TS devoir sur feuille n
o3
I Amérique du Nord mai 2004
1. (a) Il y a 2 cases rouges, 4 cases vertes, 6 cases jaunes et 18 cases blanches, donc :
• p(X=8)= 2 30= 1
15
• p(X=5)= 4 30= 2
15
• p(X=0)= 6 30= 3
15
• p(X= −a)=18 30= 9
15
(b) Calculerapour que le jeu soit équitable, c’est-à-dire pour que l’espérance E(X) soit nulle.
E(X=0) ⇐⇒8× 1
15+5× 2
15+0× 3
15−a× 9 15=0
⇐⇒ 18−9a
15 =0⇐⇒ a=2.
2. (a) La probabilité d’avoir un gain strictement positif est égale à : 1
15+ 2 15= 3
15= 1
5=0,20.
(b) La variable aléatoireY suit une loi binomiale de pa- ramètres n=5 et p=1
5 .
La probabilité de gagner exactement 2 fois est : p(Y =2)=
Ã5 2
!µ 1 5
¶2µ 1−1
5
¶5−2
=10× µ1
5
¶2µ 4 5
¶3
=10×43 55= 128
625=0,2048 .
La probabilité de gagner exactement 5 fois est : p(Y =5)=
Ã5 5
!µ1 5
¶5µ 1−1
5
¶5−5
=1× µ1
5
¶5
= 1 55
= 1
3125=0,00032.
(c) L’espérance mathématique de la variableY est égal au nombre moyen de partie(s) gagnante(s).
Yest une variable aléatoire qui suit une loi binomiale de paramètresn=5 et de probabilitép = 1
5, donc E(Y)=5×1
5= 1.
Sur 5 parties consécutives jouées, on gagne en moyenne une fois.
II
On considère une suite arithmético-géométrique (un) défi- nie par son premier termeu0et la relation de récurrenceun+1= aun+boùaetbsont des réels non nuls eta6=1.
1. f(x)=x⇔ax+b=x⇔b=x(1−a)⇔x= b 1−a. Le point fixe def est α= b
1−a .
2. Puisqueαest le point fixe def, on a :α=aα+b.
On définit alors une suite auxiliaire (vn) par vn =un− αpour toutn∈N. On a :
(un+1=aun+b α=aα+b .
Par soustraction, on obtient :vn+1=un+1−α=aun−aα= a(un−α)⇔vn+1=avn.
On en déduit que la suite (vn) est géométrique de raisona et de premier termev0=u0−α.
3. Pour toutn∈N, vn=v0×an=(u0−α)an
D’où un = v0×an = (u0−α)an+α. Pour tout n ∈ N, un=
µ u0− b
1−a
¶
an+u0− b 1−a
4. Application : soit la suite (un) définie par
u0=4 un+1=1
3un−7 .
On est dans la situation précédente aveca=1
3,b= −7 et u0=4.
b
1−a= −7 1−1
3
=−7
23
= −21 2
On en déduit que, pour tout n ∈ N : un = µ
4− µ
−21 2
¶¶ µ1 3
¶n
−21
2 donc un=29 2
µ1 3
¶n
−21 2 5. −1<1
3<1 donc lim
x→+∞
Ã1 3
!
=0 d’où lim
n→+∞un= −21 2
III
On considère la suite (un) définie pour tout entier natureln paru0=2 etun+1=2
3un+1 3n+1.
1. (a) u1=7
3 ; u2=26
9 ; u3=97
27 et u4=356 81 . (b) La suite (un) semblecroissante.
2. Démontrons par récurrence que, pour toutn,unÊn+3.
• Pourn=0,u0=0+3 est vérifiée.
• On supposeunÉn+3.
un Én+3⇔2 3unÉ2
3n+2⇔2 3un+1
3n+1É2 3n+2+ 1
3n+1⇔un+1Én+3Én+4=(n+1+3) . La propriété est vraie pour tout entier n. 3. (a) Pour tout entiern,un+1−un
⇔un+1−unÉ2
3un+n+3−un= −1
3(un)+1 3n+1= 1
3(n+3−un)É0 pour toutn.
Pour toutn;un+1−un=Ê0. La suite (un) est donc biencroissante.
(b) Pour tout entiern,vn+1=un+1−(n+1)
= 2 3un+1
3n+1−n−1= 2 3un−2
3n = 2
3(un−n)= 2
3vn . Page 1/4
La suite (vn) est donc géométrique, de raison2 3, avec comme premier termev0=2.
On en déduit que vn = 2 × µ2
3
¶n
d’où
un=2× µ2
3
¶n
+n
(c) −1< 2
3 <1 donc lim
n→+∞
µ2 3
¶n
=0; or, lim
n→+∞n = +∞
donc lim
n→+∞un= +∞
IV
Soitf la fonction définie surRpar : f(x)=x4+4x+1.
f est dérivable surRetf′(x)=4x3+4=4¡ x3+1¢
.
La fonction x 7→x3 est croissante sur R, donc la fonction x7→x3+1 aussi. Commex3+1=0⇔x3= −1⇔x= −1.
On en déduit que f′(x)É0 sur ]− ∞;−1] et f′(x)Ê0 sur [−1 ;+∞[.
Pourx6=0,f(x)x4 µ
1+ 4 x3+ 1
x4
¶
d’où lim
x→±∞f(x)= +∞. f(−1)= −2.
On en déduit le tableau de variation def :
x −∞ −1 +∞
f′(x) − 0 +
f(x)
+∞❅
❅❅❘
−2
✒+∞
a) Sur ]− ∞ ; −1], f est continue (fonction polynôme),
x→−∞lim f(x)= +∞ donc f(x) prend des valeurs positives et f(−1)= −2<0.
D’après le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation f(x)=0 admet une solution dans l’intervalle∞;−1] et celle- ci est unique, car la fonction est croissante sur cet intervalle.
Notons-laα
b) De même, f est continue sur [−1 ; +∞[, f(−1)= −2<0 et
x→+∞lim f(x)= +∞(doncf(x) prend des valeurs positives).
D’après le théorème des valeurs intermédiaires, l’équation f(x)=0 admet une solution dans l’intervalle∞;−1] et celle- ci est unique, car la fonction est décroissante sur cet inter- valle. Notons-laβ
L’équationf(x)=0 a donc deux solutions surR.
À la calculatrice, on trouve que −1,50<α< −1.49 et
−0,26<β< −0.25.
V Métropole juin 2015
Dans un repère orthonormé (O, I, J, K) d’unité 1 cm, on consi- dère les points A(0 ;−1 ; 5),
B(2 ;−1 ; 5), C(11 ; 0 ; 1), D(11 ; 4 ; 4).
1. (a) Un vecteur directeur de la droite (AB) est−→ AB
2 0 0
= 2−→
OI.
La droite (AB) est donc parallèle à l’axe (OI).
(b) On axC =xD =11 donc la droite (CD) est incluse dans le planP d’équation x=11.
(c) (AB) est parallèle à (OI) et (OI) est orthogonale au planP donc (AB) est orthogonale àP.
Le point d’intersection E a des coordonnées (x;y;z) qui vérifient l’équation cartésienne deP et la repré- sentation paramétrique deP.
On doit avoir :
x=11 x=t y= −1 z=5
donc E(11 ;−1 ; 5).
(d) Une représentation paramétrique de (AB) est
x=t y= −1 z=5
, t ∈ R et une représentation paramé-
trique de (CD) est
x = 11 y = 4+4t′ z = 3+4t′
, t′ ∈ R. On
résout le système
t = 11
−1 = 4+4t′ 5 = 4+3t′
qui n’a pas de solutions, car les deux dernières équations donnent deux valeurs différentes pourt′.
Les droites (AB) et (CD) ne sont pas sécantes.
2. (a) −−−−→ MtNt
11−t 0,8t+1 0,6t−4
donc MtNt=p
(11−t)2+(0,8t+1)2+(0,6t−4)2
=p
121−22t+t2+0,64t2−1,6t+1+0,36t2−4,8t+16
= p
2t2−25,2t+138.
(b) MtNtest positif, donc est minimale quand son carré est minimal.
On considère la fonctionf :t7→2t2−25,2t+138; f est une fonction du second degré ; le coefficient det2 est 2. Le minimum est atteint pourt=25,2
4 =6,3.
La distance estminimalepour t=6,3 s
VI
1. On considère la fonctiongdéfinie surRpar :
g(x)=x3−3x−3.
(a) ∀x∈R,g′(x)=3x2−3=3¡ x2−1¢
=3(x+1)(x−1).
g′(x) s’annule en -1 et en 1;g′(x) est un polynôme du second degré, donc est du signe du coefficient dex2à l’extérieur de l’intervalle formé par les racines.
g(−1)= −1 etg(1)= −5.
On en déduit le tableau de variation deg
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x −∞ −1 1 +∞
g′(x) + 0 − 0 +
g(x)
−∞
✒−1❅
❅❅❘
−5
✒+∞
(b) g(3)=15>0
(c) Il est clair queg(x)<0 sur ]− ∞; 1].
Sur [1 ; 3],gest continue,g(1)= −5<0 etg(3)=15>0.
D’après le tvi, l’équationg(x)=0 admet une solution sur [1 ; 3] (unique puisquegest continue sur cet intervalle). Notons αcette solution.
(d) À l’aide de la calculatrice, on trouve 2,10<α<2,11. (e) On en déduit le tableau de signes deg(x) :
x −∞ α +∞
g(x) −0+ 2. Soitf la fonction définie surR\ {−1 ; 1} par :
f(x)=2x3+3 x2−1 . f =u
v avec
(u(x)=2x3+3 v(x)=x2−1 . f′=u′v−v′u
v2 avec
(u′(x)=6x2 v′(x)=2x On en déduit :f′(x)=6x2¡
x2−1¢
−2x¡ 2x3+3¢
¡x2−1¢2 =2x4−6x2−6x
¡x2−1¢2 =2x¡
x3−3x−3¢
¡x2−1¢2 = 2xg(x)
¡x2−1¢2 . On remarque quef′(x) est du signe de son numérateur.
3. • Pourx6=0,f(x)= x3³
2+ 3
x3
´ x2³
1− 1
x2
´= x³
2+ 3
x3
´
³1− 1
x2
´ . On en déduit : lim
x→−∞f(x)= −∞
• On trouve (avec le mêmes calculs) : lim
x→+∞f(x)= +∞
• lim
x→−1
¡2x3+3¢
=1>0; lim
x→−1x<−1
¡x2−1¢
=0 avecx2−1>0 donc lim
x→−1x<−1
f(x)= +∞
• lim
x→−1
¡2x3+3¢
=1; lim
x→−1x>−1
¡x2−1¢
=0 avecx2−1<0 donc lim
x→−1x>−1
f(x)= −∞.
• lim
x→1
¡2x3+3¢
=5>0; lim
x→1 x<1
¡x2−1¢
=0 avecx2−1<0 donc lim
x→−1 x<1
f(x)= −∞
• lim
x→1
¡2x3+3¢
=5>0; lim
x→1 x>1
¡x2−1¢
=0 avecx2−1>0 donc lim
x→1x>1
f(x)= +∞
4. Tableau de variation deg:
x −∞ −1 0 1 α +∞
x − − 0 + + +
g(x) − − − − 0 +
f′(x) + + 0 − − 0 +
f′(x) −∞
✒+∞
−∞
✒−3❅
❅❅❘
−∞
+∞❅
❅❅❘ f(α)
✒+∞
Page 3/4
5. On a tracé ci-après la courbeC représentative de la fonctionf. αest la solution de l’équationg(=0 doncα3=3α+3.
Alors :f(α)= 2α3
α2−1=6α+9
α2−1= 3(2α+3) α2−1
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
−1
−2
−3
−4
−5
−6
1 2 3
−1
−2
−3
−4
×
AO
C
Page 4/4