glazoué. Apart from breeding, farming, trading, crafting and public sector activities were quoted as the main activity. The main mode of acquisition of animals in the two communes is buying, rarely donation, entrusting or inheritance.
The pastoral breeding system dominates in both communes, 48.65% in Dassa- Zoumé and 70% in Glazoué. The main breeds encountered in these communes were the Djallonke for sheep and the dwarf goat for goats. In addition, small ruminant breeding in the communes of Dassa-zoumé and Glazoué was significantly influenced by the type of shelter, economic profitability, the contribution of breeding incomes regarding children education fees, difficulties related to accessing veterinarian care and the main activity.
Key words: traditional breeding, sheep, goats, influencing factors, Dassa- Zoumé, Glazoué
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Introduction
L’élevage constitue au Bénin la deuxième activité agricole après l’agriculture. Il contribue pour 17,2% au Produit Intérieur Brut (PIB) contre 32,7% pour l’agriculture (Countrystat/Benin, 2018). L’élevage constitue également l’une des principales activités économiques dont sont tributaires les populations les plus pauvres en tant que source d’aliments et de revenus monétaires. Il constitue aussi la principale assurance contre les risques pour des millions de populations pauvres dont les moyens d’existence reposent sur l’agriculture (Kamuanga et al., 2008).
Au Bénin le cheptel national comprend diverses espèces animales domestiques (bovins, ovins, caprins, porcins, volaille, etc.), mais aussi des espèces non conventionnelles telles que l’aulacode (Megnigbèto, 2013).
L’élevage des petits-ruminants est une activité culturelle pratiquée par la grande majorité (90 %) de la population béninoise. C’est un élevage familial avec un effectif moyen de 2 à 10 têtes (Megnigbèto, 2013). La fonction de production économique n’est pas déterminante au sein de l’exploitation mais les animaux constituent une sorte de « caisse de sécurité sociale », un « porte-monnaie sur patte ». En plus de valoriser les pâturages pauvres, les ovins et caprins consomment les déchets et les résidus de cultures telles que les fanes de légumineuses. En retour, ils produisent du fumier de bonne qualité pour les cultures. L’élevage des petits ruminants est donc complémentaire des activités agricoles (Guingouain, 2017).
Les ovins et les caprins sont les espèces représentatives des petits ruminants. Au niveau des ovins, la race Djallonké est la seule race locale répandue au Bénin.
Quant aux caprins, on rencontre la race naine guinéenne réputée très prolifique, mais aussi des produits de son croisement avec la race sahélienne du Niger (Megnigbèto, 2013). Cependant, le manque de professionnalisme dans les pratiques d’élevage des petits-ruminants en milieu traditionnel constitue une contrainte pour le développement de la filière au Bénin. Ainsi pour mieux
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comprendre la gestion des troupeaux en milieu paysan, nous avons choisi d’effectuer notre stage de fin de formation pour l’obtention de la licence professionnelle en Production et Santé Animales (PSA) à la Direction Départementale de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche (DDAEP- collines) de Dassa-Zoumé. Par ailleurs, ce stage nous a permis de renforcer nos connaissances théoriques en matière de soins vétérinaires et de contrôle de la salubrité des produits d’origine animale.
Parallèlement aux activités menées à la DDAEP, nous avons fait une enquête sur l’élevage des petits ruminants dans les communes de Dassa-Zoumé et de Glazoué.
L’objectif général est de faire un état des lieux et de dégager les facteurs influençant sur les performances des troupeaux. De façon spécifique, il s’agit de :
décrire les caractéristiques sociodémographiques des éleveurs ;
décrire les objectifs, pratiques d’élevage et difficultés rencontrées ;
d’analyser l’influence des paramètres ci-dessus cités sur la productivité des troupeaux dans lesdites communes.
Le présent document est structuré en trois parties : la première est consacrée aux généralités sur le lieu de stage ; la deuxième aux activités menées lors du stage et la troisième partie porte sur : Etat des lieux des facteurs d’influence de l’élevage traditionnel de petits-ruminants dans les Communes de Dassa- Zoumé et Glazoué
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PREMIERE PARTIE : Généralités et présentation
du cadre de stage
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1 Généralités
1.1. Contexte du stage
L’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) de l’Université d’Abomey- Calavi (UAC) est créée par le décret N°-2002-551 du 16 décembre 2002 modifié par le décret N°-2005-078 du 25 février 2005 portant création, attributions, organisation et fonctionnement de l’EPAC. C’est un Etablissement public d’Enseignement Supérieur, de formation technique et professionnelle, à caractère de grande Ecole dotée d’un règlement pédagogique. Les domaines de compétences de l’EPAC couvrent onze (11) départements d’enseignements organisés en deux secteurs clés : le secteur industriel et le secteur biologique. Le secteur industriel est composé de sept (06) départements que sont le département de Génie Civil, le département de Génie Electrique, le département de Génie Informatique et Télécommunication, le département de Génie Mécanique et Energétique, le département de Génie Biomédical et Maintenance Hospitalière et le département de Génie Chimique et Procédés. Le secteur biologique est composé de cinq (05) départements à savoir le département de Production et Santé Animales, le département de Génie d’Imagerie Médicale et de Radiobiologie, le département de Génie de Technologie Alimentaire, le département de Génie de la Biologie Humaine et le département de l’Aménagement et protection de l’environnement. De nouveaux départements ont été créés. Il s’agit du département des Sciences fondamentales et le département des langues. En vue de renforcer les performances professionnelles de l’Enseignement Supérieur, la formation en Licence et Master a été instaurée dans le secteur biologique de l’EPAC depuis l’année académique 2005-2006. Ces formations se renforcent aujourd’hui avec les réformes en cours sur le système Licence-Master-Doctorat (LMD) par le Centre de Pédagogie Universitaire et d’Assurance Qualité (CPUAQ) de l’UAC et le Réseau pour l’Excellence de l’Enseignement Supérieur en Afrique de l’Ouest (REESAO). Aujourd’hui, les curricula de formation ont été
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revus. L’année a été subdivisée en semestres, les cours réorganisés en Unités d’Enseignement (UE). Chaque UE est composée de plusieurs Eléments Constitutifs appelés ECU. La formation en Licence Professionnelle à l’EPAC dure trois ans. Elle est répartie en six semestres dont les cinq premiers sont destinés aux cours théoriques et aux travaux pratiques et le dernier réservé aux stages en entreprise et aux travaux de fin de formation. Au cours de la formation, un stage d’un mois est organisé pendant les vacances universitaires.
Conformément aux exigences du système LMD, ce stage est considéré comme une UE et exécuté en pleine année académique. Dans le cadre de la préparation du rapport de fin de cycle pour l'obtention du diplôme de Licence Professionnelle en Production et Santé Animales, l’EPAC a prévu un stage pratique de 3 mois à l'issue duquel l'étudiant rédige et soutient un rapport. C'est dans ce cadre que nous avons effectué notre stage pratique de fin de formation à la DDAEP collines. Ce stage a été réalisé du 23 Juillet au 06 novembre 2018.
1.2 Présentation de la DDAEP Collines 1.2.1 Historique et description de la DDAEP
L’historique du monde rural au Bénin est séquencé en trois étapes :
Première étape
Elle est baptisée néocoloniale et couvre la période de 1960 à1970. A cette étape, les injonctions en matière de politique agricole étaient directement dictées par la métropole : la France. L’agriculture n’était enseignée que dans quelques rares écoles. En outre, compte tenu des méthodes rudimentaires utilisées, les rendements ont été très médiocres. Il y eut lieu alors de réfléchir à l’instauration de nouvelles pratiques ou techniques culturales pour améliorer la productivité.
C’est à partir de cet instant que le génie Dahoméen d’alors a innové en jetant les bases de la création du CARDER (Centre d’Action Régionale pour le Développement Rural) en 1969.
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Parti sous forme d’un projet triennal en 1969, le premier CARDER a vu le jour dans le département du Mono précisément dans le périmètre agro-industriel du Houin-Agamé par la mise en place d’une huilerie.
Deuxième étape
Baptisée révolutionnaire, elle est une étape au cours de laquelle il était question d’implanter les directions générales des CARDER aux chefs-lieux des départements sauf dans le Zou et l’Atlantique où ses directions générales étaient délocalisées. Ensuite, à partir de 1977 tous les départements du pays ont été dotés d’une direction générale du CARDER. Ainsi, grâce aux appuis des divers partenaires au développement dont la Banque Mondiale (BM), la Banque Internationale de Développement (BID), l’Organisation des Nations Unies pour l’Alimentation et Agriculture (FAO), Fonds International de Développement Agricole (FIDA), la Communauté Economique Européenne (CEE), l’Union des Républiques Socialistes Soviétiques (URSS), le Cuba, l’agriculture béninoise a pris son envol. Chaque partenaire au développement a ciblé un département d’intervention. Ainsi, l’Atlantique était parrainé par la Gesellschaftfür Internationale Zusammenarbeit (GTZ), l’Ouémé appuyé par la FAO puis le Zou et le Septentrion par la Banque Mondiale, la CEE, la Banque Ouest Africaine de Développement (BOAD), l’Union Economique Monétaire Ouest Africaine (l’UEMOA) et le Conseil Economique des Etats de l’Afrique de l’Ouest CEDEAO.
Cependant, il y a quelques reliquats du financement des partenaires qui sont injectés dans le reste des départements du Sud Bénin. C’était donc la période faste des CARDER jusqu’à 1985. Mais malheureusement, cette lueur d’espoir va s’éteindre progressivement avec la conjoncture économique internationale des années 1980 et ses corollaires.
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De 1985 à 1989, le Bénin a connu le revers de la médaille matérialisé par la cessation du paiement des employés de l’Etat, ce qui a conduit le pays au bord du gouffre. En dépit de la bonne volonté et de la disponibilité des ressources humaines, l’agriculture béninoise a périclité.
Troisième étape
La troisième étape coïncidant au lendemain de la conférence des forces vives de la nation de février 1990 a été un tournant décisif pour changer la donne. C’est l’étape du renouveau démocratique. Cependant, l’introduction du Programme de Restructuration des Services Agricoles (PRSA) stipulait que les cadres béninois vont gérer directement les fonds des bailleurs, ce qui n’a pas été du goût des partenaires au développement. Pour ce faire, ils ont conditionné leurs appuis par des versements de quote-part par la République du Bénin. A partir de 1991, avec le renouveau démocratique, le gouvernement de SOGLO a fait l’effort de verser la première phase. Mais chemin faisant, le non-respect des engagements par le Bénin conduira à la rupture des partenariats et l’avenir du monde rural amorcerait ainsi sa descente progressive aux enfers.
Les CARDER vont mourir progressivement à petit feu de leur plus belle mort.
Ainsi pour compter des années 1998 avec la vague des départs volontaires, des départs ciblés imposés par les institutions de BRETON WOOD qui animaient le Programme d’Ajustement Structurel (PAS), le Bénin se trouvait face à son destin.
Que faire pour sauver la face ?
Pour redorer son blason, le gouvernement du Bénin a décidé de remettre le financement de l’agriculture sur les Programmes d’Investissement Publics (PIP).
De là, pour bénéficier d’un décaissement ultérieur, il faut justifier celui antérieur.
Ce système de fonctionnement de l’Etat est en déphasage avec le calendrier agricole. L’inadéquation du financement et du calendrier agricole ralentit l’efficacité des agents d’encadrement dans leur intervention auprès des
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producteurs. C’est dans cette torpeur qu’avec l’arrivée du ministre Lazare SEHOUETO en 2003 pour relancer le monde rural, il a été initié une réflexion dans le sens de la réforme des CARDER. Ainsi, en conformité avec les axes prioritaires identifiés dans le plan stratégique opérationnel de l’agriculture, la réforme des CARDER a été entreprise. Cette réforme a abouti à la mise en place par décret n° 2004-301 du 20 mai 2004, de nouvelles structures régionales, que sont les Centres Régionaux pour la Promotion Agricole (CeRPA). Dans le cadre de la politique de développement des gouvernements, de nouvelles réformes ont été entreprises dans le secteur agricole. Celles-ci ont permis la mise en place du décret N°2013-137 du 20 mars 2013 portant transformation des CeRPA en CARDER puis du décret n° 2016-681 du 07 novembre 2016 portant cadre institutionnel du développement agricole. Par ce décret, les CARDER ont été transformés en DDAEP et représentés au niveau des communes par des agences territoriales.
1.2.2 Missions et attributions de la DDAEP
Conformément aux dispositions de l’article 13 du décret n° 2016-681 du 07 novembre 2016 portant cadre institutionnel du développement agricole, la DDAEP représente au niveau départemental, le Ministère de l’Agriculture de l’Elevage et de la Pêche.
Elle a pour mission d’assurer les fonctions de services publics en matière d’orientation, de suivi-évaluation, de contrôle de l’application des règlementations et des normes au niveau départemental,
A ce titre, elle a pour attribution de :
mettre en œuvre la politique agricole propre à améliorer l’environnement technique, économique et social des exploitations et des entreprises agricoles au niveau départemental ;
assurer la protection phytosanitaire, zoo-sanitaire et ichtyo-sanitaire ;
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assurer le suivi du secteur agricole ;
assurer la mise en place, le suivi et le contrôle des normes techniques des infrastructures d’aménagement et d’équipements agricoles ;
veiller à la gestion rationnelle de la flore, la faune, des sols et des eaux ;
veiller à la prise en compte de la dimension genre dans toutes les actions de promotion agricole et rurale ;
apporter une assistance technique et un appui-conseil dans le domaine de l’agriculture, de l’élevage et de la pêche aux Départements, aux communes et Agences Territoriales de Développement Agricole (ATDA) de son ressort, conformément aux lois sur la décentralisation et l’intercommunalité ;
travailler en synergie avec la ou les ATDA intervenant dans le département sur les opérations se rattachant directement ou indirectement aux activités ci- dessus ;
constituer une base informationnelle durable permettant d’assurer la gestion du processus de planification opérationnelle et de capitalisation dans le département ;
recevoir et assurer toute délégation de pouvoir du Ministère de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche.
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1.2.3 Organigramme de la DDAEP
DDAEP: Direction Départementale et de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche ; DEASA: Division Enquêtes et Analyse Statistiques Agricoles ; DSE: Division Suivi-Evaluation ; DDSR: Division Documentation, Synthèse et Rapports ; DSFIG-OPA: Division Suivi du Fonctionnement Institutionnel et de la Gestion des Organisations Professionnelles Agricoles ; DSADA: Division Suivi des Actions de Développement Agricole ; DSAN: Division Surveillance Alimentaire et Nutritionnelle ; SA : Service Administratif ; SSPDA: Service de Suivi de la Promotion du Développement Agricole ; SPCI: Services de la Programmation et de la Coordination des Interventions ; SRC: Service de la Règlementation et du contrôle ; SESSEC: Services de l’Enquête, de la Statique, du Suivi-Evaluation et de la Capitalisation
; SSPDA : Service Suivi de la promotion du Développement Agricole ; SAF : Service administratif et Financier ; DARH : Division Administrative des Ressources Humaines ; DFM : Division Finance et Matériel ; DRCPA : Division Réglementation et Contrôle des Produits Animaux ; DRCPHA : Division Réglementation et Contrôle des Produits Halieutique et Aquacoles ; DRCAER : Division Réglementation et Contrôle des Aménagements et Equipements Ruraux ; DRCVPV : Division Réglementation et Contrôle des Végétaux et produits Végétaux ; DAP : Division Analyse et Programmation ; DCI : Division Coordination des Interventions.
Figure 1: Organigramme de la DDAEP
2 Collaborateurs SA
DDAEP
SAF
DFM
DARH DAP
SSPDA SPCI
DSADA DSFIG -OPA
DSAN
DEASA
DSE
DDSR SESSEC
DRCPHA
DRCVPV SRC
DCRPA
DRCAER DCI
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1.2.4 Forces, faiblesses, opportunités et menace de la DDAEP Collines
Forces
Les forces de la DDAEP Collines sont multiples :
elle dispose de plusieurs agents intervenant dans le domaine de la production animale, de la production végétale, halieutique, de l’équipement et de l’aménagement rural ;
elle organise des séances de recyclage périodique des agents afin de leur garantir une meilleure prestation ;
elle assure la prospection des activités agricoles dans le département des collines grâce aux services fournis par ses agents aux paysans.
Faiblesses
Les faiblesses de la DDAEP Collines sont liées à :
l’exiguïté des locaux dans lesquels le personnel est installé ;
l’insuffisance des moyens matériel et financier pour leur développement ;
un manque d’aire d’abattage ou d’abattoir dans les communes ;
l’état désastreux de certaines voies infrastructures routières ;
manque de matériels de biosécurité pour la réalisation des inspections ambulantes.
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Opportunités
existence de marchés locaux pour la commercialisation des produits agricoles et d’origine animale contrôlés ;
existence des terres cultivables, de différents types de fourrages naturels pour l’alimentation du bétail ;
collaboration avec le MAEP ainsi que les autres DDAEP.
Menaces
la réticence de certaines populations autochtones à participer aux activités organisées par la DDAEP constitue une menace pour l’atteinte des objectifs qu’elle s’est assignés ;
la diminution de l’appui financier des partenaires ;
les changements climatiques.
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DEUXIEME PARTIE : Activités menées,
difficultés rencontrées et problème identifié
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2 Activités menées, difficultés rencontrées et problème identifié
2.1 Activités menées
Au cours de notre stage, plusieurs activités ont été réalisées dont principalement l’inspection des viandes des animaux abattus à l’abattoir de Dassa-Zoumé, l’inspection ambulante de la viande de porc, de Bovins et de la viande des petits ruminants, la vaccination contre la pasteurellose bovine et la pleuropneumonie contagieuse bovine ou péripneumonie contagieuse bovine (PPCB).
2.1.1. Inspection des carcasses et abats
Au cours de notre stage à la DDAEP Collines, nous avons participé à l’inspection post mortem des carcasses dans les aires d’abattage y compris celle des petits ruminants, des bovins et des porcins. L’inspection post mortem est un contrôle d’hygiène et de salubrité des denrées alimentaires d’origine animale. Cette opération se réalise avant la mise sur le marché des denrées d’origine animale, car elle permet d’éviter la mise sur le marché de viandes impropres à la consommation. Elle a été réalisée sur tous les animaux abattus dans l’abattoir. Elle commence par une observation générale de la carcasse en vue d’apprécier la couleur de la viande et l’état d’embonpoint de la carcasse. Ensuite nous procédons à la palpation de certaines parties et organes comme les ganglions lymphatiques, le cœur, la langue, les poumons, la foi, le rein et les muscles afin de détecter toutes anomalies comme les œdèmes, abcès et tous signes d’actinobacillose. L’incision de certaines parties comme la langue, le cœur, l’œsophage et les muscles permet de déceler la présence des cysticerques. L’incision des points d’injections en passant par l’examen des ganglions pré-scapulaires, des ganglions poplités et des reins permet de rechercher les lésions internes telles que les abcès, les calculs rénaux et la tuberculose.
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Au cours de notre stage à la DDAEP, 34 Carcasses et viscères d’animaux dont 7 carcasses porcines, 4 carcasses de petits ruminants et 23 carcasses de bovins ont été inspectées. Les pathologies et lésions rencontrées sont : la congestion et l’hépatisation chez les bovins puis la cysticercose, la congestion et les abcès chez le porc et les petits ruminants (tableau 1).
Congestion
La congestion est l’augmentation subite de la quantité de sang contenue dans les vaisseaux d’un organe ou d’une partie d’organe. Elle s’accompagne d’une dilatation des vaisseaux sanguins, surtout artériels.
Au cours des inspections, quatre (04) cas de congestions ont été observés chez les bovins, un (01) chez les petits ruminants et deux (02) chez les porcs.
Abcès
Accumulation de pus qui se forme à la suite d’une infection par des microorganismes, le plus souvent des bactéries. Il se forme dans n’importe quel tissu de l’organisme (la peau, le muscle, l’œil, l’intestin, le cerveau, les reins...).
Deux (02) cas d’abcès ont été identifiés chez les porcs et un (01) cas chez les petits ruminants lors des inspections.
Cysticercose
C’est une infestation parasitaire par les larves de ténia qui se logent préférentiellement dans les muscles.
Quatre (04) cas de cysticercose ont été identifiés chez les porcs au cours des inspections. Elle est caractérisée par :
la présence de petites lésions blanches dans les muscles (cysticerques deux à trois semaines après l’infection) ;
la présence de vésicules transparentes et claires de 5 mm x 10mm (cysticerque infectieux, 12 à 15 semaines après infection) ;
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la présence de kystes opaques ressemblant à des perles (après 15 semaines d’infection) ;
la dégénérescence, la caséification et la calcification des kystes (après 12 mois) ;
l’occurrence myocardite dégénérative (FAO/OMS, 2004).
Caculs rénaux
Ce sont des concrétions (pierres) formées par des sels minéraux qui s’accumulent dans le rein.
Au cours de l’inspection, trois (03) cas de caculs rénaux ont été observés chez les bovins.
Actinobacillose
C’est une maladie qui affecte les tissus mous et les ganglions lymphatiques. Les symptômes se présentent comme suit :
langue hypertrophiée et de consistance fibreuse dure ;
amas de petits nodules jaunâtres et érosion de la muqueuse de la langue ;
lésion granulomateuse des ganglions lymphatiques ;
épaississement marqué de la partie inférieure de l’œsophage et de la paroi intestinale ;
plaques surélevées et érosion de la muqueuse de la pense et du réseau ;
lésion du foie et du diaphragme due au contact avec le réseau (FAO/OMS, 2004).
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Tableau 1: Récapitulation des pathologies rencontrées et saisies effectuées au cours des inspections réalisées
Espèces animales
Nombre d'animaux
abattus Pathologies
Organes saisis (saisies partielles) Foie Poumons Intestins Reins
Bovins 23
Caculs rénaux - - - 3
Congestion 04 01 - -
Hépatisation 02 - - -
Petits
ruminants 4 Congestion 1 - 0 -
Abcès - 1 - -
Porcs 7
Cysticercose 03 01 _ -
Congestion 02 - - -
Abcès 01 - - 01
2.1.2. Vaccination
La vaccination est une opération qui consiste à inoculer un vaccin dans l’organisme d’un animal afin d’immuniser ce dernier contre une maladie. Au cours de notre stage, nous avons vacciné les bovins contre la PPCB et la pasteurellose bovine. La PPCB est une grave maladie bactérienne affectant les poumons des bovins. Elle est causée par la bactérie Mycoplasma mycoides et provoque chez les animaux atteints une inflammation des enveloppes des poumons.
La pasteurellose est une maladie infectieuse animale due aux germes du genre Pasteurella dont le plus fréquent en pathologie est Pasteurella multocida.
Nous avons vacciné plus de 500 têtes de bovins contre la pasteurellose et la PPCB à l’aide d’un vaccin appelé PASTOVAX utilisé dans le cas de la pasteurellose et Périvax dans le cas de la PPCB à raison d’un flacon de solution pour 50 sujets. Ils sont administrés par voie sous-cutané.
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Figure 2 : Vaccination des bovins contre la PPCB et la pasteurellose 2.2. Difficultés rencontrées
Au cours de notre stage, nous avons été confrontés à plusieurs difficultés au nombre desquelles nous pouvons citer :
accès difficile à certaines exploitations à cause de l’état des voies ;
manque d’information sur les caractéristiques de l’élevage des petits ruminants dans ces localités ;
l’indisponibilité des éleveurs pour la collecte des informations.
2.3. Problème identifié
Au cours de notre stage, nous avons constaté que les espèces animales les plus élevés sont les volailles et les petits ruminants. Les animaux sont pour la plupart élevés en divagation par les villageois qui donnent peu d’importance aux techniques élémentaire d’élevage. Par ailleurs, les professionnels en santé animale du DDAEP Collines sont en nombre très insuffisant et n’arrivent guère à satisfaire aux besoins des éleveurs en matière de soins vétérinaires. A l’issue de notre stage, nous avons donc décidé de faire une étude sur la gestion des élevages traditionnels de petits ruminants et des facteurs influençant sur leur productivité afin de faire
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des recommandations pouvant aider au développement de l’élevage en milieu villageois.
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TROISIEME PARTIE : Etat des lieux des facteurs d’influence de l’élevage traditionnel de
petits-ruminants dans les Communes de Dassa-
Zoumé et Glazoué.
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3.1 Synthèse bibliographique
3.1.1 Races ovines existantes au Bénin
Mouton Djallonké
Les moutons Djallonké se rencontrent au-dessus du 14ème parallèle en Guinée, au Mali, au Niger, au Bénin, au Nigeria et en Afrique centrale. Ils sont caractérisés par leur petite taille (0,40 à 0,60 m au garrot) et leur adaptation à des climats humides. Le profil de la tête est rectiligne, les oreilles courtes. Les cornes du bélier ont une longueur moyenne et s’enroulent de l’arrière vers l’avant, en spirale fermée. Chez la brebis, les cornes sont généralement absentes. Le dimorphisme sexuel est très net, la robe est blanche avec des tâches noires plus ou moins étendues sur la tête et l’encolure. Chez le bélier, les poils forment une crinière et un camail de l’encolure au garrot. Le poids varie de 20 à 30 kg et le rendement en viande est de 46 à 48%. La viande est de bonne qualité (Youssao, 2015).
Figure 3: Bouc guinéen (Youssao, 2015)
Mouton peuhl
Les moutons peuhls se rencontrent dans toute l’Afrique sahélienne et nord soudanienne de l’Ouest et du Centre et sont élevés par des pasteurs peulh. Ce sont des animaux de grande taille (0,65 à 0,75 m au garrot) avec un poids adulte qui varie de 30 à 50 kg. Le profil est convexe, les cornes bien développées chez le bélier et portées horizontalement. Lorsque les brebis en portent, elles sont fines.
Les oreilles sont étroites et tombantes. Le garrot est saillant, pas de crinière ni
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camail. Le pelage est ras, la couleur varie suivant les sous races : pie-noire chez les Peulh-Peulhs, pie avec de petites taches noires chez les warbés, blanc uni chez les Bali-Bali, bicolores chez les Ouda, l’avant étant brun foncé ou noir, l’arrière blanc. C’est un bon animal de boucherie et son rendement à l’abattage varie de 48 à 50% et sa peau est utilisée par les artisans (Youssao, 2015).
Figure 4 : Bélier sahélien (Youssao, 2015) 3.1.2 Races caprines existantes au Bénin
Chèvre naine
La chèvre naine se rencontre dans les zones humides où la pluviométrie atteint et dépasse 1000 mm. Elle pèse environ 18 à 20 kg et la taille est petite, environ 35 à 50 cm. La tête est forte à profil rectiligne, légèrement concave. Très rustique, elle résiste parfaitement dans les zones infestées par les glossines. Le rendement à l’abattage varie de 55 à 60% (Youssao, 2015).
Figure 5 : Chèvre naine (Baguima, 2011)
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Chèvre du sahel
La chèvre du sahel est un caprin de grande taille (80 à 95 cm au garrot chez le mâle et 70 à 75 cm chez la femelle). Son poids varie de 25 à 30 kg, sa tête est petite et son chanfrein est rectiligne. Les cornes sont longues, les oreilles sont courtes horizontalement ou tombantes, les barbiches et les pendeloques sont fréquentes, la croupe est inclinée, la couleur de la robe varie avec les ethnies et les régions. Le poil est ras, le bouc a une crinière qui s’étend jusqu’à la croupe.
Très prolifique, elle donne souvent des jumeaux. La production laitière est de 70 kg pour des lactations de 120 jours. La viande est sans odeur, sauf chez les vieux boucs, le rendement est de 40 à 45% (Youssao, 2015).
Figure 6 : Chèvre du sahel (Baguima, 2011) 3.1.3 Habitat
Au Bénin, certains animaux sont laissés en divagation le jour pour le pâturage et sont gardés la nuit. D’autres éleveurs disposent sur leur ferme de la verdure, ce qui permet aux animaux de s’alimenter le jour comme la nuit. L’habitat des petits ruminants est le plus souvent composé de deux bâtiments permanents :
Bergerie (les animaux restent dans des compartiments bien construits et bien aménagés)
Bâtiment précaire sous forme de paillote : les enclos (les animaux sont attachés aux piquets dans des espaces clôturés en terre battue ou bois)
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3.1.4 Les systèmes d’élevages
Les systèmes d’élevage sont surtout traditionnels (pastoral, agropastoral et sédentaire) et accessoirement périurbains (Missohou et al., 2016).
L’élevage pastoral transhumant
Ce système d’élevage localisé dans le nord et le centre concerne essentiellement les bovins avec accessoirement des ovins et des caprins.
Cet élevage évolue actuellement vers un système mixte agriculture – élevage sous l’effet de l’introduction de la culture de coton et de certaines cultures vivrières.
Les populations pastorales sont bien intégrées dans les sociétés agricoles des départements du Nord.
Elles cultivent les vivriers, voire quelquefois le coton avec de très bons rendements dus à l’utilisation de la fumure organique.
Les contraintes majeures à ce système de production sont le manque d’eau pour l’abreuvement du bétail et la mauvaise qualité de l’alimentation animale pendant la saison sèche. Les éleveurs ont régulièrement recours aux vétérinaires pour la vaccination et le traitement de leurs animaux. Ils distribuent régulièrement du sel de cuisine aux animaux et valorisent au mieux les résidus de récolte. Quelques- uns pratiquent les cultures fourragères et la fenaison (DE, 2002)
Le système agropastoral traditionnel.
Le milieu soudano-sahélien connaît une grande variabilité interannuelle du climat.
Les petits ruminants sont souvent présents dans les concessions. Chaque jour, les petits ruminants vont au pâturage. Après les récoltes, les animaux vont sur les champs, gardés par un berger. Puis ils divaguent librement jusqu’à fin juin. En saison de culture, 3 types de conduites sont suivis :
• le gardiennage d’un troupeau collectif, avec une durée de pâturage courte, de 4 à 6 heures ;
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• la mise au piquet sous les arbres ou le long des chemins, avec retour à la concession pour la nuit ;
• la conduite des ovins avec les bovins (Meyer et al., 2004).
Le système sédentaire
Le mode de conduite sédentaire est largement réparti dans les zones agro écologiques où la gestion du cheptel ne pose pas de contraintes particulières en période de culture. Il exploite différentes ressources dont le foin récolté des parcours et les résidus de culture. Le déstockage temporel de ces ressources est la principale stratégie de sécurisation alimentaire (Camara, 2007). Il est pratiqué par des agriculteurs et des non-ruraux qui confient leurs animaux à des tiers (notamment des Peulhs lorsqu'il s'agit des bovins) et par des éleveurs en cours de sédentarisation. Il est pratiqué essentiellement dans le Centre, le Sud Bénin et l’Ouest Atacora (DE, 2002). Les animaux vivent dans et autour du village. C’est une réserve d’argent pour les petits éleveurs.
Systèmes d’élevage périurbain.
En Afrique de l’Ouest, les élevages périurbains (développés en ville ou à sa périphérie) constituent la principale composante des systèmes modernes à côté des élevages caprins en station, dans les centres de recherche et dans les universités (Missohou et al., 2016). Elle est caractérisée par :
une stabulation permanente des animaux toute l’année. Les animaux sont nourris à base d’herbe fauchée et distribuée à l’étable, de déchets ménagers, de résidus de culture et de sous-produits agro-industriels ;
un accès fréquent aux produits vétérinaires ;
la valorisation des déjections sous forme d’engrais ou mises à la décharge publique.
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3.1.5 Alimentation : ressources alimentaires disponibles pour l’alimentation des ovins et des caprins.
Les pâturages naturels, aliments privilégiés du cheptel ovins et caprins, sont d’une productivité variable selon les zones de végétation. Que ces plantes soient naturelles ou cultivées, elles servent d’aliments indispensables pour les ruminants en général et les ovins et caprins en particulier. Les plantes fourragères en climat tropical humide sont classées en deux catégories : les herbacées (les graminées, les légumineuses) et les ligneux.
Herbacées
Les plantes herbacées regroupent notamment les graminées et les légumineuses.
Graminées
Les graminées sont des plantes dont les feuilles sont généralement en forme de ruban, les tiges creuses, les fruits sont des grains en épis ou en grappe. Le niveau d’utilisation des graminées dans l’alimentation des ovins varie selon la région et selon la perception des éleveurs. D’après une étude réalisée par Vidjinnagni ( 2007) par dans le département de l’atlantique (sud-Bénin), 17 graminées (Andropogon gayanus, Andropogon tectorum, Brachiaria deflexa, Cynodon dactylon, Cyperus rotundus, Dactyloctenium aepgyptiaca, Digitaria horizontalis, Eleusine indica, Imperata cylindrica, Kyllinga squamulata, Panicum maximum, Paspalum orbiculare, Pennisetum polystachion, Rottboellia cochinchinensis, Setaria barbata, Sorghum arundinaceum, Sporobolus pyramidalis) ont été reconnues par les éleveurs comme espèces fourragères utilisables dans l’alimentation des petits ruminants, mais selon le même auteur, seul Panicum maximum était réellement utilisé.
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Légumineuses
En alimentation animale, l'intérêt principal des légumineuses tropicales est l'apport protéique dans la ration grâce à leur teneur en matières azotées nettement supérieure à celle des graminées tropicales (Babatoundé, 2005). Elles présentent un très grand intérêt dans l’amélioration de la valeur alimentaire du fourrage des ruminants. Elles interviennent à deux niveaux : d’une part, pour augmenter le niveau protéique de la ration de base, en particulier dans le cas des prairies naturelles et d’autre part, pour augmenter le disponible fourrager durant la saison sèche en prolongeant la présence du couvert végétal lorsque le déficit hydrique superficiel devient facteur limitant de la croissance des graminées (Xande et al., 1989). La famille des légumineuses compte environ 18.000 espèces et est divisée en trois sous-familles : Papilionoideae (12.000 espèces), Césalpinoideae (3.000 espèces) et Mimosoideae (3.000 espèces). Les deux dernières sont surtout limitées aux zones tropicales et se composent en particulier d’espèces ligneuses. Les papilinoideae sont répandues dans les zones tempérées et tropicales (Bayer et al., 1999).
Sous-produits agro-industriels (SPAI)
Les produits dérivés de la transformation industrielle des matières premières agricoles constituent un groupe de ressources alimentaires. On les qualifie souvent de concentrés, car ils contiennent moins de fibres et, en général, des proportions d’énergie et / ou d’azote digestibles nettement plus importantes que les fourrages.
C’est le cas pour les sous-produits de l’huilerie (tourteaux de coton, d’arachide, de soja, etc.), de la meunerie (sons, farines basses de céréales), de la sucrerie et de la brasserie (mélasse, drêches) ainsi que de la conserverie de légumes ou de fruits (tomates, ananas, agrumes, etc.) (Idrissou, 2016).
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Autres ressources
Résidus et sous-produits de culture dans les systèmes agropastoraux en zone sèche et dans les systèmes périurbains, les produits de culture sans valeur directe sont utilisables en complémentation alimentaire. Les fanes (arachide, pois, haricot…) et les pailles (maïs, sorgho, riz, millet), les bouts blancs de canne, les feuilles et les stipes de bananiers, les tubercules et les feuilles de manioc constituent un ensemble diversifié de ressources fourragères. Ils jouent un rôle de première importance pour faciliter le passage de la saison sèche ou pour constituer des rations équilibrées en cas de systèmes en stabulation permanente ou partielle. Ces fourrages peuvent représenter 30 à 50 % de la ration quotidienne des animaux.
Leur disponibilité dépend de la nature et de l’intensité de l’activité agricole dans la zone. Leur utilisation fait souvent l’objet de tractations commerciales ou d’échanges entre éleveurs et agriculteurs ; ils participent grandement aux transferts de fertilité à l’intérieur des systèmes (Guerin et al., 2002).
3.2 Matériel et Méthodologie
3.2.1 Matériel
Milieux d’étude
Nous avons mené nos enquêtes dans les communes de Dassa-Zoumé et de Glazoué dans le département des collines.
a) Situation géographique du département des collines.
Situé entre le Togo à l’Ouest le Nigéria à l’Est, l’actuel département des Collines a été détaché de l'ancien département du Zou lors de la réforme administrative de 1999 par la loi du 15 janvier 1999. Il est limité au Nord par les départements de la Donga, du Borgou, au Sud par ceux du Zou et du Plateau. Il couvre une superficie de 13 931 km² et est constitué de six (6) communes que sont Bantè, Dassa-Zoumè, Glazoué, Ouèssè, Savalou et Savè. Ces communes sont
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subdivisées en 60 arrondissements et 297 villages et quartiers de ville (INSAE, 2016).
b) Milieu naturel
Le département des Collines appartient intégralement à la zone de climat soudano- guinéen à deux (02) saisons pluvieuses et deux (02) saisons sèches avec des aléas.
Le nombre total normal de jours de pluie dans l’année varie entre 80 et 110. Il en résulte quatre saisons :
une saison des pluies principale : de Mars à Juillet ;
une saison sèche mineure : d’Août à Septembre ;
une saison des pluies mineure : d’Octobre à Novembre ;
une saison sèche principale : de Décembre à Mars.
La zone est assez homogène, couvrant une pénéplaine modelée sur un socle précambrien et dominé par des collines de 300 m en moyenne d’altitude. La savane arborée est la végétation dominante de la zone et est plus prononcée vers le nord.
Le département des Collines a un réseau hydrographique peu important.
Néanmoins, quelques rivières permettent d’assurer partiellement la couverture des besoins en eau des populations.
Les sols sont de type ferrugineux tropical sur socle cristallin aux caractéristiques très variables. Dans le département, on note encore une disponibilité des terres avec cependant une forte tendance à la réduction dans les localités de Dassa, Savalou et Savè à cause des collines. On rencontre également des sols noirs et hydromorphes dans les vallées des fleuves et des rivières qui traversent la zone (INSAE, 2016).
c) Données socio-économiques
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Démographie
Estimé à 717.447 habitants en 2013, la répartition par sexe de cette population reflète la tendance observée au niveau national. En effet, on enregistre 50,7% de femmes contre 49,3% d’hommes. Les ethnies majoritairement rencontrées sont les Idaatcha, Mahi, Nago, Shabè et Peulh (INSAE, 2016).
Activités économiques du département
Les activités dominantes dans le département des collines sont : l’agriculture, la pêche, la chasse, le commerce, la restauration et l’hébergement et en fin, l’industrie manufacturière.
Toutes les communes du département sont agricoles avec des proportions de : 63,6% (Gazoué), 63,5% (Dassa-Zoumé), 63,00 (Savalou), 50,5% (Savè), 56,6%
(Ouessè) et 60,9% (Bantè) (INSAE, 2016).
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Figure 7: Carte des Communes du département des Collines (INSAE, 2016)
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Échantillonnage
Le cadre de l’étude est le département des Collines représenté par deux (02) communes que sont les communes de Dassa-Zoumé et de Glazoué. Un total de 84 éleveurs de petits ruminants a été interviewé à l’aide d’un questionnaire sur l’élevage traditionnel des petits ruminants. Nous avons ciblé les éleveurs en fonction de la taille du troupeau à raison de 4 têtes de petits ruminants au minimum par élevage. Les données ont été collectées au moyen d’une enquête rétrospective et un entretien direct avec les éleveurs.
3.2.2 Méthode de collecte de données et analyses statistiques
Les données collectées ont été enregistrées et codées dans une base de données conçue dans le tableur Excel 2016 puis analysées à l’aide du logiciel R version 3.5.1. (R Core Team, 2016).
Les fréquences relatives des variables qualitatives ont été calculées et la comparaison deux à deux a été faite avec le test bilatéral de Z. Pour chaque fréquence relative P, un intervalle de confiance (ICP) a été calculé.
La procédure de régression linéaire multiple a été utilisée pour prédire la taille des cheptels à partir de différentes variables explicatives. L’approche de régression itérative a été utilisée pour rechercher les variables qui proposent le meilleur coefficient de détermination. La précision du modèle finale a été donnée à travers le coefficient de détermination (R²).
Le modèle linéaire finale a été utilisé dans l’analyse de variance (ANOVA) à un seul facteur contrôlé pour déterminer l’existence de différence entre les moyennes de groupes. Les moyennes calculées ont été comparées par le test de TukeyHSD pour repérer les paires de groupes significativement différents.
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3.3 Résultats
3.3.1 Caractéristiques socio-démographiques des éleveurs.
Dans les deux communes d’étude une diversité d’ethnie a été notée. Les Idaatcha (55,41%) et les Mahi (50%) sont les ethnies dominantes respectivement à Dassa- Zoumé et Glazoué mais aucune différence significative n’a été notée (Tableau 2).
La plupart des éleveurs dans les deux communes sont de sexe masculin et l’agriculture constitue leur première source de revenue (41,89% à Dassa-Zoumé et 50% à Glazoué). Cependant, il y a significativement plus d’artisans à Dassa- Zoumé et plus d’éleveurs à Glazoué(p<0.05). Les répondants de Glazoué sont mieux éduqués que ceux de Dassa-Zoumé.Bien que la majorité des répondants des deux communes se retrouvent dans la tranche d’âge de 31-50 ans dans les deux communes, il existe une proportion non négligeable de répondants de la tranche d’âge 51-100 ans dans la commune de Dassa-Zoumé (p<0.05).