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De la rupture des varices des veines du cordon · BabordNum

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(1)

FACULTÉ DE

MÉDECINE

ET DE

PHARMACIE DE BORDEAUX

ANNÉE 1902-1903 75

DE LA RUPTURE

DES

Varices des Veines dn Cordon

THESE POUR LE DOCTORAT EN MEDECINE

Présentée et soutenuepubliquement te 14 janvier 1903

PAR

Albert-Léopold LAS SERRE

Né à Moissac(Tarn-et-Garonne), le 5 octobre 1877.

ÉLÈVEDU SERVICE DESANTE DELA MARINE

MM. PIÉCHAUD, professeur,président.

Examinateurs delaThèse

\

BOURSIER, professeur. \

) CHAVANNAZ, agrégé. \ Juges.

BÉGOUIN, agrégé.

beCandidat répondraaux questions qui lui serontfaitessur lesdiverses parties de l'Enseignementmédieal.

BORDEAUX

Imprimerie J. DURAND, 20, rue Condillac

1903

(2)

FACULTÉ

DE

MÉDECINE

ET DE PHARMACIE DE

BORDEAUX

M. de NABIAS Doyen. | M. PITRES,... Doyenhonoraire.

PROFESSEURS :

MM. MIOÉ

DUPUY.. ) Professeurs honoraires.

MOUSSOUS

Clinique interne.

Cliniqueexterne Pathologie et théra¬

peutique générales.

Thérapeutique...

Médecine opératoire..

Clinique d'accouchements....

Anatomiepathologique Anatomie.

Anatomie générale et histologie

Physiologie Hygiène Médecinelégale

MM.

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Physique biologiqueetélectri¬

cité médicale Chimie

Histoire naturelle....

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gique

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des enfants

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Pathologie exotique..

MM.

BERGONIÉ.

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guillaud, figuier.

deNABIAS.

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boursier.

A. MOUSSOUS DENIGÈS.

SIGALAS LE DANTEC.

AGREGES EN EXERCICE :

sectionde médecine (Pathologieinterne etMédecinelégale).

MM. CASSAET.

SABRAZÈS.

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MM. MONGOUR.

CABANNES.

Pathologieexterne.

section de chirurgieet accouchements MM. DENUCÉ.

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Accouchements....

BEGOUIN.

FIEUX.

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Anatomie.

section des sciences anatomiques etphysiologiques MM. GENTES. | Physiologie MM.

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Chimie,

sectiondes sciencesphysiques

M. BÉNECH. | Pharmacie.... M. DUPOUY.

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DUBREURH

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Physiologie Embryologie Ophtalmologie

Hydrologieetminéralogie

POUSSON.

moure.

régis. , denuce.

RONDOT

ANDERODIAS.

pachon

PRINCETEAU.

LAGRANGE.

cardes.

Le Secrétaire de la Faculté: LEMA1RE-

Pardélibération du 5 août 1879, la Facultéa arrêté que les opinionsémises dan

J.ne s esquilui sont présentées doiventêtreconsidérées commepropresà leursauteuri quelle n'entendleur donner ni approbation niimprobation.

(3)

A MON

PERE, A MA MÈRE

A MON FRÈRE Léopold LASSERRE Lieutenant d'artillerie.

THÈSEusserre. 1

(4)

MEIS ET AM1CIS

A MES MAITRES

DE LA MARINE ET DE LA FACULTÉ

A MES CAMARADES

DU CORPS DE SANTÉ DE LA MARINE ET DE L'ARMÉE COLONIALE

(5)
(6)

A MON

PRÉSIDENT

DE

THÈSE

Monsieur le Docteur PIÉCHAUD

Professeur de Clinique chirurgicaledes enfants, Chirurgien des Hôpitaux,

Officier de VInstruction publique.

(7)

Arrivé au terme de nos études médicales, il nous resteun devoir agréable entre tous

à remplir

:

celui de remercier

tous ceux qui de près ou deloin se sont

intéressés à

nous

et

nousont aidé à atteindre notre but.

Toute notre affection, toute notre reconnaissance la plus profonde pourront seules rendre à notre père et

à

notre

mère tout ce qu'ils ont fait pour nous et les

dédommager

defous les sacrifices qu'ils se sont imposés.

Pendant les trois années que nous venons de passer

à

l'École de Bordeaux, nous avons rencontré d'excellents

camarades toujours, de bons amis souvent; nous nevoulons

pasles quitter sans leur dire...un.mot.d'adieu ou plutôt d'au

revoir et lesassurer que leur souvenir et celui des heures agréables que nous avons passéesavec eux restera toujours présent à notre esprit.

Que MM. Pezet et Fréchou qui nous aidèrent dans la rédaction de notre travail reçoivent ici tous nos remercie¬

ments.

Dansnos professeurs de la Marine et de la Faculté, nous avons toujours eu des maîtres indulgents et bons à quinous devons le meilleur de ce que nous savons; qu'ils soient

assurés de toute notre gratitude. Parmi eux, M. le

profes¬

seur Chavannaz a bien voulu nous donner le sujet de notre these

inaugurale

et nous communiquer une observation personnelle; il nous a, de plus, aidé de ses conseils et de sa science.Nousl'en remercions bien sincèrement etn'oublions pas1accueil affable que nous avons

toujours trouvé auprès

de lui.

(8)

Enfin M. le professeur Piéchauda bien voulu accepter la présidence de notre thèse; qu'il reçoive ici l'assurance de toute notre gratitude pour l'honneur qu'il nous fait aujour¬

d'hui. Nous avons suivi son service l'an dernier etnous nous rappellerons longtemps sa bonté pour ses petits mala¬

des et pour ses élèves.Nousessayerons plus tard del'imiter.

A. L.

Bordeaux, le 14janvier 1903.

(9)

INTRODUCTION

La dilatation variquente des veines du

cordon

a

été obser¬

vée dès la plus haute antiquité.

Aussi

la voyons-nous

étudiée

même par les premiers chirurgiens;

Celse, Paul d'Egine,

Guyde Chauliac, Ambroise Paré, Dionis en donnent un

trai¬

tement qui sera à peu près repris par les

chirurgiens moder¬

nes et qui entre leurs mains, grâce à

l'antisepsie, donnera

des résultatsincomparables. De plus,

si les Anciens s'étaient

placésàun point de vue purement

pratiques, les

auteurs

du

siècle se préoccupent peut-être davantage

de l'étiologie, de

lapathogéniede cette afïection, en

recherchant la nature et

les causes, en faisant même avec Bouchard, une véritable insuffisance congénitale des tissus,

insuffisance héréditaire,

enun mot une véritabledégénérescence.

Aussi, actuellement, trouverait-on difficilement une

mala¬

die ayant été étudié de façon plus approfondie à tous

les

points de vue et il serait bien difficile de donner quelque

chose de neuf sur le varicocèle. Aussi ne l'essayerons-nous

pas; nousnous contenterons simplement de mettre un peu plus en relief un point des

complications du varicocèle, laissé

presque partout dans l'ombre : nous voulons

parler de la

rupture decesdilatations variqueuses.

Dans l'exposé de notre étude nous avons

suivi l'ordre

suivant:

Introduction.

Chapitre i. Anatomie du cordon et deses varices. Leur anatomie pathologique.

(10)

10

Chapitre ii.

Étiologie,

pathogéniede leursruptures.

Observations.

Chapitre iii.

Symptomatologie

de ces ruptures.

Chapitreiv. Leur diagnostic.

Chapitre v. Pronostic.

Chapitre vi. Traitement.

Conclusions.

(11)

11

CHAPITRE

PREMIER

Avant d'aborder l'étude de notre sujet, nous sommes obligé d'entrer dans

quelques considérations anatomiques et

anatomo-pathologiques sur

les veines du cordon et leurs

varices.

A l'état normal, les veines issues

de la glande génitale se

groupenten trois faisceaux :

l'antérieur de beaucoup le plus

volumineux, entoure l'artère

spermatique; le moyen

accompagne l'artère

déférentielle et le canal déférent, le pos¬

térieur estformé par la réunion

de quelques veines issues du

pôle inférieurdu testicule etde la queue

de l'épididyme. Le

groupe antérieur se jette dans

la veine

cave

inférieure à

droite; à gauche, dans les

veines rénales; le groupe posté¬

rieur se jette dans les veines

spermatiques. On considère, en

général, le groupe antérieur comme

le premier frappé et

commele plus atteint dans le cas

où toutes les veines sper¬

matiques sont ectasiées. Horteloup, au

contraire, décrit la

phlébectasie comme beaucoup plus rapide et

plus accentuée

dans le plexus funiculaire postérieur.

Quoiqu'il

en

soit, si le

varicocèle est total, le paquet variqueux

prend la forme d'un

cône dont le sommetest supérieur et

dont la base répond

au

testicule. Ce dernier, parfois

débordé de toutes parts, parait

enfoncé au milieu de ces flexuosités veineuses que

l'on

a justement comparées à une

agglomération de

vers ou

d'intes¬

tins de poulet. Ces veines variqueuses

reliées

par

de

nom¬

breuses anastomoses forment une masse inextricable, au milieu de laquelle lecanal déférent

semble perdu.

Mais, si, souvent, le processus

morbide paraît atteindre à

la fois tout le systèmedesveines,

il faut néanmoins distinguer

(12)

des cas il semble se localiser à un seul groupe. Tantôt

c'est le faisceau antérieur qui est malade, tantôt c'est le faisceau postérieur et la rupture et

l'hémorragie

consécutive

ne dépendront que de l'un.

Le processus variqueux peut porter sur les veines à des hauteurs différentes; aussi, à une époque, avait-on voulu dis¬

tinguer ces varices en cirsocèles ou varices du cordon et varicocèle ou dilatation variqueuse du scrotum. Mais c'était une distinction bien subtile qui n'estpas restée, car ces deux états ne sont en somme quedeux étapes du varicocèle, qui le plus souvent coexistent ou se succèdent de façon très rapprochée. Ces varices s'arrêtent le plus souvent au niveau de l'orifice externe du canal inguinal. Ce n'est pas du reste

une règle absolue, cardans le cas de varicocèle volumineux, l'état variqueux se prolonge sur toute la hauteur des veines

spermatiques.

Au point de vue

histologique,

les altérations sont les sui¬

vantes; mais avant tout, il faut faire remarquer qu'elles

mettent beaucoup plus

longtemps

que les varices ordinaires pour arriver au terme ultime du développement phlébo-

scléreux. D'après Cornil, après une période de simple dilata¬

tion, survient l'état variqueux vrai caractérisé par la dilata¬

tion des veines avec

hypertrophie

de leursparois, c'est-à-dire

par la phlébite chronique. La tunique interne est celle quise ressentle moins de cetteinflammation. Latunique moyenne,

au contraire, est le siège d'une hyperplasie considérable du

tissu conjonctif qui aboutitfinalementà la formation dutissu fibreux. Lorsque l'état variqueux est parvenu au dernier degré de son évolution, la paroi veineuse est devenue mécon¬

naissable. On peut même y trouver parfois, comme dans les

varices des membres inférieurs, des concrétions calcaires enfoncées au milieu des travées fibreuses. L'épaisseur de

la

tubique moyenne est de deux à dix fois plus considérable qu'à l'état normal, la dilatation porte, non seulement sur le

tronc de la veine, mais aussi sur toutes les veinules et les vaso-vasorum. Enfin, il faut remarquer qu'en

général le

(13)

tissu cellulaire, dans lequelbaignent

les éléments du cordon,

estindemne de toute altération.

Ces veines, avec le canal déférent

les artères et les nerfs,

sont entourées par un tissu

cellulaire très lâche qui permet

leur glissement.

Ces divers

organes

seront enveloppés en

bas,par unprolongement

de la vaginale qui vient d'entourer

letesticule etde l'isoler en quelque sorte; en

haut,

par une

membranecelluleuse qui n'est autre chose

qu'une expansion

de l'aponévrose du grand

oblique. Le cordon

se

meut donc

clans uneatmosphère de tissu

cellulaire lâche, au-dessous de

la peau, du dartos, de la

couche celluleuse, du crémaster et

de satunique fibreuse qui

l'enveloppent

comme

ils envelop¬

pentletesticule. Dans le canal

inguinal,

ces

éléments restent

encore réunis, mais au niveau de

l'orifice interne, ils

se séparent; le tissu cellulaire du

cordon

va

communiquer

avec

celui de la fosse iliaque interne et avec

le tissu cellulo-

graisseux sous-péritonéal. Ces

faits sont importants à

con¬

naître au point de vue de la

marche des épanchements

sanguins produits par la rupture

de

ces

varices qui vont

constituer une sorte d'hématocèle funiculaire, hématome

serait même peut-être plus exact, comme nous

le

verrons

plus loin.

(14)
(15)

CHAPITRE II

La rupture de ces

varice n'est

pas une

complication très

fréquente du varicocèle,

puisque

nous

n'avons

pu

en retrou¬

ver que quelques

observations et

que

dans les traités de chi¬

rurgie, même les plusrécents, on

la trouve à peine signalée

quelquefois elle ne l'est

même

pas.

Et pourtant si l'on étudie

lapathogéniede

l'hématocèle funiculaire,

on

la trouve toujours

rangée parmi les causes adjuvantes,

et souvent déterminantes

decette affection; on peut même se

demander si, cette héma-

tocèle étudiée pour la première

fois

par

Pott et attribuée par

lui à une rupture des veines

spermatiques, n'est pas due à

une rupture de ces veines ayant

subi la dégénérescence vari¬

queuse à un degré plus ou

moins avancé, comme cela se

produit du reste chez la femme ou

l'hématocèle rétro-utérine

peut être due à la rupturedes

varices du plexus utéro-ovarien.

Aussi, est-il permis de penser que

bien des

cas

en restent

inconnus, soit parce que

l'hémorragie n'a produit qu'un fai¬

ble épancliement sans grande

importance et vite résorbé,

soit parce que la dilatation

variqueuse n'était pas considé¬

rable et a passé inaperçue, toute

l'attention étant portée sur

l'épanchement. De plus on

comprend facilement que ces

ruptures ne sont pas aussi

nombreuses

que

celles de varices

du membreinférieur, par

exemple,

car par sa

position seule

le cordon est moins exposé aux

chocs et

aux

traumatismes

Que la jambe ou la cuisse, où nous

trouvons souvent

une cause fréquente de rupture,

l'ulcère variqueux, que nous

ne rencontrons pas au

milieu du cordon. 11 faut aussi tenir

compte pour expliquer la rareté

de

ces

ruptures des varices

spermatiques, de ce fait que,

d'après les anatomo-patholo-

gistes et Périer en particulier,

la paroi de

ces

vaisseaux atteint

(16)

16

rarement un degré de dégénérescence aussi avancée que celle des membres; le processus variqueux s'arrête générale¬

ment avant.

Ces ruptures se produisent à l'âgeadulte, carle varicocèle

ne se

développe

en général qu'avec les organes génitaux, c'est-à-dire à l'époque de la puberté ; on le considère comme

n'existant pas chez l'enfant et il régresseengénéral, pendant

la vieillesse. D'après Broca cette opinion serait exagérée, quoiqu'il en soit cette complication ne se montrera guère que

pendant l'âge moyen dela vie. Elle se produira surtout chez les individus qui quoiqueatteintsde varicocèle, n'en prennent

aucun soin, n'y prêtent aucune attention, menant une vie très active, aussi ce sera une complication du varicocèle des individus exerçant uneprofession pénible.

En etïet, deux facteurs principaux peuvent êtreinvoqués

dans la pathogénie des ruptures de ces varices. Ce sont d'un côté les efforts, les exercices violents; de l'autre les chocs et les traumatismes.

Si nous parcourons les observations recueillies, nous voyons que dans toutes, la rupture se ramène à cesdeux

causes agissant par des mécanismes différents. Il suffira même très souvent d'un effort minime pour la déterminer; c'est ainsi que dansdeux des observations citées, un accèsde

toux a été suffisant; elleseproduira aussi pendant ladéféca¬

tion, une stationprolongée, la danse, l'équitation, etc. Quant

auxtraumatismes nous voyons parl'observationde Bouisson, qu'ils n'ont pas besoin d'être bien graves pour la produire puisque le choc d'un morceau de pain revêtu d'une croûte dure, a été suffisant dans le cas qu'il rapporte. Et celase comprend si on songe que ces veines ectasiées sont devenues par leur

dégénérescence,

dures, fibreuses et ont perduune grande partie de leur élasticité. Qu'à ce moment pour une

cause ou pour une autre, l'afflux sanguin dans cesveines soit

augmentéou bien qu'un traumatisme se produiseà ce niveau,

ces vaisseaux sclérosés, dilatés, ne pourront pas résisterou réagir en se dilatant

davantage

et se rompront facilement.

(17)

17

C'est ce qui se

produit dans

un

choc

ou

dans

un

effort

;

dans

un choc la veine normale serait simplement

déprimée et

contusionnée, mais ici sa paroi se

brisera. Pendant

un

effort,

un exercice violent, par suite de la

contraction des muscles

de l'abdomen, il y aura

constriction de

ces

veines

au

niveau

du canal inguinal; la

circulation

en

retour

sera

gênée et la

pression excentrique

qui s'exercera

sur

les parois des vais¬

seauxspermatiques en sera

augmentée d'autant; si l'élasticité

du vaisseau n'est pas suffisante, il se rompra.

De plus il faut

aussitenir compte d'unedisposition

particulière de la struc¬

turede ces veines ; elle n'ont pasde

valvules

ou

n'en ont

que

de très peu marquées, de sorte que

la colonne sanguine

contenue dans ces veines, ne sera pas segmentée et que sa pressionen un même point sera beaucoup

plus considérable.

(18)
(19)

OBSERVATIONS

Observation de Canton. I.

(Traduite du Lancet London, 1860.)

Mortparrupture devaricoeèle

Peudetempsaprèsque nouseûmes relaté un cas demortpar rupture d'unevarice de lajambe chez un malade de l'hôpital de Charing-Crossdans le service deM. Canton, nous eûmes l'occa¬

siond'observerun autre cas ayant eu la même issue fatalepar suite del'hémorragie. Seulement, dans ce cas-ci, la varice occu¬

paitune autresituation. Le malade en question était, en effet

porteur d'unvaricoeèle siégeantsurle côté gauche et avaitreçu

unchocsurle scrotumqui, immédiatement,commençaàgonfler.

Le malade fut admis presque aussitôt à l'Hospital Collège University avecles bourses distendues et ayant le volume d'une têted'adulte.Avec cela il y avait de l'œdème du pénis et de la tuméfaction du scrotum. L'œdème scrotal sembla augmenter et prendre une coloration de mauvais aspect, n'annonçant rien

de bon.

On porta le diagnostic dehernie étranglée, mais lavéritable

naturede la lésion fut bientôt reconnue.

Une largeincision futfaite par M. Hill, le chirurgien en chef,

àlapartiepostérieure de la tumeur,pour diminuer latension et

permettre l'évacuation du liquide contenu qui avait produit l'ecchymose et la coloration.

On retira ainsi une certaine quantité de sang coagulé qui fut

aussitôt remplacépar du sang frais et l'hémorragie continua

ainsijusqu'à lamort soudaine etrapide du malade.

thèsklasserre. ^

(20)

20

En prévision de l'autopsie qui devait avoir lieu le lendemain,

oninjecta le cadavre eton découvrit ainsi un volumineux vari- cocèle, siégeant sur le côté gauche, présentant des veines élargies, épaisses et distendues. Sous l'influence du choc, l'une d'elles s'était rompueproduisant l'hémorragie.

Observation de Canton. II.

(Traduite du Lancet London, 1860.)

Quelquesjours après avoir observé le cas relaté plus haut,

nouseûmes l'occasion d'observerun autre cas analoguedansle

même hôpital. Seulement, ici l'œdème était plus considérable,il occupait le trajet ducordon et laparoi des bourses formantune tumeur très volumineuse. La vaginale et les testicules étaient absolument intacts. Comme le volume de la tuméfaction au lieu de diminuerallaitplutôt enaugmentant et que des phénomènes inflammatoires ou gangreneux allaient probablement se pro¬

duire, on fitune largeincision qui, en quelques heures, donna

issue à unegrande quantité de sang, deux pintes environ.

Cette hémorragie due à la rupture d'une veine variqueuse

du cordon, avait produit une hematocèle funiculaire comme quelques années auparavant Percival Pott l'avait observée dans

un cas analogue.

Observation III.

(Aug. Bkrard. Du diagnosticen chirurgie.)

Unouvrier, après avoir faitunechute, s'aperçut de laprésence

d'une tumeur dans l'aine. Latumeur paraissait occuper tout

le

cordon spérmatique tellement enflé qu'on nepouvait sentir son

passage à travers l'anneau inguinal. Le testicule était sain

et

placé au-dessous. Ces circonstances et la suppression de

selles

pendantdeuxjours, firentcroirequ'on avait affaireàunehernie.

Après quelques tentatives de réduction, l'opération fut com¬

mencée. Arrivéssur une poche qui fut'prise pour le sac

her^-

niaire, on ne put réduire l'intestin sans ouvrir le sac. On incisa

(21)

21

alorsl'anneauinguinal, maismalgré cela

l'intestin resta toujours

irréductible. Lamembranecontenante fut alorsouverte,

aussitôt

ilensortitune grande quantité de sang. La tumeur

s'affaissa,

laissant le cordon libre et ne renfermant ni intestins, ni épiploon. Laguérison eut lieu en peu

de jours. L'épanchement

sanguin avait été produit parla rupture

de veines variqueuses.

Observation IV.

(Bouisson. Montpellier médical, 1858.)

René-François Bellot, soldat au 5e régiment du

génie,

a

été

admis le 1erjuillet 1852, à l'hôpital

Saint-Eloi,

à

Montpellier. Cet

homme, d'uneconstitution vigoureuse, était affecté depuis

deux

ans d'unengorgement du testicule gauche et

d'un varicocèle

du même côté. Cette double lésion avait succédé à une chute

surle dospendant que lemaladeportait un

châssis

sur

l'épaule

;

le châssis ayant basculé étaitvenu frapper en avant le

testicule

gauche. Il enétait résulte une orchite suivieplutard d'un vari¬

cocèle que le malade négligeait bien qu'il fut volumineux

et

douloureuxtoutes les foisqu'il se livrait à un exercice un peu fatiguant.

Dans la soirée dujourquiprécéda son entrée à

l'hôpital,

un

deses camarades lui ayant jeté avec force sur les

testicules

un

morceau depainassezvolumineux et revêtu d'une

croûte très

dure,il s'ensuivit une douleur aiguë, suivie presque immédiate¬

mentd'unetuméfactionconsidérable et d'unecolorationviolacée s'étendantjusqu'àl'aine surle trajet du varicocèle. Il

existait

unefluctuation obscure avec sensation de collision de caillots sanguins.

Autour dufoyerprincipal, une ecchymoses'étale danspresque

toute l'étendue du scrotum ; surtout à gauche le testicule est douloureuxet dur. L'ensemble dela tumeur présente le volume

d'une orange. État général bon, point de fièvre. La présence

du

varicocèle, legenre decoup reçu, le siège de la

fluctuation font

diagnostiquerune hématocèle extra vaginale provenant de la

rupture del'une des veinesvariqueuses et ayant déterminé à

la

fois unfoyer sanguin central etune infiltration

périphérique.

(22)

Jeprescrivis une saignée de 200 grammes, des compresses

imprégnées d'eau végéto-minérale froide, laposition horizontale,

un régime sévère. Il en résulta une diminution dans la tumé¬

faction. Les jours suivants, l'ecchymose s'était disséminée, le cordon était encore très sensible.Application de douze sangsues

sur le cordongauche, continuation des compresses résolutives, purgation avec 45 grammes d'huile de ricin.

Amélioration notable vers le dixième jour. Le sang infiltré

s'est enpartie résorbé. Le foyer où l'on distinguait dès le prin¬

cipe une fluctuation obscure n'a pas diminue et semble avoir acquis de la consistance ; il n'existe qu'une médiocre sensibilité

à la pression. On applique des compresses imbibées-d'alcool camphré etplus tard de solution de muriate d'ammoniaque. La tumeurparutse ramollir et lapalpation me fit présumer qu'elle

était formée par des caillots sanguins non résorbés, autour desquels il y avait imminence de formation d'un abcès. Cette considération me décida à pratiquer une ponction avec un bistouri à la partie antérieure et supérieure de la tumeur. Il

s'écoula par l'ouverture et à l'aide d'une assez forte pression

environ 100 grammes de caillots sanguins ayant l'aspect et la

consistance de la gelée de groseille. Applicationd'uncataplasme

résolutif. Amélioration immédiate. Apparence de prochaine guérison.

Le malade s'étant levé et livré à un exercice prématuré, la

tumeur sereforma, moinsvolumineusequelapremière fois,mais

avec dessymptômesinflammatoires plusprononcés.Jepratiquai

une seconde ponction que je transformai en incision et qui donna issue à du pus et à du sang.

La guérison se prononça de plus en plus à partir de ce

moment. Elle était complète un mois après l'accident. Bellot

séjourna quelque temps de plus à l'hôpital pour se faire traiter l'engorgement chronique qui existait au testicule gauche

et

obtintunerapideamélioration sous l'influence locale desprépa¬

rations iodurées employées en friction.

(23)

Observation V.

(Schwartz. Encyclopédieinternationaledechirurgie.)

Ils'agitd'un malade porteur d'un gros

varicocèle et atteint

debronchiteaiguë. Pendantun effort de toux^ il

perçoit

comme

uncraquement accompagné d'unevive douleur

du côté de l'aine.

Aussitôtaprès semanifestaunetuméfaction énorme

de la région

inguinale, duscrotum et de larégioniliaque du

même côté

;

les

deux mains appliquées à ceniveauconstatèrent une

fluctuation

profonde, témoignage irréfutable d'une

collection liquide.

Celle-ci ne pouvait être que du sang comme nous

le montra,

quelques jours après, l'apparition d'une énorme

ecchymose qui

envahit successivement toute la paroi inférieure de l'abdomen,

l'aineet les bourses. Il s'agissait ici d'un vastehématome

diffus

avecun foyer collecté dans le canal inguinal très

probablement.

Larésolution eut lieu sans encombres.

Observation YI.

(PubliéeparMM. Bauby etDargein.

Écho

médical, 2février 1901.)

Malade présente à la Société anatomo-clinique de Toulouse.

Le malade que nous vous présentons est un

pensionnaire de

laGrave, âgédesoixante-douze ans. En décembre dernier

il est

entré dans notre service pour un accident assez rare

qui vaut la

peine de vous être communiqué, eu égard surtout auxcircon¬

stancesdans lesquelles il s'estproduit etqui le

différencient des

casanalogues.

Cethommeest arrivé àunâge avancésansmaladies sérieuses; il est seulement porteur d'une grosse hernie

inguinale gauche

bien contenue

par un bandage. En outre, c'est un

emphysé¬

mateuxsujetauxquintes de toux, détailimportant dans

l'espèce.

Enfin, nous avonsconstaté qu'ilavait desvarices probablement anciennes, aux jambes, au scrotum et le long du cordon sper- matique; mais n'en ayant jamais souffert, il les

avait

à

peine

remarquées,

(24)

Le 3 décembre 1900, Bernard E... était tranquillementassis dans lacour de l'hospice lorsqu'il a ressenti une légère douleur dans la région inguinale droite, douleur insignifiante sans doute puisqu'ilestresté toute la journée sans en chercherles causes,

sans enaviser personne.

C'est seulement lelendemain qu'en palpantla région sensible il a découvert dans ses bourses une grosseur qui n'existait pas auparavant. Il a demandé alors àêtre examiné, c'est ainsi que

nous l'avons vu. Ala simple inspection, le côté droit du scrotum paraissait beaucoup plus gros que le gauche, surtout en haut prèsde la racine des bourses. Le malade nous disant qu'il avait

une hernie, nous pensâmes tout d'abord qu'elle était de ce

côté-là, qu'il s'agissait d'une augmentation de volume de cette hernie devenue irréductible. Mais, d'une part, il était facile de reconnaître cette méprise et, d'autre part, en examinant la tumeur nouvelle, nous avons été bientôt convaincu qu'elle

n'avait aucun rapport avec les viscères abdominaux. En effet, le canal inguinal était libre et le cordon à ce niveau conservaitson volume normal;c'était unpeu plus bas que siégeait la tumeur:

ovoïde, rénitente, presque dure, englobant les éléments du cordon, mais distincte desparois scrotales; elle avait environ le volume dupoing. Sa compressionétaitpeu douloureuse,maisne

donnaitaucune sensation spéciale.

D'ailleurs, le testicule était plus bas, presque recouvert par la masse développée dans la gaine du cordon, mais non fusionné

avec elle; et bien qu'il y eut un peu de liquide dans la vaginale

on le sentait nettementindépendant.

En résumé: tuméfaction survenue brusquement au milieudes

éléments du cordon etparaissant contenue dans sagaine.

Notre première idée fut qu'il s'agissait d'une hématocèle funiculaire, c'est-à-dire d'un épanchement sanguin dû à la

rupture des veines du cordon. Cediagnostic qui cadrait bienavec l'apparition soudaine et les autres caractères de la tumeurs'ap¬

puyait enoutre surl'existence d'un varicocèle qui devait jouer

iciungrand rôle commecauseprédisposante.

Aucune autre hypothèse n'eut été aussi satisfaisante. Nous avions éliminé celle de hernie; quant aux kystes de l'épididyme

ou du cordon, ils se développenttrès lentement.

La seule difficulté résidait dans l'absence de toute- cause

(25)

25

déterminante. La plupart du temps,

la rupture des veines du

cordon estproduite par un

traumatisme,

un

effort violent, une

quinte de toux.

Ici, rien de tout cela, du moins au dire du

malade;mais nous avons vu qu'il

s'agit d'un emphysémateux

chezlequel les effortsde toux

sont si

communs

qu'ils peuvent

passerinaperçus.

Les suites ont montré que notre

diagnostic était juste

;

muni

d'unsimplesuspensoir ouate,

notre homme

a vu sa

tuméfaction

diminuer dès lequatrième jour. En même

temps,

sa

consistance

devenaitplus dure, comme

cartilagineuse. Peu à

peu,

sa forme

elle-même s'estmodifiée : d'ovoïde qu'elle était elle

s'est

peu

à

peu arrondie et la voici

aujourd'hui réduite à

un

noyau du

volume d'une noisette etconstituantune sorte devirole

réunis¬

sant leséléments du cordon.

Il convientd'ajouter que les veines

du scrotum très apparentes

et flexueuses lespremiers joursaprès

l'accident, le sont beaucoup

moins à l'heure actuelle. Le varicoeèle lui-même

était plus

volumineux mais ilresteencore très évident.

Observation VII.

(Due àl'obligeance de M. le professeur

Chavannaz).

Le nommé Bernard L..., employé dans une

compagnie de

cheminsde ferétaitoccupé, le 21juin 1901, à

la manœuvre des

wagonà; aidé de trois autres hommes, il

poussait

une

voiture

depremière classenon chargéelorsqu'il

ressentit dans la région

scrotale comme une piqûred'épingle.

Bernard L... n'ajouta tout

d'abordaucune importance à ce fait,

mais, dix minutes après, il

putconstaterque la bourse gauche

avait augmenté de volume ;

ilcessaalors sontravail.Quand il pritconseil du

médecin de la

eompagnie, une heure et demie après le

début des accidents, la

bourse avait commencé àprendre une

teinte bleuâtre.

Nous voyonsle malade, le 22juin, à

neuf heures du matin.

Il s'agit d'un homme de trente-quatre ans,

de bonne santé

habituelle, saufqu'il tousse souvent.

Il

a

fait trois

ans

de service

dans un régiment d'infanterie. Ses

.antécédents héréditaires,

sontbons,

»

(26)

26

Quand nous examinons Bernard L..., voicice que nous notons:

La bourse gauche est tuméfiée. La peau qui la recouvre

présente unecoloration bleuâtre, étendue à toute sa face anté¬

rieure et empiétant un peu sur la bourse droite et sur la racine de la verge. En arrière, l'ecchymose est absolument limitée àla peau dela bourse gauche.

Letesticule gauchen'estpas augmentédevolume, l'épididyme

et le canal déférent sont normaux. Ala palpation, on trouve,en arrière du canal déférent, un cordon du volume d'un crayon; ce cordon peut être suivi jusqu'à l'orifice externe du canal

inguinal et il est douloureux à lapression sur toutela longueur

de laportion scrotale du cordon spermatique.

Il existe desvarices peu développées au niveau desmembres inférieurs ; plus particulèrement, on les rencontre du côté gauche.

Il n'y a aucune altération du canal de l'urèthre et le malade n'ajamais eu de blennorrhagie.

Les bourses sont pendantes et il existe un varicocèle gauche

peu prononcé en temps ordinaire. Dans les mêmes conditions, le sujet éprouve quelques douleurs dans la régionlombaire.

Quelques années auparavant, Bernard L... aurait eu unacci¬

dentàpeuprès semblablequoique moins marqué.

Nous prescrivons le repos avec port d'un suspensoir assez vaste garni de coton hydrophile.

Le 24 juin, l'ecchymose s'est étendue; elle a envahi la face antérieure du scrotum droit. Le cordontuméfié senti enarrière du canal défèrent ne s'est pas modifié; sa pression détermine

une douleur s'irradiantdans le trajet inguinal. Le testicule et l'épididyme sont toujours normaux.

Le 26juin, l'ecchymose a encoreun peu gagné vers la droite:

le cordoninduré siégeant en arrière du canal déférent a com¬

mencé à diminuer devolume.

Le 28juin, l'ecchymosea diffuséjusque dans la région ingui¬

nale gauche.

Le 8juillet, les accidents ontà peuprès disparu, l'ecchymose

n'estplus visible et on sent à peine le. cordon induré.

Le 12juillet, Bernard L... peut êtreconsidéré comme guériet reprend son service deuxjours plustard.

(27)

27

Récemment, le sujetparaît

avoir

eu une

rupture d'une veine

dela verge. Ila

présenté, dit-il, à

ce

niveau, une petite tumé¬

factionduvolume d'unenoisette avec

coloration anormale de la

peau.Mais ces

accidents n'ont

pas

été constatés par nous, le sujet

n'a pasconsulté de

médecin et

nousne

faisons que les rapporter

sansyajouterplus

d'importance qu'il

ne

convient.

(28)

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