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Possibilités et contraintes de la lutte biologique dans les cultures à la Martinique

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Academic year: 2021

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Possibilités et contraintes

de la lutte biologique dans

les cultures à la Martinique

Philippe Ryckewaert CIRAD / PRAM

Journée technique AMADEPA Madiana, 15 mars 2012

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La lutte biologique

La lutte biologique consiste à utiliser des organismes vivants pour prévenir ou réduire les dégâts causés par les ravageurs (OILB-SROP).

Est un des composants essentiels de la protection intégrée, de l’agriculture

biologique et de l’agro-écologie Réalisée par des auxiliaires:

• Les prédateurs • Les parasitoïdes

• Les entomopathogènes

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Les prédateurs

• Tuent et consomment leurs proies

• Mangent plusieurs proies au cours de leur vie (adulte et/ou larve)

• Plus gros et plus rapides que leurs proies • Plus ou moins généralistes

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Les parasitoïdes

•Les larves des parasitoïdes consomment petit à petit les larves, œufs ou nymphes d’autres

insectes

•Endoparasites ou ectoparasites

•Une seule proie est consommée au cours de la vie •Parfois plusieurs larves de parasitoïdes dans ou

sur une même proie

•Sont plus petits que leurs proies •Plus ou moins spécialisés

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Les entomopathogènes

•Maladies des insectes : champignons, bactéries, virus…

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Les différents types de lutte biologique

1. Lutte biologique de conservation

– Utilisation des auxiliaires déjà présents dans le milieu

– Doivent être favorisés au maximum :

• Peu ou pas d’insecticides

• Conservation ou implantation de zones refuges (bordures enherbées, friches, haies, plantes de couverture…)

• Fondement de l’agro-écologie : biodiversité fonctionnelle

2. Lutte biologique inondative

– Lâcher en grandes quantités et de façon répétitive d’un entomophage donné

– Nécessite un élevage de masse en continu

3. Lutte biologique par acclimatation

– Introduction d’une ou plusieurs espèces d’entomophages absentes de la région – Lâcher de peu d’individus

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Avantages et inconvénients

de la lutte biologique

• Pas d’apparition de résistances aux entomophages • Peu de risques environnementaux

• Efficacité dépend du couple ravageur/auxiliaire, de la culture, des conditions climatiques (taux de prédation ou de parasitisme parfois > 90 %)

• Lutte bio inondative :

– serres, grandes cultures

– Structures d’élevages, compétences – Espèces déjà présentes dans la région

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Avantages et inconvénients

de la lutte biologique

• Lutte bio par acclimatation

– Trouver des auxiliaires efficaces ailleurs – Adaptés aux conditions locales

– Doivent être très spécifiques

• Aspects économiques (coûts)

– Lutte bio de conservation : 0 (sauf installation PDS) – Lutte bio par acclimatation : 0 pour agriculteurs, non

négligeable pour organismes de recherche/développement – Lutte bio inondative : coût de production/transport/suivi

assez importants, mais pas plus que la lutte chimique classique

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Cas de la Martinique

Inventaires déjà réalisés : plusieurs dizaines d’espèces d’auxiliaires (potentiels)

Coccinelles Punaises Thrips Chrysopes Syrphes Acariens Araignées

Parasitoïdes (aleurodes, pucerons, mineuses…) Entomopathogènes

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Situation à la Martinique

• quelques espèces introduites (foreurs de la canne à sucre, cochenille rose)

• arrivées naturelles avec nouveaux ravageurs • efficacité peut être supérieure à 90 % mais

dépend beaucoup de l’environnement et du ravageur • peu ou pas d’auxiliaires pour certains ravageurs

• problèmes réglementaires pour introduction de nouvelles espèces

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Conclusion

• Nombreuses possibilités de LB à la

Martinique avec les auxiliaires locaux

• Efficacité à augmenter par diverses

méthodes

• Problèmes liés à l’introduction de

nouvelles espèces

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