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Sur la production des paires par des chocs de particules
L. Nordheim
To cite this version:
SUR LA PRODUCTION
DESPAIRES PAR DES CHOCS DE PARTICULES
Par L. NORDHEIM.
Natuurkundig
Lab.,Teyler’s
Stichting.
Haarlem.Sommaire. - On applique la méthode semi-classique de Weizsäcker au problème de la production
des paires au cours du choc d’un électron de très grande énergie (électron cosmique par exemple) avec un , noyau. L’effet se montre beaucoup plus faible pour les électrons que pour les rayons 03B3 de mème
énergie : 1/140
pour le plomb.La théorie de Dirac de la constitution de la matière offre la
possibilité
de traiterthéoriquement
f laproduc-tion artificielle des
paires
d’électronspositifs
etnéga-tifs. Le calcul pour l’action d’un
rayonnement
yinci-dent sur des noyaux a pu être
complètement
exécuté et s’est trouvé en bon accord avecl’expérience (1).
Uneautre
possibilité
est fournie par des chocs departicules.
La
question
de l’action d’électronspendant
leur passageauprès
des noyaux est surtoutintéressante,
parce que cet effet estdéjà
occasionnellementobservé (2) , quoi
qu’il
semble être de moindreimportance
que celui durayon-nement y.
Aussi est-ilimportant
deconstater,
si cet effet donne encore une contribution notable aufreinage
des électrons du
rayonnement
cosmique.
Dans une étude
préliminaire,
W. Heitler etl’auteur(3)
ont
indiqué
la méthodequantique
générale.
Mais les difficultésmathématiques s’y
sont montréestelles,
qu’une
solution n’a pu être obtenue que pour le casspécial
desparticules
lourdes.Or,
v. ’V eizsac ker arécemment
développé
une méthodesemi-classique,
qui
permet
de réduire des effetscomplexes
à des effetsplus
simples,
etqui
en mêmetemps
donne uneimage
plus
suggestive
de cequi
se passe. Dans cette note on don-neral’adaptation
de cette méthode auproblème
de laproduction
despaires
par deschocs,
cequi
se montreraparticulièrement
simple.
L’idée de cette méthode consiste dans
l’analyse
de Fourier(en
ondesplanes)
duchamp
Coulombien d’uneparticule
se mouvant àgrande
vitesse,
cequi
estjus-tifié tant que
~d =
énergie
de laparticule.
L’erreurintroduite
parre
procédé
est de l’ordre de~1~~.
Le résultat essentiel est, que lechamp
d’uneparticule
decharge
eZpas-sant à la distance r avec une vitesse v est
équivalent
àun
champ
derayonnement
avec une distribution dequanta
( 1 ) H. BETHE et W. HEITLER. Proc. Roy. Soc. A., ~934,’146, 83. (2) C.-D. A--N-DERsoN et S.-H. NEDDERMEYER. Int. Conf. Phys.
London,
1934.(") V’. HEiTLER et L. NoRDHEiM. J. Phys. (1), 1934, 5, 449.
’
(4) C.-F. v. BYEIZ8ÃCKER. Z. Phys., 1934, 88, 612.
Pour une distance r donnée il existe alors une fré-quence maximum.
Pour des processus réels tous les
paramètres
de choccontribueront,
et cela avec unpoids statistique
2xrdr.Le nombre total des
quanta
remplaçant
le’
champ
de laparticule
est alorsle rayon maximum est naturellement donné
par
Or, pour obtenir un résultat
fini,
il faut introduire aussi une distance minimum. Comme v. Weizsackerl’a montré on y doit
prendre
r.i. C’est ainsi, parce que les groupes d’ondes pour desélectrons,
nécessaires pour leurlocalisation,
doivent être de cette extension pour que la réaction radioactive des électronsne soit pas
complètement
indéterminée. Aussi lespas-sages à des distances
plus petites
ne donnent-ils pasencore des contributions sensibles. Insérant ces limites
dans
(3)
on obtientce
qui
décritcomplètement
lechamp
derayonnement
représentatif
de l’action de laparticule chargée
enmouvement
après
moyenneprise
sur tous les para-mètres de choc.On
peut
aussi tenircompte
qualitativement
de l’effet d’écran. En gros, il est cause de ce que les passages àplus
grandes
distances que le « rayonatomique
))(voir
Bethe et Heitlerl.c.)
sont inefficaces. Ainsi il faut introduire cette
grandeur
136
pour la limite
supérieure
en(3),
sic’est plus petit que(4).
On obtient par cela
’
La
production
despaires
par des passages d’un élec-tronprès
des noyaux se déduit maintenant de lamanière suivante. Le
nhamp
de l’électronpeut
êtredécomposé
de la manière décrite et lesquanta
inci-dents sur le noyauproduiront
despaires
d’après
deslois
déjà
connues(H.
Bethe etHeitler,
1.c.).
Pour la sectionefficace (P.,.
de ce processus de création par desquanta
on a la formuleapproximative
e2
ro =
20132013.
est le rayon de l’électron. Pour unélectron,
inc-les
paires
d’uneénergie
totale A ~ -F+ ê
serontcréées
justement
par desquanta
k= 0 de ladécom-position (5)
ou(7).
La section pour cespaires
seraalors
Dans cette dérivation il a été sous
entendu,
ilparce que autrement l’électron aurait été
considérable,
ment dévié de son parcoursrectiligne,
et alors ladécomposition
n’aurait pas étépermise.
Onpourrait
se libérer de cette
restriction,
si on connaissait lafor-mule pour la
production
despaires
par unrayonne-ment y
incident sur des électrons. Elle différera de la formule pour des noyaux, parce que l’électron recevra unappréciable
choc de recul(qui
serait ànégliger
pour des
particules
lourdesgrâce
à leurmasse),
cequi
correspond
justement
à déviation de l’électron incident. Enpossession
del’expression
pour des électrons onpourrait
encore considérer le processus en seplaçant
dans un
système
deréférence,
où l’électron estinitia-lement en repos, en
décomposant
lechamp
du noyaupassant.
Par cela on obtiendrait un résultat correct pour tous lesA ;
mais à défaut de cette formule on doitse contenter de
(9).
Onpeut
s’attendre,
que la sommesur à de
(9)
donnera l’ordre degrandeur
correct de l’effet total. Ce sera au moins une limitesupérieure,
parce que la considération du recul de l’électron évi-demment diminuera l’effet(~).
(j ) Une autre objection possible est aisément réfutée. La pro-duction des paires par un rayonnement y se produit en fait dans une région de l’extension (kjme2) (comparer BETHE et HEiTLER, 1. c.) et notre décomposition de Fourier n’est pas suf-fisamment constante sur un domaine de cette grandeur.
Mais on arrivera au même résultat par une autre méthode
De
(9)
onobtient,
parsommation,
la section totale de la création despaires d’énergie
arbitraire(à
des termes d’ordreplus petit
près,
et pour la
perte
d’énergie
moyenne(freinage)
Pour tenir
compte
de l’effet d’écran il fautremplacer
3
sous le
logarithme
par 137Z-1,
si c’estplus
petit.
Cesexpressions
donnentplutôt
une limitesupé-rieure à cause de l’omission du recul des électrons.
En
comparant
(10)
avec la section pour laproduction
despaires
par unrayonnement
y (8)
onvoit,
qu’on a
ici un facteur
-1
avec
l’effet
d’écranpris en considération pour
ce
qui
est,
pourPb,
voisin de1/140.
Alors l’action des électrons est considérablementplus
faible. Celacorrespond
bien aux observations deAnderason,
qui
a occasionnellement trouvé desposi-trons comme secondaires d’électrons traversant du
Pb,
mais
qui
aconclu,
que cet effet doit êtrebeaucoup
plus
faible que pour des rayons y.
Quant
à la contribution aufreinage,
l’effet(l1)
est nettementplus petit
(multiplié
par un facteurl/>137)
que l’action du
rayonnement
defreinage,
etpeut
alors être tout à faitnégligé.
Je tiens à remercier M. L. Brillouin pour son
inté-rêt constant et son aide
précieuse
en revisant le textefrançais.
Note
ajoutée
après
la conclusion de ce travail. -Dans un mémoire récent L. LANDAU et E.LIFISHITZ,
Phys.
Z. Soviet
L’nion,
~93~~,
6,
~?~~,
ont traité le même pro-blème par une autre méthode bienplus compliquée.
Leur résultat final estidentique
à celui obtenu ici. exempte de cette objection. En passant à un système de réfé-rence, où toutes les deux particules sont en mouvement, on peut considérer la production des paires comme effectuée parl’inter-action des deux champs de rayonnement représentatifs. Ce procédé conduit tout à fait au même résultat, à des corrections provenant de la transformation de Lorentz près, qui sont déjà
au delà du degré de précision de toute la méthode. L’objec-tion susmenL’objec-tionnée ne s’applique pas dans ce cas, parce qu’un domaine de l’ordre de est suffisant ponr l’interaction des photons avec des électrons. Une discussion plus complète de toutes ces questions sera donnée dans les conférences de l’auteur
aux Annales de l’Institut Poincaré, en cours de publication.