HAL Id: jpa-00206580
https://hal.archives-ouvertes.fr/jpa-00206580
Submitted on 1 Jan 1967
HAL is a multi-disciplinary open access archive for the deposit and dissemination of sci- entific research documents, whether they are pub- lished or not. The documents may come from teaching and research institutions in France or abroad, or from public or private research centers.
L’archive ouverte pluridisciplinaire HAL, est destinée au dépôt et à la diffusion de documents scientifiques de niveau recherche, publiés ou non, émanant des établissements d’enseignement et de recherche français ou étrangers, des laboratoires publics ou privés.
Diffusion d’électrons par des alcalis neutres au premier seuil d’excitation
A. Salmona
To cite this version:
A. Salmona. Diffusion d’électrons par des alcalis neutres au premier seuil d’excitation. Journal de
Physique, 1967, 28 (10), pp.776-782. �10.1051/jphys:019670028010077600�. �jpa-00206580�
DIFFUSION D’ÉLECTRONS
PAR DESALCALIS
NEUTRES AU PREMIER SEUIL D’EXCITATIONPar A.
SALMONA,
Observatoire de Paris, 92-Meudon.
Résumé. - Nous nous proposons de montrer comment
peut
se calculer la section de choclorsque
les électrons incidents ont exactementl’énergie
suffisante pourporter
l’atome de l’étatfondamental au
premier
niveau excité.La méthode
s’applique
aussi bien au cas où les électrons ont uneénergie
nulle.Il est en outre
possible
d’avoirnumériquement
une idée ducomportement
de certaines sections de chocspartielles
auvoisinage
dupremier
seuil d’excitation.Abstract. 2014 In this paper we shall show how to
compute
collision cross-sections when the incident electrons haveprecisely
the energy necessary to excite the atom from theground
state to the first excited level.
The method can also be
applied
to the case of zero electron energy.Furthermore it is
possible
to evaluatenumerically
the behaviour of certainpartial
cross-sections in the
neighbourhood
of the first excitation threshold.Introduction. -
L’analyse
en ondespartielles
conduit aux
equations
suivantes[1]
pour les fonctions d’onde diffusées :Les
equations (1)
sont ecrites dans larepr6senta-
tion
ST,
LTrespectivement spin
total et momentangulaire
total. Une voie i est d6finie par les nombresquantiques (LT, ST,
ni,Li, h, Ki)
ou :N est le nombre total de
voies,
ni est un ensemble de nombres
quantiques
ser-vant a determiner 1’6tat
atomique i,
Li
est le momentangulaire
de 1’atome(dans
1’6tat
i),
li
est le momentangulaire
de 1’electron de diffusion dont1’6nergie
estEi = 1 K2
Wij (Fj)
est un termed’6change
s’annulant comme la fonction radialeatomique Pi (r)
- doncexponentiellement,
Vij (r)
est une fonctionnelle des fonctions radiales del’atome, Pi(r)
etPj(r)
d6croissant asymp-totiquement
comme unepuissance
enti6rede
1 /r.
L’état fondamental de 1’atome est un etat S : L = 0.
Le
premier
6tat excite est un6tat p :
L = 1(n
estle meme pour 1’etat s et pour 1’6tat
p).
Dans le casde
l’hydrogène,
ces deux niveaux sontd6g6n6r6s.
Iln’en est
plus
de meme pour les alcalins :E8 i= E,.
Les niveaux
d’energie
ne sont pas lesmemes. Ki
est6gal
soit aKS
ou aKp
avecDes que r est suffisamment
grand :
r > ro, lesequations (1)
s’ ecrivent :Vij (r) prend
alors la forme[2] :
OU
Dans le cas d’un atome neutre,
at;
n 0.Soit N le nombre de voies considerees. N
depend
du nombre de niveaux
atomiques.
Le niveau fonda- mental donne une seule voie I =LT ;
leniveau p
endonne trois : I =
LT, L7±
1.Notons que les
equations (1)
et parconséquent (4)
se subdivisent en deux groupes
d’6quations ind6pen-
dantes selon que :
ou que
Article published online by EDP Sciences and available at http://dx.doi.org/10.1051/jphys:019670028010077600
777
Recrivant les
equations (4)
sous formevectorielle,
on a :
CX)
p,
y sont des matrices N X Nsymetriques
et K2 unematrice
diagonale.
Si on ne conserve que les termes1
en 2 :
rsi
on a :
Dans ce cas, les voies
correspondant
aux niveauxd’energies d,
etc., sont fermees.Compte
tenu de(5’)
et
compte
tenu du fait que1’equation
oil y2
> 0 et K reel admet pour solution bornee à l’infini une solution dont ledeveloppement asympto- tique
eston
peut
facilement montrer[3]
que l’onpeut ignorer
les voies fermées dans
(6)
avecl’approximation (7)
sans
changer
la matrice oc.I1 en r6sulte que dans le cadre de
1’approxima-
tion
(7)
onpeut
se borner a la seule consideration des niveaux S etp.
Laissant de cote1’equation d6coupl6e
dont la solution est
immediate,
onprend
par cons6-quent
N = 3 et l’on a :Si LT =
0, 1’6quation (7)
devient exacte si on neconsidère que deux niveaux S et
P ;
en outre, N =2,
la troisi6me
ligne
et la troisi6me colonnedisparaissent
des matrices
(8)
avec la voie i = 3.Le
probl6me
de calcul de section de choc se ram6ne a la resolution desequations (1),
c’est-a-dire a larecherche de toutes les solutions
independantes
admet-tant les conditions aux limites suivantes :
m est un indice
reperant
les M solutionsindependantes (M N).
La matrice de reactance R est alors d6finie par :R, B,
A sont des matrices M XM, KM
est la restriction de K a M dimensions. Dans l’intervalle(ro, 00),
lesequations (6)
sont exactementidentiques
aux6qua-
tions
(1).
Comme d’autrepart
lessyst6mes (6)
et(7)
sont
asymptotiquement identiques,
siF7
est une solutiondes
equations (7)
etF6
une solution desequations (6) identiques
pour r - oo, on pourra ecrire :ou I est la matrice
unite, U1, U2
des matrices N X N.I1 en resulte que, pour le but que nous nous propo- sons, a savoir determiner le nombre M de solutions vérifiant les conditions
(9)
au seuil et les termes du pre- mier ordre dans ledeveloppement asymptotique
pourune
approximation
de la matriceR,
il nous suffit deconsiderer les
equations (7)
dans l’intervalle(ro, oo ).
Un calcul
plus precis
de la matrice R necessiterait undeveloppement asymptotique
tel que(11).
Nous allons donner tout d’abord les solutions
exactes du
syst6me (7)
et montrer que la solution dusyst6me (1)
avec les conditions(9)
dans le cas ouK2 = 0 ou bien
Ks
= 0 estunique
et que par cons6-quent
M =1. De Ih resulte le faitqu’au
seuil lacollision est enti6rement
élastique.
Cas du moment
angulaire
total nul(L = 0).
-Posons :
Les
equations (7)
s’ecrivent :et par elimination
Les
equations (12)
et(13)
peuvent etre r6soluesexactement dans trois cas
particuliers :
1 ) K,
=K2 :
lesequations
se factorisent. Dans ce casa
peut
etrediagonalise
avec K2 et lesequations (7) peuvent
etred6coupl6es [4].
Dans le cas
K2
= 0 ouK1= 0,
lesequations (12)
et
(13)
se ramènent a desequations
de la formeou X = r2, Q(O)
est unpolynome
du 3edegr6
en 0et
P(6)
unpolynome
du 2edegr6
en 0.Y
s’exprime
en fonction de fonctionshyperg6om6- triques g6n6ralis6es [5]
dutype 2F3.
Le processus d’61imination introduit des solutions surabondantes. Celles-ci sont 61imin6es en ecrivant le
developpement
en serie :a(n) est une matrice
(2
x2)
et f (0) est vecteur propre de ocLes deux valeurs propres de a, a1 a2, donnent quatre valeurs de X.
Les quatre solutions
ind6pendantes
dusyst6me (7)
sont :
avec a =
Ài (Ài -1 ) ; iI, i2, i3, i
=permutation
de1, 2, 3, 4.
Le
developpement asymptotique
de ces solutionsest alors
[6] :
Les coefficients
M.
l sont tels queof
C1, i; G’2,
sontindépendants
du choixde Ài
- donede i.
D’autre part,
A§"
etAg"
sont non nuls :Cherchons
parmi
cet ensemble de solutions lineaire-ment
ind6pendantes
cellesqui
vérifient les condi- tions(9 b) :
La solution
g6n6rale
de(7)
s’6crivantOÙ P(i) est l’une des solutions
(16),
on voitd’apr6s (17 b) qu’une
combinaison(19)
satisfaisant(9 b)
doitv6rifier
779
pour annuler les termes en 0 dans le
developpement asymptotique
deF2.
On voit
alors, d’apr6s (18)
et(17 a), qu’une
tellecombinaison annulera le terme constant
apparaissant
dans le
developpement asymptotique
deFl.
En con-clusion,
iln’y
aura que trois solutionsindependantes qui
satisferont les conditions(9 b).
Si maintenant on veut satisfaire aux conditions
(9 a)
on elimine deux solutions sur les quatre
qui
consti-tuent 1’ensemble
complet.
On voit par
consequent
que les solutions de(1)
v6rifiant simultanement
(9 a)
et(9 b)
sont de laforme SF ou F est un vecteur
unique
et S un facteurnumerique
arbitrairedependant
du choix de lanormalisation :
R, U£, Vin,. Cn
sontcompl6tement
determines.La matrice R se r6duit a un seul
élément, Rll
= R.L’energie
des electrons incidents estnulle, K2
=K§.
Les solutions
independantes
de(7)
sont :et le
developpement asymptotique
de ces solutions :Les coefficients
A’ - 1, A 2.4
sont tels que :par
suite,
toute combinaison lineaire eliminant lesexponentielles
croissantes sur une composante les elimine aussi sur 1’autre : la condition(9 b)
ram6ne atrois le nombre de solutions lineairement
ind6pen-
dantes.
Les solutions vérifiant donc
(9 a)
et(9 b)
sont encorede la forme SF ou F est
unique.
Cas du moment
angulaire
non nul. - PrenonsLes
equations (7)
s’ecrivent :on pose :
Les
equations (25)
deviennent :Eliminant F
et Gsuccessivement,
on obtient :Le
cas k1 = ks
=0 n’offre physiquement
aucun int6r6t.Si k1
=k2
il y a encorefactorisation.
Ilest toutefois
plus simple
dediagonaliser
la matrice a ; lesequations
sed6couplent.
Nous consid6rerons le cas
ou k2
=kv
= 0. Lesequations (28)
se reduisent encore a desequations
defonctions
hypergeometriques g6n6ralis6es
de la forme(14).
L’ensemble
complet
de solutions est donne par :où
Àil’ Àis’ h; , h; , h; , Ài
est unepermutation
deÀ1, À2, Å3, Å4, À5, À6; a = Ài (Ài -1 )
est valeur propre de a(il
ya trois valeurs
propres).
Les formesasymptotiques
de F et de G sont les suivantes :781
Ces coefficients ont les
propri6t6s
suivantes :- b1li.
1 0dli, 0 ;
1,0’ I,l sont de la formeou U est un facteur
independant
dei,
c’est-a-dire du choixde Xi;
-
j 1 (1 # 0), dli,l (I =,4 0)
sont de la formeou U et V sont
indépendants
de i.11 est clair que
l’op6rateur D(2)
ouD(3) applique
sur G ne va pas modifier la forme du
developpement asymptotique
de G. Parconsequent,
la fonction G elle-meme doit v6rifier les conditions(9 b).
On doitpour cela eliminer les termes croissants
commençant
par
d i, Or’ 7’+ 2
dans(30 b)
au moyen d’une combinaison lineaireI
Cette meme combinaison éliminera
d’apres (32) (30 b)
et(31)
tous lesloga-
rithmes affectés d’une
puissance
entièrepositive
de rde la combinaison lineaire donnant G.
6
La meme combinaison
surF1: Fi = £ SiF(i>,
elimi-; = i
nera la combinaison en
rLT b1 o
ainsi que tous leslogarithmes
deF1 multiplies
par unepuissance
enti£repositive :
lesS2
sont tels queIls determinent un sous-espace a
cinq
dimensionsF12>, Gi) - i = 1, 2, 3, 4,
5. On voitd’apres (33) qu’une
deuxi6me combinaison sur ce sous-espace
va faire
disparaitre compl6tement
lespuissances posi-
tives de r des
d6veloppements (30 a)
et(30 b).
11 en resulte que la condition
(9 b)
r6duit le nombre de solutions de six aquatre,
la condition(9 a)
r6duisantd’autre
part
1’ensemblecomplet
de six a trois. Parsuite,
iln’y
auraqu’une
solution satisfaisant les condi- tions(9 a)
et(9 b),
d6finie a un facteurmultiplicatif pr6s.
Sond6veloppement asymptotique
sera :Co
=C5 == Co = 0, D2=0 0
0(1’application
deD(2)
sur
r(LT-1)
donnantzero).
Avec un choix de norme arbitraire - par
exemple A’ 0
= 1 - tous les autres coefficients sontcomplete-
ment determines. La matrice R se r6duit encore a un
seul element
R11.
Comportement possible
de la matrice R(dans
lecas ou LT -
0)
auvoisinage
duseuil d’excitation
de la transition 3s3p
du sodium. - Lecomportement
de la matrice R dans le cas ou il
n’y
a pas decouplage
est bien connu
[7].
Posant
P est une matrice
symetrique
dont ladependance
enenergie
auvoisinage
du seuil peut s’ecrire dans lecas ou il
n’y
a pas decouplage :
P (0)
et p
sont deux matricesindependantes
de1’6nergie.
Si
(38)
estvalable,
on obtient alors pour la matrice R :dans le cas ou
K§ «
1.Dans le cas du sodium neutre ou le
couplage
entreles 6tats S
et p
estfort,
les formules(39)
et(40)
sontTABLEAU I
Rli
est 1’element de matrice obtenu par resolutionnumerique
desequations (1) - sans echange.
R 1
est 1’616ment de matrice obtenu par raccordementavec
l’expression analytique (39).
Les valeurs
marquees
d’unast6risque (*)
ont serviau calcul des
paramètres
intervenant dans(39).
TABLEAU II
.pA - p(O) + P12 KW
Les valeursremarquées (*)
ontservi a la determination des
param6tres P(lo 2
etPI2’
TABLEAU III
susceptibles
d’une verificationnumerique
tres satis-faisante :
(38)
semblerait doncs’appliquer
aux 616-ments
( 1,1 ), (1,2)
et(2,1)
de la matrice P.Toutefois,
1’element
(2,2)
ne v6rifie pas(41)
et sembleraitplutot
donner une relation du
type
YP limR22 =
cst.(42)
Kp - o o
K
p( ) (au
lieu de(41)), ks
=0,1416
au seuil.Manuscrit requ le 3 mars 1967.
BIBLIOGRAPHIE
[1]
Thepartial
wavetheory
of electron 2014hydrogen
atomic collisions, PERCIVAL
(I. C.)
et SEATON(M. J.),
Proc. Camb. Phil. Soc., 1951, 53, 3, 654.
[2]
CONDON(E. V.)
et SHORTLEY,Theory
of atomicspectra, Cambridge University
Press, London, 1935.[3]
On thetheory
of elastic collisions between electron andhydrogen
atoms,CASTIJELLO (L.),
PERCI-VAL
(I. C.),
SEATON(M. J.),
Proc. Roy. Soc., 1960,A 254, 259.
[4] Strong coupling
inoptically
allowed transitions pro- ducedby
electronimpact,
SEATON(M. J.),
Proc.Phys. Soc., 1961, LXXVII, 174.
[5]
Batemanmanuscript project ;
ERDELYI, MAGNUS, OBERHETTINGER, TRICONNI, vol. I, McGraw Hill, 1953.[6] Asymptotic expansion
ofgeneralized hypergeometric
functions, WRIGHT(E. M.),
London Math. Soc.Journal,
1935, vol. 10, 286.[7]
Multichannel effective rangetheory,
Ross(M. H.),
SHAW